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	<title>SOUL &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #236 : Blame, Gabriels</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux mois de silence, la Song Of The Week résonne de nouveau. Je pourrais évoquer les multiples raisons qui m’ont fait buter sur ma page blanche &#8211; je n’ai même pas établi mon traditionnel palmarès de fin d’année &#8211; et je vous épargnerai une indigeste litanie. Simplement, je n’avais pas de musique suffisamment excitante à me mettre entre les deux oreilles en cette fin 2021 pour me motiver à écrire, et peu envie de me replonger dans mes tocades [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Après deux mois de silence, la Song Of The Week résonne de nouveau. Je pourrais évoquer les multiples raisons qui m’ont fait buter sur ma page blanche &#8211; je n’ai même pas établi mon traditionnel palmarès de fin d’année &#8211; et je vous épargnerai une indigeste litanie. Simplement, je n’avais pas de musique suffisamment excitante à me mettre entre les deux oreilles en cette fin 2021 pour me motiver à écrire, et peu envie de me replonger dans mes tocades du passé. Mais comme à chaque fois que je connais un blocage, une chanson qui passait à la radio a happé mon attention et réussi, à elle seule, à me remettre à mon clavier…</p>



<p>Un riff de cordes en Panavision, des arrangements au millimètre, un parfum de soul music hautement vintage et une chaude voix suintant le gospel et l’authenticité nous plongent dès les premières secondes dans le caisson sensoriel qu’est <strong><em>Blame</em></strong>. Et cette perle est l’œuvre du trio californien <strong>Gabriels</strong>, qui apparaît ici comme un reboot de Gnarls Barkley&nbsp;: soit l’association entre un chanteur à la voix impressionnante et au physique de bonze replet (et maquillé) et de musiciens producteurs qui updatent à leur façon la soul music des années cinquante et soixante en la parant de sonorités contemporaines, subtilement électroniques ou comme ici orchestrales, sans que la greffe ne sonne forcée ou mièvre. Le trio regroupe donc le chanteur gospel et chef de chœur Jacob Lusk (lequel s’était fait remarquer dans le télé-crochet <em>American Idol </em>en 2011, où sa voix aussi époustouflante qu’émouvante avait inconditionnellement séduit le public) et les producteurs (je déteste ce mot) Ryan Hope et Ari Balouzian, qui viennent du cinéma, le premier dans la réalisation, le second dans la composition de bandes originales. Ces derniers recherchaient un chœur pour un projet musical et sont tombés sur Lusk, originaire de Compton mais aucunement influencé par le rap, et pour cause car celui-ci vient d’un milieu chrétien très rigoriste et a été biberonné au chant religieux, la radio, comme la musique du diable que représentaient la soul et le funk étant interdites à la maison… C’est en se rebellant contre l’autorité&nbsp;parentale qu’il a découvert les chants profanes d’Aretha Franklin, Nina Simone, Marvin Gaye ou Beyonce, même si c’est bien sa pratique poussée du gospel qui lui a, c’est un euphémisme, permis d’imposer cette voix sensationnelle, passant du murmure fragile, du feulement sauvage à l’autorité d’un prêcheur, de basses profondes au falsetto le plus androgyne. Hope et Balouzian n’allaient pas passer à côté d’un tel phénomène, et s’empressèrent de travailler avec lui pour mettre au point la formule qu’ils avaient en tête.</p>



<p>Formule que Gabriels a peaufinée avant de révéler une première chanson, <em>Loyalty</em> en 2018, puis un premier EP «&nbsp;<em>Love And Hate In A Different Time</em>&nbsp;» en 2020 dont le morceau éponyme a joliment résonné dans la tête de beaucoup. Morceau soul enlevé et entêtant aux accents nu disco avec chœurs énergiques et une remarquable interprétation vocale en falsetto évoquant le <em>(You Make Me Feel) Mighty Real</em> de Sylvester, la chanson surprend par son exécution musicale alliant cordes cinématographiques, touches électro aériennes et section rythmique groovy avec contrebasse. Le clip,&nbsp;étonnant, compile façon Tiktok des gens de toutes les cultures qui dansent et se termine avec Jacob Lusk chantant <em>Strange Fruit</em>, l’hymne antiraciste de Billie Holiday lors d’une manifestation Black Lives Matter au milieu d’une foule conquise et solidaire. <em>Blame</em> figure dans un second EP «&nbsp;<em>Bloodline</em>&nbsp;» sorti fin 2021, qui pousse plus loin en la raffinant la formule Gabriels. Soit créer une soul music à la saveur authentique mais jamais passéiste, qui ne cherche surtout pas à reproduire les merveilles du passé mais sonne instantanément classique, comme si elle avait été jouée dans une cave enfumée ou… une petite église. Le choix des instruments orchestraux plutôt que la machinerie électronique d’aujourd’hui pourrait sembler suranné mais s’avère payant, tant ce genre de sonorités est aujourd’hui peu habituel. Les touches contemporaines se trouvent dans le traitement des sons et des voix (la distorsion sur le pont, les chœurs euphorisants qui font «&nbsp;<em>Ooh la la la</em>&nbsp;»). <em>Blame</em> suinte une spiritualité gourmande assez irrésistible, ce genre de truc en plus qui devrait bien vite propulser le trio tout en haut de l’affiche</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="version-live-acoustique">Version live acoustique:</h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>SOTW #228 : Chase it down, Bobby Gillespie &#038; Jehnny Beth</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Song Of The Week est de retour après une longue trêve estivale poursuivie par une trêve de rentrée, plus longue qu’à l’accoutumée mais les temps troublés qui s’éternisent ne sont guère propices à la régularité de l’inspiration. De cet été&#160;très mouillé me restent quelques airs fugaces qui l’ont bon an mal an rythmé. Et si cette saison n’est pas la plus féconde au niveau des sorties de disques, j’aurai souvent écouté un album à l’ambiance très automnale (donc en [&#8230;]</p>
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<p>La Song Of The Week est de retour après une longue trêve estivale poursuivie par une trêve de rentrée, plus longue qu’à l’accoutumée mais les temps troublés qui s’éternisent ne sont guère propices à la régularité de l’inspiration. De cet été&nbsp;très mouillé me restent quelques airs fugaces qui l’ont bon an mal an rythmé. Et si cette saison n’est pas la plus féconde au niveau des sorties de disques, j’aurai souvent écouté un album à l’ambiance très automnale (donc en parfait accord avec les cieux capricieux de juillet), <em>Utopian Ashes, </em>le <em>side-project </em>que <strong>Bobby Gillespie</strong>, le sémillant quasi-sexagénaire leader de Primal Scream, a concocté avec <strong>Jehnny Beth</strong>, artiste française multi-cartes de vingt-cinq ans sa cadette, chanteuse des rageuses Savages que tout le monde (Gorillaz, IDLES,&nbsp;Julian Casablancas, etc…) s’arrache…</p>



