Bienvenue dans « La NBA pour les Nuls » ! Si tu aimes la Renaissance, les échantillons représentatifs, les pièces en deux actes, le chiffre 7 ou Le Sacre du Printemps de Stravinsky, tu es au bon endroit.

Cette semaine, on se penche sur le format de la saison NBA, un grand monstre à deux têtes qui a de quoi faire pâlir de crainte plus d’un sportif du dimanche. Tour d’horizon d’un format dont seuls les sports américains ont le secret !

Il y a presque un an jour pour jour, Leicester FC était couronné champion de foot d’Angleterre. Après une saison semée d’embûches, les Foxes affrontaient leur principal rival pour le titre. Tout était comme dans un film : la foule en délire, le trophée à la sortie du vestiaire, les regards sombres des gladiateurs. Tout était en place pour un dernier duel digne d’un sacre en bonne et due forme. Mais en fait, c’est pas vrai. Leicester a gagné son titre devant la téloche un lundi soir, zappant entre Top Chef et le match nul de son poursuivant direct. Ça, c’est du théâtre.

Les américains, bien qu’inexplicablement friands de la Premier League (sans doute un truc de hipster), n’aiment pas trop ce genre de dénouement. Ils aiment les points d’orgue, les duels à la mort. Ils aiment bien que le gagnant ait battu tout le monde avant de soulever le trophée (sauf pour les élections présidentielles faut croire… mais je m’égare). Et pour ce faire, ils ont créé un format de championnat bien à eux, qui se divise en deux grandes parties, dans le temps comme dans l’espace.

Carte NBA

La NBA, comme de nombreuses de ses consœurs sportives américaines, se divise en conférences. Chacune des 30 équipes NBA appartient soit à la conférence Ouest, soit à la conférence Est, eut égard au placement géographique des équipes. L’Ouest est même plutôt généreux, puisque dans la géographie NBA, il s’étend jusqu’à la rivière Mississippi. Au cours de la saison, votre équipe, disons les Pelicans (nom basé sur des faits réels, aussi improbable que cela puisse paraître) de la Nouvelle-Orléans, affrontera entre novembre et avril les 29 autres équipes de la ligue entre 2 et 4 fois, pour un total de 82 matchs. Un fan de foot serait amplement rassasié par autant d’action. Pas l’Oncle Sam. Ces 82 matchs ne sont qu’un prélude.

Cette saison dite « régulière », a plusieurs intérêts, le principal étant d’établir le classement final au sein des conférences. Ce classement est crucial voyez-vous, car il permet d’accéder à l’antichambre du Saint-Graal : les Playoffs. On tient ici le deuxième acte de notre épopée vers le titre. Pour apprendre à mieux connaître les Playoffs, revenons à nos Pelicans Néo-Orléanais. C’est toujours votre équipe ? Parfait, vous pouvez partir en vacances. Eh oui, seules les 8 premières équipes de chaque conférence accèdent à ce club d’élite, et vos Pelicans ne font pas partie des heureux élus. Vos copains piscivores et toi serez plutôt dans la team « loterie » (un sujet pour un autre jour).

Les 16 équipes qualifiées se retrouvent donc dans un grand tournoi, chaque conférence désignant séparément son champion, les deux héros s’affrontant à la fin pour le titre de champion NBA. C’est un peu comme si on collait une coupe de France à la fin du championnat, finalement. A un détail près : les américains exigent de leur champion que celui-ci soit statistiquement robuste. Adieu l’US Quevilly ou le Calais RUFC. En NBA, l’élimination directe est à mettre au conditionnel. Pour passer un tour dans ce tournoi, il faut battre son adversaire 4 fois. Avec un maximum de 7 matchs par « série », la ligue est à peu près sûre que le meilleur gagne, tout en garantissant un spectacle qui va crescendo au fil des tours. Et un paquet de blé, au passage.

Aujourd’hui, nous entamons tout juste le deuxième tour de ces fameux Playoffs ; huit équipes sont parties à la pêche, et les huit autres vont nous régaler pendant quelques semaines encore. Si vous avez accès à beIN Sports et que vous êtes curieux de voir du « Playoff Basketball », rdv dimanche 7 mai à 21h30 pour un petit Cleveland Cavaliers – Toronto Raptors (là encore, vrai nom, faits réels, toussa) qui, ma foi, devrait pas être dégueu.

D’ici là, je vous laisse avec les meilleures actions de la première semaine de playoffs.

Mais ne croyez pas tout ce que vous voyez : le vrai #1 est en fait le #2.

See you next week, ballers !