<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>BRITISH &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
	<atom:link href="https://laculturedelecran.com/tag/british/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://laculturedelecran.com/tag/british/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 May 2025 11:59:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/cropped-LCDLE_LOGO_FB_2017-e1509632117583-1-32x32.png</url>
	<title>BRITISH &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
	<link>https://laculturedelecran.com/tag/british/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<atom:link rel="hub" href="https://pubsubhubbub.appspot.com"/>
<atom:link rel="hub" href="https://pubsubhubbub.superfeedr.com"/>
<atom:link rel="hub" href="https://websubhub.com/hub"/>
<atom:link rel="self" href="https://laculturedelecran.com/tag/british/feed/"/>
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">107710256</site>	<item>
		<title>SOTW #244 : SWEAT, The Sophs</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-244-sweat-the-sophs/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-244-sweat-the-sophs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 09:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[ARCTIC MONKEYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE SOPHS]]></category>
		<category><![CDATA[THE STROKES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7655</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il aura donc fallu la chanson rock d&#8217;un groupe inconnu au bataillon pour que je replonge dans les affres (et les délices) de la chronique musicale. Ce n&#8217;est rien et c&#8217;est énorme à la fois, car bien que j&#8217;écoute toujours autant de musiques, plus nouvelles qu&#8217;anciennes d&#8217;ailleurs, rien depuis deux ans et demi ne m&#8217;avait motivé à revenir à mon clavier, hormis les décès d&#8217;artistes que j&#8217;avais aimés et immensément respectés. C&#8217;est la lecture d&#8217;une brève sur le fil des [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il aura donc fallu la chanson rock d&rsquo;un groupe inconnu au bataillon pour que je replonge dans les affres (et les délices) de la chronique musicale. Ce n&rsquo;est rien et c&rsquo;est énorme à la fois, car bien que j&rsquo;écoute toujours autant de musiques, plus nouvelles qu&rsquo;anciennes d&rsquo;ailleurs, rien depuis deux ans et demi ne m&rsquo;avait motivé à revenir à mon clavier, hormis les décès d&rsquo;artistes que j&rsquo;avais aimés et immensément respectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la lecture d&rsquo;une brève sur le fil des Inrocks qui m&rsquo;a conduit à prêter une oreille à <strong><em>SWEAT</em></strong>, la seule chanson disponible à ce jour d&rsquo;un groupe appelé <strong>the Sophs</strong>. Comme le disaient les Inrocks, le rapprochement avec <a href="/tag/strokes/">the Strokes</a> n&rsquo;est pas fortuit. Après une fausse intro avec boite à rythmes branlante et bruit blanc s&rsquo;installe une rythmique mid tempo tranquille, répétitive mais tendue avec basse ronde, un motif de guitare lancinant et mélodique qui pourrait être joué au synthé, des contrepoints aux claviers et à la guitare acoustique et surtout cette voix cool de crooner juvénile, un peu bancale mais garante d&rsquo;une émotion brute. Tout cela évoque aussi bien <em>Hard to Explain</em>, chef d’œuvre romantique du premier album des Strokes que <em>The Adults are Talking</em> pièce maîtresse ouvrant le dernier effort des New-yorkais « <em>The New Abnormal</em> », construisant ainsi une arche entre 2000 et 2020. Puis, après un passage sans batterie avec chœurs angéliques` qui répondent en falsetto surgit une reprise du refrain comme un coup de boutoir avec la voix étranglée passée à l&rsquo;octave supérieur et des riffs rageurs de guitare saturée, avant une fin brutale, comme si on avait coupé le courant. Ça parle du deuil consécutif à une rupture amoureuse, et c&rsquo;est aussi vital que mélancolique. L&rsquo;essence de la pop, pas moins. « Sweat yourself » est donc une façon plus soft de dire « Go fuck yourself ». L&rsquo;effet, c&rsquo;est un euphémisme, est maximal et cette chanson m&rsquo;obsède littéralement, je me la passe et me la passerai en boucle jusqu&rsquo;à plus soif, et ce ne sera pas pour demain&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quels chemins a t-il fallu emprunter pour savoir quel est ce groupe&nbsp;! C&rsquo;est en se rendant sur leur Instagram qu&rsquo;on en apprend un peu plus. Le chanteur et porte-parole de la bande se nomme Ethan Ramon et il a eu la bonne idée d&rsquo;envoyer une démo de son groupe par mail au label londonien Rough Trade, label dont les patrons Geoff Travis et Jeannette Lee ont, et c&rsquo;est peu dire, des oreilles en or. Rough Trade a été en effet la maison des Smiths avant d&rsquo;être celle de Jarvis Cocker (et dorénavant celle du Pulp ressuscité), de Amyl &amp; the Sniffers, de Sleaford Mods et de Parquet Courts, entre autres. Enfin, ce sont eux qui avaient signé un quintet new-yorkais inconnu sur la foi d&rsquo;une seule écoute de la démo d&rsquo;une chanson en 1999, &nbsp;<em>The Modern Age</em>, premier single des Strokes, et donc paru chez Rough Trade, label sexy par excellence, bien entendu&#8230; Sur le site du label, Travis et Lee avouent avoir été bluffés par la démo qui leur avait été miraculeusement envoyée depuis Los Angeles. Heureuse coïncidence, Jeannette Lee était à LA et est allée se rendre compte du potentiel de the Sophs en allant les voir jouer dans un bar. Son instinct ne l&rsquo;avait pas trompée, le concert corrobora sa première impression. Rough Trade a donc été immédiatement séduit par l&rsquo;honnêteté brutale de the Sophs, leur pensées flamboyantes et l&rsquo;ampleur de leur spectre musical, mêlant créativité et variété. Sans parler de leur côté «&nbsp;Ne me demandez pas de faire joli&nbsp;». Donc attendons-nous pour la suite à du pop-punk pénétrant, du funk incandescent et à un «&nbsp;sprachgesang&nbsp;» porté par la voix décidément séduisante d&rsquo;Ethan Ramon, lequel clame vouloir voler, plagier et emprunter, pour qu&rsquo;à la fin sa musique sonne d&rsquo;une façon incroyable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on y pense, à l&rsquo;heure des enregistrements dans sa chambre et des notoriétés gonflées sur les réseaux sociaux, the Sophs vivent un conte de fées à l&rsquo;ancienne. Avec voyage à Londres pour la signature du contrat, séance de photos pour illustrer la pochette du single et tournage d&rsquo;un clip déjà culte. Une première tournée suivra, sur la côte ouest US, à New York puis pour quelques dates européennes (dont celle au <a href="https://dice.fm/event/dk9exv-the-sophs-8th-sep-supersonic-records-paris-tickets">Supersonic à Paris le 8 septembre</a>). Ce genre d&rsquo;histoire n&rsquo;a pas été racontée depuis&#8230; the Strokes ou Arctic Monkeys. Alors peut-être délire t-on en imaginant un destin stellaire à ces six garçons californiens, mais l&rsquo;aventure de the Sophs est si sexy et finalement si atypique aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;on a hâte d&rsquo;en découvrir la suite !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-244-sweat-the-sophs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7655</post-id>	</item>
		<item>