<p>Les deux chanteurs avaient une première fois uni leurs voix en 2015 à Londres lors d’un concert de Suicide, séminal groupe punk synthétique new-yorkais dont ils étaient tous deux grands fans. L’expérience fut suffisamment satisfaisante pour que Jehnny Beth soit conviée ensuite à monter sur scène avec Primal Scream. La politesse fut retournée à Bobby Gillespie quand Beth invita Primal Scream à jouer et à converser dans son émission diffusée sur Arte «&nbsp;<em>Echoes with Jehnny Beth</em>&nbsp;». Cette complicité artistique engagée ne demandait qu’à s’épanouir, mais pas question de le faire d’une façon téléphonée. Plutôt que décliner un registre punk, kraut ou psychédélique, terrains où les deux artistes évoluent souvent, Bobby Gillespie a suggéré de faire de son premier album solo un album collaboratif avec Jehnny Beth le long duquel ils exploreraient un genre qu’il affectionne particulièrement, la chanson américaine à inflexions soul et country en duo mixte façon George Jones et Tammy Wynette ou Gram Parsons et Emmylou Harris. <em>Utopian Ashes</em> ne parle que d’érosion de l’amour par le temps et de désintégration du couple, les deux artistes s’étant inspirés de leurs histoires personnelles et de celles de leur entourage pour coucher des paroles aussi désespérées que lyriques,&nbsp;en parfaite adéquation avec un enrobage musical classieux, option ronce de noyer et exécuté avec grâce par les compères de Gillespie dans Primal Scream, Andrew Innes à la guitare et aux arrangements, Darrin Mooney à la batterie et Martin Duffy aux claviers, et par le partenaire musical de Jehnny Beth, le touche-à-tout français Johnny Hostile à la basse et aux arrangements.</p>



<p>En quelques sessions d’écriture à Paris et un enregistrement à Londres en 2018, les neuf chansons ont été vite bouclées mais la pandémie a retardé le fignolage de l’ensemble et donc sa sortie qui eut finalement lieu en juillet dernier. <strong>«&nbsp;<em>Chase It Down</em>&nbsp;</strong>» ouvre l’album de bien belle façon. Cette chanson, la plus groovy de l’album, aurait eu toute sa place sur l’album sudiste des Primals, ce <em>Give Out But Don’t Give Up</em> sorti en 1994, album certes inégal mais où Gillespie témoignait de façon désarmante son amour pour le rock des Stones des seventies et de Big Star, album enregistré en partie à Memphis, Mecque du rock sudiste gorgé de soul music. C’est dans cette veine Southern soul matinée de pop rock que se situe<em> «&nbsp;Chase It Down&nbsp;»</em>, dans laquelle le narrateur enjoint son bientôt ex-amoureuse de vivre sa vie et de profiter de tout ce qui se présente, quand bien même ils se séparent. Sur de simples accords de guitare folk et des volutes de violons soul proto-disco s’élève la complainte de Gillespie (lequel, sans être un chanteur exceptionnel, s’améliore de disque en disque). Le refrain, qui donne à la chanson tout son peps, est laissé à la voix puissante et très personnelle de Beth. Le solo de guitare d’Innes est dans le registre blues-rock et n’aurait pas déparé sur «&nbsp;<em>Movin’On Up</em>&nbsp;», l’une des chansons emblématiques de Primal Scream. Et si cette chanson entêtante ouvre <em>Utopian Ashes</em> de bien belle façon, le reste de l’album est tout aussi remarquable. Que ce soit avec les merveilleuses ballades façon Memphis soul «&nbsp;<em>Remember We Were Lovers</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>Your Heart Will Always Be Broken&nbsp;</em>», où Jehnny Beth excelle et où les artistes se rapprochent au plus près de l’ambition de départ, la critique acide de la société anglaise sous forme de valse pastorale «&nbsp;<em>English Town</em>&nbsp;» (Gillespie reste un commentateur social très avisé), la pop folk sixties chaloupée à la Mamas and Papas de «&nbsp;<em>Stones Of Silence</em>&nbsp;» ou la très soul et cuivrée «&nbsp;<em>Living A Lie</em>&nbsp;», aucune faute de goût ne détonne dans cet album aussi solide que personnel et destiné à devenir disque de chevet.</p>



<p>Alors que Primal Scream va remonter sur scène pour fêter en grande pompe les trente ans de leur album emblématique <em>Screamadelica</em>, on peut douter qu’<em>Utopian Ashes</em> trouve une traduction scénique. On peut toutefois raisonnablement penser que Jehnny Beth rendra souvent visite à Bobby Gillespie, sur scène ou ailleurs…</p>
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		<title>SOTW #222 : Pay Your Way In Pain, St. Vincent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;un des albums les plus attendus de ce printemps 2021, avec une impatience non-feinte et une immense curiosité en ce qui me concerne, est « Daddy’s Home », sixième album de St. Vincent (septième si l’on compte son album commun avec David Byrne « Who’s That Giant » en 2012). Il sortira le 14 mai, et on espère qu’à cette date nous aurons retrouvé une relative liberté et que l’horizon sera enfin dégagé… En signe avant-coureur, l’artiste texane a envoyé deux chansons extrêmement prometteuses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;un des albums les plus attendus de ce printemps 2021, avec une impatience non-feinte et une immense curiosité en ce qui me concerne, est « <em>Daddy’s Home</em> », sixième album de <strong>St. Vincent</strong> (septième si l’on compte son album commun avec David Byrne « <em>Who’s That Giant</em> » en 2012). Il sortira le 14 mai, et on espère qu’à cette date nous aurons retrouvé une relative liberté et que l’horizon sera enfin dégagé… En signe avant-coureur, l’artiste texane a envoyé deux chansons extrêmement prometteuses qui squattent d’ores et déjà mon cerveau. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la quatrième fois qu&rsquo;un morceau de St Vincent est Song Of The Week (après <em>Digital Witness</em>, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-86-digital-witness-st-vincent/">SOTW #86</a>, <em>Pills</em>, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-132-pills-st-vincent/">SOTW #132</a> et <em>Fast Slow Disco</em>, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw156-slow-disco-fast-slow-disco-st-vincent/">SOTW #156</a>)</p>



