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	<title>COURTNEY BARNETT &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>COURTNEY BARNETT &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #234 : Here&#8217;s the Thing, Courtney Barnett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 08:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Recordwoman de la Song Of The Week, Courtney Barnett a l’honneur de cette rubrique pour la cinquième fois, cette fois-ci avec un extrait de son nouvel album au titre qui invite à la patience «&#160;Things Take Time, Take Time&#160;» (les choses prennent du temps, prennent du temps). Après une longue tournée mondiale qui l&#8217;a laissée sur les rotules et l’excellent single furieusement électrique Everybody Here Hates You, l’auteure-compositrice était restée à Los Angeles où elle comptait s’installer suite à sa [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Recordwoman de la Song Of The Week, <strong>Courtney Barnett</strong> a l’honneur de cette rubrique pour la <a href="https://laculturedelecran.com/tag/courtney-barnett/">cinquième fois</a>, cette fois-ci avec un extrait de son nouvel album au titre qui invite à la patience «&nbsp;<em>Things Take Time, Take Time</em>&nbsp;» (les choses prennent du temps, prennent du temps). Après une longue tournée mondiale qui l&rsquo;a laissée sur les rotules et l’excellent single furieusement électrique <em>Everybody Here Hates You</em>, l’auteure-compositrice était restée à Los Angeles où elle comptait s’installer suite à sa rupture d’avec sa compagne (la musicienne Jen Cloher qui reste sa partenaire en business par leur maison de disques Milk!) et car elle avait un appétit pour la scène musicale californienne. Las, une pandémie lui a intimé de vite regagner ses pénates et c’est ainsi que Courtney Barnett s’est réinstallée dans sa Melbourne natale et pour la première fois depuis peut-être six ans, elle a eu le temps de s’asseoir et de réfléchir (son premier album était titré «&nbsp;<em>Sometimes I Sit And Think, and Sometimes I Just Sit</em>&nbsp;»). Il n’est alors guère étonnant que ce bref album (dix chansons en à peine trente-quatre minutes) soit ce que la musicienne a fait de plus intime et de plus introspectif. Un vrai album de chambre en somme, écrit et composé entre le lit, le bureau et la fenêtre pour tout de même regarder au dehors, scènes de rue qu’elle décrit avec minutie et tout le talent de conteuse qu’on lui connaît dans <em>Rae Street</em>, la joliment enjouée chanson folk rock qui ouvre «&nbsp;<em>Things Take Time, Take Time</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Courtney Barnett raconte au <em>Guardian</em> qu&rsquo;elle a travaillé les chansons chez elle et ne voulait pas importuner ses voisins, ce qui fait que l’ambiance musicale est cette fois-ci plus douce. Elle a pour se faire utilisé des boîtes-à-rythmes et des guitares acoustiques pour asseoir les fondations des chansons, bercée et inspirée par l’écoute répétée de disques de Leonard Cohen et des œuvres douces et répétitives d’Arthur Russell et Brian Eno. Elle envoya ensuite les démos à Stella Mozgawa, compatriote batteuse du groupe Warpaint et collaboratrice régulière de son ami Kurt Vile. Et en profita pour lui proposer de co-produire l’album, qu’elle réaliseront presqu’intégralement à deux. D’aucuns regretteront (comme moi-même lors des premières écoutes de l’album) l’absence de la fulgurante section rythmique qui l’accompagnait depuis ses débuts (le bassiste Bones Sloane et le batteur Dave Mudie, qu’on ne retrouve ici qu’aux chœurs dans la brève et très rock <em>Take It Day By Day</em>) qui électrisait totalement la musique de Courtney Barnett, comme ce fut le cas tout au long de son très énergique second album «&nbsp;<em>Tell Me How You Really Feel</em>&nbsp;». Qu’on se rassure, les deux musiciens ont retrouvé leur poste sur scène pour la tournée qui démarre en ce moment aux USA. Barnett dit d’ailleurs qu’ainsi les chansons sont plus pétillantes. De toute façon, elle n’a jamais hésité à booster et tordre ses chansons en live. En attendant, «&nbsp;<em>Things Take Time, Take Time</em>&nbsp;» est un album particulièrement réconfortant et consolateur, agissant comme un bras qui vous prend par l’épaule. Ses chansons parlent de relations humaines… La très accrocheuse et très folk <em>Before You Gotta Go</em> est clairement un message adressé à la partenaire qui l’a quittée, mais l’universalité du message peut coller à toutes les séparations, amoureuses ou amicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même thématique pour la remarquable <strong><em>Here’s The Thing</em></strong>, qui nous intéresse ici, où Courtney Barnett enlumine son folk rock de touches dream pop, comme ces notes de guitare aiguës et plaintives qui rappellent celles qu’on entendait dans les albums pop d’Eno et donne avec l’écho sur l’arpège de guitare une couleur indie pop à l’ensemble. Alors qu’elle parle de lente reconstruction après la rupture, elle s’attarde sur les petits détails de beauté autour d’elle, un rayon de soleil sur le rebord de la fenêtre mais pense ne pas être capable de sortir de sa chambre pour l&rsquo;instant… La voix passe de la prosodie à la Lou Reed, parlée chantée qu’elle maîtrise depuis ses débuts à un registre plus aigu éminemment fragile et émouvant. Son toucher de guitare joué aux doigts, sans médiator confère à son jeu une vraie personnalité quand bien même on est loin de la virtuosité, ce qui n’est pas un problème pour cette immense adepte de la méthode Velvet Underground. Les bonnes chansons abondent ici, comme les impeccables <em>If I Don’t Hear From You Tonight </em>(qui accueille la musicienne galloise Cate le Bon à la basse) et la très accrocheuse <em>Write A List Of Things To Look Forward T</em>o, les surprises aussi, telle <em>Turning Green</em>, tournerie mécanique bruitiste à l&rsquo;astringence new-wave ou la fragile ballade martelée au piano <em>Oh The Night</em>. Diffusant sa mélancolie altruiste et bienfaisante tout au long de ce disque, Courtney Barnett dévoile avec brio et modestie une nouvelle facette de son talent. Qui n&rsquo;a de cesse de me séduire.</p>
