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	<title>BELGIQUE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #225 : Bear With Me (And I&#8217;ll Stand Bare Before You), Charlotte Adigéry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quiconque ayant vu le film de Felix Van Groeningen «&#160;Belgica&#160;» (2016) se souviendra de cette marquante scène de la fin quand dans le bar désert, une chanteuse soul s’approprie un backing track electro désolé sur lequel elle pose un chant débordant de feeling, créant ainsi une ballade electro-soul parfaitement inédite et nécessaire. Cette fille s’appelle Charlotte Adigéry et elle est devenue en cinq ans une incontournable figure pop (très alternative, il faut le concéder) en Belgique et ailleurs. Née en [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Quiconque ayant vu le film de Felix Van Groeningen «&nbsp;<em>Belgica&nbsp;»</em> (2016) se souviendra de cette marquante scène de la fin quand dans le bar désert, une chanteuse soul s’approprie un backing track electro désolé sur lequel elle pose un chant débordant de feeling, créant ainsi une ballade electro-soul parfaitement inédite et nécessaire. Cette fille s’appelle <strong>Charlotte Adigéry</strong> et elle est devenue en cinq ans une incontournable figure pop (très alternative, il faut le concéder) en Belgique et ailleurs.</p>



<p>Née en France d’un père guadeloupéen et d’une mère martiniquaise aux racines yoruba, elle s’installe avec sa famille à Gand, Belgique flamande, à un jeune âge. Le mélange culturel devait alors s’imposer naturellement à la jeune Charlotte, qui s’en alla étudier la musique à l’université d’Hasselt avant d’essayer d’en faire professionnellement. Elle est alors remarquée par des bonnes fées en les personnes de David et Stephen Dewaele, les deux frères derrière Soulwax, 2 Many DJ’s entre autres incarnations musicales. Ils lui demandent alors de chanter <em>The Best Thing</em>, cette ballade de la B.O. de « <em>Belgica</em> » qu’ils composèrent intégralement, jouant ou déléguant l’interprétation à des groupes castés et créés pour l’occasion (voir <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-85-how-long-the-shitz-aka-soulwax/">SOTW #85 <em>How Long</em></a>). Elle allait aussi devenir la première signature et le pilier de Deewee, nouveau label des Gantois qui ont aussi construit leur studio du même nom dans la ville flamande (studio qui mériterait qu’on le visite, tout au moins virtuellement, tant son architecture comme ses équipements et lieux de vie sortent résolument de l’ordinaire, n’hésitez pas à fouiller sur le net pour en savoir davantage), s’offrant ainsi une totale et enviable autonomie artistique.  En 2017 sort un premier EP autoproduit à son nom où elle chante en anglais, français et créole d’une voix soul des expérimentations froides et assez cosmiques, puis sous le nom de WWWater un titre, <em>La Falaise</em>, inspiré par le tumulte de l’eau dans des gorges en Martinique.</p>



<p>Il faut attendre 2019 pour que s’installe le phénomène Charlotte Adigéry avec l’EP « <em>Zandoli</em> ». Elle trouve alors la formule magique en s’associant à un autre Antillais installé en Belgique et autre signature du label Deewee, Bolis Pupul, lequel co-écrit les chansons et produit et en faisant mixer le tout par les surdoués de la discipline David et Stephen Dewaele. Bien davantage que dans ses précédentes tentatives, les chansons deviennent très personnelles, au niveau de la composition comme du son. Ainsi, <em>Paténipat </em>ne ressemble à rien de connu tout en étant extrêmement évidente. Une simple trame électro, presque exclusivement percussive sur laquelle Charlotte chante une comptine en créole prend une ampleur techno surpuissante quand le débit du chant comme l’habillage s’accélèrent, générant une transe primitive qui devrait faire un malheur sur les pistes de danse (enfin, quand on pourra). <em>High Lights</em>, tube potentiel incontestable, est plus classiquement pop et parle de féminité noire avec fierté, la voix enjouée et l’interprétation vocale enjouée contrastant avec le côté mécanique de l’orchestration. Le chaud s’impose dans le froid, et ça marche terriblement bien.</p>



<p>Le nouveau single de Charlotte Adigéry qui nous intéresse ici <strong>Bear With Me (And I’ll Stand Bare Before You</strong>)&nbsp;représente et ouvre fièrement «&nbsp;<em>Foundations</em>&nbsp;», première compilation du label Deewee (numéro de catalogue DEEWEE 50) rassemblant titres et mixes des artistes signés et de Soulwax et dessinant ainsi les contours d’une nouvelle electro pop nourrie d’influences multiples et dénuée d’œillères partisanes d’une absolue cohérence. On se penchera par exemple avec intérêt sur l’album de James Righton, ex-leader des Klaxons et collaborateur d’Arctic Monkeys, dont le <em>Release Party</em> ici présent est très alléchant.</p>