		<title>The Coral: La bande la plus sympathique du Royaume</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/the-coral-la-bande-la-plus-sympathique-du-royaume/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/the-coral-la-bande-la-plus-sympathique-du-royaume/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 15:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IN CASE YOU'VE MISSED IT]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7614</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ça sortait d’où ? Liverpool, Royaume-Uni C’était quoi&#160;? Avec leurs homologues The Zutons, le quintet participa à remettre Liverpool au premier plan de l’avant-garde musicale anglaise. La cité portuaire fut souvent mise de côté. On lui préféra longtemps sa rivale Manchester, située à quelques dizaines de kilomètres au bout du canal qui la relie à la mer d’Irlande. Au début des 2000&#8217;s, The Coral marqua surtout les esprits grâce à son tube « Dreaming of You », hymne adolescent aux accents ska fortement [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sortait d’où ?</strong> Liverpool, Royaume-Uni</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’était quoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec leurs homologues The Zutons, le quintet participa à remettre Liverpool au premier plan de l’avant-garde musicale anglaise. La cité portuaire fut souvent mise de côté. On lui préféra longtemps sa rivale Manchester, située à quelques dizaines de kilomètres au bout du canal qui la relie à la mer d’Irlande. Au début des 2000&rsquo;s, The Coral marqua surtout les esprits grâce à son tube « Dreaming of You », hymne adolescent aux accents ska fortement inspiré par The Specials, icônes du genre. Si c’est ce hit plein d&rsquo;entrain qui leur permis d’accompagner le Black Rebel Motorcycle Club en tournée en Angleterre quelques mois après la sortie de leur premier album, c’est en 2002 que les Scousers s’installèrent parmi les groupes les plus percutants du moment. « Magic and Medicine », second opus de The Coral, recèle en effet de pépites pop teintées de folk, de country et de rock psychédélique. La joyeuse troupe emmenée par le chanteur guitariste James Skelly rafraichit le paysage musical britannique l&rsquo;espace de deux étés. Les choses prirent une autre tournure au milieu de la décennie avec la sortie de l’EP « Nightfreak and the Sons of Becker », enclenchant le déclin progressif des Scousers. Loufoque, bancal, parfois génial, le groupe perdit le cap en multipliant les albums pas toujours aboutis. Souvent inspirés, rarement percutants, The Coral continua tout de même son bout de chemin en essayant de raviver la flamme des Zombies, Kinks et autres Byrds. Toujours actifs de nos jours, les Anglais ont enregistré douze albums assez inégaux dont la majorité est passée assez inaperçue. Capables de surprendre (comme par exemple sur le délicieux single « Wild Bird » de 2023 et son côté cowboy), The Coral reste une des formations les plus sympathiques et polyvalentes d’outre-Manche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une galette&nbsp;:</strong> Magic and Medicine &#8211; <em>Epic</em> (2002)</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="300" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine.jpg" alt="" class="wp-image-7620" style="object-fit:cover;width:300px;height:300px" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-120x120.jpg 120w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-240x240.jpg 240w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore des réminiscences de la Britpop quand The Coral sort son deuxième opus en 2002. Très inspiré par les sixties, comme leurs ainés d’Oasis et de Blur, le groupe de Liverpool collectionne d’innombrables clins d’œil aux géants de la British Invasion en y ajoutant une dimension presque country gothique (« Don’t Think You’re the First », « All of Our Love »). Souvent plus proche des Doors que des Fab Four, The Coral explore avec justesse tout au long de « Magic and Medicine ». En effet, la guitare chargée de reverb et d’écho donne un ton tout particulier aux compositions du groupe. Mais c&rsquo;est sur des ballades folk légères et mélancoliques que la magie opèrent réellement : « Bill McCai » et « Pass It On » sont les deux véritables clous de l’album. Plus consistant que sur n&rsquo;importe quel autre œuvre de leur répertoire, le quintet de Merseyside eurent indéniablement une influence sur des talents en devenir comme Miles Kane et Alex Turner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un hit en deux lignes :</strong>&nbsp;«&nbsp;Dreaming of You&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bon concentré de ce que l’Angleterre a de meilleur. Partie de basse ska, refrain qui tue, on est entre les Beatles du début, les Specials et le meilleur de la Britpop. Inoubliable.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/QXt723fN1ss?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pépite à (re) découvrir&nbsp;:</strong> « Pass It On&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/17HzPpyKjfc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/the-coral-la-bande-la-plus-sympathique-du-royaume/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7614</post-id>	</item>
		<item>
		<title>The Vines : les mauvaises graines de Sydney</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/the-vines-les-mauvaises-graines-de-sydney/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/the-vines-les-mauvaises-graines-de-sydney/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 18:47:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IN CASE YOU'VE MISSED IT]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7596</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ça sortait d’où&#160;? Sydney, Australie C’était quoi&#160;? Possiblement une des meilleures choses que l’Australie ait exportée ces trente dernières années (avec la sitcom Hartley, Cœurs A Vif évidemment), The Vines secouèrent le petit monde du rock indé au début des années 2000. Fondé autour de chanteur-guitariste Craig Nicholls, le trio originaire de Sydney se fit remarqué grâce à l’attitude déjantées de son frontman. Avec leurs cheveux gras et leur look de branleurs, Nicholls et sa bande collectionnèrent les prestations live [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sortait d’où&nbsp;?</strong> Sydney, Australie</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’était quoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Possiblement une des meilleures choses que l’Australie ait exportée ces trente dernières années (avec la sitcom <em>Hartley, Cœurs A Vif</em> évidemment), The Vines secouèrent le petit monde du rock indé au début des années 2000. Fondé autour de chanteur-guitariste Craig Nicholls, le trio originaire de Sydney se fit remarqué grâce à l’attitude déjantées de son frontman. Avec leurs cheveux gras et leur look de branleurs, Nicholls et sa bande collectionnèrent les prestations live chaotiques à coup de beuglements incontrôlés et de larsens assourdissants. Mais en il aura fallu davantage pour décourager le trio australien de trouver sa place parmi la scène des groupes en « The ». En effet, c’est en studio avec le lancement de leur premier album que The Vines s&rsquo;imposèrent comme l&rsquo;une des formations les plus excitantes du début du siècle. Moins classiques que The Hives, plus excités que The Strokes, les Australiens sont aussi de ceux à qui ont doit le retour des Converse All Stars dans les cours de récréation et des amplis Orange dans les garages des adolescents. </p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Huit ans après la mort de Kurt Cobain, The Vines réussirent à unir les fans de grunge et de la British Invasion en distillant des titres pop-punk teintés d’une forte touche de psychédélisme. Si le succès se dissipa rapidement, et ce en partie à cause de l’instabilité chronique de Nicholls, atteint du