<p>Annie Clark, alias St Vincent, est probablement l’héritière la plus convaincante de David Bowie car elle applique à la lettre la règle d’or qui avait régi sa décennie immensément créative (de 1969 à 1980). Soit présenter une nouvelle incarnation à chaque album, musicale et thématique bien sûr, mais aussi esthétique. L’allure physique devant personnifier chaque album et permettre à chacun de l’identifier d’un simple regard. Avec «&nbsp;<em>MASSEDUCTION</em>&nbsp;», de 2017 à 2019, Annie Clark avait revêtu les guêpières, gants, cuissardes à talons aiguilles, bustiers de vinyle fluo et portait le carré noir strict pour se transformer en la dominatrice de l’apocalypse qui toisait les spectateurs avec postures hiératiques. Parfaitement en adéquation avec la musique de cet excellent album, le look de St Vincent était anguleux et flashy à la fois, mais, avoue-t-elle, extrêmement contraint. La St Vincent autrement plus détendue de «&nbsp;<em>Daddy’s Home</em>&nbsp;» semble tout droit sortie d’un film de John Cassavetes ou d’un épisode de <em>The Deuce</em>. Avec sa perruque blonde à la Angie Dickinson, ses tailleurs pantalons à la fois fluides et extrêmement élégants et ses chaussures à plateforme, Annie Clark redonne vie à un certain chic américain 70’s. C’est dans ce New-York de nuits blanches et de sensations fortes que St Vincent nous emmène et d’un simple coup d’œil on a idée de ce qui nous attend musicalement. En un violent retour de balancier, elle a eu envie d’une musique plus relâchée, d’un son plus chaleureux inspiré par le funk de Sly &amp; The Family Stone comme par le soft rock groovy de Steely Dan, musiques qui l’ont toujours accompagnée. Et surtout envie de revenir à une musique jouée ensemble, avec des gens, soit l’antithèse parfaite de ce qu’il convient de faire en ce moment, et pas seulement à cause du confinement…</p>



<p><strong><em>Pay Your Way In Pain</em></strong>, le premier single, renvoie à l’idole absolue et à son album de plastic soul «<em>Young Americans</em> », citant assez ouvertement (même phonétiquement) le plus gros hit américain de Bowie, <em>Fame</em> (il suffit d’entendre comme elle articule « You got to <em>pay</em> your way in <em>pain</em>, you got to <em>pray</em> your way in <em>shame</em> » dans le refrain)… Cet hypnotique mid-tempo funk invitant à s’abandonner lascivement parle pourtant d’exclusion, la narratrice relatant comment elle est systématiquement rejetée dans tout ce qu’elle entreprend, parabole de la dureté de la vie urbaine… Le piano honky tonk introductif laisse vite la place à un groove serré servi par un riff très efficace, à la guitare ou au synthé, on ne se prononcera pas mais l’effet est maximal. La voix expressive d’Annie Clark, plus laidback qu’à l’accoutumée et dans les graves joue aux questions réponses avec les chœurs, pont où elle retrouve son mezzo soprano naturel qu’elle pousse jusqu’au cri pour hurler «<em> I wanna be loved</em> » jusqu’à la distorsion. Le contraste entre l’ambiance funky enjouée de la musique et la noirceur du texte montre que St Vincent n’a en rien remisé l’ironie inquiétante dont elle joue depuis ses débuts.</p>



<p>L’autre chanson envoyée en éclaireuse <em>The Melting Of The Sun</em> est une douceur soul folk aux couleurs de crépuscule où Annie Clark rend sincèrement hommage aux femmes musiciennes qui l’ont inspirée, Joni Mitchell, Nina Simone ou Tori Amos. On y retrouve son incandescent et très personnel jeu de guitare, toujours aussi bluffant. On ne sait pas quand St Vincent pourra présenter cette nouvelle incarnation sur scène, mais elle a donné quelques indices à ses fans en jouant ces deux chansons lors du show TV américain <em>Saturday Night Live</em> le 3 avril. A fond dans son nouveau rôle, elle partage cette fois-ci le plateau avec des musiciens stars (le guitariste Jason Falkner et le bassiste Justin Meldal-Johnsen, partenaires de Beck, le batteur Mark Guiliana qui a joué sur le « <em>Blackstar</em> » de David Bowie) et surtout trois choristes épatantes qui lui donnent la réplique dans la grande tradition soul et avec lesquelles s’installe une vraie complicité. Au risque de me répéter, j&rsquo;ai hâte de pouvoir applaudir St Vincent sur scène, en attendant je me jetterai sur « Daddy&rsquo;s Home » avec urgence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Live SNL :</h2>



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<p></p>
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		<title>SOTW #214: Hurt, Arlo Parks</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 08:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[ARLO PARKS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l&#8217;une de ces trop nombreuses torpeurs confinées avec la radio qui tournait, j&#8217;ai eu l&#8217;oreille attirée par une voix et une mélodie, assez pour que je me jette sur mon smartphone et que je « shazamme » la chose&#8230; S&#8217;afficha alors un nom qui ne m&#8217;évoquait rien, mais j&#8217;ai bien vite enquêté sur la toile pour en savoir davantage sur&#8230; Arlo Parks.&#160; Bachelière en 2019, Anaïs Oluwatoyin Estelle Marinho est une jeune femme de tout juste vingt ans [&#8230;]</p>
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<p>Lors de l&rsquo;une de ces trop nombreuses torpeurs confinées avec la radio qui tournait, j&rsquo;ai eu l&rsquo;oreille attirée par une voix et une mélodie, assez pour que je me jette sur mon smartphone et que je « shazamme » la chose&#8230; S&rsquo;afficha alors un nom qui ne m&rsquo;évoquait rien, mais j&rsquo;ai bien vite enquêté sur la toile pour en savoir davantage sur&#8230; <strong>Arlo Parks</strong>.&nbsp;</p>



<p>Bachelière en 2019, Anaïs Oluwatoyin Estelle Marinho est une jeune femme de tout juste vingt ans basée dans l&rsquo;Ouest de Londres. Son père est Nigérian, sa mère Franco-tchadienne et la jeune Anaïs a parlé la langue de Voltaire avant celle de Shakespeare. Son nom d&rsquo;artiste a été inspiré par des chansons de Frank Ocean et de King Krule, histoire de situer les influences. Encore lycéenne, elle n&rsquo;a pas tardé à écrire de la poésie et mettre ses textes en chansons, sortant à dix-huit ans un premier single autoproduit « <em>Cola</em> » qui affole les réseaux sociaux (trois millions de streams tout de même qui lui permettent d&rsquo;être signée sur le label Transgressive). Un premier EP « <em>Super Sad Generation</em> » place la jeune femme comme l&rsquo;espoir le plus enthousiasmant de la nu-soul britannique. Elle devient aussi un emblème de la <em>Génération Z</em>, racontant dans sa bio avoir été cette gamine noire en classe qui ne savait pas du tout danser, qui écoutait beaucoup trop d&#8217;emo et qui tombait amoureuse de cette fille du cours d&rsquo;espagnol&#8230; Elle représente tous ces jeunes gens émotionnellement fragiles et mélancoliques, pas très à leur place dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et ça tombe bien, Arlo Parks compose une musique qui soigne l&rsquo;âme. Un second EP « <em>Sophie</em> » est bien reçu par le public comme par la critique et elle enchaîne les concerts et les tournées, elle se lance d&rsquo;ailleurs dans une tournée européenne en février 2020, tournée vite tuée dans l&rsquo;oeuf par un pangolin farceur&#8230;</p>



