Encore un. Encore un groupe de punk. Ça ne court pas autant les rues qu’à la fin des seventies, non, mais ces dernières années on assiste à un petit revival du genre garage, sauce 2010’s. Ça se bouge de l’autre côté de l’Atlantique et ça fait du bien. METZ au Canada, Bass Drum of Death dans le Mississippi et FIDLAR, Wavves ou encore together PANGEA en Californie, parmi beaucoup d’autres. Le genre se renouvelle, on rallume les platines, on achète gratuitement sur le net et on paye pour aller suer en vrai dans les petites salles du coin. C’est cool.

together PANGEA, du coup. Un power trio formé en 2008 qui suit un schéma éprouvé mais efficace. Groupe de fac (CalArts), ils produisent leur premier album Jelly Jam en 2010, DIY style, qu’ils sortent en format cassette seulement (et digital, on n’est pas des bêtes). Deuxième opus en 2011, living dummy, le groupe passe chez Burger Records (Ty Segall, Mikal Cronin, Wavves, The Black Lips, etc.) et ça part. Un auteur-compositeur, William Keegan, et un thème principal, les relations amoureuses, ou plutôt, les séparations amoureuses. Comme quoi, le thème le plus classique du monde peut encore faire la carrière d’un groupe.

Snakedog, B-side du single Offer sorti en 2014, ici-là-dessous :

12 morceaux, 37 minutes.

2014. Sortie de Badillac, là où je voulais en venir. Petit bijou punk indé, c’est avec cet album que je les ai découvert (merci les recommandations last.fm) et la galette tourne régulièrement depuis. Stooges, Nirvana, Descendents, Black Flag, Smashing Pumpkins, Beach Boys, NY Dolls, etc. cet LP est un savant mélange de toutes leurs influences, remises au gout du jour, avec un bon gros fond garage/surf californien. C’est moins DIY, mais ça fuzz toujours.

Gros accords à faire péter les 6 cordes d’un coup en intro d’Alive, histoire de faire comprendre direk que ça va partir en mode pied-bouche. Ca ne manque pas et ça met dans l’ambionce. Le rythme oscille ensuite entre les chansons high energy (Does He Really Care, River entre autres) et les balades mélancoliques (Offer, No Way Out par exemple). On ne s’ennuie pas et comme tous les bons albums, celui-ci s’écoute d’une traite, de la première à la dernière chanson (en plus il est pas long, pratique dans le métro pour aller au boulot). A écouter absolument (si vous n’avez pas les 37 minutes requises devant vous), mes deux petits coups de coeur: Why et Depressed.  #fan2

Why, en live :

Cerise sur le gâteau pour cette fin d’année, le trio nous gratifie d’un EP 6 titres de haute qualité, The Phage, sorti en octobre 2015. Prod’ léchée, et compos à la hauteur de leur dernier LP (au moins !), on attend la suite et le prochain album avec impatience.

Je vous laisse avec le meilleur clip de 2015 :

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