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		<title>Le top 18 des meilleurs albums de 2018</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 13:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[2018]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On pourra se dire qu&#8217;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
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<h4 class="wp-block-heading">On pourra se dire qu&rsquo;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More Heroes » chantaient The Stranglers en 1977. Quarante et un an plus tard, on en est là. </h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rock n&rsquo;roll continue de faire rêver dans des proportions plus modestes et la discrétion dont il fait part ses derniers temps n&rsquo;a fondamentalement rien de désagréable. L&rsquo;Angleterre, terre de contrastes et de traditions, semble avoir repris le flambeau léguée à Portland puis à la Californie au milieu de la décennie. Shame, Slaves, IDLES et j&rsquo;en passe, ont replacé la perfide Albion au cœur de la géographie rock mondiale pour le plus grand bonheur des aficionados de cette nation où l&rsquo;expression de la jeunesse a toujours su trouvé un retentissement international. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;Australie et la Scandinavie ne sont pas restées immobiles. On se consolera en France avec les Liminanas qui tentent de perpétuer une certaine idée de ce que constitue la classe à la française. Entre Gainsbourg, le Velvet et les yé-yés des sixties, le gang catalan sauve les meubles. Même combat pour les parisiens de Rendez-Vous, auteurs d&rsquo;un album intéressant, clairement inspirés par ce qui se faisait outre-Manche au début des années 1980. Enfin un disque qui donne envie d&rsquo;aller chercher la bagarre. On évitera la déprime en se disant qu&rsquo;on a acquis une nouvelle étoile sur le maillot surplombant un coq qui parait plus doué avec ses pieds qu&rsquo;avec ses cordes vocales. En attendant, passons à ce qui a retenu notre attention ces douze derniers mois :</p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg" alt="The Liminanas - Shadow People" class="wp-image-5454" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>18 &#8211; The Liminanas | Shadow People |</strong> The Liminanas</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Perpignan, France</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enregistré chez leur pote Anton Newcombe à Berlin, le nouvel album du duo français The Liminanas s&rsquo;écoute comme un voyage à travers les sixties en compagnie de camarades de renoms, à savoir Peter Hook, Emmanuelle Seigner et Bertrand Belin. On croise des personnages attachants (« Trois Bancs »), on dévale la gueule de bois dans les rues endormies d&rsquo;Istanbul (« Istanbul is Sleepy »), on monterait presque à cheval dans les grands espaces américains sur « Ouverture »; écouter un disque des Liminanas, c&rsquo;est un peu comme ouvrir un album de Corto Maltese, on ne sait jamais dans quelle contrée on va finir mais on se laisse porter sans résistance au grès des tribulations du narrateur. Sexy, planant, le rock velvetien des catalans envoûte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans de Ray Bans wayfarer noires, de Serge Gainsbourg et de rock psyché.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wmczzIk9D00">Ouverture</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg" alt="Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs  - King of Cowards" class="wp-image-5452" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>17 &#8211; Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs | King of Cowards |</strong> Rocket<strong> </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Newcastle, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette magnifique pochette se cache le disque le plus heavy de l&rsquo;année. Ce second opus des nouveaux rois du doom britannique surprend. Six titres, quarante minutes, « King of Cowards » est une décharge de riff tous plus colossaux les uns que les autres, faisant presque passer Kyuss pour un vulgaire groupe de musette. Clairement influencée par Sabbath, la formation du Tynewear manie le riff heavy blues (« Shockmaster ») comme personne. Même <em>The Guardian</em> adore. Puissant, racé, animal, cet album a tout pour réconcilier fans de metal, stoner rock, desert rock et hard rock néandertalien (« GNT », « A66 »). A écouter la nuit à fond la caisse en brûlant de l&rsquo;asphalte au milieu d&rsquo;une méchante tempête de blizzard. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans de stoner rock, de montagnes d&rsquo;amplis Marshall et de monstres marins</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HkcwgI-l2aw">GNT</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg" alt="Bodega - Endless Scroll" class="wp-image-5447" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>16 &#8211; Bodega | Endless Scroll |</strong> Rough Trade</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> New York City, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux Parquet Courts. Avec une esthétique art-rock assumée et un style déluré, Bodega reprend le flambeau du groupe le plus cool de la grosse pomme. Le combo nord-américain propose une new wave engagée dont le single « How did this happen » constitue la meilleure des introductions. Probablement un des titres les plus explosifs de l&rsquo;année. Froid, sexy, le rock métallique du quintet à majorité féminine rappelle les aspirations artsy de The Fall, Devo ou Wire remises au goût du jour. Un brin plus déluré (« I&rsquo;m Not A Cinephile », « Warhol ») que la formation d&rsquo;Andrew Savage, Bodega est définitivement un nom à retenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans d&rsquo;art rock, de Wire et d&rsquo;art contemporain</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TKAzK41-YHM">How did this happen</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg" alt="Rendez-Vous - Superior