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	<title>FOLK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>FOLK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #228 : Chase it down, Bobby Gillespie &#038; Jehnny Beth</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Song Of The Week est de retour après une longue trêve estivale poursuivie par une trêve de rentrée, plus longue qu’à l’accoutumée mais les temps troublés qui s’éternisent ne sont guère propices à la régularité de l’inspiration. De cet été&#160;très mouillé me restent quelques airs fugaces qui l’ont bon an mal an rythmé. Et si cette saison n’est pas la plus féconde au niveau des sorties de disques, j’aurai souvent écouté un album à l’ambiance très automnale (donc en [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>La Song Of The Week est de retour après une longue trêve estivale poursuivie par une trêve de rentrée, plus longue qu’à l’accoutumée mais les temps troublés qui s’éternisent ne sont guère propices à la régularité de l’inspiration. De cet été&nbsp;très mouillé me restent quelques airs fugaces qui l’ont bon an mal an rythmé. Et si cette saison n’est pas la plus féconde au niveau des sorties de disques, j’aurai souvent écouté un album à l’ambiance très automnale (donc en parfait accord avec les cieux capricieux de juillet), <em>Utopian Ashes, </em>le <em>side-project </em>que <strong>Bobby Gillespie</strong>, le sémillant quasi-sexagénaire leader de Primal Scream, a concocté avec <strong>Jehnny Beth</strong>, artiste française multi-cartes de vingt-cinq ans sa cadette, chanteuse des rageuses Savages que tout le monde (Gorillaz, IDLES,&nbsp;Julian Casablancas, etc…) s’arrache…</p>



<p>Les deux chanteurs avaient une première fois uni leurs voix en 2015 à Londres lors d’un concert de Suicide, séminal groupe punk synthétique new-yorkais dont ils étaient tous deux grands fans. L’expérience fut suffisamment satisfaisante pour que Jehnny Beth soit conviée ensuite à monter sur scène avec Primal Scream. La politesse fut retournée à Bobby Gillespie quand Beth invita Primal Scream à jouer et à converser dans son émission diffusée sur Arte «&nbsp;<em>Echoes with Jehnny Beth</em>&nbsp;». Cette complicité artistique engagée ne demandait qu’à s’épanouir, mais pas question de le faire d’une façon téléphonée. Plutôt que décliner un registre punk, kraut ou psychédélique, terrains où les deux artistes évoluent souvent, Bobby Gillespie a suggéré de faire de son premier album solo un album collaboratif avec Jehnny Beth le long duquel ils exploreraient un genre qu’il affectionne particulièrement, la chanson américaine à inflexions soul et country en duo mixte façon George Jones et Tammy Wynette ou Gram Parsons et Emmylou Harris. <em>Utopian Ashes</em> ne parle que d’érosion de l’amour par le temps et de désintégration du couple, les deux artistes s’étant inspirés de leurs histoires personnelles et de celles de leur entourage pour coucher des paroles aussi désespérées que lyriques,&nbsp;en parfaite adéquation avec un enrobage musical classieux, option ronce de noyer et exécuté avec grâce par les compères de Gillespie dans Primal Scream, Andrew Innes à la guitare et aux arrangements, Darrin Mooney à la batterie et Martin Duffy aux claviers, et par le partenaire musical de Jehnny Beth, le touche-à-tout français Johnny Hostile à la basse et aux arrangements.</p>



<p>En quelques sessions d’écriture à Paris et un enregistrement à Londres en 2018, les neuf chansons ont été vite bouclées mais la pandémie a retardé le fignolage de l’ensemble et donc sa sortie qui eut finalement lieu en juillet dernier. <strong>«&nbsp;<em>Chase It Down</em>&nbsp;</strong>» ouvre l’album de bien belle façon. Cette chanson, la plus groovy de l’album, aurait eu toute sa place sur l’album sudiste des Primals, ce <em>Give Out But Don’t Give Up</em> sorti en 1994, album certes inégal mais où Gillespie témoignait de façon désarmante son amour pour le rock des Stones des seventies et de Big Star, album enregistré en partie à Memphis, Mecque du rock sudiste gorgé de soul music. C’est dans cette veine Southern soul matinée de pop rock que se situe<em> «&nbsp;Chase It Down&nbsp;»</em>, dans laquelle le narrateur enjoint son bientôt ex-amoureuse de vivre sa vie et de profiter de tout ce qui se présente, quand bien même ils se séparent. Sur de simples accords de guitare folk et des volutes de violons soul proto-disco s’élève la complainte de Gillespie (lequel, sans être un chanteur exceptionnel, s’améliore de disque en disque). Le refrain, qui donne à la chanson tout son peps, est laissé à la voix puissante et très personnelle de Beth. Le solo de guitare d’Innes est dans le registre blues-rock et n’aurait pas déparé sur «&nbsp;<em>Movin’On Up</em>&nbsp;», l’une des chansons emblématiques de Primal Scream. Et si cette chanson entêtante ouvre <em>Utopian Ashes</em> de bien belle façon, le reste de l’album est tout aussi remarquable. Que ce soit avec les merveilleuses ballades façon Memphis soul «&nbsp;<em>Remember We Were Lovers</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>Your Heart Will Always Be Broken&nbsp;</em>», où Jehnny Beth excelle et où les artistes se rapprochent au plus près de l’ambition de départ, la critique acide de la société anglaise sous forme de valse pastorale «&nbsp;<em>English Town</em>&nbsp;» (Gillespie reste un commentateur social très avisé), la pop folk sixties chaloupée à la Mamas and Papas de «&nbsp;<em>Stones Of Silence</em>&nbsp;» ou la très soul et cuivrée «&nbsp;<em>Living A Lie</em>&nbsp;», aucune faute de goût ne détonne dans cet album aussi solide que personnel et destiné à devenir disque de chevet.</p>



<p>Alors que Primal Scream va remonter sur scène pour fêter en grande pompe les trente ans de leur album emblématique <em>Screamadelica</em>, on peut douter qu’<em>Utopian Ashes</em> trouve une traduction scénique. On peut toutefois raisonnablement penser que Jehnny Beth rendra souvent visite à Bobby Gillespie, sur scène ou ailleurs…</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #214: Hurt, Arlo Parks</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 08:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l&#8217;une de ces trop nombreuses torpeurs confinées avec la radio qui tournait, j&#8217;ai eu l&#8217;oreille attirée par une voix et une mélodie, assez pour que je me jette sur mon smartphone et que je « shazamme » la chose&#8230; S&#8217;afficha alors un nom qui ne m&#8217;évoquait rien, mais j&#8217;ai bien vite enquêté sur la toile pour en savoir davantage sur&#8230; Arlo Parks.&#160; Bachelière en 2019, Anaïs Oluwatoyin Estelle Marinho est une jeune femme de tout juste vingt ans [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Lors de l&rsquo;une de ces trop nombreuses torpeurs confinées avec la radio qui tournait, j&rsquo;ai eu l&rsquo;oreille attirée par une voix et une mélodie, assez pour que je me jette sur mon smartphone et que je « shazamme » la chose&#8230; S&rsquo;afficha alors un nom qui ne m&rsquo;évoquait rien, mais j&rsquo;ai bien vite enquêté sur la toile pour en savoir davantage sur&#8230; <strong>Arlo Parks</strong>.&nbsp;</p>



<p>Bachelière en 2019, Anaïs Oluwatoyin Estelle Marinho est une jeune femme de tout juste vingt ans basée dans l&rsquo;Ouest de Londres. Son père est Nigérian, sa mère Franco-tchadienne et la jeune Anaïs a parlé la langue de Voltaire avant celle de Shakespeare. Son nom d&rsquo;artiste a été inspiré par des chansons de Frank Ocean et de King Krule, histoire de situer les influences. Encore lycéenne, elle n&rsquo;a pas tardé à écrire de la poésie et mettre ses textes en chansons, sortant à dix-huit ans un premier single autoproduit « <em>Cola</em> » qui affole les réseaux sociaux (trois millions de streams tout de même qui lui permettent d&rsquo;être signée sur le label Transgressive). Un premier EP « <em>Super Sad Generation</em> » place la jeune femme comme l&rsquo;espoir le plus enthousiasmant de la nu-soul britannique. Elle devient aussi un emblème de la <em>Génération Z</em>, racontant dans sa bio avoir été cette gamine noire en classe qui ne savait pas du tout danser, qui écoutait beaucoup trop d&#8217;emo et qui tombait amoureuse de cette fille du cours d&rsquo;espagnol&#8230; Elle représente tous ces jeunes gens émotionnellement fragiles et mélancoliques, pas très à leur place dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et ça tombe bien, Arlo Parks compose une musique qui soigne l&rsquo;âme. Un second EP « <em>Sophie</em> » est bien reçu par le public comme par la critique et elle enchaîne les concerts et les tournées, elle se lance d&rsquo;ailleurs dans une tournée européenne en février 2020, tournée vite tuée dans l&rsquo;oeuf par un pangolin farceur&#8230;</p>



