Tous les amateurs de Kaamelott vous le diront, les repas et collations en tout genre font partie des éléments les plus récurrents et les plus caractéristiques de la série. Après avoir vu seulement quelques épisodes, le néophyte s’écrie presque immanquablement : « C’est dingue, ils passent leur temps à bouffer ! ». Et c’est vrai. Pour autant, et assez curieusement, jusqu’ici personne ne semble s’être vraiment penché sur cette question de la nourriture dans Kaamelott : si elle n’est pas complètement passée sous silence, comme c’est le cas dans la majorité des articles et vidéos concernant la série, elle est généralement expédiée en à peine quelques mots. Plus regrettable encore, le documentaire officiel Aux sources de Kaamelott réalisé par Christophe Chabert, par ailleurs fort instructif, laisse lui aussi de côté ce thème majeur de la série.

C’est pourquoi je me permets de proposer ici quelques observations et réflexions au sujet de la nourriture dans Kaamelott [1]. Ce ne sont que quelques pistes, de petites idées, rien d’exhaustif ni d’extraordinaire, mais j’espère néanmoins que cela plaira aux spécialistes comme aux nouveaux convertis. Sur ce sortez les couteaux, débouchez le pinard et faites péter la charcut’ : c’est parti.

Semper…

Commençons par rappeler la toute première réplique que l’on entend dans Kaamelott : « Bon, j’vais essayer de trouver un p’tit lièvre pour ce soir parce qu’il commence à faire faim ! » [2]. Le ton est donné : première saison, premier épisode, premier plan, première phrase, de quoi parle-t-on ? Bingo : de bouffe. Et qui nous en parle ? Karadoc, à savoir celui qui, par la suite, passera le plus clair de son temps à manger. A mon sens, cela n’a rien d’anodin. Ainsi, d’entrée de jeu, le message est clair : la nourriture va constituer l’un des nerfs de la série, qu’elle joue le rôle d’accessoire, d’agent comique ou même de ressort scénaristique. Le second épisode de la première saison vient d’ailleurs confirmer directement ce postulat, puisqu’il n’y est question que de tartes et de confitures, avec la problématique de la descendance royale en toile de fond [3]. Enfin, on peut également rappeler que le thème de la bouffe était déjà central dans le court-métrage originel Dies iræ.

La première question à se poser concernant la nourriture dans Kaamelott est celle de la temporalité. Quels sont les « temps de la bouffe » ? Quand est-ce qu’Arthur et ses chevaliers mangent ? A première vue, rien ne semble véritablement structurer le rythme alimentaire des personnages de la série, si ce n’est leur propre appétit. Cela nous est même confirmé par le roi lui-même, qui déclare qu’à Kaamelott « on mange quand on a faim » [4]. Conséquence directe : les repas proprement dits ne constituent qu’une partie des moments consacrés à la nourriture, et l’on peut aisément constater que les habitants du château grignotent dès qu’ils ont un petit creux, à n’importe quel moment de la journée. La fréquence de ces encas varie d’un individu à l’autre, le record étant évidemment détenu par Karadoc, qui s’autorise quotidiennement pas moins de onze casse-croûtes (en plus des repas), répartis tout au long de la journée et de la nuit [5]. Il est ainsi très difficile de définir avec précision ces « temps de la bouffe », car si les personnages de Kaamelott mangent plus ou moins n’importe quand, le spectateur a plutôt l’impression qu’ils mangent tout le temps. De ce ressenti naît une sorte de flou temporel qui permet à la nourriture de s’affirmer comme une constante et comme un élément à la fois structurel et structurant de la série.