State" class="wp-image-5457" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>15 &#8211; Rendez Vous | Superior State</strong> |Crybaby</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Paris, France</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malsain, dérangeant et complètement addictif, le EP de Rendez-Vous atterri l&rsquo;année dernière annonçait la couleur. Voilà désormais l&rsquo;album. Sorti chez Crybaby, ce premier disque « longue durée » reprend ce qui a fait le succès des Parisiens: un post-punk abrasif et carrément déroutant. Entre les délires aux claviers et parties de basse gonflées aux stéroïdes, le chant résonne et tabasse les tympans de l&rsquo;auditeur médusé (« Sentimental Animal »). Le son est massif, la boite à rythme assourdissante confère une pressante envie de se lever de se chaise pour rejoindre le dancefloor (« Double Zero »). Sombre, dépressif et violent, ce premier album est une belle réussite qui n&rsquo;a presque rien à envier aux formations britanniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de foot culture anglaise, de bastons générales et de The Cure</strong></em></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v2OR3PdDRcc">Paralyzed</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg" alt="Car Seat Headrest - Twin Fantasy" class="wp-image-5461" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>14 &#8211; Car Seat Headrest | Twin Fantasy |</strong> Matador</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Seattle, Washington, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Drôle de phénomène que ce Will Toledo, frontman de Car Seat Headrest au look d&rsquo;adolescent chétif. Petit génie de l&rsquo;americana low-fi, la tête pensante du groupe américain montre qu&rsquo;il n&rsquo;a rien perdu de son talent de songwriter depuis l&rsquo;excellent « Teens of Denial ». Entre Neil Young, The Strokes ou Pavement, cet album magnifique jongle entre folk énervée, noyée dans l&rsquo;écho et la reverb, et rock alternatif aux guitares aiguisées s&rsquo;envolant dans des jams stratosphériques. Au niveau des textes, Toledo se livre sur les femmes, l&rsquo;amitié, les sorties en bagnole et les effets de la consommation de produits illicites. La plupart des titres ont en réalité été écrits en 2011 et enregistrés sept ans plus tard. Poignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de Pavement, de guitares lo-fi et de songwriters&nbsp;américains</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite : </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lwj24E44Dak">Famous&nbsp;Prophet&nbsp;(Stars)</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg" alt="Father John Misty - God's Favorite Customer" class="wp-image-5449" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>13 &#8211; Father John Misty | God&rsquo;s Favorite Customer |</strong> Sub Pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Los Angeles , Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième opus solo de Josh Tillman, ce « God&rsquo;s favourite consumer » rappelle l&rsquo;excellent « Pure Comedy » par la qualité de son écriture et ses envolées lyriques piano-guitares aux accents folks et soft rock d&rsquo;une élégance indéniable. L&rsquo;album est tant soigné qu&rsquo;on pardonnerait presque la mégalomanie de son auteur. Sorte de Devendra Banhart bourgeois et urbain, Tillman tire un portait morose et critique de notre société contemporaine avec une certaine justesse. Ses chansons les plus rock méritent que l&rsquo;on s&rsquo;arrête plus particulièrement (« Date Night », « Mr Tillman ») sur cet album assez délicieux à découvrir une tasse de thé à la main un dimanche matin pluvieux. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les amateurs de Nick Cave au piano, de soft rock américain et de néo-hippies friqués</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Kf2nd_EaHQ">Hangout at the Gallows</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg" alt="The Lemon Twigs - Go to School" class="wp-image-5448" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>12 &#8211; The Lemon Twigs | Go To School |</strong> 4AD</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Long Island, New York, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un concept album autour d&rsquo;un singe qui découvre l&rsquo;école. Toujours aussi créatif, le duo formé par les frères D&rsquo;Addario a frappé fort avec un disque ambitieux qui rappelle les productions les plus extravagantes des dinosaures du rock du début des seventies. Pensez Queen, The Who, ou Mott The Hoople réincarnés dans une paire de singer-songwriter-performers d&rsquo;à peine vingt ans qui maîtrise déjà tous les codes du hard rock et de la pop baroque. Leurs passages sur scène sont également à ne pas manquer tant The Lemon Twigs domine son sujet avec une fougue et une aisance déconcertante. Solide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Queen, pop baroque et de glam rock des années 1970</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4pzEEbOrJRg">The fire</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg" alt="Gøggs - Pre Strike Sweep" class="wp-image-5453" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>11</strong>&#8211; <strong>Gøggs | Pre Strike Sweep |</strong>In the Red</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non content de sortir seulement cinq projets en 2018, Ty Segall a rappelé ses camarades Chris Shaw de Ex-Cult et Charles Mootheart pour relancer la machine Goggs, projet hybride entre punk hardcore, fuzz rock et noise rock insolent. Les titres vont vite et fracassent tout sur leur passage. Plus sombre que son prédécesseur, « Pre Strike Sweep » ne fait pas dans la dentelle. Mur du son, cri beuglé, rythmique tout en puissance, voici un disque teigneux assez lointain de ce que le gourou du rock californien nous a proposé avec White Fence en début d&rsquo;année. Une petite furie qui devrait ravir les fans de punk énervé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de pédales de distorsion artisanales, de Black Flag et de