<p>Le confinement (le « <em>lockdown</em> » comme on dit là-bas) n&rsquo;a pas empéché Arlo Parks de présenter au public les premiers singles d&rsquo;un premier album à venir en janvier 2021. Ainsi, « Eugene » et « Black Dog » furent les estafettes applaudies de ce « <em>Collapsed In Sunbeams</em> » à paraître (effondrée dans les rayons du soleil). Le nouveau single qui vient de sortir est le très bon « Green Eyes », très jolie chanson folk soul où l&rsquo;Américaine Clairo, évidente et sensible alliée musicale (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-198-bags-clairo/">SOTW #198</a>) prête sa guitare et sa voix. Entre-temps, il y a eu « <strong>Hurt</strong> ». Si la chanson partage son titre et son propos avec un monument marmoréen de Nine Inch Nails repris par Johnny Cash (elle traite elle aussi du mal-être et des affres de l&rsquo;addiction), l&rsquo;ambiance y est autrement plus dansante. Entrainée par un breakbeat groovy et une ligne de basse portant à elle seule toute la mélodie, l&rsquo;option nu-soul assez dénudée est flagrante. Quelques touches de cuivres, des cordes de guitare qui glissent sur le manche et des claviers flottants agrémentent discrètement et avec un goût exquis le canevas basse/batterie qui gouverne tout l&rsquo;arrangement, 100% organique. Cependant, ce qui marque ici et rend « Hurt » unique, c&rsquo;est bien la voix d&rsquo;Arlo Parks. Une voix trait d&rsquo;union entre une tradition soul gospel, celle d&rsquo;Aretha Franklin ou d&rsquo;Al Green, le trip hop anglais très <em>soulful</em> du début des 90&rsquo;s comme l&rsquo;avaient défini Portishead ou le Massive Attack de « <em>Blue Lines »  </em>et la nouvelle vague R n&rsquo;B britannique personnifiée par FKA Twigs. Mais surtout, la si jolie voix d&rsquo;Arlo Parks ne frime jamais, refuse toute surenchère athlétique et fait un bien énorme à l&rsquo;âme. Inestimable cadeau par les temps qui courent. </p>



<p>Live en<em> split screen</em> de quarantaine&#8230;</p>



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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>Kurt Vile, champion d&#8217;automne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 08:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On l&#8217;attendait au printemps, il est arrivé à l&#8217;automne. Après un album remarqué sorti l&#8217;année dernière issu d&#8217;une collaboration avec la grungeuse australienne Courtney Barnett, Kurt Vile nous revient avec « Bottle It In ». L&#8217;artiste, qui a le vent en poupe depuis le succès largement mérité de « B&#8217;lieve I&#8217;m going down » (2015), continue son bout de chemin sans changer quoi que ce soit à son rock planant teinté de ballades folk ténébreuses et d&#8217;arpèges de guitare pleins d&#8217;écho. A bientôt quarante [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>On l&rsquo;attendait au printemps, il est arrivé à l&rsquo;automne. <strong>Après un album remarqué sorti l&rsquo;année dernière issu d&rsquo;une collaboration avec la grungeuse australienne Courtney Barnett, Kurt Vile nous revient avec « Bottle It In ».</strong> L&rsquo;artiste, qui a le vent en poupe depuis le succès largement mérité de « B&rsquo;lieve I&rsquo;m going down » (2015), continue son bout de chemin sans changer quoi que ce soit à son rock planant teinté de ballades folk ténébreuses et d&rsquo;arpèges de guitare pleins d&rsquo;écho. A bientôt quarante ans, l&rsquo;Américain aura en effet tout connu : membre fondateur de The War on Drugs, étoile montante du rock indépendant, puis auteur d&rsquo;un hit rock repris en boucle sur les radio campus outre-atlantique (« Pretty Pimpin&rsquo; ») et première partie sur la tournée de Neil Young au Canada.</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/7mbh43HgT4U?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>



<p>« Bottle It In » commence fort. <strong>« Loading Zone » a tout pour être l&rsquo;hymne de l&rsquo;automne</strong>, une saison qui se marie si bien à l&rsquo;ambiance ténébreuse de Vile. Nous voilà directement téléportés sur une route de campagne en Pennsylvanie, l&rsquo;autoradio à fond, traçant notre chemin entre zones commerciales bouillonnantes, banlieues résidentielles endormies et forêts aux tons orangés. Les chœurs viennent renforcer cette ode à la liberté typiquement ricaine. Kurt Vile se gare gratos (« I park for free! » scande-t-il de façon plus que convaincante) et on n&rsquo;en doute pas une seconde. Après trois minutes dans le disque, on se dit qu&rsquo;<strong>on est pas loin de la verve de l&rsquo;album précédent.</strong> Changement de tempo sur « Hysteria », ballade introspective aux guirlandes de guitares électrique parfaitement ficelées. Vile accélère une nouvelle fois la cadence sur l&rsquo;excellente « Yeah Bones » avant de nous faire voyager avec une complainte psychédélique de neuf minutes.</p>



<p><strong>Il y a absolument tout ce qui fait la renommée de Kurt Vile sur « Bassackards »</strong> dont le clip fait un véritable tabac sur la toile. Un ton mélancolique, entre Lou Reed et Leonard Cohen, un beat solide taillé pour l&rsquo;asphalte, des arpèges envoûtants laissant place à des sonorités plus expérimentales sur la fin du morceau. Et comme d&rsquo;habitude, la chanson n&rsquo;explose jamais, laissant l&rsquo;auditeur dans une espèce d&rsquo;attente jamais comblée. On retrouve cette même structure sur le morceau éponyme de l&rsquo;album, long de plus d&rsquo;une dizaine de minutes. Il faut attendre l&rsquo;avant dernier morceau, « Skinny Mini » pour que le Vile vienne casser ses comptines à coups de tonnerre de guitare pleine d&rsquo;électricité. <strong>Le rendu est tout bonnement magnifique. </strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/pOFWHty4XFQ?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>



<p>Blues insolent, « Check Baby » rappelle le rock ravageur de titres comme « Puppet to the man » (2011) ou « Hunchback » (2009). Il y a du Velvet Underground et du Jagger dans ce titre lourd et racé. Kurt Vile fait couiner sa Fender Jaguar avec un phrasé qu&rsquo;il lui est totalement unique. On appréciera également la brumeuse « Cold was the Wind » aux limites du hip hop. Des <em>licks</em> de bottleneck viennent habiller cette ballade à la rythmique monotone. Le banjo de « Come Again » amène un peu de fraîcheur dans cet album monolithique. Directe et sans fioriture, le titre aux accents country bénéficie d&rsquo;une touche féminine qui double la voix plaintive de Vile. En effet, <strong>le kid de Philadelphie s&rsquo;est entouré de Kim Gordon (Sonic Youth), Stella Mozgawa (Warpaint) et l&rsquo;harpiste Mary Lattimore pour immortaliser son septième album.</strong></p>



<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5283" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/10/kurt-vile-lp-300x300.jpg" alt="kurt-vile-lp" width="300" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/10/kurt-vile-lp-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/10/kurt-vile-lp-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/10/kurt-vile-lp-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/10/kurt-vile-lp.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Comme un hipster à l&rsquo;approche de la quarantaine, Vile se questionne sur des années de vie bohémienne faites de gueules de bois à répétition, évoque la paternité et l&rsquo;amitié avec sensibilité, et continue une longue introspection commencée dès son premier album il y a dix ans. Si « Bottle It In » arrive à subjuguer l&rsquo;auditeur par ses quelques moments de grâce, <strong>il lui manque néanmoins la consistance de « Wakin On A Pretty Daze » (2014) et « B&rsquo;lieve I&rsquo;m Going Down »</strong> et la fougue insolente de « Childish Prodigy » (2009). Le chevelu à chemises à carreaux semble être entre deux moments charnières de sa carrière. Sans décevoir, on se dit que le prochain opus devrait sûrement confirmer les tentatives intéressantes entrevues tout au long des soixante dix huit minutes de cet album au combien corpulent.</p>
<h4><span style="color: #a8170d;">Kurt Vile est actuellement en tournée en Europe et passera par Rock School Barbey à Bordeaux dimanche 28 octobre (complet) et <a href="https://www.digitick.com/kurt-vile-the-violators-concert-la-cigale-paris-29-octobre-2018-css4-digitick-pg101-ri5424387.html">La Cigale à Paris lundi 29</a>.</span></h4>
<p>&nbsp;</p>