syndrome d’Asperger, The Vines signèrent deux LP particulièrement délicieux qui marquèrent la première moitié de la décennie: «&nbsp;Highly Evolved&nbsp;» (2001) et «&nbsp;Riding Days&nbsp;» (2004). Il fut en effet une époque où les effervescentes scènes australiennes et néo-zélandaises semblaient être capable de rivaliser avec celles de Londres et New York. Mais malgré quelques tentatives de come back entachées par de nombreux concerts annulés et une poignée d&rsquo;albums médiocres, le groupe tomba dans les oubliettes, incapable de renouer avec la finesse de ses deux premiers opus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une galette&nbsp;:</strong> Highly Evolved &#8211; <em>Capitol Records </em>(2002) </p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="225" height="225" class="wp-image-7600" style="width: 300px" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement.jpg" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement.jpg 225w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-120x120.jpg 120w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Derrière une des jaquettes les plus abouties de la décennie se cache une des plus belles surprises de l’année 2002. L’album ouvre en grande pompe sur la très crâneuse «&nbsp;Highly Evolved&nbsp;». Nicholls et sa bande recyclent à merveille la formule couplets cleans refrains distordus («&nbsp;Outtathaway&nbsp;», «&nbsp;Ain’t No Room&nbsp;», ou «&nbsp;In The Jungle&nbsp;»). Sur certains morceaux, les fantômes de Nirvana et de Soundgarden prennent carrément des accents psychés grâce à des chœurs planants particulièrement bien ficelés. En effet, le clou du disque réside dans la juxtaposition savante de chansons aux guitares poisseuses avec des ballades psychédéliques bien plus ambitieuses. </p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Aussi doué dans le rôle de l’adolescent excité le pied enclenché sur la fuzz («&nbsp;Get Free&nbsp;») qu’assis son derrière son piano, Nicholls montre une versalité remarquable tout au long du disque. Le clin d’oeil assumé au Fab Four est assumé sur «&nbsp;Factory&nbsp;» et son air enjoué à la «&nbsp;Obladi Oblada&nbsp;». Le voyage dans les sixties s’intensifie sur la somptueuse «&nbsp;Homesick&nbsp;», peut-être la véritable pépite de ce premier opus grâce à ses accents lennoniens et à ses textes mélancoliques. Les rêveuses «&nbsp;Mary Jane&nbsp;» et «&nbsp;Autumn Shade&nbsp;» vont dans le même sens. Pas étonnant donc d’entendre le chanteur chanter «&nbsp;It’s 1969 in my head&nbsp;» sur le morceau de clôture de l’album.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un hit en deux lignes :&nbsp;</strong>«&nbsp;Get Free&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Allemands appellent ça Zeitgeist, ou «l’art de capter l’esprit d’une époque&nbsp;». Il est difficile de mieux faire le pont entre les nineties et les 2000’s en deux minutes et sept secondes.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/asOvnGHwtDU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pépite à (re) découvrir&nbsp;: </strong>«&nbsp;Homesick&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/YPhbn0Yz_A0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/the-vines-les-mauvaises-graines-de-sydney/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7596</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Quand Jeff Beck annexa le jazz rock</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/quand-jeff-beck-annexa-le-jazz-rock/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/quand-jeff-beck-annexa-le-jazz-rock/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SHOTS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[JAZZ ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[JEFF BECK]]></category>
		<category><![CDATA[RIP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7533</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sale époque pour les guitaristes cruciaux&#8230; Au début du mois, c&#8217;est Jeff Beck que la grande faucheuse a emporté&#8230; Je ne l&#8217;avais pas écouté depuis la fin de mon adolescence, mais quand j&#8217;ai posé le bras de ma platine sur la face A de « Blow By Blow », sa réinvention en jazz-rock instrumental de 1975 que j&#8217;avais dû acquérir lors de mes années de lycée (J&#8217;étais assez client et étais même allé l&#8217;applaudir en 1979 aux arènes de Fréjus pour un [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/6k6ec_sd2Mc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Sale époque pour les guitaristes cruciaux&#8230; Au début du mois, c&rsquo;est<strong> Jeff Beck</strong> que la grande faucheuse a emporté&#8230; Je ne l&rsquo;avais pas écouté depuis la fin de mon adolescence, mais quand j&rsquo;ai posé le bras de ma platine sur la face A de « <strong>Blow By Blow</strong> », sa réinvention en jazz-rock instrumental de 1975 que j&rsquo;avais dû acquérir lors de mes années de lycée (J&rsquo;étais assez client et étais même allé l&rsquo;applaudir en 1979 aux arènes de Fréjus pour un concert avec le bassiste émérite Stanley Clarke et me souviens avoir adoré). Je me suis rendu compte à l&rsquo;écoute que j&rsquo;en connaissais la moindre note par coeur et que j&rsquo;avais bien des raisons d&rsquo;avoir apprécié cette œuvre pourtant située aux antipodes de ce que j &lsquo;écoute aujourd&rsquo;hui, tant chaque note jouée est gorgée d&rsquo;un feeling impressionnant et tant la rythmique est vraiment funky. Jeff Beck à cette époque avait la dégaine de l&#8217;emploi, celle de l&rsquo;impeccable et intemporel guitariste de rock anglais avec Gibson Les Paul au poing et profil de couteau, au point qu&rsquo;il aurait pu faire partie des Stones pour succéder à Mick Taylor mais il a décliné l&rsquo;offre. Pour faire du jazz-rock, mais à sa sauce, il n&rsquo;a sans doute pas eu tort ! Alors n&rsquo;hésitez pas à jeter une oreille sur ces morceaux si groovy qu&rsquo;on ne saurait céder aux seuls et trop sérieux fans de jazz. <em>You Know What I Mean, Constipated Duck</em>, <em>Cause We&rsquo;ve Ended As Lovers</em> ou <em>Thelonius </em>(toutes deux signées Stevie Wonder) ont tout pour figurer dans une playlist idéale. Un géant de la guitare a disparu, sachons le redécouvrir.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/quand-jeff-beck-annexa-le-jazz-rock/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7533</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SOTW #243 : She still leads me on, Suede</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-243-she-still-leads-me-on-suede/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-243-she-still-leads-me-on-suede/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[GLAM]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[SUEDE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7364</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui aurait cru que le shot de rock n&#8217;roll du moment nous soit administré par un groupe de cinquantenaires bien installés dans le paysage musical britannique depuis trente ans? Le nouveau single de Suede, qui annonçait « Autofiction » neuvième album sorti la semaine dernière est pourtant l&#8217;une des choses les plus revigorantes à écouter dans le style rock flamboyant, mélodique, nourri de glam et de pop et faisant immanquablement danser ou taper du pied. Et si She Still Leads Me On [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Qui aurait cru que le shot de rock n&rsquo;roll du moment nous soit administré par un groupe de cinquantenaires bien installés dans le paysage musical britannique depuis trente ans? Le nouveau single de <strong>Suede</strong>, qui annonçait « Autofiction » neuvième album sorti la semaine dernière est pourtant l&rsquo;une des choses les plus revigorantes à écouter dans le style rock flamboyant, mélodique, nourri de glam et de pop et faisant immanquablement danser ou taper du pied. Et si <em><strong>She Still Leads Me On</strong></em> n&rsquo;invente rien, cette irrésistible chanson nous rappelle pourquoi nous avons tellement aimé le rock.