Ex-Cult</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SapR3nFz8l0">Killing Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg" alt="Arctic Monkeys - Tranquility Base Hotel &amp; Casino" class="wp-image-5460" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>10 &#8211; Arctic Monkeys | Tranquility Base Hotel &amp; Casino&nbsp;|&nbsp;</strong>Domino</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Sheffield, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un album colossal sorti en 2013, le gang de Sheffield a choisi de ne pas jouer la carte de la facilité en concoctant un concept album ambitieux. Fini les cuirs et les hymnes de stade aguicheurs, Alex Turner confirme sa fixette sur David Bowie. Caméléon de plus en plus insaisissable, le double de Miles Kane dans The Last Shadow Puppets adopte un look de crooner légèrement ringard et pond un disque esquissé au piano qui met en scène une colonie morose de terriens isolés dans un hôtel lunaire dans lequel cohabitent luxe et total ennui. Si la première écoute déroute, «&nbsp;Tranquility Base Hotel and Casino&nbsp;» mérite que l&rsquo;on s&rsquo;y attarde. Audacieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Roxy Music, de films de science-fiction et de The Last Shadow Puppets </em></strong><em> </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=xvOrayAVhBo">American Sports</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg" alt="The Morlocks - Bring on the Mesmeric Condition" class="wp-image-5446" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>9 &#8211; The Morlocks | Bring On The Mesmeric Condition&nbsp;|&nbsp;</strong>Hound&nbsp;Gawd!</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne compte plus les albums de ces vieux de la vieilles du garage punk américain. Idoles du revival scandinave des nineties, les Morlocks continuent leur route avec l&rsquo;aide de renforts allemands et toujours la même recette: un garage punk classique et racé, entre MC5, Troggs, Cramps et Flaming Groovies. Les amateurs de boogie rock plein de fuzz sont ravies, les nostalgiques des soirées rock n&rsquo;roll et bière chaude au pub du coin aussi. Le rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il a de plus honnête. Ca swingue, ça groove, ça fait des clins d&rsquo;oeil à Sylvain Sylvain et à la scène du CBGB du début des 1970s sans révolutionner quoi que ce soit, mais ça fait un bien immense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Johnny Thunders, de futals en cuir et de boogie rock</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=r5QJauQBEuw">Bothering Me</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg" alt="King Tuff - The Other" class="wp-image-5459" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>8</strong> <strong>&#8211; King Tuff | The Other | </strong>Sub Pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Vermont, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième disque solo de King Tuff, «&nbsp;The Other&nbsp;» arrive après un excellent «&nbsp;Black Moon Spell&nbsp;» paru il y a déjà trois ans. Moins glam, moins heavy, ce nouvel opus du meilleur pote de Ty Segall fait office de bande son parfaite pour un été ensoleillé. Plus sucré, plus poli, «&nbsp;The Other&nbsp;» groove autant qu&rsquo;il affranchi («&nbsp;Psycho Star&nbsp;», «&nbsp;Raindrop Blue&nbsp;»). Si l&rsquo;approche est moins frontal que sur les précédentes productions, le barbu à la casquette trucker vissée sur la tête n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff et de la mélodie bubblegum à relents psychédéliques («&nbsp;Thru The Cracks&nbsp;»).  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de T-Rex, de rock américain des années 1970s et de ballades en vielles voitures&nbsp;de&nbsp;sport</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=BXUS6hhm9Us">Circuits in the Sand</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg" alt="IDLES - Joy as an Act of Resistance" class="wp-image-5451" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance..jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>7 &#8211; IDLES | Joy as an act of resistance&nbsp;|&nbsp;</strong>Partisan</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où&nbsp;? </strong>Bristol, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut quand même avoir un certain talent pour écrire des textes politiquement pas trop bêtes en 2018 sans donner envie à ses auditeurs d&rsquo;aller se pendre avec la cravate de son conseiller financier. Sauf que le talent d&rsquo;IDLES ne s&rsquo;arrête pas leurs textes. Toujours aussi puissant, le post punk abrasif du groupe de Bristol décape toujours autant («&nbsp;Television&nbsp;», «&nbsp;Danny Nedelko&nbsp;»). Voici un cap du deuxième album passé tranquillement avec une tournée mondiale pas dégueu et une solide réputation de bêtes de scène en prime. Un poil moins accrocheur que son prédécesseur, «&nbsp;Joy as an act of resistance&nbsp;» est un manifeste humaniste dissonant aussi sombre que rassurant. Malgré le tableau plutôt acide dépeint par la formation anglaise, IDLES chante l&rsquo;espoir et l&rsquo;amour de son prochain avec une verve rarement égalée. Un bon bol d&rsquo;air frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de fuzz sur la basse, de noise rock et de soirées «&nbsp;Refugees welcome&nbsp;»</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QkF_G-RF66M">Danny&nbsp;Nedelko</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg" alt="Iceage - Beyondless" class="wp-image-5445" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>6 &#8211; Iceage | Beyondless&nbsp;|&nbsp;</strong>Escho</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Copenhague, Danemark</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oubliez The Icarus Line, le punk poisseux à mi-chemin entre Bowie et les Stooges a de beaux jours devant lui. Ce quatrième opus des Danois d&rsquo;Iceage appuie là où ça fait mal. Finement produit, «&nbsp;Beyondless&nbsp;» mélange les genres dans une atmosphère sombre et électrique. Il y a du Jesus and Mary Chain, du Birthday Party et du Joy Division dans les complaintes survoltées des Scandinaves. Urgents, tendus, les titres s’enchaînent sans se ressembler en posant une ambiance glam décadente. La puissante «&nbsp;The day the music dies&nbsp;» est le single dont avait besoin le groupe pour jouer des coudes avec les plus grands. Saxophones hallucinés, claviers lancinants, riffs dévastateurs, la recette n&rsquo;est pas nouvelle mais Iceage la distille avec une fraîcheur plus qu&rsquo;appréciable.