… et ubique

On peut établir un constat similaire lorsque l’on se penche sur la question des lieux associés aux repas ou à la nourriture. Où mange-t-on à Kaamelott ? Face à cette interrogation, on pense en premier lieu et tout naturellement à la salle à manger du château, où Arthur prend la majorité de ses repas en compagnie de sa belle-famille, et où il lui arrive également de manger en tête à tête avec Perceval [6], avec son beau-père Léodagan [7], ou encore avec sa femme Guenièvre [8]. Autre lieu emblématique concernant la nourriture : la taverne. Fief incontesté de Perceval et Karadoc, les deux amis y mangent « un jour sur deux » [9]. Les autres chevaliers n’y mettent généralement jamais les pieds, mais il arrive parfois que le roi lui-même − malgré son aversion pour l’établissement [10] − se retrouve contraint de s’y arrêter, et même d’y manger [11]. Déjà nombreux dans les quatre premiers livres de la série, les repas à la taverne se multiplient par la suite au cours de la cinquième saison, Perceval et Karadoc étant parvenus à installer le quartier général de leur clan autonome au sein même du débit de boissons. Dès lors, ils s’attablent régulièrement en compagnie du tavernier, de Merlin et de Kadoc, le frère de Karadoc [12].

Hormis la salle à manger et la taverne, les personnages de la série cassent également la graine en des endroits plus inattendus, comme les cuisines du château [13], où Karadoc, Arthur, Léodagan et même occasionnellement Père Blaise se rendent pour piocher dans les réserves lorsque la faim les tourmente après la nuit tombée [14]. Lieu intime où les convenances et le protocole s’évanouissent quand la forteresse est endormie, les cuisines offrent un contexte propice aux confidences, secrets et autres petites combines [15]. L’effet est d’ailleurs sensiblement le même lorsque nos héros mangent au lit [16] : le spectateur en vient à partager directement l’intimité des personnages.

Mais cela ne s’arrête pas là, car la bouffe envahit véritablement l’intégralité du château, jusqu’aux lieux les plus improbables : couloirs, salle d’armes, salle du trône, salle de bain… tout y passe [17] ! La nourriture finit même par s’étaler sur la table ronde à de nombreuses reprises, et ce malgré les interdictions proférées par Arthur le jour où elle est installée [18]. En effet, en dépit de cette volonté de préserver la table de tout aliment ou boisson, il arrive ensuite fréquemment que le souverain et ses hommes s’y accoudent pour se taper un bout de saucisson ou boire un godet tout en taillant le bout de gras [19]… quand ce n’est pas le roi lui-même qui y prend − certes de manière tout à fait exceptionnelle − son petit-déjeuner [20] ! A mon sens, on touche là un point essentiel : le fait qu’Arthur et ses chevaliers en viennent à manger à la table ronde alors qu’il s’agit précisément du seul lieu où la nourriture est expressément prohibée traduit de manière symptomatique l’omniprésence de la bouffe dans la série. En s’imposant à la table ronde, elle s’impose dans tout Kaamelott. Ainsi, si les personnages ont l’air de manger tout le temps, comme on a pu le voir, ils semblent également manger partout.

Res ipsa loquitur

Il existe même deux types de situations dans lesquels la nourriture peut presque être considérée comme un personnage à part entière de la série. Tout d’abord, le cas des épisodes qui lui sont entièrement consacrés [21]. Souvent présente « physiquement » dans ces épisodes, elle constitue surtout l’essence même de leur scénario, la plupart du temps fondé sur la base d’un conflit dont elle est l’objet. C’est ce que l’on peut constater en particulier dans des épisodes comme Le Pain (S1) ou Spiritueux (S2), qui présentent d’ailleurs quelques similarités de structure. Etant à l’origine de l’intrigue ainsi qu’au centre des conversations de tels épisodes, la nourriture en devient l’un des acteurs principaux, bien que passive.

Le second cas de figure est celui des épisodes où la nourriture intervient de manière plus active. Et oui. On conçoit mal qu’un jambon fumé ou un pain de campagne puissent participer activement à une scène, mais c’est pourtant le cas quand les personnages interagissent avec eux. Et par interagir je ne veux pas simplement dire manger, non. Je pense à quelque chose de plus fort, de plus marquant, à savoir l’instant où les protagonistes en viennent à jouer avec la nourriture. Une telle situation est néanmoins très rare, au point qu’on ne la rencontre que dans deux épisodes : Le Monde d’Arthur (S2) et La Grande Bataille (S3). Dans ces épisodes, la nourriture passe du statut d’accessoire à celui d’outil opérant, entièrement voué au service du comique de gestes. Cela va même plus loin dans Le Monde d’Arthur puisque les aliments s’animent véritablement entre les mains du roi et se mettent également à parler. Ainsi, dans ce cas très précis, la nourriture dépasse même le stade de l’outil pour incarner un authentique personnage.