<p>La chanson rassemble tous les éléments du style Adigéry, style qu’elle est parvenue à définir avec autorité en un temps record. L’instrumentation minimaliste (les programmations des quatre coups de cymbale et des roulements sont franchement démoniaques) ne cesse de s’étoffer tout au long de cet ostinato, des riffs de violons très disco pointant leur nez avec une insistance grandissante, tout comme l’interprétation vocale de la chanteuse, laquelle met toute sa gomme soul dans les ponts. Le mix des frères Dewaele sait, quant à lui, se charge avec la dextérité qu&rsquo;on leur connait de dynamiter l’ensemble avec une efficacité maximale. Charlotte Adigéry devrait alors très vite s’imposer pour ce qu’elle est, l’une des musiciennes pop les plus captivantes du moment. La vidéo très barrée au surréalisme empruntant à Magritte comme à David Lynch est une belle métaphore de la vie confinée…. Charlotte Adigéry est programmée au festival Nuits Sonores à Lyon, du 20 au 25 juillet, lequel a pour l&rsquo;instant lieu.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #223 : On A Roll, Balthazar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le concert de Balthazar à la Rodia à Besançon est l’un des derniers d’envergure auquel j’ai eu le bonheur d’assister. C’était en automne 2019 et le groupe de Courtrai, ou plutôt Kortrijk en Belgique flamande venait de sortir « Fever », solide album qui renouvelait en profondeur son style. Un changement de line-up (qui équivalut à la disparition du violon dans la palette du groupe live) leur permit alors de prendre des distances par rapport à l’altière indie-pop continentale volontiers progressive et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Le concert de <strong>Balthazar</strong> à la Rodia à Besançon est l’un des derniers d’envergure auquel j’ai eu le bonheur d’assister. C’était en automne 2019 et le groupe de Courtrai, ou plutôt Kortrijk en Belgique flamande venait de sortir « <em>Fever </em>», solide album qui renouvelait en profondeur son style. Un changement de line-up (qui équivalut à la disparition du violon dans la palette du groupe live) leur permit alors de prendre des distances par rapport à l’altière indie-pop continentale volontiers progressive et expressionniste, qui les caractérisait jusqu’alors. Comme le démontrait l’excellent (et idoinement nommé) single <em>Entertainment</em> (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-166-entertainment-balthazar-sotw-166bis-mad-world-warhaus/">SOTW #166</a>), Balthazar dévoilait ainsi un côté groovy et sexy un peu louche qui ne demandait qu’à être développé. Cette révolution culturelle assit à la tête du groupe une direction bicéphale avec les deux chanteurs et compositeurs principaux du groupe, Jinte Deprez et Maarten Devoldere. Avant « <em>Fever</em> » ils s’étaient lancés dans des expériences en solo, respectivement sous les noms de J. Bernhart et de Warhaus (<em>Mad World</em> est d’ailleurs la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-166-entertainment-balthazar-sotw-166bis-mad-world-warhaus/">SOTW #166bis</a>) et cette aventure les a vraisemblablement inspirés au-delà de leurs espérances. On ne s’attendait pourtant pas à ce que Balthazar revienne aussi rapidement avec un nouvel album. Les deux leaders ont travaillé chacun de leur côté, confinement oblige, et ont dû expérimenter davantage avec leurs claviers et leurs ordinateurs, propulsant la musique de Balthazar dans une dimension encore peu explorée. Ils avouent d’ailleurs avoir pris un grand plaisir à casser leurs habitudes de travail et aller ainsi dans une direction pas forcément imaginée au départ. « <em>Sand</em> » s’impose donc comme une rare conséquence heureuse de la crise…</p>



<p>Le single<em> Losers</em> lancé&nbsp;en éclaireur en automne 2020 confirmait la direction prise avec «&nbsp;<em>Fever</em>&nbsp;». Cette chanson pop très efficace est en effet montée sur un groove pneumatique et décontracté, funky et sensuel, la suave voix grave de Jinte Deprez trouvant un contrepoint idéal avec les chœurs en falsetto de Maarten Devoldere (ou serait-ce l&rsquo;inverse, tant les deux chanteurs passent avec une remarquable aisance d&rsquo;un registre à l&rsquo;autre). Les programmateurs radio ne s’y sont d’ailleurs trompés, car jamais la musique de Balthazar n’avait autant résonné sur les ondes… Malgré cette pochette d’un goût très discutable et en aucun cas représentative de ce que l’album renferme (un monstre de programme TV pour enfants dans une salle d’attente, il faudra s’expliquer…) «&nbsp;<em>Sand</em>&nbsp;» sorti fin janvier est fort