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suede est un groupe qui a connu plusieurs vies. La première, indiscutablement la meilleure, vit le groupe du sud de Londres devenir le « hot ticket » de la presse britannique en 1992, quand ils devinrent la promesse d&rsquo;un retour du rock à guitares à panache outre-Manche, à un moment où tout le monde là-bas semblait avoir revendu ses six-cordes et amplis pour acheter des synthés et des ordinateurs. Trait d&rsquo;union entre le grunge américain et la future britpop, Suede se positionnait comme une alternative séduisante, nourrie par les Smiths et par Bowie et proposait un duo de leaders et d&rsquo;auteurs-compositeurs impeccables en les personnes du fabuleux guitariste et arrangeur Bernard Butler et du chanteur androgyne à l&rsquo;impressionnante tessiture Brett Anderson. Le premier album fit un carton (<em>Animal Nitrate</em>, un de ses hymnes, est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-64-animal-nitrate-suede/">SOTW #64</a>). Le second « Dog Man Star » est un chef d’œuvre absolu, follement ambitieux et démesuré dont l&rsquo;accouchement se fit dans la douleur et conduisit à la brouille fatale entre les deux leaders, Bernard Butler débranchant sa guitare en 1994.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En recrutant le jeune guitariste Richard Oakes (seize ans à l&rsquo;époque) et le claviers Neil Codling, Anderson flanqué de sa section rythmique composée de Mat Osman (basse) et Simon Gilbert (batterie) mit en place Suede 2.0 et en fit un groupe d&rsquo;une rare efficacité pop comme le démontre l&rsquo;album « Coming Up » en 1996. Comprenant une collection de tubes imparables comme Trash, Filmstar ou la merveilleuse ballade Saturday Night, il souffre d&rsquo;une production métallique sonnant un peu datée, mais l&rsquo;album reste toutefois hautement recommandable aujourd&rsquo;hui. S&rsquo;ensuivirent des excès hédonistes et des périodes de contrition qui donnèrent des disques plus inégaux (« Head Music ») voire complètement anodins (« A New Morning », très blême) qui conduisirent au split du groupe en 2003. Brett Anderson se lança dans une carrière solo très confidentielle, tâtant d&rsquo;une folk acoustique très pastorale aux antipodes de ses extravagances avec Suede. Une reformation pour un concert en 2010, un nouvel album très réussi « Bloodsports » en 2013 célébrant les retrouvailles du groupe avec le producteur historique Ed Buller replacèrent Suede au centre de la chose pop rock. Avec en plus cette touche de nostalgie qu&rsquo;éprouvent tous ceux qui se voient replongés dans leurs jeunes années de fan, la mélancolie diffuse émanant des mélodies et de la voix de Brett Anderson n&rsquo;y étant pas pour rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux albums plus sophistiqués avec thèmes sombres et arrangement orchestraux (<em>What I&rsquo;m Trying To Tell You</em> est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-88-what-im-trying-to-tell-you-suede/">SOTW#88</a>), le fringant quintette de quinquas a tourné le hit album « Coming Up » sur les scènes du monde entier, de quoi redonner à Anderson de saines envies d&rsquo;électricité et d&rsquo;émotions directes, qui se concrétisent tout au long du tout récent « Autofiction ». <em>Banger</em> qui ouvre l&rsquo;album, <em>She Still Leads Me On</em> évoque paradoxalement la mère de Brett Anderson, décédée alors qu&rsquo;il était très jeune. Sans aucun pathos mais avec une émotion très crue, il raconte combien le souvenir de sa mère l&rsquo;inspire et l&rsquo;aide à certains moments de sa vie, lui insuffle une énergie créatrice. Un riff de guitare en arpège, un contrepoint en saccades punk, une basse mélodique et une batterie volubile donnent le ton d&rsquo;une chanson très traditionnellement bâtie: couplet, pont, refrain, couplet, pont, refrain, chorus, refrain shunté. Le tout à bride abattue, avec une mélodie vocale infectieuse surtout pendant le pont si énergique et des giclées de larsen mal peignées pour dynamiser le tout. Dire que ça fonctionne est un piètre euphémisme, tant la chanson et ses arrangements restent vissés dans votre cervelle. Si l&rsquo;autofiction est un genre littéraire en soi, elle trouve avec Suede une incarnation musicale. En revisitant le style pop glam scintillant qu&rsquo;ils personnifiaient à l&rsquo;époque de « Coming Up » mais en l&rsquo;observant avec leurs yeux de musiciens de cinquante ans, Suede met en musique une mise en abyme jamais ringarde ni hors de propos. Ainsi,<em>That Boy On The Stage</em>, <em>Personality Disorder</em> et <em>15 Again</em>, irrésistibles <em>bangers </em>ressuscitent le Brett Anderson de 1992 sans jamais sombrer dans la parodie. Avec <em>What Am I Without You ?</em>, les musiciens de Suede prouvent une fois encore qu&rsquo;ils sont orfèvres en ballades émotionnelles et nerveuses. Le reste de l&rsquo;album est au niveau. Les amateurs de pop rock flamboyant seront bien inspirés de ne pas passer leur chemin&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Live Bruxelles 2022 :  </h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/tfDgLym55Pg?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-243-she-still-leads-me-on-suede/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7364</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SOTW #242 : There&#8217;s better be a Mirrorball, Arctic Monkeys</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-242-theres-better-be-a-mirrorball-arctic-monkeys/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-242-theres-better-be-a-mirrorball-arctic-monkeys/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[ALEX TURNER]]></category>
		<category><![CDATA[ARCTIC MONKEYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7340</guid>

					<description><![CDATA[<p>«&#160;Don’t get emotional, that ain’t like you “ (Ne tombe pas dans la sensiblerie, ça ne te ressemble pas). Les premiers mots de la nouvelle chanson d’Arctic Monkeys, envoyée en éclaireuse d’un septième album intensément attendu («&#160;The Car&#160;», à paraître le 21 octobre) indiquent qu’Alex Turner, après de kubrickiennes aventures lunaires est revenu sur terre et s’installe fermement dans la sphère de l’intime… Cette sortie sans tambours ni trompettes (et qui donc, en ces temps d’hyper-information a fait l’effet d’une [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Don’t get emotional, that ain’t like you</em> “ (Ne tombe pas dans la sensiblerie, ça ne te ressemble pas). Les premiers mots de la nouvelle chanson d’<strong>Arctic Monkeys</strong>, envoyée en éclaireuse d’un septième album intensément attendu («&nbsp;The Car&nbsp;», à paraître le 21 octobre) indiquent qu’Alex Turner, après de kubrickiennes aventures lunaires est revenu sur terre et s’installe fermement dans la sphère de l’intime… Cette sortie sans tambours ni trompettes (et qui donc, en ces temps d’hyper-information a fait l’effet d’une bombe) est été une vraie surprise, en particulier à l’aune de la lecture des setlists des concerts de la tournée des festivals d’été que le groupe boucle actuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas eu le loisir d’aller à l’un de ces concerts, mais ceux-ci semblent assez calqués sur ceux donnés en 2018 (j’avais assisté à celui des Nuits de Fourvière, la chronique est ici), mêlant adroitement brûlots électriques à la folle énergie rock souvent issus du début de la carrière du quatuor de Sheffield, les tubes pop millimétrés de leur carton de 2013 «&nbsp;AM&nbsp;», quelques beaux exemples de la lounge pop théâtrale et sophistiquée expérimentée dans le révolutionnaire «&nbsp;Tranquility Base Hotel + Casino&nbsp;» et une pincée de chansons obscures destinées à faire frémir les fans les plus hardcore (cette fois-ci, au tour de <em>Potion Approaching</em>, de «&nbsp;Humbug&nbsp;» et de <em>That’s Where You’re Wrong</em>, la merveille qui clôt «&nbsp;Suck It And See&nbsp;» de se voir ainsi dépoussiérées). Ah oui, les concerts auront souvent commencé par <em>Do I Wanna Know&nbsp;?