Nihil est sine ratione

Mais alors pourquoi ? Pourquoi une telle place de la nourriture dans Kaamelott ? Elle est là partout, tout le temps, elle s’impose de toutes les manières possibles, ça saute aux yeux, mais pour quels motifs ? La raison première est que manger est une des choses les plus ordinaires de la vie. C’est une question d’ambiance : le fait que les personnages passent leur temps à manger les rend plus vraisemblables. On s’accorde généralement à dire que Kaamelott évoque une période de la fin de l’Antiquité − ou des débuts du Moyen Âge, c’est selon − revue à la sauce contemporaine, ce qui transparaît dans la manière dont les protagonistes se comportent ou s’expriment… Et la bouffe fait elle aussi partie de cet aspect revisité et actualisé ! Aujourd’hui tout le monde passe son temps à grignoter, au boulot, à la maison, à l’apéritif, devant la télévision, en voiture… et c’est pour cette raison que les personnages de Kaamelott agissent de la même manière. Ils nous semblent ainsi plus proches de nous, ce qui nous aide à la fois à nous attacher et à nous identifier à eux.

De plus, la nourriture constitue également un auxiliaire de jeu pour les acteurs. Sur ce point, je laisserai la parole à l’illustre Alexandre Astier lui-même qui, dans une interview donnée en 2011 au magazine Grand Seigneur, évoquait le sujet en ces termes :

[La bouffe] oblige l’acteur à être détaché de ce qu’il dit, à faire passer le texte au second plan, à se concentrer sur quelque chose de très trivial, de très concret, de très quotidien. Sa première préoccupation, c’est bouffer, et ensuite seulement vient le texte. Ça aide beaucoup, la bouffe. Ça peut même rendre le jeu plus élégant.

Tout est dit. Si le fait même que les personnages de Kaamelott mangent les rend déjà plus convaincants, la façon qu’ils ont de manger ne fait que renforcer leur crédibilité. Comme l’explique Alexandre Astier, la nourriture « oblige l’acteur à être détaché de ce qu’il dit ». Il s’agit donc d’une contrainte, mais d’une contrainte profitable : des personnages qui mangent constamment avec les doigts [22] ou parlent une fois sur deux la bouche pleine ont immédiatement l’air plus véridiques. Notons à ce propos que les aliments dont ils se nourrissent sont en lien direct avec cette manière totalement décomplexée qu’ils ont de manger. Pour vous le prouver, voici un petit inventaire non exhaustif de ce que consomment habituellement nos héros : légumes crus (majoritairement des endives et des radis), fruits (pommes, poires, raisins…), pain, fromage, saucisson, jambon, volaille, œufs durs [23]… En somme des aliments faciles à manipuler, à découper et à manger. La nourriture doit inciter les acteurs « à faire passer le texte au second plan », mais elle ne doit en aucun cas les gêner. Conclusion : pas de plats en sauce ni de fondue savoyarde dans Kaamelott.

Pour finir, j’aimerais m’arrêter plus spécifiquement sur les scènes de repas se déroulant dans la salle à manger du château. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles elles sont si nombreuses. Tout d’abord, elles sont parfaitement représentatives de l’atmosphère qui se dégage de la série. Comme chacun sait, Kaamelott n’est pas le récit des aventures épiques du roi Arthur et de ses chevaliers, au contraire, il s’agit bien plutôt d’une description de leur quotidien dans tout ce qu’il peut avoir d’ordinaire et de trivial. Et dans cette perspective, quoi de plus commun qu’un déjeuner en famille ? C’est une situation des plus banales qui permet de faire descendre les personnages de la légende arthurienne de leur piédestal. Lorsqu’ils sont à table ce ne sont plus des héros ou des héroïnes, mais des hommes et des femmes que peu de choses distinguent de nous.