<p><iframe style="width: 100%; max-width: 660px; overflow: hidden; background: transparent;" src="https://embed.music.apple.com/fr/album/bottle-it-in/1433713179?app=music&amp;at=1010lKgN" height="450" frameborder="0" sandbox="allow-forms allow-popups allow-same-origin allow-scripts allow-storage-access-by-user-activation allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p><p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #163 : The Greatest, Cat Power</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Oct 2018 09:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[CAT POWER]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que s&#8217;apprête à sortir le nouvel album de Cat Power « Wanderer« , premier depuis six ans, je me fais le plaisir de revenir sur le morceau-titre de son album de 2006 enregistré à Memphis, « The Greatest » pour évoquer l&#8217;une des personnalités les plus attachantes et les plus troublantes de la musique américaine avec grand A. Apparue dans le paysage musical d&#8217;Atlanta en 1990, Charlyn Marie « Chan » Marshall (elle a pris comme pseudonyme le « Cat Diesel Power » marqué sur la casquette [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Alors que s&rsquo;apprête à sortir le nouvel album de <strong>Cat Power</strong> « <a href="https://youtu.be/_ss1uN1IHyA">Wanderer</a>« , premier depuis six ans, je me fais le plaisir de revenir sur le morceau-titre de son album de 2006 enregistré à Memphis, « <strong>The Greatest</strong> » pour évoquer l&rsquo;une des personnalités les plus attachantes et les plus troublantes de la musique américaine avec grand A.</p>



<p>Apparue dans le paysage musical d&rsquo;Atlanta en 1990, Charlyn Marie « Chan » Marshall (elle a pris comme pseudonyme le « Cat Diesel Power » marqué sur la casquette de routier qu&rsquo;elle portait à ses débuts sur scène) a tout du personnage de roman, avec une enfance errante dans le Sud des USA avec des parents hippies et portés sur la boisson et la défonce, un beau-père témoin de Jéhovah et une grand-mère confite en religion qui lui parle des anges et de Satan, développant chez l&rsquo;enfant une imagination débridée et quasi-gothique. Elle connait, et c&rsquo;est important, une épiphanie en voyant à la télévision Aretha Franklin chanter « Amazing Grace » d&rsquo;une manière si physique que c&rsquo;en est douloureux. C&rsquo;est ce qui la poussera elle aussi à chanter. Baladée de lycée en lycée, Chan apprend la guitare de façon autodidacte et monte un groupe, baptisé Cat Power, avec des potes avant tout pour pouvoir se défoncer et se saouler. Vite lassée, elle part pour New York à vingt ans, où son petit ami l&rsquo;introduit à la scène expérimentale. Elle enregistrera son premier disque, « Myra Lee » avec le batteur de Sonic Youth Steve Shelley. C&rsquo;est avec son quatrième album, « Moon Pix », enregistré à Melbourne avec Jim White et Mick Turner des Dirty Three que Cat Power, devenue artiste solo est remarquée grâce à la vidéo de « Cross Bones Style », où rayonne sa beauté de garçonne sauvageonne aux mouvements approximatifs, mais bien à elle. Ce hit de poche la convertit immédiatement en chérie de tout un public indie qui trouve dans le minimalisme de Cat Power (souvent elle ne s&rsquo;accompagne que d&rsquo;un piano ou d&rsquo;une squelettique guitare) une vraie résonance. Car la mélancolie de Cat Power (on a même qualifié sa musique de « sadcore ») n&rsquo;est jamais éthérée. Son jeu, certes minimaliste, est toujours assez viscéral et sa voix toujours très charnelle, Chan Marshall s&rsquo;attachant toujours à gorger ses interprétations de soul ; elle n&rsquo;est pas fille du Sud pour rien, elle en a d&rsquo;ailleurs gardé l&rsquo;accent. La jeune femme a pour autant toujours autant de démons à combattre, lesquels provoquant des comportements erratiques sur scène, lorsqu&rsquo;elle la quitte brusquement au beau milieu de morceaux ou quand elle est manifestement trop ivre pour assurer correctement son show. </p>



<p>Avec « You Are Free » en 2003 un pas de géant est franchi. Forte de ses accointances indie rock, elle ose des chansons plus directement rock, convoque sur quelques chansons Eddie Vedder (Pearl Jam) aux choeurs et Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) à la batterie et se paie le luxe d&rsquo;arrangements de cordes luxueux signés David Campbell, le père de Beck. D&rsquo;où des chansons nerveuses telles « He War » ou « Free », mais aussi de sublimes confessions à fleur de peau mais plus élaborées qu&rsquo;auparavant comme « Good Woman », « Evolution » ou cet évanescent « Werewolf », qu&rsquo;on retrouve bien placé dans la B.O. des « Etreintes Brisées » de Pedro Almodovar.</p>



<p>Avec ce « The Greatest » qui nous intéresse ici, Chan, apparemment délivrée de ses addictions réalise en 2006 son rêve d&rsquo;aller enregistrer aux mythiques studios Ardent à Memphis avec des musiciens du cru, vétérans des sessions de soul music ont accompagné Al Green, Booket T. &amp; the MG&rsquo;s, Aretha Franklin ou Neil Young, comme le batteur Steve Potts ou le guitariste Mabon « Teenie » Hodges. En parant ses chansons fragiles des atours satinés de la soul music vintage, Chan Marshall semble beaucoup plus assurée, elle produit et co-mixe l&rsquo;album d&rsquo;ailleurs, et s&rsquo;autorise des choeurs aériens mais soulful qui rappellent ceux qu&rsquo;on trouvait dans les chansons des Supremes. « The Greatest », qui ouvre l&rsquo;album, est une ballade aussi émouvante qu&rsquo;elle est objectivement jolie, chanson triste sur les espoirs déçus avec ses violons cinématographiques tire-larmes, sa section rythmique ouatée, ses choeurs angéliques, sa guitare noyée de flanger. La voix est quant à elle merveilleuse, le grain boisé et suave de Chan Marshall fait merveille dans cet écrin. Le reste de l&rsquo;album est à la hauteur avec des chansons soul sexy et dansantes « Living Proof », des fantaisies entraînantes « Could We », « Willie », ou des ballades nébuleuses mais groovy « The Moon », le tout distillant une mélancolie automnale très réconfortante.</p>



