Avant de lire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, que je vous conseille vivement si vous ne l’avez pas encore découvert (j’en parlerai sûrement prochainement !), je suis tombée sur ce roman paru en 2011. Encore un hasard de la bibliothèque, Bons baisers de Cora Sledge m’a ému avec simplicité et humour.

Cora est la grand-mère que l’on pourrait adorer autant que détester. Elle parle mal, fume en cachette, se prend pour une jeune à qui rien ne devrait être interdit ! Elle est loin d’être préparée à la vie de maison de retraite que lui imposent pourtant ses enfants. Lorsqu’elle décide, un jour, d’écrire ses journées dans un journal intime, elle nous fait rire et pleurer avec notamment les pensionnaires qu’elle méprise, excepté Vitus avec qui une histoire d’amour semble naître. Au fur et à mesure des pages, on sent une énergie nouvelle naître en Cora. Sa carapace se brise et on l’accompagne dans la remémoration de ses souvenirs qui, sans aucun doute, sont à l’origine du sale caractère de notre héroïne.

J’ai adoré ce bouquin ! Il est drôle et touchant à la fois ; il aborde la vieillesse avec tant de décalage et de spontanéité que l’on se sent plus jeune encore après avoir refermé le livre. L’histoire de Cora n’est peut-être pas l’histoire du siècle mais elle est racontée avec beaucoup de simplicité et de sincérité. On a envie d’y croire, on aimerait être là, dans la chambre d’à côté pour voir à quoi ressemble cette vieille dame. Et on aime l’imaginer passer dans les couloirs de la maison de retraite en ronchonnant.

Pour qui ? Ceux qui aiment l’humour décapant des vieux fous, rien de plus mais rien de moins !