</em> (reconnaissons-le, l’une des meilleures chansons pour lancer un show) et le dernier morceau du rappel aura invariablement été le rageur et fédérateur <em>R U Mine&nbsp;?</em> Quid des nouveautés se demandera le fan un peu exigeant&nbsp;? Arctic Monkeys auront attendu quelques dates pour dégainer un premier extrait de «&nbsp;The Car&nbsp;», <em>I Ain’t Quite Where I Think I Am</em>. Selon les petits films Instagram ou YouTube consécutivement postés, cette chanson solidement funky avec guitare wah-wah de rigueur évoque irrésistiblement la période plastic soul de Bowie, ce qui est loin de me déplaire&nbsp;! Mais comme les voies choisies par Alex Turner sont impénétrables, ce n’est pas cette chanson qui sera envoyée comme estafette du futur album. <strong><em>There’d Better Be A Mirrorball</em></strong>, encore inédite sur scène, est un titre en parfaite contradiction avec le matériel joué en concert. Arctic Monkeys poussent encore plus loin la lounge pop sophistiquée abordée dans l’album précédent (voir <em>Four Out Of Five</em>, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-150-four-out-of-five-arctic-monkeys/">SOTW #150</a>) et, brûlons les idoles, osent sortir un single où ne figure la moindre note de guitare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, les claviers analogiques et les cordes symphoniques abondent. Comme dans cette longue introduction en cinémascope où un piano et des cordes jouent de concert un thème mélodramatique, qui laisse place à d’inquiétantes ponctuations de cordes (deux fois trois coups) créant un suspense haletant. La chanson proprement dite peut alors commencer. Sur un tempo souple et chaloupé, presque jazzy sur lequel on imagine Turner onduler à loisir se greffe une ligne d’orgue qui tourne comme un carrousel. La voix d’Alex Turner se pose alors, et c’est miraculeux. Loin des rodomontades (aussi spectaculaires qu’amusantes) dont il pouvait abuser au sein des Last Shadow Puppets, loin de tout effet de cape, il s’est transformé en un parfait crooner, les petits problèmes de justesse (allez, cette note bleue dont il usait volontiers) rencontrés parfois auparavant semblant définitivement derrière lui. L’interprétation sobre et retenue, mettant en avant son timbre le consacre comme le grand crooner pop du moment, un Scott Walker pour les années 2020. Notons que l’originalité de sa diction, de sa prosodie ajoutée à sa science du rythme rendent cette mélodie unique. Essayez de la suivre en chantant, vous comprendrez… Tout juste lance-t-il un falsetto fragile en parfaite harmonie avec la mélancolie ambiante à la fin de la chanson. Alex Turner y raconte une discussion vers de la voiture entre deux amants qui vont se séparer pour toujours. Les mots sont doux-amers, la boule à facettes du titre (et élément du décor de scène de la tournée actuelle) représentant l’espérance en un futur plus souriant. On est très loin de <em>R U Mine&nbsp;?</em> . Turner a d’ailleurs annoncé dans la seule interview donnée jusqu’ici (pour <em>The Big Issue</em>, journal de rue britannique) qu’il n’est plus question de refaire ce genre de rock, en tous les cas pas en studio, mais l’orientation choisie est intrigante. Le fait qu’Arctic Monkeys n’aient pas cédé aux sirènes de l’électronique pour accomplir leur mutation stylistique est à cet égard rassurant, les climats psychédéliques et groovy qu’encouragent l’utilisation d’instruments vintage et analogiques leur vont très bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on peut légitimement craindre que les camarades d’Alex Turner (Jamie Cook guitariste cantonné aux claviers comme on peut le voir dans la vidéo, le bassiste Nick O’Malley et le batteur Matt Helders, privés de chœurs comme de tout effet démonstratif) soient relégués au rang de simples accompagnateurs, on peut aussi les voir comme les Bad Seeds, soit de formidables musiciens sachant mettre tout leur talent au service de la chanson, laissant de côté tout égo. On saura à l’écoute de «&nbsp;The Car&nbsp;» si tel est le cas. En attendant, on ondulera sans modération sur cette magnifique chanson crépusculaire. Chapeau bas&nbsp;!</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-242-theres-better-be-a-mirrorball-arctic-monkeys/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7340</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Crows : le vacarme d&#8217;une Angleterre sous cloche</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/crows-le-vacarme-dune-angleterre-sous-cloche/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/crows-le-vacarme-dune-angleterre-sous-cloche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 15:25:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7319</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier coup d&#8217;essai concluant pour le quatuor Londonien. Le post-punk viscéral de « Beware Believers » place Crows parmi les poids lourds du genre. Voici un séjour hypnothique au coeur d&#8217;une Albion qui déchante. Du lourd. Il y a quelque chose de profondémment acerbe dans ce premier album de Crows. Enregistré début 2020 au Fish Factory Studios dans le nord de Londres, «&#160;Beware Believers&#160;» tire un portrait peu flatteur d’une Angleterre post-Brexit en pleine crise existentielle. Habitué du circuit des [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier coup d&rsquo;essai concluant pour le quatuor Londonien. Le post-punk viscéral de « Beware Believers » place Crows parmi les poids lourds du genre. Voici un séjour hypnothique au coeur d&rsquo;une Albion qui déchante. Du lourd.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de profondémment acerbe dans ce premier album de Crows. Enregistré début 2020 au Fish Factory Studios dans le nord  de Londres, «&nbsp;Beware Believers&nbsp;» tire un portrait peu flatteur d’une Angleterre post-Brexit en pleine crise existentielle. Habitué du circuit des pubs outre-Manche, Crows sort enfin un album digne de se nom, véritable chronique d&rsquo;une nation dont les plaies n&rsquo;ont jamais été aussi visibles que pendant l&rsquo;épidémie de covid19. Voilà de quoi confirmer la bonne santé de la scène actuelle de post-punk anglaise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/nba1Mxj7g38?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame de «&nbsp;Closer Still&nbsp;», la quatuor pose les bases d’un post-punk aggressif teintés d’accents psychédéliques. Noir, hanté par les fantômes de The Fall et Joy Division, James Cox déballe son mal-être sur des guitares déchirantes chargées d’écho. Pas le temps de tergiverser, l’auditeur est frappé en pleine figure dès les premiers roulements de batterie de «&nbsp;Garden of England&nbsp;», deuxième titre de ce disque à l’efficacité redoutable. Tel un coup de pied frontal entre les deux yeux, cette pépite de tout juste deux minutes s’impose comme le titre phare de ce premier semestre. Binaire, direct, sans fioriture, voici le genre de morceaux qui devrait ravir les fans d’IDLES ou des suédois de Viagra Boys, de quoi installer durablemennt Crows parmi les poids lourds du genre..