cohérent. Tout ici est charnel, cool et élégant tout en étant commandé par un groove réglé au millimètre grâce à l’usage de loops et des programmations expertes, avec suffisamment de variété dans les rythmes pour ne pas sombrer dans la monotonie. <strong><em>On A Roll</em></strong>, troisième extrait dévoilé, est peut-être la chanson la plus sombre de l’album, la faute à un tempo syncopé et à un lancinant gimmick de guitare. Elle est pour autant aussi mémorable qu’addictive, grâce au jeu de contraste mélodique très réussi entre le chant crooner et les chœurs en fausset très pop et aussi au groove un peu louche qui vous fera sans coup férir onduler. Le morceau s’envole au moment du pont où intervient un ensemble de cuivres à la mélancolique saveur continentale, presque brechtienne, convoquant l&rsquo;esprit des fanfares belges qui font partie de l&rsquo;ADN des membres de Balthazar (tous excellant aux cors et cuivres, comme on a pu le vérifier sur scène), ce break prenant de l’ampleur avec l’arrivée de chœurs féminins gorgés de soul. Moment d’une grande musicalité témoignant d’une vraie science des arrangements, tout en revisitant les harmonies que Balthazar décline depuis les débuts du groupe.</p>



<p>Les onze morceaux composant «&nbsp;<em>Sand</em>&nbsp;» réservent de belles surprises pour qui suit Balthazar depuis longtemps et séduiront facilement tous les autres… L’introductif <em>Moment</em> résume tout ce que le groupe sait faire avec éloquence, mélodie en or, tempo syncopé et cuivres Mitteleuropa nostalgiques. <em>Linger On</em> est un exercice disco très réussi, avec son gimmick synthétique à la <em>Popcorn</em> et sa mélodie ensoleillée. La ballade aux couleurs jazzy <em>You Won’t Come Around</em> offre une belle respiration au milieu de l’album, avec son final rêveur et romantique. La louche et séduisante <em>Halfway</em>, à coup sûr futur grand moment des concerts car faite pour être reprise en chœur par la foule et la foisonnante et percussive <em>Hourglass</em> complètent avec bonheur ce solide album avec lequel Jinte Deprez et Maarten Devoldere s’imposent comme de grands compositeurs pop, s’étant concentrés sur les chansons comme jamais pour un résultat optimal. Avec ce rutilant «&nbsp;<em>Sand</em>&nbsp;» , Balthazar passe la cinquième tout en souplesse…</p>
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		<title>dEUS, idéal accident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 07:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[BELGIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[DEUS]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Y aurait-il sensation aussi extraordinaire que celle d&#8217;assister à un concert dont on sait qu&#8217;il sera l&#8217;un des meilleurs qu&#8217;on aura vu de sa vie ? Je me suis posé cette question existentielle ce mardi 7 mai à la Cigale à Paris, accompagné de deux amis très chers pour le concert célébrant les vingt ans de « The Ideal Crash » de dEUS. Album définitif dans l&#8217;oeuvre majeure du groupe anversois, « The Ideal Crash » en 1999 parvenait enfin [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Y aurait-il sensation aussi extraordinaire que celle d&rsquo;assister à un concert dont on sait qu&rsquo;il sera l&rsquo;un des meilleurs qu&rsquo;on aura vu de sa vie ? Je me suis posé cette question existentielle ce mardi 7 mai à la Cigale à Paris, accompagné de deux amis très chers pour le concert célébrant les vingt ans de « <strong>The Ideal Crash</strong> » de dEUS.  </p>



<p>Album définitif dans l&rsquo;oeuvre majeure du groupe anversois, « The Ideal Crash » en 1999 parvenait enfin à unifier leurs envies bruitistes et déstructurées et leurs mélodies ciselées, deux côtés qui ont toujours caractérisé le style de dEUS. Jusqu&rsquo;ici, chaque pôle prenait le dessus l&rsquo;un après l&rsquo;autre et « The Ideal Crash » réussit, et comment, à les synthétiser en des chansons formidables de puissance et en de vigoureuses et somptueuses ballades. Enregistré sous le soleil andalou, « The Ideal Crash » est le sommet incontesté de la carrière des Belges, même si chacun de leurs albums est très au dessus du lot. Comme le disait dans un français impeccable Tom Barman, leader incontesté et frontman charismatique et chaleureux « Les chansons de dEUS commencent au paradis et se terminent en enfer »&#8230; Un enfer bien confortable, mais l&rsquo;idée est là, tant la puissance musicale souvent déployée en fin de morceau est pyrotechnique et renverse tout sur son passage.  </p>