<p>Toujours fragile mais combattante, Cat Power a depuis tâté de la pop plus électronique avec « Sun » en 2012, concocté avec le Français Philippe Zdar (Cassius, Phoenix). Aujourd&rsquo;hui, elle sort d&rsquo;un long silence (elle a eu un enfant entre-temps) avec ce « Wanderer » revenant aux sources, et comprenant le single écrit avec Lana del Rey « <a href="https://youtu.be/Sd8nU87OCrA">Woman</a> » et une reprise pleine de grâce de Rihanna au piano, « <a href="https://youtu.be/f-Tsk-cPXxI">Stay</a>« . Ceux, dont je fais partie, qui aiment Chan Marshall ne sauraient bouder ce retour.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Live Later 2006 :</h3>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/0KtrQ5nWl7w?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>Une discussion avec Brisa Roché</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 May 2018 08:11:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CHEZ GUSTAVE]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[BRISA ROCHÉ]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
		<category><![CDATA[FRANCE]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plus française des chanteuses américaines, Brisa Roché, nous a accordé une interview pour la sortie de son nouvel album, Father. L&#8217;artiste californienne a débarqué à Paris au début des années 2000 et a débuté sa carrière en chantant dans les clubs de jazz de St Germain des Prés. Depuis, elle a sorti cinq albums solos dans des styles aussi complémentaires que différents. Jazz, pop, rock, reggae, électro, disco, Brisa Roché sait se diversifier tout en gardant un fil rouge [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #a8170d;">La plus française des chanteuses américaines, Brisa Roché, nous a accordé une interview pour la sortie de son nouvel album, <em>Father</em>.</span></h4>
<p>L&rsquo;artiste californienne a débarqué à Paris au début des années 2000 et a débuté sa carrière en chantant dans les clubs de jazz de St Germain des Prés. Depuis, elle a sorti cinq albums solos dans des styles aussi complémentaires que différents. Jazz, pop, rock, reggae, électro, disco, Brisa Roché sait se diversifier tout en gardant un fil rouge propre à son attitude et sa voix. En 2014, elle compose pour la BO du film <em>Yves St Laurent</em> de Jalil Lespert, puis sort <em>Invisible 1</em>, disque aux accents plus électro pop, courant 2016.</p>
<p>Avec <em>Father</em>, son sixième album, elle revient à un style folk très personnel marqué par son enfance tumultueuse passée proche de son père, à la fois poète et dealer. De l&rsquo;enregistrement avec John Parish à la création de son propre label, on a pu discuter de la production de ce disque gérée du début à la fin par cette artiste qui a décidément plus d&rsquo;une corde à son arc !</p>
<h4><strong>Ton dernier album est beaucoup plus intime que les précédents. Comment s’est passé le processus de composition pour celui-ci ?</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">Brisa Roché :</span></strong> En réalité, ce n’est pas un album que j’aurais choisi de faire. Intellectuellement je vois ce genre d’album comme un peu trop confessionnel et les histoires de père-fille, c’est un peu cliché comme sujet. Je ne me suis pas dit « Ah tiens, je vais faire un album comme ça ! » En plus, chez moi, ce thème est assez chargé et un peu <em>dark</em> donc je n’ai pas non plus pensé « Tiens, je vais faire un album un peu <em>dark </em>» Du coup, <strong>ça s’est passé malgré moi, j’ai écrit, j’ai un peu vomi 8 morceaux en deux semaines.</strong> Les textes tout du moins car j’étais en plein déménagement. J’étais chez des gens et tout le monde dormait, je n’arrivais pas à dormir de mon côté alors j’écrivais les morceaux, les paroles dans ma tête, et quand j’en pouvais plus je me levais, je me mettais une lampe torche dans la bouche et j’écrivais les paroles par terre, en espérant pouvoir me rendormir.</p>
<p>Et puis dans un deuxième temps, très naturellement, sans réfléchir du tout, j’ai fait toutes les mélodies et les accords en me disant pas grand chose à part que <strong>j’allais laisser les choses se faire spontanément</strong>, sans aucune volonté de construction et que j’allais composer la partie musicale comme quand j’étais ado. C’est-à-dire sans chercher forcément les accords compliqués, le pont sublime, juste comme ça venait. Quand j’étais ado je faisais plutôt de la folk, et j’ai ces structures <em>americana</em> dans mon esprit, alors il y a un peu de country qui est venue naturellement et quand j’ai eu tous les morceaux je me suis dit « hum, c’est intéressant ce projet ».</p>
<p>Et puis il y a des choses qui sont arrivées de l’extérieur, le centre Pompidou m’a appelée de nulle part en me disant « On pensait à toi Brisa, tu n’aurais pas un projet <em>americana</em> folk en ce moment ? » et j’étais là « Euh, si ?! » et donc j’ai fait le showcase pour l’ouverture de l’expo Walker Evans. J&rsquo;y ai aussi parlé d’un rapport possible entre le travail photographique de Walker Evans et mon projet, mais c’est une autre histoire. Tout ça m’a obligé à écrire sur le projet encore plus que d’habitude. Je suis assez instinctive et rapide quand je compose et quand je produis, mais là il y a eu toute une étape d’écriture et de réflexion sur le projet. Et puis il y a eu <strong>John Parish qui m’avait dit qu’il voulait produire les morceaux</strong> de l’album avec moi, et puis Nick Zinner (NDR : guitariste des Yeah Yeah Yeahs) qui m’a dit qu’il voulait faire les guitares et Jean-Baptiste Mondino qui voulait faire la pochette&#8230;</p>
<h4><strong>Plutôt beau casting !</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: Oui et tout ça sans vraiment démarcher. Je me suis dit « Ok, il faut que je fasse cet album. » À ce moment-là on a fait le tri avec John Parish entre les huit morceaux que j’avais un peu boulimiquement composés et plein de compos que j’avais faites dans mon petit studio en Californie quand j’y étais il y a quelques années et qui étaient aussi des morceaux assez maudits. On a pioché dans les deux groupes, enfin, lui il a pioché. <strong>Il est très retenu mais quand il a une idée, il y tient.</strong> J’ai dû lâcher deux morceaux que je voulais mettre dans l’album à la place de deux autres, mais je me suis dit « bon si je veux faire ce projet avec John Parish c’est pour qu’il ait son mot à dire, moi je peux toujours utiliser ces morceaux ailleurs. »</p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-4807" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_06_HD-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_06_HD-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_06_HD-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_06_HD.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_06_HD-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Il avait écouté mes maquettes, qui sont très proches de la production finale. D’ailleurs, sur l’album, « Can’t Control » est la maquette d’origine. Ce sont des enregistrements guitare-voix, très très simples, et ce sont eux qui ont convaincu tout le monde de faire le projet. Et John Parish voulait garder ce son. Sa patte c’est ce qui est épuré, ça allait bien avec lui. On a eu la volonté, lui et moi, d’essayer de garder l’essentiel et de ne rien rajouter, de rester dans une espèce de sincérité très retenue. Je pense que j’ai moins chanté sur l’album que sur les maquettes. Vraiment, on a fait deux prises voix pour chaque chanson et c’était tout, en restant sobre, naturelle. <strong>Pour moi c’était intéressant et c’était un challenge</strong> puisque j’ai joué de la guitare sur tous les morceaux. Sur mes albums, parfois je joue de la guitare mais je n’ai jamais fait tout un album où je suis la seule à faire toutes les compositions et tous les arrangements. J’ai toujours un copain qui vient se greffer avec une instru ou autre.</p>
<h4><strong>Comme sur le précédent album, <em>Invisible 1</em>…</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: Oui, <em>Invisible 1</em> c&rsquo;était tout le contraire. Le but était de collaborer avec d’autres personnes sur chaque morceau. Mais tous mes albums ont au moins la moitié des morceaux qui sont des collaborations. <strong>Cette fois-ci c’était moi toute seule, et John Parish.</strong> Il y a un moment, ma guitare était fausse et je me suis dit c’est bizarre je viens de l’accorder. Lui il l’essaye, ça sonne parfaitement bien, je la reprends, fausse. Il me dit « qu’est-ce qu’il se passe ? » et j’étais tellement tendue que je tordais le manche (rires). Ça faisait un moment que je n’avais pas enregistré dans un vrai studio.</p>
<h4><strong>On sent que c’est très « nu » au niveau de la production. Il y a un côté très pur sur la voix, un peu « vintage ».</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: Oui, il n’y a presque rien sur la voix, seulement un peu de reverb. Souvent on me propose plein de micros et honnêtement je préfère toujours utiliser un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shure_SM57" target="_blank" rel="noopener">SM57</a>, mais cette fois-ci ils se sont servi d’un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Microphone_à_ruban" target="_blank" rel="noopener">micro à ruban</a> sur la moitié des prises et c’est vrai que ça adoucit ma voix, ça lui donne un côté feutré. <strong>Il y avait un sens au micro incroyable.</strong> John a joué de pas mal d’instruments sur les prises et à la batterie il est incroyable. Mais pas que dans le jeu, il jouait et enregistrait la batterie avec un seul micro, ou deux. C’était « Je vais enfoncer ce micro avec un coussin, ouais c’est bon, ok, on y va. » avec tellement de frappe et de certitude. Et souvent, il faisait de la batterie sur ma prise guitare-voix qui n’avait aucun clic, qui bougeait pas mal. Il a réussi à jouer de la batterie sur ces prises en mouvement, en se souvenant où ça bougeait. Le parti pris était que ce soit pur, direct, naturel, sincère, qu’on ne rajoute rien. Qu’on ne dénature pas cet effet d’intimité, de proximité.</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/h41wxYWJmf8?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<h4><strong>Ça fait longtemps que tu connais John Parish ?</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: En fait, je l’ai rencontré pour ce projet. Il avait entendu un des morceaux d’<em>Invisible 1</em>, « Lit Accent » via le bassiste avec qui je joue depuis des siècles, Jeff Hallam. Et pour ce même album j’ai eu du mal à homogénéiser tous ces morceaux différents pour avoir un son cohérent alors je suis rentrée en contact avec un <em>masterer</em> à Bristol qui m’avait dit que quand il mastérise un album entier il fait des recherches sur l’artiste. <strong>Il a vu que j’adorais PJ Harvey</strong> et il m’a dit qu’il travaillait toujours avec elle et John Parish.</p>