De plus, et tous les amateurs de Kaamelott l’auront remarqué, ces scènes de repas constituent un contexte propice aux situations comiques. Pourquoi ? Pour l’expliquer, partons du concept de commensalité : pour faire court, il s’agit du fait de partager fréquemment ses repas avec un ou plusieurs convives récurrents. De là naît une habitude, qui va entraîner la mise en place de certaines règles comme, entre autres, la répartition des places autour de la table. Ainsi les scènes de repas dans Kaamelott illustrent parfaitement cette notion de commensalité [24]. Mais comme le rappelle le sociologue de l’alimentation Claude Fischler, « il faut très vite écarter, quand on parle de la commensalité, l’idée de convivialité, parce que la convivialité n’est qu’une des formes de la commensalité » [25]. En d’autres termes, pendant le repas, les choses peuvent vite partir en vrille, et ce parce que « la réunion de personnages autour d’une table est souvent révélatrice des tensions ou des différences sociales qui trouvent là une scène, véritablement théâtrale, où s’exacerber » [26]. Et c’est exactement ce que l’on observe dans Kaamelott : chaque scène de repas ou presque donne lieu à une engueulade qui s’articule souvent autour de répliques cinglantes, bien senties et ornées d’un vocabulaire haut en couleurs. Et ça, c’est tout ce qui fait la force, le comique et le charme de Kaamelott.

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Enfin, ces repas dans la salle à manger du château peuvent jouer le rôle de ressorts scénaristiques. C’est particulièrement flagrant dans les épisodes où des personnages annexes entrent en scène : le point de rencontre avec ces nouveaux arrivants se situe alors très souvent dans la salle à manger. C’est ce qu’il se passe lorsque débarquent au château le centurion romain, le général byzantin, la délégation maure, le chef burgonde ou encore le duc d’Aquitaine [27]. Ces personnages étant systématiquement des figures militaires ou politiques de premier ordre, ils se doivent d’être reçus convenablement, et une invitation à manger à la table du roi reste généralement l’option la plus judicieuse, permettant d’aborder des sujets importants dans un contexte agréable. Comme le dit si bien Léodagan à propos des chefs viking et burgonde en visite pour des négociations : « On va commencer par les mettre dans de bonnes dispositions avec un bon gueuleton » [28]. Néanmoins, très rapidement, l’esprit de Kaamelott reprend ses droits : le ton monte, les menaces commencent à se profiler et les vannes pleuvent par demi-douzaines… Nove sed non nova comme dirait l’autre.

La nourriture est donc bien plus qu’une simple marque de fabrique de la série. Elle est utile et signifiante, elle sert un propos, elle participe à tout ce que l’on apprécie dans Kaamelott. Replongez-vous dedans, de la première à la dernière saison, et vous verrez, parfois c’est un banal quartier de pomme, un petit bout de fromage ou une simple gorgée de vin qui font la différence et permettent à une réplique, à une mimique ou à un geste d’être exécutés à la perfection.

Sur ce, bon visionnage et bon appétit !


NOTES

[1] Cette petite enquête ne concerne que les saisons 1 à 5 de la série (abrégées par la suite S1, S2, etc.).

[2] S1, Heat. La liste détaillée des épisodes peut être trouvée ici.

[3] S1, La Tarte aux Myrtilles.

[4] S1, La Visite d’Ygerne.

[5] S2, Corpore Sano.

[6] S1, La Botte Secrète et Tel un Chevalier ; S2, Le Tourment II ; S3, La Poétique, etc.

[7] S1, Létal ; S2, Des Hommes d’Honneur ; S3, Le Magnanime, etc.

[8] S1, Choc Frontal ; S2, La Joute Ancillaire. Notons par ailleurs qu’Arthur et Guenièvre déjeunent parfois en tête-à-tête dans la petite cour du château servant également de parvis à la chapelle de Père Blaise. Les épisodes concernés font tous partie de la saison 2 : Le Cadeau, Les Chiens de Guerre, Arthur in Love, L’Anniversaire de Guernièvre et L’Enragé.

