Kendrick-Lamar

SOTW #13 : Backseat Freestyle, Kendrick Lamar

Je vous emmène cette semaine à Compton, le pire quartier de Los Angeles, théâtre de guerres des gangs et ville réputée comme la plus dangereuse des USA. Et comme si c’était relié, réservoir inépuisable de MCs et maîtres du hip-hop, et des très bons, de Ice-Cube à Dr Dre en passant par the Game et notre champion du jour Kendrick Lamar.

J’ai été complètement bluffé par son album « Good Kid, m.A.A.d. city » (m.A.A.d pour « My angry adolescence divided ») sorti en 2012 et qui s’écoute comme on regarde un film, Kendrick racontant, sans ambages mais avec humour, ironie et une bonne dose d’espoir, ses années de jeunesse (et de délinquance) à Compton.

Musicalement, ce disque est d’une grande richesse, typiquement West Coast, cool et groovy, mais avec une vraie aspérité qui lui donne une grande énergie et surtout une sacrée personnalité.

« Backseat Freestyle » est un grand moment de rap, le flow de Lamar est en effet fantastique, alternant un côté laidback sale gosse assez amusé et une rage goulue. L’instrumentation aride (quelques cloches, un beat lourd, funky) une caisse claire doublée d’un étrange sonar, des choeurs épars) n’empêche pas (au contraire) le côté catchy de l’entreprise et cette chanson est complètement infectieuse. L’essence du rap, autrement dit !

Bonne écoute et bon weekend,

Version clip au dessus de l’article (attention, break qu’on qualifiera gentiment de « cinématographique » avec le vrai père de Kendrick Lamar au beau milieu du morceau, ça coupe quand même un peu le grosse !)

Version audio :

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