Je ne sais pas vous mais pour moi, la littérature c’est comme pour tout : on a parfois besoin de pauses, de petits moments coupés du temps où les pages tournent vite sans que l’on s’y reprenne à deux fois. C’est exactement ce qu’il me fallait après des livres forts et complexes, les plusieurs pavés que j’ai lus ces dernières semaines.

Et si la Reine d’Angleterre se mettait à lire, mais à lire de tout ? Dans les bibliothèques de Buckingham, les livres sont davantage des objets étranges sous lesquels ses habitants sont écrasés par l’Histoire et la politique qu’un réel divertissement. Un jour, alors qu’elle suit ses chiens enfuis un peu trop loin dans son jardin, Elisabeth II fait la connaissance d’un libraire atypique qui gare son bibliobus dans une des cours intérieures du domaine. Elle se laisse tenter par un premier ouvrage d’Ivy Compton-Burnett et rencontre alors un monde aussi nouveau qu’incroyable : l’infini de la littérature et les sensations que celle-ci procure.

La reine des lectrices est la satire parfaite, très anglaise, pour passer un bon moment. Comme écouter une chanson oubliée des Beatles ou regarder Good morning England un dimanche pluvieux. C’est une petite pépite qui marque parce qu’elle est simple mais touchante, elle est très drôle et presque abracadabrante. Alan Bennett a réussi le pari fou de nous faire rire avec une des personnes les moins rigolotes et fun que l’on connaisse. Et le temps de quelques pages, Elisabeth II est juste comme nous : fan de bouquins !

Pour qui ? Ceux qui ont envie de prendre un malin plaisir à découvrir un tout petit roman de rien du tout qu’on adore plus que tout ! Super à offrir à une grand-mère ou une copine qui lit peu.