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de The Icarus Line, de films noirs et des Rolling Stones période Mick Taylor</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=14eJfs8O--Y">The Day the Music Dies</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg" alt="Hot Snakes - Jericho Sirens" class="wp-image-5450" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>5</strong> &#8211; <strong>Hot Snakes | Jericho Siren&nbsp;|</strong>Sub&nbsp;pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand retour de Hot Snakes nous aura bien diverti. Au delà d&rsquo;un album plus que réussi, on aura eu le droit à des dizaines de mecs qui se sont convertis au groupe du jour au lendemain et qui se sont fait passés pour des fans de la première heure à te faire passer pour un gros débile de ne jamais avoir jeter une oreille à ces légendes du punk indé américain. Peu importe la crédibilité de leur discours, les fans authentiques ou opportunistes de Hot Snakes ont raison sur tout&nbsp;: le groupe de Rick Forberg et John Reis continue de faire exploser des tympans. Quatorze ans après l&rsquo;excellent Audit in Progress et son merveilleux titre éponyme, le groupe de San Diego n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff dissonant. Solide.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de punk dépressif, de The Wipers et de ceux qui portent encore des Vans à 40 ans</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yrR50b7-OSQ">Six Wave Hold Down</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg" alt="Parquet Courts - Wide Awake!" class="wp-image-5462" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>4 &#8211; Parquet Courts | Wide Awake&nbsp;!</strong> Rough Trade</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Brooklyn, New York, USA  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est assez plaisant de voir que Parquet Courts ne fait que de se bonifier avec le temps. Au fil des albums, le combo texan relocalisé à New York confirme son rang de groupe le plus excitant des ces dernières années. Son post-punk artsy ne tombe jamais dans l&rsquo;exercice de style et les chansons se révèlent aussi fédératrices qu&rsquo;efficaces («&nbsp;Freebird II&nbsp;», «&nbsp;Total Football&nbsp;»). Andrew Savage et son gang ne soigne pas que ses singles. Une fois de plus, l&rsquo;artwork justifierait presque à lui tout seul l&rsquo;achat de ce sixième album. Mentions spéciales pour le single loufoque éponyme et la fantastique «&nbsp;Mardi Gras Beam&nbsp;» et son video clip carrément envoûtant. Du grand art.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Gang of Four, de soirées berlinoises et d&rsquo;indie rock américain</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHfOqqQ1DLQ">Freebird II</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg" alt="Shame - Songs of Praise" class="wp-image-5455" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>3 &#8211; Shame | Songs for Praise&nbsp;|&nbsp;</strong>Dead&nbsp;Oceans</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Londres, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;on le veille ou non, les Anglais ont repris le leadership sur la scène rock mondiale. C&rsquo;est  indéniablement de l&rsquo;autre côté de la Manche que tout se passe musicalement ces derniers temps. Nouveau chouchou de la presse British, le combo anglais Shame voit très juste avec un premier album qui condense tout ce qu&rsquo;il s&rsquo;est fait de mieux en Angleterre depuis l&rsquo;invention du Vox AC30. Qu&rsquo;on soit branché Smiths ou Sex Pistols, on trouve son compte dans ce recueil de comptines à l&rsquo;arrière goût amer sur le quotidien des jeunes britons à l&rsquo;aube du Brexit. Enragé, le chanteur Eddie Green beugle son mal-être avec brio pendant que ses camarades tricotent des guirlandes de guitares tendues à souhait. Punk dans l&rsquo;attitude autant que dans le son, Shame est bien parti pour rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de punk anglais, d&rsquo;après-midi pluvieuses et de Johnny Marr</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Tpi4V1bUEzM">Tasteless</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg" alt="Viagra Boys - Street Worms" class="wp-image-5456" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>2 &#8211; Viagra Boys | Street Worms&nbsp;|&nbsp;</strong>Year&nbsp;0001</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Stockholm, Suède</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois des disques que l&rsquo;on attend pas. La claque de 2018 est venue du grand nord. Viagra Boys, une bande de hooligans mal dégrossis élevés au houblon et au punk hardcore, un chanteur americano-suédois complètement déluré, et un album colossal. L&rsquo;hymne « Research Chemicals » annonçait déjà la couleur, mais ce premier album concis met la barre encore plus haute. Un post-punk épileptique, soutenu par des lignes de basse abrutissantes et un frontman aux intonations prophétiques. Imaginez un Nick Cave façon punk hardcore qui décide de se goinfrer d&rsquo;amphétamines avec ses copains fans de foot pour une dernière danse macabre. Surpuissant.     </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de drogues dures, Grinderman et de stades de foot.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=YS9VzIA7zWI">Shrimp Shack</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg" alt="Courtney Barnett - Tell Me How You Really Feel" class="wp-image-5458" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>1 &#8211; Courtney Barnett | Tell me how you really feel&nbsp;|&nbsp;</strong>Milk&nbsp;Records</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Melbourne, Australie</p>