<p><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-4802" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_01_HD-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_01_HD-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_01_HD-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_01_HD.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/BRISA-ROCHE_photo-presse_01_HD-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Quand j’ai fait les maquettes pour « Father », je me suis dit que je pourrais faire cet album pour vraiment pas cher (ce n’est pas ce qu’il s’est passé). Je me suis dit que ce serait super simple à produire et puis je me suis dit que c’était quand même dur d’imaginer quel niveau de country j’avais envie de mettre : mandoline, banjo, <em>slide guitar</em> et harmonica ou plutôt quelque chose de super épuré avec des lignes de contre basse et des cordes ou est-ce que j’ai envie de faire ça un peu plus indie avec guitare électrique saturée et trémélo ? Je ne savais pas. Je me suis demandé qui saurait quelle dose de country il faut mettre dans ce projet et j’ai pensé à Nick Cave. Je lui ai écrit une super longue lettre juste pour lui demander quel niveau de country dans la prod&rsquo; serait le mieux sauf que je n’ai jamais trouvé son adresse. Au même moment <strong>on m’a dit que c’était pas Nick Cave qui gérait Nick Cave</strong>, c’est je-sais-pas-qui en Angleterre. A cette époque-là le <em>masterer</em> était en train de mastériser un des singles d’<em>Invisible 1.</em> Je lui ai dit que j’avais un projet assez <em>americana</em> mais que je n’arrivais pas à savoir quel niveau de country j&rsquo;allais mettre dedans, tout en sachant qu’il connaissait John Parish. Et il m’a dit « Ben si c’est John ! Tu veux que je lui envoie tes maquettes ? » Et c’est comme ça que John a eu les maquettes et m’a écrit qu’il voulait carrément faire ce projet, qu’il trouvait ça super intéressant.</p>
<p>Du coup ce n’est plus le projet pas cher que j’avais prévu. Mais je me suis dit qu’il fallait que je le fasse. D’ailleurs j’ai dû monter tout mon label, c’est le premier album que je sors sur mon label de A à Z. Gérer toute la comptabilité, les délais de fabrication et des graphismes, la SDRM et le CD promo, trouver une agence de presse, etc.</p>
<h4><strong>Ça donne un côté encore plus personnel à l&rsquo;album, par la force des choses. D&rsquo;ailleurs, on a vraiment l’impression de voyager avec toi de chanson en chanson. <em>Engine Off</em> est parfaite pour un roadtrip, avec <em>Blue Light</em> on se voit dans une cabane dans les bois. On pourrait s’imaginer l’écouter en lisant Thoreau ou Emerson (NDLR : auteurs du mouvement <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Transcendantalisme_(États-Unis)" target="_blank" rel="noopener">transcendantaliste</a> américain au XIXè siècle).</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: Wow merci ! J’écris de la poésie, <em>my songwriting</em> c’est autre chose. Dans cet album je dirais que l’aspect transcendental c’est plutôt les morceaux que j’avais composés en Californie qui ont cette espèce de <em>otherwordliness</em> (NDLR : dépaysement en français) et dans l’aspect instrumental aussi je dirais. Mais même dans la partie purement country, les morceaux que j’ai écrits à Paris, et spécifiquement sur mes histoires, il y a quand même <strong>des paroles que j’ai réussi à écrire en anglais dont je suis très fière</strong>. Des mots que j’ai placés qui sont des mots que tu peux pas placer, des rimes qui sont juste trop bien (rires) et je suis contente que tu sois sensible à ça. Même le dernier morceau, celui où mon père parle à la fin, ça va complètement dans ce sens-là. C’est lui qui lit un poème qu’il a écrit. On a rien retouché.</p>
<h4><strong>Tous les morceaux parlent de ton père ?</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: La moitié parle exclusivement des histoires que j’ai eues avec mon père et l’autre moitié est faite des morceaux que j’ai écrits en Californie. Ils ont cette ambiance, ils sont imprimés de <strong>cet endroit assez Lynchien mélancolique de mon enfance, de ce vécu rempli de bandits, d’outsiders</strong>. C’est le <em>Wild West</em>, avec des gens qui vivent en dehors de la société. C’est perdu, ça s’appelle <em>The Lost Coast</em>, derrière le rideau de séquoias. Les morceaux sont « Cypress », « Fuck my Love » et « Blue Night ». « Before I’m Gone » et « Black Mane » sont deux anciens. Avec John Parish, on a pioché dans tout ce que je sentais être dans la même veine d’écriture. Et il y avait un autre morceau, on a produit un bonus que j’avais écrit en Californie&#8230;</p>
<h4><strong>Pour revenir à la première question, quel est ton lien avec Walker Evans ?</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;"><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-4808" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/cover-brisaroche-father-RVB_HD-300x261.jpg" alt="Brisa Roché" width="300" height="261" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/cover-brisaroche-father-RVB_HD-300x261.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/cover-brisaroche-father-RVB_HD-1024x892.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/05/cover-brisaroche-father-RVB_HD.jpg 1176w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />BR </span></strong>: Il y a plusieurs liens. Mon père me lisait un livre s’appelant <em>Let Us Now Praise Famous Men</em> qui était une collaboration entre Walker Evans et James Agee. C’était sur les familles pendant la Dépression et mon père me lisait souvent un texte de ce livre là. J’avais évidemment regardé les photos. Le deuxième lien, c’est qu’au moment de l’expo je n’avais que les 8 morceaux qui étaient vraiment des clichés, des <em>snapshots</em> des moments que j’avais passés avec mon père. <strong>J’avais cette volonté de les garder très épurés, noir et blanc.</strong> Pour moi c’était des moments représentant une certaine dévastation. Il y avait cet aspect très <em>destroy</em> mais aussi lumineux et poétique ou noble dedans, qui aurait pu représenter l’idée de mon père que j’ai. Et tu ne peux pas être plus <em>americana</em> que <em>The Great Depression</em> dans les <em>farmlands</em> et les Appalaches, l’aspect country que j’avais correspondait.</p>
<h4><strong>Pour terminer, la question que je pose à chaque fois. Quels disques écoutes-tu en ce moment ?</strong></h4>
<p><strong><span style="color: #a8170d;">BR </span></strong>: Rien, absolument rien. Mais aujourd’hui j’avais envie d’écouter <strong>un morceau des Wipers que j’adore, « Soul’s Tongue »</strong>, et plusieurs fois il y a un morceau de The Make Up qui m’est revenu, « We Can’t Be Contained ». <strong>J’ai vu une femme africaine dans le métro avec une bouche et des lèvres énormes et j’étais là « We can’t be contained! »</strong> (rires). Voilà, ces deux morceaux-là, je ne les ai pas écoutés mais j’ai envie de les écouter.</p>
<h4><span style="color: #a8170d;"><em>Father</em> sort le vendredi 25 mai 2018. Il sera disponible sur toutes les plateformes de streaming et en vente chez tous les bons disquaires.</span></h4>
<p><iframe src="https://embed.music.apple.com/fr/album/father/1372208944?at=1010lKgN" width="660" height="450" frameborder="0" sandbox="allow-forms allow-popups allow-same-origin allow-scripts allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p>
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		<title>SOTW #131 : Over Everything, Courtney Barnett &#038; Kurt Vile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 09:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE WAR ON DRUGS]]></category>
		<category><![CDATA[WARPAINT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Court and Kurt&#8230; Voilà une association qui semblera un rêve devenu réalité à tous les indie-rockers et poppers. D&#8217;un côté Courtney Barnett, rockeuse australienne dont j&#8217;ai déjà tressé les lauriers dans cette rubrique (avec deux extraits de son excellent premier « véritable » album, « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I Just Sit », « Pedestrian At Best »&#160;(SOTW #50) et « Nobody Cares If You Don&#8217;t Go To The Party » (SOTW #77)), de l&#8217;autre Kurt Vile, [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-left">Court and Kurt&#8230; Voilà une association qui semblera un rêve devenu réalité à tous les indie-rockers et poppers. D&rsquo;un côté <strong>Courtney Barnett</strong>, rockeuse australienne dont j&rsquo;ai déjà tressé les lauriers dans cette rubrique (avec deux extraits de son excellent premier « véritable » album, « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I Just Sit », « Pedestrian At Best »&nbsp;(<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-50-pedestrian-at-best-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #50</a>) et « Nobody Cares If You Don&rsquo;t Go To The Party » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-77-nobody-really-cares-if-you-dont-go-to-the-party-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #77</a>)), de l&rsquo;autre <strong>Kurt Vile</strong>, folk rocker américain, ex-guitariste de the War On Drugs et auteur de déjà cinq très estimables albums solo. Un océan et un continent séparent Melbourne de Philadelphie, mais les deux auteurs-compositeurs, appartenant à la même caste de musiciens viscéralement indépendants, se sont souvent croisés sur des festivals et ont bien vite sympathisé. Confessant un sens de l&rsquo;humour identique et une vision du rock concordante, leur camaraderie s&rsquo;est muée en une sincère amitié. Appréciant le travail de l&rsquo;autre, ils en ont chacun de leur côté repris des chansons en concert, et quand Kurt Vile propose à Courtney Barnett d&rsquo;enregistrer une de ses nouvelles compos en duo, celle-ci accepte chaleureusement. « <strong>Over Everything</strong> » est couchée sur bande à Melbourne quand Kurt Vile tourne « Down Under »&#8230;.</p>