<p>Vingt ans après, dans cette même Cigale où lors d&rsquo;un festival des Inrocks en 2004 Tom Barman a sérieusement pensé à tout arrêter tant son groupe se délitait (le groupe qui avait créé « The Ideal Crash » était alors en lambeaux et trois musiciens sur cinq ont quitté le navire lors de l&rsquo;enregistement du futur « Pocket Revolution ». Barman y avait vu la sortie en sentant le public réagir avec un enthousiasme délirant sur « Instant Street », chanson pivot de cet album et seul véritable tube de dEUS en France. Il recruterait ensuite les impeccables musiciens qui jouent encore avec lui), lui et son excellent groupe célèbrent le disque en gratifiant un public composé à 100% de fans hardcore d&rsquo;un show de première classe.</p>



<p>La pochette pixellisée en fond de scène, avec cette femme en manteau rouge chutant sur un passage piétons, les musiciens entrent en scène. Le batteur Stéphane Misseghers, le bassiste Alan Gevaert, le violoniste et couteau suisse (claviers, choeurs, percussion, vibraphone&#8230;) Klaas Janzoons, compagnon de la première heure, le nouveau guitariste Bruno de Groote et un Tom Barman (c&rsquo;est son vrai nom) en pleine forme, ressemblant à Harvey Keitel en jupe ! Comme sur l&rsquo;album, un grand coup de larsen mal léché envoie « <strong>Put The Freaks Up Front</strong> » et c&rsquo;est parti pour l&rsquo;enchainement dans l&rsquo;ordre de tout l&rsquo;album, lequel est parfaitement séquencé. Cette chanson aux climats orageux, alternant tempêtes et éclaircies mélodieuses permet aux différents musiciens de prendre le chant, Barman se chargeant du rocailleux et du grave, de Groote et Misseghers excellant dans les registres aigus. Au beau milieu déboule une troupe d&rsquo;une dizaine de danseurs qui s&rsquo;intercalent entre les musiciens et se lancent dans une interprétation rythmique et chorégraphiée de la chanson et c&rsquo;est complètement convaincant. On savait Tom Barman en lien avec la scène de la danse contemporaine (voir le clip d&rsquo; « Instant Street »), il a vraisemblablement fait appel à qui il fallait. Cette troupe et son impressionnant meneur suit dEUS sur toute cette tournée européenne. Troupe qui s&rsquo;efface le temps de quelques chansons, les merveilleuses ballades « <strong>Sister Dew</strong> » et « <strong>The Magic Hour</strong> », la flottante et rêveuse « <strong>One Advice, Space</strong> », où la coda planante aux choeurs sublimes (lumineux accord des voix de Gevaert, Misseghers et de Groote) réussit à me faire frissonner et à m&rsquo;arracher des larmes et le morceau-titre, épique voyage sur batterie mötorik experte, qui lui aussi nous fait léviter vers la stratosphère. Le temps aussi de constater avec soulagement que le nouveau venu, Bruno de Groote était le bon choix. Ce guitariste venu du jazz et du blues remplit à merveille le vide laissé par le départ de Mauro Pawlowski. La troupe réinvestit la scène pour le tube certifié « <strong>Instant Street</strong> », dont l&rsquo;intro déchaîne les hourras du public. Je ne décrirai pas la structure si particulière de cet hymne (je l&rsquo;avais fait pour la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-43-instant-street-deus/">SOTW #43</a>), mais quand la machine s&#8217;emballe après le break en une tempétueuse montée instrumentale aux embardées de guitares tonitruantes, le public chante le riff si reconnaissable, et continue de le chanter longtemps après que la chanson est finie, oui, comme ça se passait avec le riff du « Seven Nation Army » des White Stripes. On ne peut que s&rsquo;incliner devant une telle trouvaille. Si bien que Barman et ses hommes sont obligés (avec un grand sourire satisfait) de démarrer la délicate « <strong>Magdalena</strong> » alors que la foule chante encore. Dire que cette ballade nerveuse est une merveille ne rendrait pas justice à la joliesse inquiète de cette chanson, le sommet émotionnel du disque. Suivent les deux chansons les plus barrées de l&rsquo;album, la bien nommée « <strong>Everybody&rsquo;s Weird</strong> », aux dissonances synthétiques et la chaloupée et absurde « <strong>Let&rsquo;s See Who Goes Down First</strong> », sur laquelle le ballet rivalise de pas heurtés et de chutes contrôlées au beau milieu des musiciens. La première partie s&rsquo;achève comme l&rsquo;album avec la ballade « <strong>Dream Sequence #1</strong> »), ostinato qui prend de l&rsquo;ampleur sonique tout du long et qui dégage une mélancolie réconfortante assez spirituelle avant de laisser les distorsions de guitares prendre le dessus pour s&rsquo;achever sur un simple arpège répété à l&rsquo;infini&#8230; Une petite heure d&rsquo;éternité s&rsquo;achève alors et dEUS quitte la scène. Rien que comme ceci, c&rsquo;eût été parfait.</p>