<p>Le confinement (le « <em>lockdown</em> » comme on dit là-bas) n&rsquo;a pas empéché Arlo Parks de présenter au public les premiers singles d&rsquo;un premier album à venir en janvier 2021. Ainsi, « Eugene » et « Black Dog » furent les estafettes applaudies de ce « <em>Collapsed In Sunbeams</em> » à paraître (effondrée dans les rayons du soleil). Le nouveau single qui vient de sortir est le très bon « Green Eyes », très jolie chanson folk soul où l&rsquo;Américaine Clairo, évidente et sensible alliée musicale (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-198-bags-clairo/">SOTW #198</a>) prête sa guitare et sa voix. Entre-temps, il y a eu « <strong>Hurt</strong> ». Si la chanson partage son titre et son propos avec un monument marmoréen de Nine Inch Nails repris par Johnny Cash (elle traite elle aussi du mal-être et des affres de l&rsquo;addiction), l&rsquo;ambiance y est autrement plus dansante. Entrainée par un breakbeat groovy et une ligne de basse portant à elle seule toute la mélodie, l&rsquo;option nu-soul assez dénudée est flagrante. Quelques touches de cuivres, des cordes de guitare qui glissent sur le manche et des claviers flottants agrémentent discrètement et avec un goût exquis le canevas basse/batterie qui gouverne tout l&rsquo;arrangement, 100% organique. Cependant, ce qui marque ici et rend « Hurt » unique, c&rsquo;est bien la voix d&rsquo;Arlo Parks. Une voix trait d&rsquo;union entre une tradition soul gospel, celle d&rsquo;Aretha Franklin ou d&rsquo;Al Green, le trip hop anglais très <em>soulful</em> du début des 90&rsquo;s comme l&rsquo;avaient défini Portishead ou le Massive Attack de « <em>Blue Lines »  </em>et la nouvelle vague R n&rsquo;B britannique personnifiée par FKA Twigs. Mais surtout, la si jolie voix d&rsquo;Arlo Parks ne frime jamais, refuse toute surenchère athlétique et fait un bien énorme à l&rsquo;âme. Inestimable cadeau par les temps qui courent. </p>



<p>Live en<em> split screen</em> de quarantaine&#8230;</p>



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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>JANELLE MONAE, BRILLANTE ACTIVISTE POLITIQUE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 18:40:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SHOTS]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[HIP HOP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant des élections présidentielles pour le moins cruciales et pendant une campagne lamentable, Janelle Monae jette un pavé engagé dans le marigot de la démocratie US sous forme de son nouveau single, l&#8217;excellent « Turntables ». En à peine trois minutes, la musicienne comédienne d&#8217;Atlanta concentre tout son talent pour trousser une chanson mémorable (B.O. du documentaire « All In: The Fight For Democracy ») avec couplets en raps combattifs et refrains soul gospel du meilleur acabit. C&#8217;est dansant, catchy [&#8230;]</p>
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<p>Avant des élections présidentielles pour le moins cruciales et pendant une campagne lamentable, <strong>Janelle Monae</strong> jette un pavé engagé dans le marigot de la démocratie US sous forme de son nouveau single, l&rsquo;excellent « <strong>Turntables</strong> ». En à peine trois minutes, la musicienne comédienne d&rsquo;Atlanta concentre tout son talent pour trousser une chanson mémorable (B.O. du documentaire « <em>All In: The Fight For Democracy</em> ») avec couplets en raps combattifs et refrains soul gospel du meilleur acabit. C&rsquo;est dansant, catchy à mort et d&rsquo;une intelligence remarquable. En deux mots parfaitement irrésistible ! Ajoutons à cela une vidéo soignée (comme toujours avec elle) déclinant le thème « Black is Beautiful » et hurlant que « Black Lives Matter ». « <em>Turn, turn, can&rsquo;t wait for it to turn, turn</em> »&#8230; Si cette protest song d&rsquo;aujourd&rsquo;hui peut ramener des votes anti Trump dans les urnes, ce sera toujours ça de gagné. Janelle Monae, elle, ne lâchera rien !</p>
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		<title>SOTW #201 : Dispossession, Algiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[ALGIERS]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[INDIE ROCK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Song Of The Week #201 qui aurait pu être titrée Song Of Confining #1 mais comme j’espère vivement que cette série sera très brève, je n’allais pas la commencer. Le 5 mars 2020, soit il y a moins d’un mois, j’assistais à mon dernier concert avant… Dans cet autre monde qui parait déjà si lointain, je suis allé découvrir Algiers sur la scène de la Maroquinerie à Paris, motivé pour cela par deux amis très chers qui m’avaient bien vendu [&#8230;]</p>
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<p>Song Of The Week #201 qui aurait pu être titrée Song Of Confining #1 mais comme j’espère vivement que cette série sera très brève, je n’allais pas la commencer. Le 5 mars 2020, soit il y a moins d’un mois, j’assistais à mon dernier concert avant… Dans cet autre monde qui parait déjà si lointain, je suis allé découvrir <strong>Algiers</strong> sur la scène de la Maroquinerie à Paris, motivé pour cela par deux amis très chers qui m’avaient bien vendu l’affaire. Et chose peu commune en ce qui me concerne, je n’avais que très peu écouté le dernier album du groupe «&nbsp;<em>There Is No Year</em>&nbsp;» (au titre ô combien prémonitoire, tant 2020 ne semble carrément pas exister…) avant de me rendre à ce concert. Dire que je n’ai pas été déçu est un piètre euphémisme, tant cette prestation m’a soufflé par sa puissance, son originalité et son âme. Depuis, j’ai rattrapé mon retard et cet album colérique et plein de soul squatte ma platine…</p>