<p class="wp-block-paragraph">On avait laissé Courtney Barnett en 2017 en compagnie du loner américain Kurt Vile. Après une collaboration un peu molle du genoux, l&rsquo;australienne la plus cool du circuit rock actuelle est revenue aux fondamentaux. Ce troisième album reprend la recette des précédents. Après une entrée en matière toute en douceur «&nbsp;Hopfulnesness&nbsp;», Barnett confirme son statut de l&rsquo;indé à grands coups de Fender Telecaster. C&rsquo;est frais («&nbsp;City Looks Pretty&nbsp;»), intimiste («&nbsp;Need a Little Time&nbsp;»), rugueux («&nbsp;Nameless, Faceless&nbsp;»), et toujours dans l&rsquo;air du temps («I&rsquo;m not your mother, I&rsquo;m not your Bitch&nbsp;») sans jamais être chiant. Difficile de faire plus cool que Courtney Barnett cette année.    </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de rock indé, de t-shirts marinières et du Velvet Underground</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TISIPNpRuoY">Need a Little Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Auraient également pu figurer dans ce top :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Touts</strong> &#8211; « Can&rsquo;t Blame Me EP »<br><strong>Bass Drum of Death</strong> &#8211; « Just Business »<br><strong>Interpol</strong> &#8211; « Marauder »<br><strong>Delaney Davidson</strong> &#8211; « Shining Day »<br><strong>The Scaners</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>Mudhoney</strong> &#8211; « Digital Garbage »<br><strong>Reverend BeatMan and the New Wave</strong> &#8211; « Blues Trash »<br><strong>The Parkinsons</strong> &#8211; « The Shape of Nothing To Come »<br><strong>A Place to Bury Strangers</strong> &#8211; « Pinned »<br><strong>Les Lullies</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>The Interrupters</strong> &#8211; « Fight the good fight »<br><strong>Ty Segall and White Fence</strong> &#8211; « Joy »<br><strong>Rolling Blackouts Coastal Fever</strong> &#8211; « Hope Downs »<br><strong>Kurt Vile</strong> &#8211; « Bottle It In »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #154: Sunday Roast, Courtney Barnett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jun 2018 09:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[AUSTRALIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Courtney Barnett est décidément l&#8217;une des artistes favorites de cette rubrique, car son « Sunday Roast », troisième single issu de son excellent nouvel opus « Tell Me How You Really Feel » est la quatrième Song of the Week de l&#8217;auteure-compositrice australienne. Replongez-vous pour mémoire et avec délice, dans la furieuse « Pedestrian At Best » (SOTW #50), la non moins fulminante « Nobody Cares If You Don&#8217;t Go To The Party » (SOTW #77) et sa belle collaboration [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Courtney Barnett</strong> est décidément l&rsquo;une des artistes favorites de cette rubrique, car son « <strong>Sunday Roast »,</strong> troisième single issu de son excellent nouvel opus « Tell Me How You Really Feel » est la quatrième Song of the Week de l&rsquo;auteure-compositrice australienne. Replongez-vous pour mémoire et avec délice, dans la furieuse « Pedestrian At Best » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-50-pedestrian-at-best-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #50</a>), la non moins fulminante « Nobody Cares If You Don&rsquo;t Go To The Party » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-77-nobody-really-cares-if-you-dont-go-to-the-party-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #77</a>) et sa belle collaboration pop folk avec Kurt Vile « Over Everything » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-131-over-everything-courtney-barnett-kurt-vile/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #131</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">A aujourd&rsquo;hui 31 ans, Courtney Barnett semble être en pleine possession de son style, un rock à guitares à grande sensibilité pop délivré avec voix sans apprêt et une scansion pince sans-rire mais pleine de tendresse et de douce ironie. Son talent de parolière et de conteuse est par ailleurs unanimement loué. Ce second album est toutefois marqué par une vraie colère parfaitement en phase avec les luttes féministes, comme le prouve l&rsquo;implacable « Nameless, Faceless » (où l&rsquo;on remarque la présence idéale aux choeurs de ses « marraines » américaines, les soeurs Kim et Kelley Deal des Breeders, manifestement influences chéries de Courtney Barnett), avec ce refrain qui proclame que « <em>les hommes ont peur que les femmes se moquent d&rsquo;eux, les femmes ont peur que les hommes les tue</em> ». le titre du dissonant et franchement punk « I&rsquo;m Not Your Mother, I&rsquo;m Not Your Bitch » résume tout. L&rsquo;angoisse et le manque de confiance en soi derrière l&rsquo;énergie et l&rsquo;apparente jovialité pointent aussi, l&rsquo;album commençant avec le morceau le plus dark et le plus dur jamais enregistré par l&rsquo;Australienne, l&rsquo;étonnant ostinato « Hopefulessness », sans doute la chanson la plus impressionnante qu&rsquo;elle ait jamais composée. Sur le plan musical, Courtney et les compétents musiciens du CB3 (son groupe de scène, Bones Sloane à la basse et Dave Mudie à la batterie) ont lâché la bride de leurs chevaux, les puissantes rythmiques sont au cordeau, les guitares brillantes et saignantes. Les assurant seules, cette gauchère qui n&rsquo;aime pas jouer avec un médiator affirme un style qui, s&rsquo;il n&rsquo;est pas virtuose, est redoutablement efficace et bien senti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Sunday Roast » conclut « Tell Me How You Really Feel » avec douceur, une ode à l&rsquo;amitié comme on n&rsquo;en fait plus. Quand Courtney convie un-e ami-e vraisemblablement déprimé-e à partager son « rôti du dimanche » et s&rsquo;affaire à lui redonner confiance. Beau moment d&rsquo;ouverture à l&rsquo;autre, sans chichis mais bourré d&#8217;empathie, d&rsquo;une universalité