<p>Ils reviennent pourtant (et heureusement) jouer quatre chansons aux styles très différents, montrant ainsi l&rsquo;étendue de leur spectre musical. En commençant par leur seule chanson en français, «&nbsp;<strong>Quatre mains</strong>&nbsp;», talk over à l&rsquo;ambiance de film noir bâti sur un rythme haletant, presque jazz, sur lequel le ballet trouve toute sa place expressive. Tom Barman cabotine juste ce qu&rsquo;il faut en disant de façon énigmatique «&nbsp;Je te regarde, qu&rsquo;est-ce que attends&nbsp;?&nbsp;». Suit «&nbsp;<strong>Fell Off The Floor, Man</strong>&nbsp;», moment de bravoure des débuts du groupe, collage dadaïste qui emprunte autant à Captain Beefheart qu&rsquo;à James Brown (Tom Barman exécute d&rsquo;ailleurs de furieux pas de danse). Funky, bruitiste, chef d&rsquo;oeuvre de pop abstraite mais certainement pas désincarnée, au contraire bougrement physique et paillarde, cette chanson fait renaître les débuts turbulents du groupe belge et ça fait du bien. Après un tel barouf, Tom Barman introduit «&nbsp;<strong>Nothing Really Ends</strong> » en rendant hommage à un ami DJ de radio récemment décédé. Cette ballade lounge au rythme indolent de bossa nova avec délicat vibraphone présente la facette la plus ouvertement langoureuse et romantique de dEUS et c&rsquo;est bien sûr un bonheur. Ils reviennent pour un second rappel avec les danseurs pour exécuter l&rsquo;un de leurs morceaux les plus populaires en France, et accessoirement l&rsquo;exemple de ce qu&rsquo;a pu donner le mix de grunge et de rock européen, le sombre et énervé ostinato « <strong>Roses</strong> » qui fait exulter le public. Belle façon de clore ce coup de maître.</p>



<p>Alors bien sûr, quand on voit le génial bordel qui caractérisait les concerts de dEUS il y a vingt ans, avec cracheurs de feu, danseurs, jusqu&rsquo;au boutisme instrumental (voyez le clip de « <a href="https://youtu.be/QaAvShKyRj8">The Ideal Crash</a> », la chanson, pour vous faire une idée) on se dit que la version 2019 est bien mature. Certes, mais la passion suinte dans chaque note jouée, le résultat scénique est aussi beau qu&rsquo;intrigant et quels extaordinaires musiciens que ces cinq fringants quarantenaires&#8230; De quoi marcher sur les nuages en sortant de la Cigale suite à ce qui restera l&rsquo;un des concerts de ma vie, sans nul doute.</p>



<p><strong>Captation live amateur mais très convenable de l’événement :</strong></p>



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		<title>SOTW #166: Entertainment, Balthazar &#038; #166bis : Mad World, Warhaus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2018 10:00:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai toujours confessé un goût très prononcé pour la pop, le rock (et aussi le cinéma) belges, et vous ai déjà tressé les lauriers de dEUS (avec « Instant Street » &#8211; SOTW #43 &#8211; et « Bad Timing » &#8211; SOTW #110), bientôt de retour sur les scènes pour fêter les vingt ans de leur chef d&#8217;oeuvre « The Ideal Crash » et avec un album dans les tuyaux, et bien sûr de Soulwax (« How Long » &#8211; [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;ai toujours confessé un goût très prononcé pour la pop, le rock (et aussi le cinéma) belges, et vous ai déjà tressé les lauriers de dEUS (avec « Instant Street » &#8211; <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-43-instant-street-deus/">SOTW #43</a> &#8211; et « Bad Timing » &#8211; <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-110-bad-timing-deus/">SOTW #110</a>), bientôt de retour sur les scènes pour fêter les vingt ans de leur chef d&rsquo;oeuvre « The Ideal Crash » et avec un album dans les tuyaux, et bien sûr de Soulwax (« How Long » &#8211; <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-85-how-long-the-shitz-aka-soulwax/">SOTW #85</a> &#8211; et « Missing Wires » &#8211; <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-117-missing-wires-soulwax/">SOTW #117</a>), en tant que groupe de pop et comme fantastiques (2 Many) DJs (<a href="https://laculturedelecran.com/rswx-presents-dave/">#RSWX presents Dave</a>). Dans une moindre mesure, je goûte aussi les ballades languides des Wallons Girls in Hawaii. Qu&rsquo;ont donc les Belges que les Français n&rsquo;ont pas ? Peut-être simplement une meilleure pratique de l&rsquo;anglais et un moindre complexe face à la musique anglo-saxonne. En tous les cas, l&rsquo;univers musical des groupes d&rsquo;outre-Quiévrain présente une touche bien à eux, très européenne, et ce sentiment de continentalité fait partie des choses auxquelles il faut solidement se raccrocher en ces temps particulièrement inquiétants&#8230;</p>