<p>Archétype du groupe indie, Algiers (oui, comme la ville d’Alger en anglais, nom choisi pour son histoire de résistance au colonialisme) s’est formé en 2012 à Atlanta, l’une des villes musicalement les plus excitantes du moment en particulier côté hip hop (Childish Gambino, Migos, OutKast sont basés dans la capitale de la Géorgie). Réunissant trois musiciens chevronnés, le pianiste, guitariste, chanteur et parolier Franklin James Fisher, le bassiste et claviers Ryan Mahan et le guitariste, percussionniste et saxophoniste Lee Tesche, ils sont rejoints plus tard par Matt Tong, ancien batteur du groupe de pop britannique Bloc Party. En 2015, avec un premier album à leur nom, Algiers livrent à la face du monde une soul dystopique inédite, inspirée par le gospel comme par un post punk presque gothique à la Gun Club ou à la Nick Cave, par le jazz contemporain et par l’électro-rock à la Suicide. Formule aussi puissante qu’inédite qui leur permet de signer avec le prestigieux label indépendant Matador. Tout est réuni pour ne laisser personne indifférent, de la musique profonde et percutante aux thématiques très politiques, très résistantes, au discours argumenté. Une autre manière de faire de la protest song en somme, parti pris renouvelé sur un second album en 2017, «&nbsp;<em>The Underside Of Power</em>&nbsp;» réalisé par le guitariste de Portishead, Adrian Utley et contenant le single «&nbsp;Black Eunuch&nbsp;».</p>



<p>Avec «&nbsp;<em>There Is No Year</em>«&nbsp;, troisième album paru cette année, les quatre musiciens ont décidé d’ouvrir grand les fenêtres, voyant leur carrière se diriger vers une impasse, celle d’un groupe américain ayant du succès principalement en Europe mais ignoré à la maison malgré deux albums encensés par la critique et la première partie de la tournée US de Depeche Mode. Pour se faire, ils ont opté pour un son plus «&nbsp;<em>radio friendly</em>&nbsp;» qui juxtapose les influences très diverses du groupe: blues, gospel, punk, soul, trap (ils sont d’Atlanta, la Mecque du genre…), free jazz, electro… Mais avant de délivrer l’album, Algiers s’est permis une vraie folie en sortant le single le plus radical de 2019, un morceau&nbsp; parfaitement free jazz, sans paroles ni mélodies mais avec des collages de voix captées dans diverses archives «&nbsp;Can The Sub_Bass Speak ?&nbsp;» restera dans les annales comme la chose la plus anti-commerciale éditée en single. Une fois ce défi relevé, place donc à un album étonnement apaisé musicalement, vraiment accrocheur et enchaînant les chansons les plus immédiates que le groupe ait jamais enregistrées. Preuve éclatante avec «&nbsp;<strong>Dispossession</strong>&nbsp;». Lancé par la voix pleine d’âme et rageuse de Franklin, grand chanteur dans une tradition rhythm n’blues, le morceau est mené par un piano martelé instaurant un tempo qui swingue qu’encadre une section rythmique medium implacable doublée d’un tambourin invitant au déhanchement. La plainte d’une guitare tout en sustain ajoutant de l’étrangeté et un côté post-rock très bien vu à l’ensemble. «&nbsp;<em>Run Away, run away from your America/While it burns in the street</em>&nbsp;» (Partez en courant, fuyez votre Amérique/pendant que ça brûle dans la rue), annonce tel un oracle Franklin J. Fisher, ce à quoi les choeurs gospel du refrain répondent «&nbsp;<em>You can’t run away</em>&nbsp;» (tu ne peux pas t’enfuir). Charge apocalyptique non dissimulée contre l’Amérique de Trump, les paroles d’Algiers sont aussi éloignées que possible des préoccupations pop. C’est très noir, sans espoir et pourtant la mélodie est si entraînante, comme l’étaient celles entonnées par les esclaves dans les champs de coton… «&nbsp;<em>There Is No Year</em>&nbsp;» regorge de très bonnes chansons, de la chanson éponyme qui ouvre le disque, qui doit beaucoup à l’electro-punk de Suicide à la tubesque et martiale «&nbsp;House Of The Furnaces&nbsp;», la ballade musclée «&nbsp;We Can’t Be Found&nbsp;» ou la conclusion tout à fait punk rock «&nbsp;Void&nbsp;» rythment un excellent album, de ceux qui tourneront longtemps sur nos platines.</p>



<p>Algiers est, on s’en serait douté, un formidable groupe de scène. La personnalité éclatante de Franklin J. Fisher (lequel parle un très bon français, conséquence d’une année passée comme assistant en anglais dans un établissement breton, nous avoua t-il après le show) irradie tout comme sa voix ample. L’excellence musicale étant de mise, elle ne tourne jamais à la vaine virtuosité. Enfin, le parfait contrepoint scénique de Fisher réside dans le jeu de scène époustouflant du bassiste Ryan Mahan, toujours en mouvement et qu’on peut décemment qualifier de Flea indie. Ce concert à la Maroquinerie était pour le groupe le dernier de sa tournée européenne, on espère vraiment pour eux comme pour nous qu’il y en aura d’autres dans un avenir raisonnablement proche. Courage à tous !</p>



<h4 class="wp-block-heading">Live Late Show février 2020</h4>



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		<title>SOTW #193 : Stay High, Brittany Howard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[ALABAMA SHAKES]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[BRITTANY HOWARD]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A chaque chose malheur est bon dit le proverbe, et c’est ce que je me dis parfois en tombant sur les playlists diffusées par France Inter pendant leur longue grève. Alors bien sûr, il est par moments difficile de ne pas zapper (enchaînements entre les morceaux qui se répètent jour après jour, «&#160;Que je t’aime&#160;» de Johnny (Johnny… Sur France Inter, WTF ???), trop de rap français AutoTuné et d’indignes baba-cooleries ayant l’art de décourager l’auditeur le plus indulgent) mais [&#8230;]</p>
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<p>A chaque chose malheur est bon dit le proverbe, et c’est ce que je me dis parfois en tombant sur les playlists diffusées par France Inter pendant leur longue grève. Alors bien sûr, il est par moments difficile de ne pas zapper (enchaînements entre les morceaux qui se répètent jour après jour, «&nbsp;Que je t’aime&nbsp;» de Johnny (Johnny… Sur France Inter, WTF ???), trop de rap français AutoTuné et d’indignes baba-cooleries ayant l’art de décourager l’auditeur le plus indulgent) mais cette playlist peut aussi se révéler être une mine d’or où l’on déterre de bien belles découvertes… Telles le merveilleux duo entre Bertrand Belin et l’impeccablement juste Barbara Carlotti («&nbsp;Lentement&nbsp;») ou ce «&nbsp;<strong>Stay High</strong>&nbsp;» de <strong>Brittany Howard</strong>.&nbsp;</p>