bienfaisante. La première partie de la chanson est bâtie sur une rythmique folk rock suspendue avec accords enveloppants et mélodie flottante, avant de prendre une tournure plus entraînante et optimiste lors d&rsquo;une coda pop remarquable. De la belle ouvrage. « Sunday Roast » peut sans aucun problème et avec brio se placer parmi les chansons les plus réconfortantes de l&rsquo;histoire de la pop, et ceci sans un poil de mièvrerie. C&rsquo;est grâce à ce genre d&rsquo;exploit que Courtney Barnett s&rsquo;impose comme l&rsquo;une des grandes artistes du rock à guitares. Chapeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NB : Courtney, fille sympa s&rsquo;il en est, montre dans la vidéo officielle de « Sunday Roast » comment jouer cette chanson à la guitare&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Live :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>SOTW #131 : Over Everything, Courtney Barnett &#038; Kurt Vile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 09:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[COURTNEY BARNETT]]></category>
		<category><![CDATA[DIRTY THREE]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
		<category><![CDATA[KURT VILE]]></category>
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		<category><![CDATA[THE WAR ON DRUGS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Court and Kurt&#8230; Voilà une association qui semblera un rêve devenu réalité à tous les indie-rockers et poppers. D&#8217;un côté Courtney Barnett, rockeuse australienne dont j&#8217;ai déjà tressé les lauriers dans cette rubrique (avec deux extraits de son excellent premier « véritable » album, « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I Just Sit », « Pedestrian At Best »&#160;(SOTW #50) et « Nobody Cares If You Don&#8217;t Go To The Party » (SOTW #77)), de l&#8217;autre Kurt Vile, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Court and Kurt&#8230; Voilà une association qui semblera un rêve devenu réalité à tous les indie-rockers et poppers. D&rsquo;un côté <strong>Courtney Barnett</strong>, rockeuse australienne dont j&rsquo;ai déjà tressé les lauriers dans cette rubrique (avec deux extraits de son excellent premier « véritable » album, « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I Just Sit », « Pedestrian At Best »&nbsp;(<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-50-pedestrian-at-best-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #50</a>) et « Nobody Cares If You Don&rsquo;t Go To The Party » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-77-nobody-really-cares-if-you-dont-go-to-the-party-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #77</a>)), de l&rsquo;autre <strong>Kurt Vile</strong>, folk rocker américain, ex-guitariste de the War On Drugs et auteur de déjà cinq très estimables albums solo. Un océan et un continent séparent Melbourne de Philadelphie, mais les deux auteurs-compositeurs, appartenant à la même caste de musiciens viscéralement indépendants, se sont souvent croisés sur des festivals et ont bien vite sympathisé. Confessant un sens de l&rsquo;humour identique et une vision du rock concordante, leur camaraderie s&rsquo;est muée en une sincère amitié. Appréciant le travail de l&rsquo;autre, ils en ont chacun de leur côté repris des chansons en concert, et quand Kurt Vile propose à Courtney Barnett d&rsquo;enregistrer une de ses nouvelles compos en duo, celle-ci accepte chaleureusement. « <strong>Over Everything</strong> » est couchée sur bande à Melbourne quand Kurt Vile tourne « Down Under »&#8230;.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Ample chanson au tempo tranquillement folk rock, « Over Everything » tend alternativement le micro aux deux chanteurs sur les couplets, les voix se rejoignant sur les refrains&#8230; L&rsquo;ambiance, d&rsquo;une coolitude absolue (en anglais, on dirait « laidback ») est moelleuse et on s&rsquo;y love avec délice. La mélodie et l&rsquo;atmosphère rappellent « Rock n&rsquo;Roll » du Velvet Underground, la voix de Kurt Vile n&rsquo;étant d&rsquo;ailleurs pas sans évoquer celle du Lou Reed de la fin des sixties. Impériale en bagnole (j&rsquo;ai fait le test, c&rsquo;est imparable&#8230;), « Over Everything » s&rsquo;étire en une longue coda qui diffuse de si bonnes vibrations qu&rsquo;on en redemande. Le tout enfin est d&rsquo;un naturel absolu, sans aucune frime ni manifestation d&rsquo;égo. Ces deux-là étaient faits pour s&rsquo;entendre et travailler ensemble. Le clip où Court devient Kurt et Kurt Court est à cet égard aussi troublant qu&rsquo;amusant.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Le reste de l&rsquo;album « Lotta Sea Lice » (qu&rsquo;on peut traduire par l&rsquo;absurde « un paquet de poux de mer ») respecte cette vitesse de croisière. Les amis reprennent des chansons de l&rsquo;autre, en partagent d&rsquo;autres (on notera le joli et folk « Continental Breakfast », signé Vile), reprennent Tanya Donnelly (avec une chanson de son groupe Belly) et interprètent une composition de la compagne de Courtney Barnett, Jen Cloher (le magnifique « Fear Is Like A Forest », qui sonne comme du Crazy Horse). Notons pour les aficionados que des membres des Dirty Three et de Warpaint accompagnent tout en souplesse le duo sur le disque. Bref, une parenthèse musicale qui tient chaud et qu&rsquo;on chérira cet automne.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Live radio KRCW :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>