<p class="has-text-align-left">Ample chanson au tempo tranquillement folk rock, « Over Everything » tend alternativement le micro aux deux chanteurs sur les couplets, les voix se rejoignant sur les refrains&#8230; L&rsquo;ambiance, d&rsquo;une coolitude absolue (en anglais, on dirait « laidback ») est moelleuse et on s&rsquo;y love avec délice. La mélodie et l&rsquo;atmosphère rappellent « Rock n&rsquo;Roll » du Velvet Underground, la voix de Kurt Vile n&rsquo;étant d&rsquo;ailleurs pas sans évoquer celle du Lou Reed de la fin des sixties. Impériale en bagnole (j&rsquo;ai fait le test, c&rsquo;est imparable&#8230;), « Over Everything » s&rsquo;étire en une longue coda qui diffuse de si bonnes vibrations qu&rsquo;on en redemande. Le tout enfin est d&rsquo;un naturel absolu, sans aucune frime ni manifestation d&rsquo;égo. Ces deux-là étaient faits pour s&rsquo;entendre et travailler ensemble. Le clip où Court devient Kurt et Kurt Court est à cet égard aussi troublant qu&rsquo;amusant.</p>



<p class="has-text-align-left">Le reste de l&rsquo;album « Lotta Sea Lice » (qu&rsquo;on peut traduire par l&rsquo;absurde « un paquet de poux de mer ») respecte cette vitesse de croisière. Les amis reprennent des chansons de l&rsquo;autre, en partagent d&rsquo;autres (on notera le joli et folk « Continental Breakfast », signé Vile), reprennent Tanya Donnelly (avec une chanson de son groupe Belly) et interprètent une composition de la compagne de Courtney Barnett, Jen Cloher (le magnifique « Fear Is Like A Forest », qui sonne comme du Crazy Horse). Notons pour les aficionados que des membres des Dirty Three et de Warpaint accompagnent tout en souplesse le duo sur le disque. Bref, une parenthèse musicale qui tient chaud et qu&rsquo;on chérira cet automne.</p>