[9] S2, Un Roi à la Taverne II.

[10] « Les chevaliers au bistrot c’est le déshonneur », dixit Arthur dans Les Clandestins et Vox Populi (saison 1).

[11] S1, Les Clandestins et Vox Populi.

[12] S5, La Roche et le Fer (Les Recruteurs), Le Dernier Jour (La Promesse) et Le Royaume Sans Tête (Le Substitut).

[13] Aucune scène ne se déroule aux cuisines avant la saison 2.

[14] S2, Corpore Sano, L’Oubli, Le Plat National ; S3, Le Dialogue de Paix II, Cuisine et Dépendances, etc. L’épisode avec Père Blaise est La Restriction II (saison 3).

[15] S2, La Cassette, Always ; S3, La Cassette II, Cuisine et Dépendances, La Dispute 2ème partie, etc.

[16] Karadoc et Mevanwi, Arthur et Guenièvre ainsi que Léodagan et Séli prennent souvent un encas ou leur petit-déjeuner au lit. Pour Arthur et Guenièvre par exemple : S1, Le Négociateur, Le Billet Doux ; S4, Tous les Matins du Monde 1ère partie ; S5, Corvus Corone (Les Repentants), La Roche et le Fer (La Roche et le Fer), etc.

[17] S1, Unagi (salle d’armes) et La Mort Le Roy Artu (salle du trône) ; S2, Immaculé Karadoc (salle de bain) et Les Neiges Eternelles (couloir).

[18] S1, La Table de Breccan.

[19] S1, Le Banquet des Chefs, Le Prodige du Fakir, Le Pain ; S2, Spiritueux ; S3, Les Affranchis ; S4, Les Envahisseurs ; S5 Le Dernier Jour (Le Forfait), etc.

[20] S5, Corvus Corone (Miserere Nobis).

[21] S1, Le Pain, Le Problème du Chou, La Pâte d’Amande ; S2, Corpore Sano, Spiritueux, Le Plat National, etc.

[22] Notons toutefois que les cuillères et les fourchettes sont relativement présentes dans les épisodes de la première saison : Des Nouvelles du Monde, Dîner Dansant, La Visite d’Ygerne, Polymorphie, etc. Si elles font quelques brèves apparitions dans les saisons suivantes, elles tendent néanmoins à disparaître. Le couteau est quant à lui une constante, du début jusqu’à la fin de la série.

[23] Je sais pertinemment que cette liste est loin d’être complète, mais ce n’est pas le sujet. Les plats ou aliments qui n’apparaissent que ponctuellement dans la série ne présentent aucun intérêt pour mon propos, c’est pourquoi j’ai passé sous silence Les Tartes aux Myrtilles (S1), Les Tartes aux Fraises (S4), la compote (S2, L’Ancien Temps), le fromage blanc (S3, La Poétique 2ème partie) ou encore les crêpes (S5, Corvus Corone, Miserere Nobis).

[24] La répartition des places à table est d’ailleurs réglementée dans la série : Arthur préside, et le plus souvent Guenièvre prend place à sa droite tandis que Léodagan et Séli s’installent à sa gauche. Ce schéma peut toutefois être amené à changer suivant l’intrigue de l’épisode ou l’arrivée de convives supplémentaires (Yvain, Ygerne, etc.).

[25] Claude Fischler, invité de l’émission Pas la peine de crier sur France Culture le 26 mai 2014. Emission ici.

[26] Marie-Christine Clément, « L’enjeu des mets et des mots dans la littérature classique », Site de l’OCHA, 2003. Article à retrouver ici.

[27] S1, Le Dernier Empereur, Eunuques et Chauds Lapins ; S2 ; La Délégation Maure, Le Dialogue de Paix ; S5, Vae Soli (Les Fruits d’Hiver), etc.

[28] S3, Le Dialogue de Paix II.