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		<title>SOTW #77 : Nobody Really Cares If You Don&#8217;t Go To The Party, Courtney Barnett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 17:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette dernière chanson de la semaine de 2015 (avant la bienvenue trêve des confiseurs que je vais respecter), je rends un vibrant hommage à l&#8217;artiste que j&#8217;aurai le plus écoutée cette année. En ce moment tourne sur ma platine l&#8217;épatant « Nobody Really Cares If You Don&#8217;t Go To The Party » de Courtney Barnett, auteure-compositrice et musicienne qui en deux EP et un album (le formidable « Sometimes I Sit And Think And Sometimes I Just Sit » s&#8217;est imposée au sommet [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Pour cette dernière chanson de la semaine de 2015 (avant la bienvenue trêve des confiseurs que je vais respecter), je rends un vibrant hommage à l&rsquo;artiste que j&rsquo;aurai le plus écoutée cette année. En ce moment tourne sur ma platine l&rsquo;épatant « <strong>Nobody Really Cares If You Don&rsquo;t Go To The Party</strong> » de <strong>Courtney Barnett</strong>, auteure-compositrice et musicienne qui en deux EP et un album (le formidable « Sometimes I Sit And Think And Sometimes I Just Sit » s&rsquo;est imposée au sommet de la chose rock avec une évidence et un talent qui forcent le respect. J&rsquo;avais déjà encensé son « Pedestrian At Best » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-50-pedestrian-at-best-courtney-barnett/" target="_blank" rel="noopener">Song of the Week #50</a>), LA chanson rock de l&rsquo;année s&rsquo;il en faut une.</p>
<p style="text-align: left;">Fille à l&rsquo;air sain, garçon manqué (un peu Joan Jett, un peu Suzy Quatro, ce genre de fille rock mais sans le bardage cuir et avec un no look un peu grunge), cette Australienne de 27 ans est le produit de la banlieue résidentielle de Melbourne et narre avec une acuité et une poésie renversantes le quotidien en des vignettes observatrices pleines d&rsquo;humour et de sensibilité. Les anglicistes apprécieront la teneur des propos, les autres n&rsquo;auront aucun mal à se laisser charmer par les mélodies si bien roulées et la voix de conteuse de Courtney Barnett. Avec son band de garçons, cette timide au naturel sait tenir une scène, comme le prouve la vidéo de « Nobody really cares&#8230; », morceau up tempo à l&rsquo;humeur acide (en gros, elle refuse de briller en société « at the party » comme l&rsquo;ami à qui tout réussit auquel elle se compare et préfère conserver son intégrité sous sa couette). Le son est étincelant, rentre-dedans et pour le coup totalement séduisant.</p>
<p style="text-align: left;">Je termine donc l&rsquo;année contre toute attente avec une fille rock ! Meilleurs voeux à tous et retrouvons nous le 8 janvier.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Live radio Seattle :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/tuzGmGotqgw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p style="text-align: left;">
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		<title>SOTW #50 : Pedestrian at Best, Courtney Barnett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 16:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[COURTNEY BARNETT]]></category>
		<category><![CDATA[FOLK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les filles à forte personnalité brandissant une guitare m&#8217;ont toujours fait grande impression. Je viens de tomber sur Courtney Barnett, jeune Australienne de 27 ans et ex-promesse du tennis qui marche dans les traces de Patti Smith et PJ Harvey sans pour autant chercher à ressembler à quiconque. A la veille de sortir un premier « vrai » album (après deux EPs très remarqués regroupés sur le mini album « A Sea Of Split Peas »), titré « Sometimes I sit and think,  and sometimes [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les filles à forte personnalité brandissant une guitare m&rsquo;ont toujours fait grande impression. Je viens de tomber sur <b>Courtney Barnett</b>, jeune Australienne de 27 ans et ex-promesse du tennis qui marche dans les traces de Patti Smith et PJ Harvey sans pour autant chercher à ressembler à quiconque. A la veille de sortir un premier « vrai » album (après deux EPs très remarqués regroupés sur le mini album « A Sea <span class="lG">Of</span> Split Peas »), titré « Sometimes I sit and think,  and sometimes I just sit » (<i>parfois je m&rsquo;assieds et je pense et parfois je ne fais que m&rsquo;asseoir</i>), Courtney Barnett bénéficie déjà d&rsquo;un excellent bouche à oreille critique et public et son nom devrait bien vite être sur toutes les lèvres. Et c&rsquo;est du rock. Sévère, hargneux, sans compromis et pourtant totalement séduisant. Bref, la classe.</p>
<p>« <b>Pedestrian At Best</b> » est une salve héroïque, premier single du futur LP. Une fille vraisemblablement en colère explique à son petit ami d&rsquo;une voix décidée et un peu froide combien elle ne vaut pas le coup (dans un sens) et combien elle le trouve ridicule (dans un autre). Un assez réjouissant et drôle exercice de style entre dégoût de soi et ras-le-bol de l&rsquo;autre&#8230; Très ado, vous me direz. Eh oui, mais surtout universel. Tenez, en voilà le refrain.</p>
<blockquote><p>Put me on a pedestal and I&rsquo;ll only disappoint<br />
You tell me I&rsquo;m exceptional and  I promise to exploit you<br />
Give me all your money and I&rsquo;ll make some origami, honey<br />
I think you&rsquo;re a joke but I don&rsquo;t find you very funny</p></blockquote>
<p><i>Pose moi sur un piédestal et je ne ferai que te décevoir<br />
Tu me dis que je suis exceptionnelle et je promets de t&rsquo;exploiter<br />
Donne moi tout ton argent, je ferai des origami, chéri<br />
Je pense que tu es une blague, mais je ne trouve pas très marrant</i></p>
<p>Musicalement, c&rsquo;est un gros riff de guitare à la « You really got me » version indie rock (ou bien à la « Molly Chambers » de Kings <span class="lG">of</span> Leon), avec batterie sèche et dynamique à la Nirvana. Et stupeur, le texte est parlé, sans que ce soit du rap ou du spoken word à la Fauve (Dieu merci&#8230;). Non, une scansion rock, brute de décoffrage et bien gaulée, précédant un refrain incroyablement entêtant, et ceci malgré l&rsquo;économie de moyens mélodiques (trois notes chantées en fin de strophe et voilà&#8230;). Bref, cette Courtney Barnett a du tempérament. Je l&rsquo;aime déjà.</p>
<p><strong>Studio live in London :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/d7K18l3kCiw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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