<p class="has-text-align-left"><strong>Live radio KRCW :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>On The Rocks #17</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 12:46:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[CSNY]]></category>
		<category><![CDATA[DAHLQVIST]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THEM CROOKED VULTURES]]></category>
		<category><![CDATA[THUNDER EXPRESS]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2107" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/R-2046668-1260648406.jpeg-150x150.jpg" alt="thunderexpress" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/R-2046668-1260648406.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/R-2046668-1260648406.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/R-2046668-1260648406.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />L&rsquo;info est tombée comme un coup de massue. A tout juste quarante ans, Robert Dahlqvist nous a quitté. Le guitariste suédois est parti trop tôt, lui qui s&rsquo;était fait un nom avec les Hellacopters qu&rsquo;il avait rejoint à la fin des nineties après le départ de Dregen. Armé de son Epiphone Crestwood cherry, il se distinguait par son approche hard blues de la six cordes, à la manière de Johnny Winter ou de Wayne Kramer. En 2004, le viking longiligne aux pantalons pattes d&rsquo;éléphants et au look rétro avait tenté l&rsquo;aventure solo avec <strong>Thunder Express</strong>, un projet mélangeant influences soul et rock stonien. Trois ans plus tard sort « Republic Disgrace », le second opus du band qui compte parmi ces membres certaines gloires de la scène rock suédoise, dont le guitariste Robert Perhsson (Death Breath) et Jesper Karlsson (ex-Diamond Dogs). En ajoutant une touche de power pop à la Cheap Trick, la bande à Dahlqvist signe un des disques les plus honnêtes de l&rsquo;année. Sur le single « New York Gold » ou « Vegas », on se dit même que Thunder Express a bien plus de talent que ce que l&rsquo;on aurait pu imaginer. Le groupe distille un rock catchy et efficace, ancré dans ce qu&rsquo;il se faisait de meilleur au milieu des 1970s. Mais c&rsquo;est en singeant les Rolling Stones sur « Republic Disgrace » et « Pick It Up » que les suédois se distinguent réellement. Riff de tueur, refrain à faire chavirer un chalutier en pleine mer Baltique, Thunder Express voit juste. Et quitte à jouer la carte Jagger-Richards à fond, Dahlqvist invite la chanteuse afro-suédoise Jaqee à venir enregistrer des choeurs de très haute voltige, histoire de se rapprocher le plus possible de ce que leurs idoles proposaient sur l&rsquo;outro monumentale de « Gimme Shelter ». Quelques mois après la sortie de l&rsquo;album, le grand blond aux boots de cuir noir renommera le groupe Dundertåget et optera pour la langue des prospectus Ikea. Un choix douteux, dont on aura malheureusement jamais l&rsquo;occasion de débattre devant une mousse fraiche. Quel gâchis !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2007<br />
<strong>Origine :</strong> Suède<br />
<strong>Pépite :</strong> « Pick It Up »<br />
<strong>Eat :</strong> Rollmops<br />
<strong>Drink :</strong> Une bouteille d&rsquo;aquavit</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2105" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/Crosby_Stills_Nash__Young_-_Deja_Vu-150x150.jpg" alt="Crosby,_Stills,_Nash_&amp;_Young_-_Deja_Vu" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/Crosby_Stills_Nash__Young_-_Deja_Vu-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/Crosby_Stills_Nash__Young_-_Deja_Vu-300x299.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/Crosby_Stills_Nash__Young_-_Deja_Vu.jpg 301w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/Crosby_Stills_Nash__Young_-_Deja_Vu-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Album au succès incommensurable, « Déja Vu » met fin aux années 1960 de la meilleure des manières. Un disque fin, qui séduit autant le hippie que le fan de blues rock par la richesse de son interprétation, enrichi par la participation de Neil Young au supergroupe. Le canadien transcende le trio formé par David Crosby (The Byrds), Graham Nash (The Hollies) et Stephen Stills (Buffalo Springfield), tricote de solos de guitares bruts et distordus, et signe une des plus belles ballades de sa carrière avec « Helpless ». Steven Stills, quand il n&rsquo;est pas à moitié saoul, lâche son bottleneck et prend le micro (« Carry On », « Woodstock »), de quoi prouver à ses camarades qu&rsquo;il est bien plus qu&rsquo;un excellent guitariste slide. Le groupe est miné par une guerre d&rsquo;ego qui contraint ses membres à un perfectionnisme sans limite. Il faudra plus de 800 heures de studios afin de mettre en boîte ce qui reste un des plus beaux disques de l&rsquo;histoire. Plus électrique que son prédécesseur, « Deja Vu » reste néanmoins un monument de la musique pop au sens noble du terme. En jonglant entre folk, rock, blues et country, le quatuor fait l&rsquo;étale de tout son talent et devient le groupe préférée d&rsquo;une jeunesse coincée entre les idéaux de paix du flower power et la révolte liée à l&rsquo;envoie de jeunes soldats ricains partis répandre la parole de l&rsquo;Oncle Sam au Vietnam (« Almost Cut My Hair » et ses paroles prônant la résistance hippie). En rendant hommage à cette génération sur « Woodstock », un titre originellement écrit par Joni Mitchell, Stills reconnaît que plus rien ne sera jamais aussi facile que pendant les sixties. Car oui, quand on a le talent de cette brochette de musiciens aux cheveux hirsutes et aux vestes à franges en cuir, tout paraît d&rsquo;une étonnante facilité, même quand il s&rsquo;agit de se prendre pour Paul McCartney sur la délicieuse comptine « Our House ». Pas étonnant que <strong>CSN&amp;Y</strong> en ait vendu plus de 8 millions de copies.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1970<br />
<strong>Origine :</strong> Etats Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/nP0VBB7BO64" target="_blank">Carry On</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Soupe de palourdes<br />
<strong>Drink :</strong> Thé de chanvre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2104" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/517fG1WXh7L-150x150.jpg" alt="TCV" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/517fG1WXh7L-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/517fG1WXh7L-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/517fG1WXh7L.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/02/517fG1WXh7L-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Quand il ne sait pas quoi faire, Josh Homme pioche dans son carnet d&rsquo;adresses et invite quelques potes à jammer. Après tout, quand on est pote avec Iggy Pop, Bobby Gillespie ou les mecs de Turbonegro, on se dit qu&rsquo;il y a pire comme fréquentations musicales. En février 2009, le rouquin propose à Dave Grohl, un de ses plus fidèles compères, et John Paul Jones, bassiste légendaire de Led Zeppelin, de se mettre au boulot dans son studio de Burbank, dans la banlieue de Los Angeles. Homme amène les textes, et compte sur ces deux acolytes pour l&rsquo;aider à façonner le son de ce nouveau projet qui fera ces débuts sur scène quelques mois plus tard à Chicago sous le nom de <strong>Them Crooked Vultures</strong>. Durant ces sessions d&rsquo;enregistrement, le trio immortalise treize titres de rock dissonants, lourds et sexy, dans la lignée de ce qui a toujours fait la réputation de son frontman. John Paul Jones amène quant à lui une touche prog rock assez palpable (« Elephants », « Warsaw or the First Breath You Take After You Give Up »). Le super groupe se fait plaisir, et ça s&rsquo;entend. Malgré des arrangements ambitieux et certaines longueurs, les deux ricains et leur héros de jeunesse n&rsquo;oublient pas pour autant de concocter quelques pépites racées à faire exploser les enceintes de votre chaîne stéréo. Sur la plupart des morceaux, Dave Grohl prouve une nouvelle fois qu&rsquo;il est bien plus utile au monde du rock derrière les fûts que devant un micro. Son jeu puissant et savant fait de « New Fang » le morceau le plus solide de l&rsquo;album, un délicieux single aux accents pop qui a fait le bonheur des radios universitaires nord-américaines, dont celle dans laquelle j&rsquo;officiais à l&rsquo;époque à Philadelphie, sur le campus de l&rsquo;Université de Pennsylvanie. A noter la participation remarquée du multi-instrumentiste americano-chilien Alain Johannes (Eleven, QOTSA) en guise d&rsquo;homme à tout faire pour la tournée mondiale qui suivit la sortie de l&rsquo;album. Quand on vous disait super groupe&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2009<br />
<strong>Origine :</strong> Etats Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/VkGn9MO2mb8" target="_blank">Caligulove</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Burrito de carne machaca<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila Sunrise</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #13</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2017 09:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
		<category><![CDATA[KURT VILE]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[SUPERGRASS]]></category>
		<category><![CDATA[THE WHO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le kid de Philadelphie a un swag hors du commun. Il lui aura malheureusement fallu six albums pour convaincre l&#8217;Amérique indé de son génie. Sous ses airs nonchalants, Kurt Vile ne paye pas de mine. Un look de hippie urbain, jean cigarette troué et chemise à carreaux cintrée, tout droit sorti des seventies. Pourtant, l&#8217;ancien guitariste de The War On Drugs sait jongler avec les codes de la scène actuelle. Son « B&#8217;lieve I&#8217;m Goin Down » flirte avec Bruce Springsteen, Neil [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1957" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Blieveimgoindown-150x150.jpg" alt="Blieveimgoindown" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Blieveimgoindown-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Blieveimgoindown-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Blieveimgoindown.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Le kid de Philadelphie a un swag hors du commun. Il lui aura malheureusement fallu six albums pour convaincre l&rsquo;Amérique indé de son génie. Sous ses airs nonchalants, <strong>Kurt Vile</strong> ne paye pas de mine. Un look de hippie urbain, jean cigarette troué et chemise à carreaux cintrée, tout droit sorti des seventies. Pourtant, l&rsquo;ancien guitariste de The War On Drugs sait jongler avec les codes de la scène actuelle. Son « B&rsquo;lieve I&rsquo;m Goin Down » flirte avec Bruce Springsteen, Neil Young ou Bob Dylan sans jamais tomber dans de sombres clichés passéistes. Kurt Vile, dans la pure tradition des artistes cités ci-dessus, est un poète  qui raconte son Amérique à lui, celle d&rsquo;une jeunesse citadine en quête de sensations fortes (« Pretty Pimpin »), légèrement paumée (« Kiddin Around »), mais dont l&rsquo;honnêteté est palpable dès le premier arpège de guitare. Sur « I&rsquo;m an Outlaw », le chanteur-guitariste à la Fender Jaguar sunburst troque son instrument de prédilection pour un banjo, façon country hillbilly, pour une ballade ténébreuse à la mélancolie incommensurable, à faire verser une larme à Johnny Cash un soir d&rsquo;automne dans sa tombe. Sur la très stonienne « Dust Bunnies », Vile nous ramène dans l&rsquo;ambiance « Goat&rsquo;s Head Soup », avec des claviers hypnotisants et un refrain pop à faire chavirer le coeur de n&rsquo;importe quelle lycéenne ricaine. Kurt Vile sait faire dans le sexy tout en restant bancal, un don dont trop peu de songwriters de sa génération ont hérité. Meilleur album indé de 2015, « B&rsquo;lieve I&rsquo;m Goin Down » termine en beauté. « Wild Imagination », comptine folk au beat lancinant, rappelle très étroitement la magnifique « Pale Blue Eyes » du grand Velvet Underground de Lou Reed. Voilà une perle rare qui vous fera retrouver paix et sérénité les soirs d&rsquo;insomnie. L&rsquo;Americana a trouvé son nouveau fer de lance et le rock alternatif son nouveau chouchou. On s&rsquo;en réjouit.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année : </strong>2015<br />
<strong>Origine </strong>: Etats Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=659pppwniXA">Pretty Pimpin</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Philly&rsquo;s Hoagie<br />
