La voix des vagues est le premier roman de l’anglaise Jackie Copleton, et quel roman !

Etats-Unis, années 80. Amaterasu est une vieille dame qui erre seule dans son appartement depuis la mort de son mari. Son destin bascule le jour où un inconnu au visage déformé par de larges cicatrices sonne à sa porte et se présente comme son petit-fils. Sauf que notre protagoniste est certaine d’avoir perdu sa fille et ce même petit-fils adorés lors du bombardement atomique de Nagasaki près de quarante ans plus tôt. En une fraction de seconde, elle est renvoyée dans son pays d’origine et nous avec. Elle raconte sa vie d’avant-guerre, sa famille, son passé… On découvre une histoire bien plus complexe et riche que ce que l’on pouvait imaginer.

Ce livre est juste splendide ! L’intrigue avance avec entrain et on plonge de plus en plus loin dans l’univers poétique et mystérieux si particulier et propre Japon. C’est crescendo que l’auteure nous transporte dans les rues de Nagasaki et ses souvenirs forts, beaux et parfois tragiques – à la limite du terrifiant. Chaque petit chapitre est introduit par une définition ou une anecdote sur des traditions japonaises : c’est très intéressant en plus d’être émouvant.

La voix des vagues est un bouquin qui se lit avec avidité mais se ferme avec regret parce que, jusqu’à la dernière page, Amaterasu s’ouvre un peu plus. Et j’ai adoré ça !

Je poursuis avec l’esprit asiatique en m’attaquant ce week-end à Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami que j’adore. Je vous en parle la semaine prochaine ; d’ici là : bonne lecture à tous !

Pour qui ? Ceux qui veulent voyager dans le temps au pays du soleil levant et qui aiment les secrets de famille… et d’amour !