</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve cette même énergie sur la très entêtante «&nbsp;Slowly Separate&nbsp;» et la violente «&nbsp;The Servant&nbsp;». Puis Crows nous plonge dans l&rsquo;atmosphère poisseuse des Stooges de Fun House sur «&nbsp;Moderation&nbsp;» en y ajoutant une touche purement British. Imaginez le Morrissey des 1980&rsquo;s qui se paye un featuring de luxe avec les frères Asheton en backing band. Exquis, mélancolique à souhait, «&nbsp;Moderation&nbsp;» explore des univers jusque là peu abordés par le groupe. Même moment de grâce sur «&nbsp;Meanwhile&nbsp;» et son riff d’introduction pataud. Le titre explose finalement que sur son refrain avant de finir à toute berzingue sur un tempo dopé aux amphétamines.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/q-wao4O9Q5U?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sans tomber dans le pamphlet politique lourdingue, « Beware Believers&nbsp;» aborde la période contemporaine avec un certain cynisme et une dose d’insolence bien venue (« Slowly Separate », « Only Time »). Il n’est pas surprenant de lire que le chanteur ait récemment confié avoir beaucoup lu d’ouvrages dystopiques ces derniers temps, reconnaissant au passage même un certain faible pour les travaux de Kurt Vonnegut et James Graham Ballard. deux maîtres du genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes Crows ne réinvente pas grand-chose et distille un son qui semble être celui du moment Outre-Manche. Les Londoniens se distinguent néanmoins par leur capacité à pondre un album cohérent de A à Z. Il n’y pas grand chose de glamour ni de poseur dans les complaintes électriques de la bande à Cox. Là où certaines formation anglaises pêchent par leur manque de sobriété, Crows fait dans l’efficace et l’urgent. On ne va pas s’en plaindre.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/crows-le-vacarme-dune-angleterre-sous-cloche/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7319</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SOTW #241: Always Together With You, Spiritualized</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-241-always-together-with-you-spiritualized/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-241-always-together-with-you-spiritualized/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[INDIE]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[SPACE ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[SPIRITUALIZED]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7309</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des beeps venus de l’espace et une voix désincarnée d’hôtesse de tour de contrôle lancent un drone de synthétiseurs et de phasing sur lequel trouvent place des chœurs aériens, des notes de glockenspiel et des accords de guitare… Une mélodie répétitive s’installe, comme une comptine, égrenée par la voix filtrée de J Spaceman, alias Jason Pierce, le démiurge derrière la folle entreprise Spiritualized. Ce motif mélodique apparemment modeste, ce pur ostinato prend une ampleur majestueuse à mesure que les strates [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des beeps venus de l’espace et une voix désincarnée d’hôtesse de tour de contrôle lancent un drone de synthétiseurs et de phasing sur lequel trouvent place des chœurs aériens, des notes de glockenspiel et des accords de guitare… Une mélodie répétitive s’installe, comme une comptine, égrenée par la voix filtrée de J Spaceman, alias Jason Pierce, le démiurge derrière la folle entreprise <strong>Spiritualized</strong>. Ce motif mélodique apparemment modeste, ce pur ostinato prend une ampleur majestueuse à mesure que les strates d’effets et d’instruments s’emparent de cette simple ritournelle, tempête de guitares (combien y en a-t-il&nbsp;?) et menaces de larsen avant que n’explose le refrain <strong><em>Always Together With You</em></strong>, simple phrase accompagnée de choeurs féminins séraphiques. Puis rentrent les violons, que dis-je l’orchestre, les timbales, les cymbales, formant un mur du son spectorien où le petits détails pointillistes créent d’admirables bas-reliefs. Un break orageux relance la chanson pour un finale ébouriffant et capiteux avec échos saisissants, tornades de bruit blanc et un solo de sax qu’on jurerait venir du fond des âges du rock n’roll. A plein volume, l’effet est maximaliste et incroyablement puissant sur l’auditeur et la chanson s’incruste irrémédiablement dans votre cerveau. Et ce qui est miraculeux avec Spiritualized, c’est que cette overdose d’arrangements et de production sublime la beauté humble de cette chanson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Spiritualized est né des cendres de Spacemen 3, groupe de space rock psychédélique formé à Rugby près de Birmingham au début des années quatre-vingt. Précurseurs du mouvement shoegaze qui fit florès à la fin de cette décennie avec des groupes comme My Bloody Valentine, Ride ou the Verve au début, les membres de Spacemen 3 confessaient «&nbsp;<em>Take drugs to make music to take drugs to</em>&nbsp;» (prendre des drogues pour faire de la musique pour prendre des drogues, formule aussi mémorable que publicitairement marquante, que certains artistes de cette époque ont un peu trop suivi à la lettre). Des conflits entre les deux leaders Jason Pierce (le guitariste et chanteur) et le claviers Pete Kember (alias Sonic Boom) conduisirent en 1990 le premier à embarquer le reste du groupe pour mener un nouveau projet, le second devenant un producteur recherché (on le verra aux manettes derrière Panda Bear ou MGMT). Dès lors, Spiritualized allait devenir une structure instable autour du seul Jason Pierce, multipliant les changements de personnel sans que cela n’altère aucunement le style du «&nbsp;groupe&nbsp;». Leur rock construit à base de pédales d’effets et d’architectures psychédéliques, en cela proche de ce que faisaient Spacemen 3 allait prendre un tournant radical en 1997 avec l’album multi-récompensé «&nbsp;<em>Ladies And Gentlemen, We Are Floating In Space</em>&nbsp;» (Mesdames et messieurs, nous flottons dans l’espace), première phrase de l’album énoncé comme une annonce par une blanche voix féminine, est d’abord surprenant par son design, l’album étant présenté comme une boîte de médicaments avec sa notice «&nbsp;<em>Spiritualized is used to treat the heart and soul&nbsp;</em>» (Spiritualized est utilisé pour soigner le cœur et l’âme). Jason Pierce et ses comparses (dont sa compagne et pianiste Kate Radley, qui allait le quitter peu après pour Richard Ashcroft, leader de the Verve…) allaient prouver que le remède était d&rsquo;une imparable efficacité. Dans cet album majeur de la fin des années quatre-vingt-dix, Pierce met au point la formule dont il ne déviera plus, en agrémentant son drone rock d’influences blues et gospel et en créant pour cela un fabuleux mur du son redevable aux productions de Phil Spector et de Brian Wilson, avec débauche d’arrangements et d’instruments, multiples guitares, cordes, cuivres, claviers, chœurs, harmonica&#8230; C’est manifeste est d’une grande éloquence dans <em>Come Together</em>, <em>I Think I’m In Love</em> et <em>Electricity</em>, pépites incontournables de cet excellent album.