<p>Jeune femme métisse originaire du Sud profond des USA, Brittany Howard s’est fait remarquer en tant que chanteuse et guitariste des tonitruants Alabama Shakes au début des années deux mille dix. Ce quatuor d’Athens, Alabama, a distillé en deux albums un mix de rock, rhythm n’blues, soul et country redevable du son traditionnel de Memphis tout en l’updatant parfaitement, le tout avec une exécution musicale impressionnante de justesse et une énergie folle due surtout à la voix volcanique et gorgée d’âme de Brittany Howard. Les hymnes «&nbsp;Hold On&nbsp;» (dans le premier album «&nbsp;<em>Boys and Girls </em>«&nbsp;) et «&nbsp;Don’t Wanna Fight&nbsp;» (dans le second et pour l’instant dernier «&nbsp;<em>Sound and Color </em>«&nbsp;) sont toujours aussi vitaux aujourd’hui. Howard s’est aussi distinguée en formant en 2015 à Nashville Thunderbitch, groupe de garage rock brut de décoffrage où sa voix blues se fait très animale, avec un bonheur certain.&nbsp;</p>



<p>Il paraissait donc logique que Brittany Howard se livre à l’exercice de l’album solo, moins que celui ci arrive après un <em>writer’s block</em>, angoisse de la page blanche qui l’a contrainte d’annoncer à ses collègues d’Alabama Shakes qu’un break à la durée indéterminée s’imposait. Et c’est en se plongeant dans l’introspection que l’inspiration lui est enfin revenue. Le titre de l’album «&nbsp;<em>Jaime</em>&nbsp;» porte le prénom de cette sœur ainée morte à l’âge de treize ans d’une rare forme de cancer. C’est elle qui avait donné le goût de la musique et de la poésie à sa petite sœur, lui apprenant à écrire une chanson. Sans la protection du bouclier formé par son groupe, Brittany Howard se mesure à l’intime, se dévoile comme jamais avec des chansons où elle se montre vulnérable, où elle pose sur la table son identité queer, son enfance de métisse pauvre dans le coin le plus ouvertement raciste et bigot des Etats-Unis, sa spiritualité, ses traumatismes familiaux. Elle emmène aussi sa soul music vers des rivages encore inexplorés. Enregistré à Los Angeles avec un groupe composé des musiciens éclectiques, dont le bassiste et co-fondateur des Shakes Zac Cockrell et l’exceptionnel pianiste de jazz Robert Glasper, Brittany Howard se permet toutes les audaces en s’acquittant de toutes les guitares,&nbsp; joue avec les beats rap, le funk psychédélique, le synth rock, le jazz et les dissonances (comme dans l’étrange et très noisy «&nbsp;13th Century Metal&nbsp;») mais aussi les ballades soul dénudées (la chanson d’amour «&nbsp;Short and Sweet&nbsp;»). Cerise sur le gâteau, sa voix si versatile peut incarner toutes les nuances et diffuse une émotion crue qui vous prend aux tripes.</p>



<p>«&nbsp;Stay High&nbsp;» a tout du single parfait. Chanson optimiste au milieu du chaos ambiant où Brittany Howard fait le souhait de toujours revivre le même moment merveilleux auprès de sa blonde, sentiment universel porté par une mélodie imparable solidement assise sur un groove ternaire qui swingue sans effort. Des notes de piano jouet (il y a même un petit chorus de cet instrument aussi rudimentaire qu’original), une guitare rythmique très soul folk, des handclaps qui donnent envie de se joindre à eux et le chant gorgé d’âme mais jamais vainement démonstratif de Brittany Howard rendent cette très jolie chanson intemporelle, en font un standard instantané. «&nbsp;<em>Jaime</em>&nbsp;» apparaît dans bon nombre de palmarès de fin d’année des journaux et sites musicaux, honneurs amplement mérités pour une artiste de premier ordre.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Live at Tiny Desk Concerts, «&nbsp;Stay High&nbsp;» est la première chanson interprétée</h4>



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		<title>SOTW #191 : Playground, Steve Lacy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[HIP HOP]]></category>
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		<category><![CDATA[STEVE LACY]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Compton a été pendant longtemps la pire municipalité de Californie. Outre cet affreux canal bétonné qui la coupe en deux et la caractérise, cette ville au peuplement majoritairement afro-américain et hispanique en banlieue centre-sud de Los Angeles a trusté les meilleures places des taux de criminalité et d’homicides aux Etats-Unis, et même si les guerres de gangs semblent avoir marqué un peu le pas, Compton n’est assurément pas un havre de paix. En rapport avec cette effrayante donnée statistique, Compton [&#8230;]</p>
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<p>Compton a été pendant longtemps la pire municipalité de Californie. Outre cet affreux canal bétonné qui la coupe en deux et la caractérise, cette ville au peuplement majoritairement afro-américain et hispanique en banlieue centre-sud de Los Angeles a trusté les meilleures places des taux de criminalité et d’homicides aux Etats-Unis, et même si les guerres de gangs semblent avoir marqué un peu le pas, Compton n’est assurément pas un havre de paix. En rapport avec cette effrayante donnée statistique, Compton est aussi l’épicentre du rap dit « <em>West Coast</em> » et la liste des artistes rap et R n’B originaires de cette ville est sidérante. Jugez un peu, le collectif N.W.A. (et leur album « <em>Straight Outta Compton</em> »),  Dr. Dre (« <em>Compton</em> »), the Game, Kendrick Lamar (qui y a tourné son clip « <em>Alright</em> ») ou aujourd’hui le <em>Wunderkind</em> d’une soul nourrie de rap, de R n’B et d’indie pop, <strong>Steve Lacy</strong> ont tous grandi dans cette ville…</p>



<p>Prodige d’à peine vingt-et-un ans il est le fils d’une mère afro-américaine et d’un père philippin qu’il a à peine connu… Protégé par sa mère, le petit Steve sera préservé de la violence inhérente à Compton et ira dans de bonnes écoles. Il a commencé à jouer de la guitare dès l’âge de sept ans d’une façon totalement virtuelle, avec le jeu vidéo <em>Guitar Hero</em>. Il y faisait de telles étincelles que bien vite il eut envie de jouer sur une vraie guitare et se mit très tôt à programmer des rythmes (comme un vrai <em>beatmaker</em>) à l’aide d’un simple iPhone, créant ainsi des chansons de façon parfaitement autonome. Il est bien vite remarqué par le groupe de soul R n’B angeleno The Internet (formé par des membres du collectif Odd Future, d’où est issu Frank Ocean et mené par la chanteuse et DJ Syd Tha Kyd) qui lui proposent de produire et de jouer de la guitare dans leur troisième album « <em>Ego Death</em> » alors que Lacy n’a que seize ans. Dès lors, il devient la coqueluche de tout un aréopage d’artistes qui comptent aux Etats-Unis, lesquels se l’arrachent littéralement. Ainsi, on le retrouve aux manettes du « PRIDE. » de Kendrick Lamar mais il produit aussi des chansons pour Solange, Kali Uchis, Blood Orange ou apparaît comme invité de luxe sur les deux meilleures chansons du dernier Vampire Weekend, « Sympathy » et « Sunflower », ce qui prouve l’ouverture d’esprit du jeune homme et son refus de se laisser cataloguer. Sa voix protéiforme à l’aisance folle dans les aigus et son jeu de guitare si délié et si particulier lui permettant toutes les audaces. </p>