<p>J&rsquo;avais découvert <strong>Balthazar</strong> à la Vapeur à Dijon en première partie de dEUS en 2011 ou 2012 et avais été séduit par ce jeune quintette flamand originaire de Courtrai où s&rsquo;imposaient déjà deux très bonnes voix, une rythmique solide, des guitares volontiers dissonantes et un violon strident (points communs avec dEUS). Si l&rsquo;ensemble était encore un peu vert, quelques belles trouvailles mélodiques apparaissaient, comme dans ce « I&rsquo;ll Stay Here » qui deviendra le tube de leur premier album « Applause ». Puis je les ai suivis de loin en loin, toujours happé par la voix très crooneuse de Maarten Devoldere, qui présente à la fois l&rsquo;aspérité rauque d&rsquo;un Tom Waits et le moelleux arrogant d&rsquo;un Alex Turner. Il partage le chant avec l&rsquo;autre compositeur Jinte Deprez, à l&rsquo;énergique voix plus traditionnellement rock. La formation tourne d&rsquo;ailleurs autour de ces deux évidents leaders. Balthazar s&rsquo;apprête à sortir un quatrième album en février 2019. En apéritif, ils ont déjà livré « Fever », la chanson éponyme et ce tout nouveau « <strong>Entertainment</strong> » qui m&rsquo;a cueilli comme une fleur. Morceau plus rock qu&rsquo;à l&rsquo;accoutumée chez Balthazar, chanté d&rsquo;une voix ad-hoc sous forme de talk over sexy par Jinte Deprez, il fait des clins d&rsquo;oeil très marqués à plusieurs styles de rock groovy et dansant, tout en gardant une bonne part de belgitude. Des maracas possédés nous transportent à Madchester, appellent Primal Scream, les Stone Roses et les Happy Mondays quand ceux-ci tiraient les rockers vers le dancefloor au début des nineties. Les « Woo hoo » évoquent évidemment le « Sympathy For The Devil » des Stones et plus avant le Bo Diddley beat et tout le rock vaudou. Les choses s&rsquo;européanisent au moment du pont, quand de suaves trompettes suspendent le temps et pavent le chemin vers un refrain à deux voix à la dEUS, atypique mais si mélodique, avant d&rsquo;enchaîner vers un arrangement de violon parfaitement discoïde. Le second et dernier refrain est accompagné par un solo de guitare dissonant que ne renieraient pas la meilleure new wave, voire les Bad Seeds. Un tel cocktail aussi cultivé qu&rsquo;épicé ne saurait laisser les fans de rock et de pop indifférents. Et c&rsquo;est carrément la grande classe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>SOTW #117 : Missing Wires, Soulwax</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 10:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soulwax est une entité (plutôt qu&#8217;un simple groupe) qui refuse catégoriquement la moindre redite. Les deux frères Stephen et David Dewaele mènent une carrière très aventureuse depuis le début des années 90 et savent encore trouver le moyen de titiller leur curiosité en s&#8217;imposant des contraintes techniques et en élaborant des concepts futés et efficaces qui leur permettent de continuer à enregistrer et jouer de la musique loin de toute routine, de toute lassitude. Pour tromper l&#8217;ennui des longues soirées [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Soulwax</strong> est une entité (plutôt qu&rsquo;un simple groupe) qui refuse catégoriquement la moindre redite. Les deux frères Stephen et David Dewaele mènent une carrière très aventureuse depuis le début des années 90 et savent encore trouver le moyen de titiller leur curiosité en s&rsquo;imposant des contraintes techniques et en élaborant des concepts futés et efficaces qui leur permettent de continuer à enregistrer et jouer de la musique loin de toute routine, de toute lassitude. Pour tromper l&rsquo;ennui des longues soirées de tournée, les frères ont commencé à mixer sous le nom de 2 Many Dj&rsquo;s (titre d&rsquo;une chanson de leur second et meilleur album de rock « Much Against Everyone&rsquo;s Advice », en 1998) avec le succès qu&rsquo;on connait et ont pris goût à faire danser les foules enthousiastes sur leurs savoureux mashups. D&rsquo;où le reboot du groupe rock opéré en 2005, lorsque les Belges sortirent « Nite Versions », soit le dernier disque « Any Minute Now », sorti en 2004, remixé en live et avec une vraie section rythmique. Concrétisant ainsi un idéal de mélange entre énergie rock, transe electro et rythmique house que n&rsquo;ont pas renié des contemporains et amis comme LCD Soundsystem.</p>
<p style="text-align: left;">Depuis la grande tournée Nite Versions qui donna matière au documentaire « Part Of The Weekend Never Dies » (recommandé), Soulwax s&rsquo;était effacé. Les frères Dewaele ont alors enchaîné les projets et les expériences (allez fouiller sur leur site Radio Soulwax, c&rsquo;est une mine d&rsquo;or), investi dans leur propre studio à Gand, Deewee, et monté un label du même nom avant de goûter de nouveau au rock grâce à l&rsquo;écriture et l&rsquo;enregistrement de la bande son du film « Belgica » pour laquelle il créent quinze groupes avatars de tous les styles, respectant leur immense spectre d&rsquo;influences et de goûts. Comme the Shitz avec l&rsquo;hyper catchy « How Long » (Song of the week #85). De quoi leur donner l&rsquo;envie de réactiver Soulwax.</p>