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les albums qui suivirent sont presque tous aussi bons, certains présentant des arrangements encore plus foisonnants («&nbsp;<em>Let It All Come Down</em>&nbsp;», en 2001, a nécessité la bagatelle de cent-vingt musiciens pour se faire. Quand on entend le single <em>Do It All Over Again</em>, on se dit que ça le méritait… D’autres sont plus fragiles, comme «&nbsp;<em>Songs in A&amp;E</em>&nbsp;» (2008), jeu de mots qui peut à la fois signifier «chansons en La et en Mi&nbsp;» et «&nbsp;chansons aux Urgences&nbsp;» car Jason Pierce a souffert de très graves problèmes respiratoires et passé beaucoup de temps à l’hôpital pendant sa conception, cet album convalescent où l’élément blues prend le dessus est souvent bouleversant, comme dans la superbe complainte <em>Soul On Fire</em>. «&nbsp;<em>Sweet Heart, Sweet Light</em>&nbsp;» en 2012 renoue avec la pop et aligne d&rsquo;excellentes chansons comme la très rock <em>Hey Jane</em> ou la merveille soul <em>Little Girl</em> (louons les qualités cinématographique et scénaristique des deux vidéos les illustrant).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouvel et neuvième album de Spiritualized « <em>Everything Was Beautiful</em> » sortira le 22 avril. Ne comportant que sept titres, il a été précédé par trois singles, <em>Always Together With You</em> étant le premier. Suivent l’émouvante ballade aux accents country où pleure une pedal steel <em>Crazy</em> et la duelle <em>The Mainline Song/The Lockdown Song</em>. Confinement que le misanthrope paranoïaque qu’est devenu Jason Pierce a vécu comme une bénédiction… Le design représente une nouvelle fois une boite de médicaments, cette fois-co dépliée et qui masque en partie un paysage flou qu’on imagine magnifique. Si sur la foi des similitudes des pochettes cet album était de la teneur de « <em>Ladies And Gentlemen, We Are Floating In Space</em> », on peut s’attendre à quelque chose d’absolument grandiose… </p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-241-always-together-with-you-spiritualized/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7309</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SOTW #240 : Chaise Longue, Wet Leg</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-240-chaise-longue-wet-leg/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-240-chaise-longue-wet-leg/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[INDIE POP]]></category>
		<category><![CDATA[POST-PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[WET LEG]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7292</guid>

					<description><![CDATA[<p>«&#160;Il est rare qu’un nouveau groupe sorte deux chansons et qu’elles soient super toutes les deux&#160;» s’enthousiasmait le magazine Variety en septembre 2021 à propos de Wet Leg en évoquant Chaise Longue et Wet Dream, les deux premières du jeune duo britannique. Il devient très rare aussi qu’on ait un coup de cœur en 2022 pour des chansons purement indie rock. Ces deux-là sont aussi bien fichues qu’irrésistibles et devraient réconcilier le grand public et le rock, ce qui n’est [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Il est rare qu’un nouveau groupe sorte deux chansons et qu’elles soient super toutes les deux</em>&nbsp;» s’enthousiasmait le magazine <em>Variety </em>en septembre 2021 à propos de <strong>Wet Leg</strong> en évoquant <em><strong>Chaise Longue</strong></em> et <em>Wet Dre</em>am, les deux premières du jeune duo<strong> </strong>britannique. Il devient très rare aussi qu’on ait un coup de cœur en 2022 pour des chansons purement indie rock. Ces deux-là sont aussi bien fichues qu’irrésistibles et devraient réconcilier le grand public et le rock, ce qui n’est pas aujourd’hui la moindre des gageures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wet Leg est un duo formé par deux amies de lycée sur l’île de Wight, autrement dit à Champignac-en-Cambrousse. Rhian Teasdale et Hester Chambers font de la musique avant tout pour s’amuser («&nbsp;<em>Good times all the times</em>&nbsp;» est leur devise) et ne s’embarrassent pas d’alibis culturels pour se justifier, posture ô combien rafraîchissante. Deux filles différentes, complémentaires et parfaitement complices, Hester la timide blonde à la voix douce au physique de folkeuse et l’extravertie et plus physique aux cheveux châtain Rhian forment une solide entité qui leur a permis de passer impérialement à travers le formidable buzz qu’ont généré leurs deux premières chansons. Elles en ont depuis dévoilé trois autres qui figureront dans un premier album au nom du groupe à paraître le 8 avril et l’avenir se présente radieux pour les deux amies. Avant de se réunir, elles avaient chacune de leur côté tenté l’aventure musicale, Chambers avec son petit ami et Teasdale en tant que Rhian, auteure-compositrice aux inspirations folk, sans grand succès et pas mal de déceptions puisque la première était retournée travailler dans la bijouterie familiale tandis que la seconde devenait styliste à Londres. Un été passé entre copines à s’éclater dans les festivals leur donna l’envie de faire de la musique ensemble, pour le fun, sans tirer des plans sur la comète ni ambition particulière. Et ironiquement, c’est au moment où elles décidèrent de s’en foutre qu’elles trouvèrent la formule qui allait les propulser sur le devant de la scène. Sur la foi d’une démo, elles sont tout de suite signées par le prestigieux label indépendant Domino (Arctic Monkeys, Cat Power, etc.), ont trouvé trois garçons chevelus impeccables pour les accompagner (guitare, basse, batterie) et sont rentrées en studio avec Dan Carey, producteur britannique que tout le monde s’arrache, de Franz Ferdinand à Fontaines D.C., cela même avant d&rsquo;avoir foulé la moindre scène. Situation induite par le confinement et c&rsquo;est sans aucun doute ce qu&rsquo;elles avaient de mieux à faire !</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2021 sort <em>Chaise Longue</em>, premier single et joli moment de post-punk aussi surréaliste qu’apparemment simpliste. Avec sa batterie sèche, son riff de guitare reconnaissable entre mille et sa ligne de basse mélodique, on tape du pied immédiatement et le gimmick se visse dans la tête instantanément. Le <em>spoken word</em> pince-sans-rire de Rhian, faussement apathique et un poil insolent, dénotant un sens de l’humour acéré et le «&nbsp;<em>What&nbsp;</em>? » murmuré par Hester concourent à donner une vraie personnalité à la chanson. Les paroles ne sont pas en reste et personne ne butera sur le refrain en le reprenant en chœur <em>«&nbsp;On the chaise longue, on the chaise longue, all day long on the chaise longue</em>&nbsp;». Ce post-punk jovial donne avantageusement le change à toute la majorité sombre, voire dystopique du genre en vogue depuis quelques temps outre-Manche. Ajoutez à cela une vidéo où on les voit faire les imbéciles habillées comme s&rsquo;ils elles jouaient dans « <em>La petite maison dans la prairie</em> » dans la campagne de l&rsquo;île de Wight et vous aurez tous les ingrédients qui ont fait de Chaise Longue un hymne. Hymne féministe, car les filles prennent ici les commandes, tancent un petit ami peu entreprenant ou invitent un spectateur à les suivre dans leur loge, où chaise longue et packs de bière tiède sont à disposition. C’est extrêmement addictif, on pense aux Breeders et aux Yeah Yeah Yeahs, Iggy Pop serait fan, les amateurs d’artistes maudits repasseront, les autres sauteront de joie. Quelques concerts en Angleterre et aux Etats-Unis (et un aux Transmusicales annulé&#8230;), quelques télévisions bien choisies ont suffi à leur donner une bonne réputation scénique, les deux amies et leurs musiciens semblant prendre un vrai plaisir à jouer et se marrent souvent. En janvier, elles ouvraient pour IDLES à Londres, devant le groupe qui avait fait germer en elles l’idée de former le leur… On attend donc beaucoup de l’album à paraître. Le second single <em>Wet Dream</em> tourne beaucoup sur les radios françaises et reconduit la formule joyeusement pop et terriblement accrocheuse, par contre le troisième <em>Angelica</em>, chanson sur une vieille amie de Rhian laisse entrevoir tout autre chose. Tout en gardant un tempo enlevé, elle sonne plus sombre et psychédélique avec synthés très présents et propose un refrain plus grave, s’apparentant davantage à une indie pop façon Siouxsie &amp; the Banshees.