<p>Il écrit et enregistre en 2018 un second et excellent album avec The Internet « <em>Hive Mind</em> », hautement recommandé et où Syd lui laisse parfois le micro (écoutez cette tuerie de single, le suave « La Di Da ») avant de sortir cette année son premier véritable album solo, « <em>Apollo XXI</em> » (il avait déjà sorti deux recueils de démos, très remarqués, et enregistrés chez lui avec GarageBand). Courtisé par toutes les <em>major companies</em>, il balaie d’un revers de main toutes leurs propositions pour garder jalousement sa farouche indépendance et « <em>Apollo XXI</em> » est en effet un album d’une folle liberté. Il se permet par exemple avec « Like Me » une expérience de plus de neuf minutes où il envisage plusieurs tableaux musicaux sensés représenter sa sexualité, très ouverte et libérée (il se présente comme bisexuel, ose le mettre en scène dans certains de ses clips et de ceux de the Internet, et refuse d’en faire une histoire). Alternant chansons soul et langoureuses et <em>bangers</em> funk et pop qui ne sont pas sans rappeler Prince, son modèle absolu, l’album sur lequel il a joué de presque tous les instruments et qu’il a produit a toutefois une saveur lo-fi qui lui sied à ravir et donne à l’ensemble une proximité inédite dans ce genre peu enclin à l’épure. On pense aussi beaucoup à Pharrell, autre producteur aux larges horizons qui n’en rajoute jamais. </p>



<p>« <strong>Playground</strong> » en est le premier single et il est irrésistible. Sur un groove minimaliste pop et funk, très princier en somme, avec batterie sèche et basse slappée, Steve Lacy place un riff de guitare funky ensoleillé d’une monstrueuse efficacité et une mélodie imparable chantée en <em>falsetto </em>qui suinte la montée d’hormones et la sexualité. Invitant son (sa) partenaire, ou encore nous-mêmes, à le rejoindre sur son « terrain de jeux », Steve Lacy nous séduit sans aucun effort, et ose même un pont avec une ligne mélodique jazzy et de discrètes touches electro qui amènent de l’ étrangeté avant de conclure hâtivement en reprenant une simple ligne du refrain. Ce n’est ni banal, ni normalement autorisé pour un single et pourtant ça fonctionne et très bien. L’album est de ce niveau, varié, pop, funky, avec une guitare experte qui ne la ramène jamais et des mélodies chiadées. Beau gosse au talent aussi fulgurant que généreux, Steve Lacy est déjà l’un des artistes qui comptent vraiment dans le panorama musical mondial. On n’a pas fini d’être séduit et surpris par lui, vous êtes prévenus !</p>
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		<title>SOTW #181 : Juice, Lizzo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 07:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[HIP HOP]]></category>
		<category><![CDATA[LIZZO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après quelques semaines d&#8217;absence dues à une trop grande activité, et aussi au fait que l&#8217;inspiration ne m&#8217;a guère taquiné, revoici la Song of the Week avec une chanson qui pourrait légitimement faire partie de la bande son des fêtes de l&#8217;été&#8230; Une chanson soul funk somme toute assez classique délivrée avec une énergie folle par une artiste qui devrait logiquement devenir l&#8217;une des incontestables divas du genre. Melissa Jefferson, alias Lizzo (de grâce, ne prononcez pas son pseudonyme à [&#8230;]</p>
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<p>Après quelques semaines d&rsquo;absence dues à une trop grande activité, et aussi au fait que l&rsquo;inspiration ne m&rsquo;a guère taquiné, revoici la Song of the Week avec une chanson qui pourrait légitimement faire partie de la bande son des fêtes de l&rsquo;été&#8230; Une chanson soul funk somme toute assez classique délivrée avec une énergie folle par une artiste qui devrait logiquement devenir l&rsquo;une des incontestables divas du genre.</p>



<p>Melissa Jefferson, alias <strong>Lizzo</strong>  (de grâce, ne prononcez pas son pseudonyme à l’italienne, faites comme  s’il n’y avait qu’un seul z…) est artiste depuis l’âge de 14 ans.  Rappeuse, flûtiste virtuose au point d’avoir envisagé un temps une  carrière de musicienne classique, actrice et auteure-compositrice, Lizzo  s’est sérieusement mise au chant, alors qu’elle avait honte de sa voix,  en interprétant elle-même les refrains chantés et hooks mélodiques de  ses raps. Excellente décision, tant son coffre aussi surpuissant que  nuancé rappelle celui des soul sistas de l’âge d’or du genre, la déesse  Aretha Franklin en premier chef. A 30 ans, Lizzo est parvenue à imposer  un physique et un talent réellement hors-norme grâce à son mordant, son  authenticité, son indéniable générosité vocale, sa musicalité et son  humour. Lizzo fait rimer « féminin » et « force » comme personne et il  n’est pas étonnant que la communauté LGBTQ américaine se soit retrouvée  en elle et l’ait adoptée sans réserve. Lizzo le lui rend bien, ne  manquant jamais d’honorer par un concert toute protestation civique pour  les droits de la communauté. Avec « Cuz I Love You », troisième album  où elle se permet de poser nue sur la pochette, la native de Detroit,  grandie à Houston puis établie à Minneapolis risque de devenir une star  totale, et pas seulement car elle est capable de jouer de la flûte  traversière en twerkant frénétiquement… </p>



<p>« Cuz I Love You » est  un disque finement calibré, alignant dans sa version deluxe quatorze  chansons d’environ trois minutes parfaitement mémorables. Son premier  album « Lizzobangers » était un véritable et furieux album de hip-hop  féministe, elle a collaboré en 2014 avec son groupe rap féminin the  Chalice avec feu Prince (une expérience dont elle ne se remettra jamais,  clame t-elle), sorti un second album « Big Grrl, Small World » toujours  très hip hop. Avec ce troisième album et une signature chez Atlantic,  label soul s’il en est, ce côté est tamisé (on retrouve toutefois une  autre forte figure féminine très respectée du genre, Missy Elliott, dans  l’incisif hymne à l’empowerment « Tempo ») pour laisser place à une  soul music moderne, en aucun cas R n’B comme on l’entend aujourd’hui,  presque classique dans sa facture, très énergique et incroyablement  communicative. De la bluesy chanson-titre, une bourrasque de feeling où  la voix de Lizzo est réellement soufflante à « Boys », l’imparable tube  hip hop dont la mélodie et les gimmicks vous restent vissés (et on se  s’en plaindra pas) dans le cerveau pour la semaine, l’efficacité de  l’ensemble est imparable. Mais c’est sans nul doute « <strong>Juice</strong> » qui cassera vraiment la baraque.</p>