<p style="text-align: left;">En partant du constat que ce qui est le plus excitant dans le rock, c&rsquo;est la batterie, ils ont élaboré leur programme éphémère pour batteries et machines (« Transient Program For Drums ans Machines »), dispositif scénique comprenant pas moins de trois sets de batterie et des claviers analogiques, et parfois la basse du Soulwax Stefaan Van Leuven. Sept personnes y participent, dont le batteur de Sepultura (!) Iggor Cavalera. Sur scène, Soulwax déroule un mix d&rsquo;anciennes et de nouvelles chansons. Ces dernières se succèdent sans blanc, façon DJ set, dans leur nouvel album « From Deewee », enregistré comme sur scène en une journée et en prise live en février 2017 dans le studio gantois. Outre la prouesse technique, c&rsquo;est ce genre de défi qui excite Stephen et David Dewaele et qui permet à la musique de Soulwax de garder une vraie fraîcheur, en poussant plus loin le mélange de pop, de techno, de krautrock, de new-wave et d&rsquo;énergie rock qui l&rsquo;a toujours caractérisée. « <strong>Missing Wires</strong> » attaque par un tonnerre de batterie façon speed metal où viennent s&rsquo;insinuer avec de plus en plus d&rsquo;insistance des claps disco, laissant place à un riff de basse synthétique minimaliste sur lequel peut s&rsquo;élever la voix cool de Stephen Dewaele. Les trois batteurs installent petit à petit roulements, breaks et mettent en place un tempo polyrythmique extrêmement dansant avant que le tumulte de batterie liminaire (Iggor Cavalera) n&rsquo;achève ce joli jeu de construction. L&rsquo;impeccable savoir-faire de Soulwax n&rsquo;a pas fini de nous étonner&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Live 2016 Pitch Festival. Début chanson: 1&rsquo;53 ».</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/e-pmsFLUbBQ?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #110 : Bad Timing, dEUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 10:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 10 février 2017, Mauro Pawlowski a joué pour la dernière fois avec ses camarades de dEUS, mettant fin à une fertile collaboration qui aura duré treize ans. Ce concert exceptionnel (ainsi que le warm-up show de la veille) s&#8217;est bien sur tenu dans la bonne ville d&#8217;Anvers, base du meilleur groupe belge de tous les temps. On peut arguer qu&#8217;un musicien quittant un groupe n&#8217;est pas une information capitale, tout juste une péripétie. D&#8217;ailleurs, dEUS a en vu [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Ce vendredi 10 février 2017, Mauro Pawlowski a joué pour la dernière fois avec ses camarades de <strong>dEUS</strong>, mettant fin à une fertile collaboration qui aura duré treize ans. Ce concert exceptionnel (ainsi que le warm-up show de la veille) s&rsquo;est bien sur tenu dans la bonne ville d&rsquo;Anvers, base du meilleur groupe belge de tous les temps. On peut arguer qu&rsquo;un musicien quittant un groupe n&rsquo;est pas une information capitale, tout juste une péripétie. D&rsquo;ailleurs, dEUS a en vu défiler un bon nombre depuis ses débuts au début des 90&rsquo;s, se succédant aux côtés des inamovibles Tom Barman (chant, guitare et principal compositeur) et Klaas Janzoons (violon et claviers). Mais l&rsquo;apport de ce guitariste racé au ténébreux physique a été d&rsquo;une importance capitale dans dEUS, Mauro Pawlowski y alternant avec bonheur les ambiances atmosphériques, les solos virtuoses et les assauts bruitistes, tel Blixa Bargeld au sein des Bad Seeds. Ajoutons sa belle voix dans un haut registre (contrepoint idéal de celle, rauque et parfois sarcastique de Tom Barman) et une présence magnétique et épileptique sur scène. Las, Mauro Pawlowski part vers d&rsquo;autres aventures avec élégance et on peut gager que le groupe aura bien du mal à le remplacer. J&rsquo;aurais tant aimé assister à sa dernière au sein de dEUS à Anvers&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">J&rsquo;ai choisi pour illustrer mon propos la première chanson du premier disque de dEUS où a participé Mauro Pawlowski, « <strong>Bad Timing</strong> » de « Pocket Revolution », immarcescible chef d&rsquo;oeuvre du groupe flamand sorti en 2005 dont je n&rsquo;arrive pas à me lasser et que je vous recommande ardemment. La plainte dissonante d&rsquo;un e-bow (genre d&rsquo;archet électronique pour guitare) pose un climat lourd et inquiet, prélude d&rsquo;un ostinato tendu qui va crescendo jusqu&rsquo;à un voluptueux climax. Si tout au long du marathon « Bad Timing  » (plus de sept minutes au compteur) dEUS rompt avec les structures