torres

SOTW #55 : Sprinter, TORRES

Merci les Inrockuptibles, une fois encore grâce à vos compilations offertes avec le magazine, je découvre une chanson qui m’imprègne de sa substance. Et après l’excellente Courtney Barnett, voici que vous me présentez une autre jeune femme de 24 ans, Mackenzie Scott alias TORRES dotée d’un talent bien singulier. Une enfance typiquement américaine à Macon (Géorgie, pas Saône-et-Loire…), entre l’école et l’église la dirige vers la musique (flûte, piano, chorale, puis guitare à l’âge de 15 ans) pour tromper l’ennui et la solitude, suffisamment pour qu’elle parte étudier au Conservatoire de Nashville, où elle commence à écrire des chansons. Elle fait vite le tour de cette Mecque de la musique américaine, certes, mais aussi trou conservateur du Sud, et s’installe à Brooklyn pour apprivoiser le chaos. Elle a pourtant pris le temps, avant de filer à New York, d’enregistrer à Nashville un second album « Sprinter » dont voici la chanson-titre.

Elle s’est pour se faire très bien entourée de vieux routiers pas inintéressants… Soient les Bristoliens Rob Ellis à la batterie et production et Ian Oliver à la basse (qui furent partenaires musicaux de PJ Harvey) et Adrian Utley (guitare et claviers, entendu avec Portishead, Marianne Faithfull, Bashung ou Perfume Genius). Un beau casting capable de toutes les audaces. PJ Harvey dont on sent l’influence tutélaire dans ce « Sprinter ». Avec cette rythmique aussi économe que puissante, ces harmonies issues du blues et pourtant si loin du « blues », cette voix lyrique mais tout en retenue. C’est racé, élégant, et surtout tubesque, et « Sprinter » pourrait, dans un monde meilleur, tourner la tête du grand public. Peu importe, il semble évident qu’on reverra Mackenzie Scott et qu’elle n’a pas fini de nous charmer…

Version live acoustique :

Live SXSW :

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