<p>Cavalcade pop funk qui  commence avec des accords de guitare plaqués au son 80’s, le son  rutilant et dynamique de « Juice » ne saurait faire ombre à la voix  puissante, pleine de soul et très physique de Lizzo, laquelle annonce la  couleur dès le début « <em>Mirror, mirror on the wall, don’t say it ’cause I know I’m cute</em> »  (miroir, mon miroir, pas la peine de me le dire car je sais que je suis  jolie), dans cet hymne à l’acceptation de soi en un pied de nez mutin à  la grossophobie et le sexisme ambiant. La construction du morceau est  assez imparable, couplet chanté, pont parlé avec choeurs en réponse et  refrain triomphant avec ces « Ya ya yee, ya ya yee » qu’on se plaira à  brailler les bras en l’air. Le « juice » (le peps, l’essence) de Lizzo a  des effets enivrants.</p>



<p>Les hasards des changements d&rsquo;horaires ont fait que j&rsquo;ai raté son show au TINALS le 31 mai. J&rsquo;étais, il faut dire, devant l&rsquo;excellent concert de Courtney Barnett. Et il m&rsquo;a été ensuite impossible de rentrer dans la salle où Lizzo chantait, tant la salle était bondée, j&rsquo;ai pu toutefois remarquer que le public était déchaîné et que le son était énorme. Une copine m&rsquo;a dit que c&rsquo;était de la balle, je la crois volontiers&#8230; Lizzo en live, ce sera pour la prochaine fois En attendant&#8230;</p>



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		<title>Dancefloor Classics #3: « Rock Me Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again (6 Times) » de Lyn Collins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2017 13:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[LYN COLLINS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les glorieuses seventies, le show télévisé Soul Train eut une importance capitale dans la popularité de la musique noire, soul et funk sur les masses américaines. Créé par l&#8217;animateur et producteur Don Cornelius en 1971 et destiné à un public noir, ce Top of the Pops spécialisé n&#8217;a pas tardé à passionner le grand public en entier, tant la musique diffusée était bonne. Le principe était simple, dans un décor clinquant façon Las Vegas, les chanteurs et chanteuses très [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les glorieuses seventies, le show télévisé Soul Train eut une importance capitale dans la popularité de la musique noire, soul et funk sur les masses américaines. Créé par l&rsquo;animateur et producteur Don Cornelius en 1971 et destiné à un public noir, ce Top of the Pops spécialisé n&rsquo;a pas tardé à passionner le grand public en entier, tant la musique diffusée était bonne. Le principe était simple, dans un décor clinquant façon Las Vegas, les chanteurs et chanteuses très majoritairement afro-américains venaient interpréter leur tube en play-back, devant des danseurs clairement embauchés pour leur look comme pour leur compétence à exécuter les pas funky à la mode. Arrêté en 2005, Soul Train a grandement contribué au succès de tous les mouvements de musique black américains, soul, rhythm n&rsquo;blues, funk et hip-hop.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était donc normal et justifié que <strong>Lyn Collins</strong> vienne y présenter son « <strong>Rock Me Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again</strong> (6 Times) » en 1974. L&rsquo;une des plus grandes voix funk des 70&rsquo;s, la Texane Lyn Collins demeure toutefois injustement inconnue du grand public. Comme bien des vocalistes de son calibre, elle a commencé sa carrière comme choriste, passant quelques années au service de James Brown, qui comme chacun sait était d&rsquo;une exigence absolue envers ses musiciens. Et même si le Godfather of Soul ne laissait guère la lumière s&rsquo;attarder sur ses accompagnateurs, il permit tout de même à Lyn Collins à lancer sa carrière solo sur son label discographique People Records.</p>
<p style="text-align: justify;">Entourée par les célèbres JB&rsquo;s (dont le saxophoniste Maceo Parker et le tromboniste Fred Wesley), les excellents musiciens de James Brown, Lyn Collins sort un premier album en 1972 dont est issu le tube « Think (about it) », une tuerie de funk dur sous forme de jam session et qui, grâce à ses breaks insensés, doit être le morceau qui a été le plus samplé de l&rsquo;histoire du hip hop (comme prouvé dans la très bonne série « The Get Down », où l&rsquo;apprenti DJ fait ses armes de pass pass sur ce titre). « Rock Me Again », son second succès est issu du second et dernier album de Collins. L&rsquo;ambiance reste dans le hard funk popularisé par son patron à l&rsquo;époque (type « Hot Pants » et bien sûr « (Get Up I Feel Like A) Sex Machine »), rythmique précise et enlevée, cocottes de guitare et dégoulinades de wah-wah, riffs de cuivres chirurgicaux. Comme dans bien des chansons de James Brown, « Rock Me Again » commence par un pont, qu&rsquo;on retrouvera à la fin du morceau. Entre les deux, une hypnotique mélodie, répétitive pour laisser dérouler ce groove qui tue (formule magique qui a interpellé David Bowie et dont il s&rsquo;est largement inspiré pour coucher sur bande son « Fame »).La voix rauque de Lyn Collins, si elle est évidemment puissante, école Gospel oblige, ne cherche pas à faire joli. Car bien sûr, « Rock Me Again » ne parle que d&rsquo;une seule chose, et c&rsquo;est de sexe. Et il semble très clair qu&rsquo;elle ne se satisfera pas d&rsquo;une prestation express! Et comme la danse se rapproche beaucoup de l&rsquo;acte sexuel, nulle surprise que « Rock Me Again » parvienne a propulser n&rsquo;importe qui sur la piste&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Après ce succès, la carrière de Lyn Collins n&rsquo;a plus tutoyé les sommets. Une reconversion en diva disco à la fin des 70&rsquo;s, des tournées en Europe, où elle était bien mieux considérée que chez elle dans les 90&rsquo;s, la chanteuse disparait en 2005 à 56 ans à peine. Elle aurait mérité bien mieux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors évidemment, cette chanson est bien plus obscure que quelque tube de James Brown que ce soit. Mais depuis que je l&rsquo;ai redécouverte par hasard cet été en Espagne (elle était diffusée avant un concert), « Rock Me Again » n&rsquo;a cessé de me hanter. Quand je pense que je l&rsquo;avais connue via la reprise incongrue du groupe electro pop anglais, the Human League (sur « Hysteria », en 1984)&#8230; Mais il est vrai que les Anglais, grands fans de musique noire devant l&rsquo;éternel, auront été les fans les plus enthousiastes et les plus fidèles de cette piquante chanteuse.</p>
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