<strong>Drink :</strong> Une cannette de Yuengling</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1958" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Whosnext-150x150.jpg" alt="Whosnext" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Whosnext-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Whosnext-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Whosnext-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Whosnext.jpg 316w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />« Who&rsquo;s Next » ou comment muscler son jeu sans oublier les fondamentaux. Si « Tommy » marque l&rsquo;entrée de <strong>The Who</strong> dans une autre dimension, son successeur est la confirmation que les londoniens sont bien plus qu&rsquo;un simple groupe mods aux concepts albums à succès. Les voilà plus que jamais installés dans la cour des grands. Après avoir fait transpirer des hordes de hippies défoncés à Woodstock et à l&rsquo;Ile de Wight, The Who s&rsquo;impose comme la formation hard rock ultime. Ça s&rsquo;entend dès les premières notes de « Baba O&rsquo;Riley », hymne fédérateur boosté par la voix puissante et convaincante de Roger Daltrey et la frappe de mule de Keith Moon. Grandiloquent, comme le veut l&rsquo;époque, ce morceau ouvre « Who&rsquo;s Next » en grande pompe, avec des arrangements à donner envie à un militant de chez Greenpeace d&rsquo;aller chasser le caribou à mains nues. Une chanson qui sent bon la victoire, comme on n&rsquo;en entend plus guère. S&rsquo;en suit la très hargneuse « Bargain », autre pépite hard rock, un vrai classique du genre, qui nous rappelle toute l&rsquo;étendue du talent de Pete Townshend. Le natif de Chiswick joue juste, et éclabousse tous ces rivaux par sa science de la guitare économe. Là où Jeff Beck, Steve Marriot ou Jimmy Page échouent lamentablement en s&rsquo;enfonçant dans des broderies à n&rsquo;en plus finir, Townshend brille par sa simplicité, son sens pointu du riff (« My Wife », « Won&rsquo;t Get Fooled Again ») et ses arrangements d&rsquo;une efficacité redoutable. Il ne manquait au groupe qu&rsquo;une ballade pour conquérir les ondes radios américaines. C&rsquo;est mission accomplie avec « Behind Blue Eyes », dont la montée en puissance épique pourrait redonner foi à la vie à un condamné à mort. Pas étonnant que le titre fut repris par Limp Bizkit, immondice nord-américaine du début des années 2000. Et puis comment parler de « Who&rsquo;s Next » sans mentionner sa pochette, so 1970s ! On peut voir les quatre lascars remonter leur braguette après s&rsquo;être soulagés sur un vulgaire pilier en béton, les cheveux au vent. Mythique.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/BfuWXRZe9yA" target="_blank">Behind Blue Eyes</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Chocolate and Caramel Fudge<br />
<strong>Drink :</strong> Bushmills on ice</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1955" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/31b49663-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/31b49663-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/31b49663-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/31b49663-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/31b49663.jpg 658w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Le groupe le plus fun jamais sorti d&rsquo;Oxford, sans aucun doute. Super herbe, ou <strong>Supergrass</strong>, dans la langue de Shakespeare. On est en 1995, et cette joyeuse bande d&rsquo;allumés vient se la couler douce entre Oasis et Blur. Au chant et à la guitare, Gaz Coombes, un compositeur hors pair fan de groupes mods et de punk anglais. Pilier du groupe, il s&rsquo;entoure de deux amis, le très remuant Danny Goffey, sorte de Keith Moon local, et le bassiste Mick Quinn, grand admirateur de Phil Lynott, le frontman black des irlandais de Thin Lizzy. Coombes prend soin d&rsquo;inviter son grand frère Rob pendant les sessions d&rsquo;enregistrement de leur premier album. Enregistré au fin fond des Cornouailles, « I Should Coco » transpire une Angleterre juvénile pleine de fougue et d&rsquo;envie. Sans se prendre pour des caïds façon Gallagher, ou des génies prétentieux façon Damon Albarn, Supergrass trace son chemin sans histoire, avec une fraîcheur et un côté monsieur tout le monde qui séduit l&rsquo;auditeur briton. L&rsquo;album s&rsquo;ouvre sur « I&rsquo;d Like To Know » et son tempo à 2000km/h. Même combat sur « Caught By The Fuzz », hymne à la jeunesse, basée sur une anecdote de Coombes, alors âgé de seize piges. Une sombre histoire de garde à vue suite à la détention de produits anabolisants non-conformes aux bonnes mœurs outre-Manche. « I Should Coco » suinte l&rsquo;adolescence, et le génie précoce de son principal songwriter, dont les récents albums solo cartonnent. Les singles « Mansize Rooster », « Alright » inondent toujours les ondes britanniques et rappellent à une frange du monde de la musique que le rock n&rsquo;roll est avant tout une histoire de déconne. Ce premier album est une véritable déclaration de guerre à l&rsquo;ennui. Treize pistes spontanées qui posent les bases d&rsquo;une carrière solide. Être fan de Supergrass en 2017, c&rsquo;est l&rsquo;assurance d&rsquo;être cool. Faites vous même le test. Je vous mets au défi de trouver un seul con sur cette planète qui ait une chanson de Supergrass dans son iPod. Vous verrez, ça n&rsquo;existe pas. Croyez moi.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1995<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/GNIMuvbiZcc" target="_blank">Caught By The Fuzz</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Une crêpe au sucre glace<br />
<strong>Drink :</strong> un Gin fizz</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #99 : I Am The Cosmos, Chris Bell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2016 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu il y a quelques années une véritable révélation en découvrant le premier album de Big Star, « #1 Record », pépite pop rock mélodique datant de 1972 qui ne rencontra à cause d&#8217;une poisse monumentale aucun succès public à sa sortie mais fit au fil des années bon nombre de convertis parmi la crème des rockers, de REM à Primal Scream, gagnant rétrospectivement le statut d&#8217;album culte. Destin rare et tragique pour un disque, et destin plus tragique encore pour [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">J&rsquo;ai eu il y a quelques années une véritable révélation en découvrant le premier album de Big Star, « #1 Record », pépite pop rock mélodique datant de 1972 qui ne rencontra à cause d&rsquo;une poisse monumentale aucun succès public à sa sortie mais fit au fil des années bon nombre de convertis parmi la crème des rockers, de REM à Primal Scream, gagnant rétrospectivement le statut d&rsquo;album culte. Destin rare et tragique pour un disque, et destin plus tragique encore pour ses créateurs, les auteurs-compositeurs, chanteurs et musiciens Alex Chilton, et <strong>Chris Bell</strong>. Je me suis depuis penché sur leurs carrières respectives et ai développé une grande admiration doublée de tendresse pour ce dernier. Je vous ai d&rsquo;ailleurs déjà soumis sa vigoureuse et merveilleuse composition « Feel » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-31-feel-big-star/" target="_blank" rel="noopener">Song of the Week #31</a>), qui ouvre en fanfare « #1 Record ».</p>
<p style="text-align: left;">Né en 1951 à Memphis, Mecque musicale du Sud profond aussi truculent que conservateur, Chris Bell s&rsquo;est donné corps et âme dans le projet Big Star, peaufinant jusqu&rsquo;à l&rsquo;obsession cette pop aussi brillante que sensible et l&rsquo;échec public l&rsquo;a complètement démoli, le conduisant dans les affres de la dépression et à tous les excès hédonistes. Dans un accès de rage, il détruisit les masters de son chef d&rsquo;oeuvre et quitta Big Star. Et si Chris Bell a enregistré des chansons en tant qu&rsquo;artiste solo ensuite, en Europe (au Château d&rsquo;Hérouville en 1974, à Londres en 1975 où il rencontra son idole Paul McCartney) puis de retour dans le Tennessee, seul un single a vu le jour en automne 1978, comprenant la délicate ballade « You And Your Sister » (avec les choeurs d&rsquo;Alex Chilton) et « <strong>I Am The Cosmos »</strong>, formidable chanson mid-tempo où l&rsquo;on retrouve tout ce qui faisait le sel des compositions de Chris Bell avec Big Star.</p>
<p style="text-align: left;">Une telle mélodie qui tue chantée façon folk soul ne saurait laisser quiconque indifférent. La voix aiguë mais virile de Chris Bell l&rsquo;élève vers la stratosphère, la magnificence de la guitare fait que cette chanson au titre un peu ridicule est à tous points bouleversante, et devient vite obsédante. Car cet écorché vif beau comme un Caravage chante le désespoir amoureux de façon universelle. Cette grande chanson américaine n&rsquo;eut, on pouvait s&rsquo;y attendre, aucun succès. Chris Bell n&rsquo;eut pas le temps d&rsquo;en souffrir, il mourut en décembre 1978 à 27 ans dans un accident de voiture, seul contre un poteau. Heureusement, des musiciens amis et thuriféraires réussirent à compiler tous ces enregistrements en 1992, dans l&rsquo;album posthume « I Am The Cosmos », que je vous conseille ardemment.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Reprise très réussie et cohérente par un fan ultime, Beck, en 2013 :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/qByYlOCAVho?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #77 : Nobody Really Cares If You Don&#8217;t Go To The Party, Courtney Barnett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 17:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[COURTNEY BARNETT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette dernière chanson de la semaine de 2015 (avant la bienvenue trêve des confiseurs que je vais respecter), je rends un vibrant hommage à l&#8217;artiste que j&#8217;aurai le plus écoutée cette année. En ce moment tourne sur ma platine l&#8217;épatant « Nobody Really Cares If You Don&#8217;t Go To The Party » de Courtney Barnett, auteure-compositrice et musicienne qui en deux EP et un album (le formidable « Sometimes I Sit And Think And Sometimes I Just Sit » s&#8217;est imposée au sommet [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Pour cette dernière chanson de la semaine de 2015 (avant la bienvenue trêve des confiseurs que je vais respecter), je rends un vibrant hommage à l&rsquo;artiste que j&rsquo;aurai le plus écoutée cette année. En ce moment tourne sur ma platine l&rsquo;épatant « <strong>Nobody Really Cares If You Don&rsquo;t Go To The Party</strong> » de <strong>Courtney Barnett</strong>, auteure-compositrice et musicienne qui en deux EP et un album (le formidable « Sometimes I Sit And Think And Sometimes I Just Sit » s&rsquo;est imposée au sommet de la chose rock avec une évidence et un talent qui forcent le respect. J&rsquo;avais déjà encensé son « Pedestrian At Best » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-50-pedestrian-at-best-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">Song of the Week #50</a>), LA chanson rock de l&rsquo;année s&rsquo;il en faut une.</p>
<p style="text-align: left;">Fille à l&rsquo;air sain, garçon manqué (un peu Joan Jett, un peu Suzy Quatro, ce genre de fille rock mais sans le bardage cuir et avec un no look un peu grunge), cette Australienne de 27 ans est le produit de la banlieue résidentielle de Melbourne et narre avec une acuité et une poésie renversantes le quotidien en des vignettes observatrices pleines d&rsquo;humour et de sensibilité. Les anglicistes apprécieront la teneur des propos, les autres n&rsquo;auront aucun mal à se laisser charmer par les mélodies si bien roulées et la voix de conteuse de Courtney Barnett. Avec son band de garçons, cette timide au naturel sait tenir une scène, comme le prouve la vidéo de « Nobody really cares&#8230; », morceau up tempo à l&rsquo;humeur acide (en gros, elle refuse de briller en société « at the party » comme l&rsquo;ami à qui tout réussit auquel elle se compare et préfère conserver son intégrité sous sa couette). Le son est étincelant, rentre-dedans et pour le coup totalement séduisant.</p>
<p style="text-align: left;">Je termine donc l&rsquo;année contre toute attente avec une fille rock ! Meilleurs voeux à tous et retrouvons nous le 8 janvier.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Live radio Seattle :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/tuzGmGotqgw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p style="text-align: left;">
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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