acrobatiques qui caractérisaient ses chansons du début (telle la dadaïste quoique si funky « Fell Off The Floor, Man », qu&rsquo;on jurerait inspirée par Captain Beefheart), le groupe ne renonce pas aux embardées électriques tonitruantes, aux brutales accélérations rock qui créent de vertigineux reliefs. Le ciel se charge tout le long de cette chanson, la mélodie devient mélopée, l&rsquo;orage gronde avec fureur avant une accalmie qui permet à la foudre de frapper de plus belle. Bien sur le texte, à l&rsquo;avenant, parle d&rsquo;une angoissante obsession amoureuse qui ne rencontre pas sa simultanéité. Lui aime elle sans retour, puis c&rsquo;est l&rsquo;inverse. Mauvais timing, mais la musique, elle, est d&rsquo;une redoutable efficacité tout en ne cédant jamais à l&rsquo;évidence ni à la facilité.</p>
<p style="text-align: left;">Souvenir toujours vivace d&rsquo;un extraordinaire concert à la Vapeur à Dijon en automne 2005 où je ne suis pas le seul à avoir pris une baffe colossale (les intéressés se reconnaîtront!). La classe de dEUS en live est insolente. Souvent joué en fin de set, voire en rappel, « Bad Timing » est depuis un moment incontournable de tout concert de dEUS. Autre souvenir, celle de la longiligne silhouette de Mauro Pawlowski déambulant dans un parc à Bourges, avant leur set lors du Printemps 2006. Et lui aussi, on peut dire qu&rsquo;il l&rsquo;a, la classe!</p>
<p style="text-align: left;">Live Sziget 2012:</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/p_8PtsS06qU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #43 : Instant Street, dEUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 16:34:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oldie but goldie et pièce maitresse d&#8217;une pop européenne aussi brûlante qu&#8217;originale. Le groupe anversois dEUS fête ses vingt ans d&#8217;existence, une carrière caractérisée par un esprit aventurier jamais renié et une qualité musicale constante. « Instant Street » est sans doute leur morceau emblématique, celui qui a su fondre leurs deux tendances majeures, une écriture pop étincelante et une ambition noisy et destructurée. Fan du Velvet, de Captain Beefheart et de James Brown, le chanteur, guitariste et compositeur principal Tom Barman (c&#8217;est son [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Oldie but goldie et pièce maitresse d&rsquo;une pop européenne aussi brûlante qu&rsquo;originale. Le groupe anversois <strong>dEUS</strong> fête ses vingt ans d&rsquo;existence, une carrière caractérisée par un esprit aventurier jamais renié et une qualité musicale constante. « <strong>Instant Street</strong> » est sans doute leur morceau emblématique, celui qui a su fondre leurs deux tendances majeures, une écriture pop étincelante et une ambition noisy et destructurée. Fan du Velvet, de Captain Beefheart et de James Brown, le chanteur, guitariste et compositeur principal Tom Barman (c&rsquo;est son vrai nom&#8230;), maître à bord et seul membre d&rsquo;origine aujourd&rsquo;hui (avec le violoniste/claviers Klaas Janzoons) a su greffer ses obsessions pour créer cette musique intrigante, virtuose, dissonante et toutefois complètement évidente.</p>
<p>« Instant Street », extrait de l&rsquo;excellent « The Ideal Crash » sorti en 1999 commence relax avec son rythme chaloupé de rumba et ses guitares au son de banjo. Le couplet à la mélodie dylanienne qui vous cramponne mène au refrain mélancolique (chanté par le guitariste d&rsquo;alors Craig Ward) souligné d&rsquo;une ample vague de violon. Des coups de sifflet sonnent le départ d&rsquo;un long coda absolument passionnant, inattendu et d&rsquo;une haute pyrotechnie. Un riff de guitare distordu prend possession de la chanson, le tempo accélère encore et encore en tourbillon haletant jusqu&rsquo;au climax. Et c&rsquo;est grandiose. Le clip, au même titre, montre une personnalité double. Passant d&rsquo;une scène éthylique et suspendue en discothèque aux rues d&rsquo;Anvers au petit matin, pour un flashmob arty et clairement redevable à la danse contemporaine. Brillant.</p>
<p>J&rsquo;adore ce groupe, et j&rsquo;aime absolument tout chez eux, tous leurs disques. De plus, c&rsquo;est sans doute l&rsquo;un des meilleurs groupes live en exercice. Espérons qu&rsquo;ils tourneront bien vite pour célébrer avec faste leur vingt ans. C&rsquo;est un bien bel âge&#8230;</p>
<p><strong>Version intégrale studio :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/wBRLSHI6Gpc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p><strong>Live Rock en Seine 2012 :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/9yel4INWfWA?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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