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Wet Leg »</em>, l&rsquo;album, est donc attendu comme le messie par le public rock et indie pop qui n&rsquo;avait rien d&rsquo;aussi populairement prometteur à se mettre sous la dent. Depuis le temps que les groupes à guitares reviennent en grâce, c&rsquo;est le moment d&rsquo;en avoir un qui fédère plus large. Qu&rsquo;il soit la réalisation du projet de deux filles nature et marrantes n&rsquo;en est que plus excitant. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Live on Later With Jools Holland (BBC)</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/JhrrOSU80-8?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-240-chaise-longue-wet-leg/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7292</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SOTW #237 : I Love You, I Hate You, Little Simz</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/sotw-237-i-love-you-i-hate-you-little-simz/</link>
					<comments>https://laculturedelecran.com/sotw-237-i-love-you-i-hate-you-little-simz/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[GRIME]]></category>
		<category><![CDATA[LITTLE SIMZ]]></category>
		<category><![CDATA[RAP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laculturedelecran.com/?p=7261</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’heure où le rap est la musique commercialement parlant la plus populaire et où les stars du genre sont devenues les personnalités les plus suivies, dont les frasques sont les plus commentées (pensons à Kanye West ou plus localement à Booba), où la surenchère médiatique les concernant devient tellement caricaturale qu’ils en deviennent insupportables, il est rafraîchissant de tomber au hasard d’une programmation radio sur Little Simz. La jeune Anglaise d’origine nigérianne Simbi Ajiwako possède à vingt-sept ans tous [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">A l’heure où le rap est la musique commercialement parlant la plus populaire et où les stars du genre sont devenues les personnalités les plus suivies, dont les frasques sont les plus commentées (pensons à Kanye West ou plus localement à Booba), où la surenchère médiatique les concernant devient tellement caricaturale qu’ils en deviennent insupportables, il est rafraîchissant de tomber au hasard d’une programmation radio sur <strong>Little Simz</strong>. La jeune Anglaise d’origine nigérianne Simbi Ajiwako possède à vingt-sept ans tous les atouts pour devenir l’une de ces stars, sauf que sa réserve toute britannique et sa classe naturelle indiscutable ne sauraient lui offrir les premières pages des magazines à scandale… Qu’elle en soit louée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous avais déjà présenté celle que je tiens comme la meilleure rappeuse du moment. Je l’avais découverte en première partie de Gorillaz (voir <a href="https://laculturedelecran.com/gorillaz-little-simz/">#SHOT</a>) et <em>Selfish</em>, extrait de son excellent second album « <em>GREY Area</em> » a été la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-190-selfish-little-simz-feat-cleo-sol/">SOTW #190</a>. En 2021, elle est revenue avec un album en technicolor « <em>Sometimes I Might Be Introvert</em> » (on remarquera l’acronyme délicatement nombriliste SIMBI, prénom de la dame).  Titre qu’on peut supposer ironique, tant cet album est extraverti musicalement parlant. Secondée par son fidèle ami et producteur Inflo, Simz a ouvert la porte de son hip hop rêche et organique à des arrangements et orchestrations <em>larger than life</em> qui auraient pu illustrer des péplums ou de comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood, torrents mélodramatiques et cinématographiques de cordes, de chœurs  et de cuivres qui auraient pu figurer dans les disques de soul satinée de Curtis Mayfield ou dans la Philly Soul proto-disco de MFSB ou des O’Jays. Cette luxuriance orchestrale est particulièrement présente dans les interludes entre les chansons de cet album dense et charnu, mais aussi dans la chair des chansons, toutes assez formidables. Pour autant, la rythmique reste sèche et le hip hop de Simz, typiquement britannique même si cette fois-ci les apports reggae et « musiques urbaines » made in the UK sont moins présents,  est toujours urgent, frondeur, sur la brèche. Le flow, plus que jamais impétueux ne s’embarrasse pas de coquetteries et frappe droit et dur. «<em> Sometimes I Might Be Introvert </em>» est enfin d’une grande variété musicale, comme « <em>GREY Area</em> » l’était, mais Simz et Inflo déroulent ici un éventail très large qui embrasse le funk, la soul, le grime (c’est comme ça qu’on appelle ce rap typique d’outre-Manche) mais aussi la pop 80’s (l’intégralement chanté <em>Protect My Energy</em>), l’afrobeat (<em>Point And Kill</em>, en duo avec le chanteur nigérian Obongjayar), voire la pop orchestrale opératique (<em>Miss Understood</em>). Sans parler du tube soul rap <em>Woman</em>, où apparaît la voix flûtée de l’amie Cleo Sol et de la remarquable pièce d’ouverture <em>Introvert</em>, où telles les trompettes de Jéricho les riffs de cuivres dressent un décor de péplum pour laisser place à un délicat motif de guitare folk sur lequel le rap incisif de Simz fait merveille. On notera que si Simz honore toujours le grime avec des morceaux funky et minimalistes (<em>Speed</em> et <em>Rolling Stone</em>, de la balle…), elle ne succombe jamais aux modes américaines, ne touche pas à la trap music, refuse toute utilisation de l’AutoTune et ne gaspille pas son talent en featurings inutiles… N’empêche, « <em>Sometimes I Might Be Introvert</em> » est un album de rap aussi important que le « <em>My Beautiful Dark Twisted Fantasy</em> » de Kanye West, album avec lequel il partage la luxuriance et la grandeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>I Love You, I Hate You</em></strong> est problablement la chanson la plus personnelle d’un disque très incarné, car Little Simz évoque ici ses relations avec sa famille, pas simples apparemment… Sur un sample de voix soul vintage qui scande I Love You, elle répond «&nbsp;<em>Sometimes&nbsp;</em>», I Hate You «&nbsp;<em>Always</em>&nbsp;», I Love You, « <em>Right Now&nbsp;</em>»… Cette chanson fait le pont entre les deux pôles qui caractérisent les arrangements de cet album, entre une rythmique hip hop assez rêche avec une basse vraiment <em>fat</em> et des arrangements luxuriants de cuivres et de cordes avec chœurs funky. Et c’est une vraie réussite, tant l’ensemble est accrocheur. Chanson importante car elle est le prétexte à un court-métrage réalisé par l’artiste… Si avec tout ça Simbi Ajiwako ne devient pas dans le coeur du public la rappeuse la plus essentielle depuis Lauryn Hill, c’est à désespérer&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I</strong> <strong>Love You, I Hate You, le film :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/gXK0aCbdW0c?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laculturedelecran.com/sotw-237-i-love-you-i-hate-you-little-simz/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7261</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
