Bienvenue dans « La NBA pour les Nuls » ! Si tu aimes regarder des gens qui volent, si tu penses que l’orange est vraiment le nouveau noir, ou si tu es simplement amateur de parquets coloriés, tu es au bon endroit.

Aujourd’hui c’est « l’overtime » de l’épisode 1 : après avoir parlé de stats, on parle de figures. Un peu comme tu peux faire des brelans, des full-house ou des carrés au poker, le basket a ses figures statistiques. Petit tour d’horizon des plus connues !

Le double-double

En plus d’être un petit délice culinaire, le double-double est fréquemment savouré sur les parquets. Pour faire son double-double, il suffit d’atteindre un score à deux chiffres dans deux des 5 catégories statistiques majeures. Deux, deux. Double-double.

On peut par exemple mettre 10+ points et prendre 10+ rebonds, ou combiner points et passes décisives. Certains réussissent même à combiner points et contres, mais c’est plutôt rare. Cette saison, le plus beau double-double appartient sans doute au terrible Chris Paul : 20 points, 20 caviars, et 0 perte de balle pour couronner le tout.

Le triple-double

Si vous avez bien lu ci-dessus, vous l’avez peut-être deviné : un triple-double, c’est trois stats à deux chiffres. Le plus souvent, ça se fait en combinant 10+points, 10+ rebonds et 10+ assists. Là aussi, toutes les combinaisons sont possibles. Le roi du triple-double cette saison est incontestablement Russell Westbrook, qui en a reussi 42 sur la saison (82 matchs) et a fini avec un triple double de moyenne. Si vous découvrez la NBA vous n’en savez rien, mais c’est sérieusement WTF comme perf’, battant par la même occasion un record vieux de 55 ans. Si Russ’ est le roi, son prince est James Harden, mais on parlera de ces deux-là une autre fois.

Le quadruple-double

Même logique que les deux précédents, sauf que là on entre dans un club très fermé de… 7 joueurs. Si on cherche sur Youtube, le dernier date apparemment d’une époque ou le monde entier était en 240p. Certaines mauvaises langues attribuent parfois un quadruple-double de la honte aux triple-doubleurs qui ajoutent à leur perf 10+… pertes de balle ! Les deux derniers en date : nos amis Westbrook et Harden. Comme quoi un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Le quintuple-double

Non, je déconne, personne n’est capable de ça en NBA ! On parle plutôt de « five by five » : 5 de chaque dans 5 catégories. Excessivement rare lui aussi, le dernier à l’avoir fait sans prolongations nous vient de… Normandie ! En effet, Nicolas Batum (#cocorico) nous fait le coup en 2012.

Double Nickel

Je vous sens déstabilisés par ce changement de nomenclature. Nickel ? Genre le métal ? Aux USA, une pièce de 5 centimes est surnommée « nickel » (son métal dominant ? Le cuivre), et un double-nickel c’est l’exploit de claquer 55 points sur un match. En y pensant bien, je n’ai entendu le terme qu’une seule fois, pour décrire la folle soirée de son Altesse Sérénissime Michael Jordan au Madison Square Garden après son comeback (il n’y a pas eu de deuxième comeback, c’est clair ? On en reparlera en temps et en heure). Eh oui, c’est aussi ça de s’appeler MJ : on invente des termes rien que pour toi.

Allez, à la douche et tout le monde dehors, le gardien n’a pas que ça à faire !

A la semaine prochaine !