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	<title>HOMMAGE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>HOMMAGE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>Hommage à Pete Shelley</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Dec 2018 10:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[BUZZCOCKS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ainsi Pete Shelley est mort le 7 décembre 2018 d&#8217;une crise cardiaque en Estonie où il vivait avec sa femme. Cette annonce a fait vibrer quelques cordes dans mon coeur et dans mes souvenirs. Car en effet, ses chansons ont accompagné mon passage à l&#8217;âge adulte, en tant que leader de son groupe les Buzzcocks ou en tant qu&#8217;artiste solo. Je me devais de lui rendre un&#160; hommage sincère.&#160; Né Peter McNeish en 1955 dans la banlieue de Manchester, étudiant [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Ainsi Pete Shelley est mort le 7 décembre 2018 d&rsquo;une crise cardiaque en Estonie où il vivait avec sa femme. Cette annonce a fait vibrer quelques cordes dans mon coeur et dans mes souvenirs. Car en effet, ses chansons ont accompagné mon passage à l&rsquo;âge adulte, en tant que leader de son groupe les Buzzcocks ou en tant qu&rsquo;artiste solo. Je me devais de lui rendre un&nbsp; hommage sincère.&nbsp;</p>



<p>Né Peter McNeish en 1955 dans la banlieue de Manchester, étudiant aussi working class que lettré, il flashe sur Bowie, Alice Cooper et Roxy Music plutôt que sur Deep Purple et commence à écrire des chansons tout en tripatouillant un synthétiseur (après avoir vu Brian Eno) avant d&rsquo;être littéralement soufflé par le mouvement punk. Avec son compère Howard Trafford, étudiant lui aussi à l&rsquo;université de Bolton, ils recrutent une section rythmique, se baptisent the Buzzcocks (mot valise sans réelle signification mais évoquant sans coup férir une montée d&rsquo;hormones) et changent leur patronyme, Trafford devenant Devoto et McNeish Shelley. Et plutôt qu&rsquo;un hommage au grand poète anglais, c&rsquo;est une allusion au prénom que ses parents lui auraient donné s&rsquo;il était né fille, qu&rsquo;on peut interpréter comme une référence oblique à sa bisexualité, très active avant d&rsquo;être totalement assumée. Le premier coup d&rsquo;éclat du duo sera l&rsquo;organisation du premier concert des Sex Pistols dans une minuscule salle mancunienne en avril 1976. Ils auraient dû en assurer la première partie mais n&rsquo;étaient pas prêts, ce sera chose faite plus tard dans l&rsquo;année. Les Buzzcocks sortiront le premier disque auto-produit de l&rsquo;histoire du rock, concrétisation de l&rsquo;éthique DIY du punk qui fera date. « Spiral Scratch », où figure l&#8217;emblématique « Boredom » a été enregistré avec cinq-cents livres empruntées et leur permettra d&rsquo;être aussitôt signés par une major. Devoto quitte alors le groupe pour terminer ses études, il formera l&rsquo;excellent groupe Magazine un peu plus tard. Pete Shelley s&rsquo;adjoindra le guitariste Steve Diggle, qui sera tout au long de sa carrière son fidèle lieutenant. La première salve discographique des Buzzcocks nouvelle version est la séminale et ouvertement sexuelle « <strong>Orgasm Addict</strong>», chanson punk jouée pied au plancher. Pete Shelley trouvera, on le comprend, les halètements qu&rsquo;il exécute plutôt embarrassants par la suite&#8230;). Accessoirement, le collage surréaliste et rétro-futuriste de la pochette, signé Malcolm Garrett, permettra au punk d&rsquo;entrer au musée. </p>



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<p>Entre 1977 et 1979, les Buzzcocks sortiront trois excellents albums: « Another Music In A Different Kitchen », « Love Bites » (« Suçons »&#8230; Titre évoquant à lui seul toute la sexualité adolescente) et « A Different Kind Of Tension », tous les trois produits avec une justesse absolue par feu Martin Rushent. En ce qui me concerne, c&rsquo;est la compilation de singles sortie en 1980 « Singles Going Steady » (jeu de mots qu&rsquo;on pourrait traduire par « les célibataires se casent ») que j&rsquo;aurai usé sur ma platine. Une invraisemblable série de hits pop s&rsquo;y succèdent à un rythme effréné, mettant en valeur le mélodiste hors-pair qu&rsquo;était Pete Shelley et la puissance de feu du groupe (en particulier celle du batteur John Maher). Les anglicistes, quant à eux, se prosterneront devant le talentueux parolier qu&rsquo;est Pete Shelley, ce punk à carte de bibliothèque comme on aimait le qualifier. En 1978, les Buzzcocks décrochent un tube en Angleterre (N°11 dans les charts) avec la sucrerie pop « <strong>Ever Fallen In Love (With Someone You Shouldn&rsquo;t Have) ?</strong> », friandise survitaminée inspirée par son histoire avec Francis, son boyfriend de l&rsquo;époque. Notons que Shelley n&rsquo;a jamais sexué ses textes, on ne savait jamais si l&rsquo;objet de son désir (ou de sa douleur) était un garçon ou une fille et cette ambiguïté affolait le jeune homme totalement déboussolé vis à vis de son orientation sexuelle que j&rsquo;étais alors. </p>



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<p>Les chansons du groupe se sont graduellement complexifiées pour devenir de plus en plus personnelles, tout en respectant un cahier des charges imposant des rythmiques enlevées, des riffs de guitares parfois gainées de phasing, un chant altier et un poil ironique (la voix nasillarde et haut perchée de Shelley le permettant volontiers). Comme ce « <strong>Why Can&rsquo;t I Touch It ?</strong> », à la structure et au tempo plus sophistiqué. </p>



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<p>Et bien sûr, la plupart des chansons traitent de relations amoureuses, ce qui différenciait grandement les Buzzcocks de leurs pairs, the Clash comme the Sex Pistols, plus ouvertement revendicatifs et politiques. Ainsi, le chef d&rsquo;oeuvre de Pete Shelley à mon avis est l&rsquo;irrésistible « <strong>You Say You Don&rsquo;t Love Me</strong> », issue du troisième et dernier album, petite perle de mélancolie à l&rsquo;impériale mélodie.</p>



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<p>Le groupe se sépare en 1980 et Pete Shelley embrasse alors une carrière solo en misant sur son goût de nerd pour les synthétiseurs et travaille avec Martin Rushent dans son studio Genetic à un album où seules quelques lignes de guitare s&rsquo;ajouteront à une orchestration 100% synthétique. Résolument dans l&rsquo;air du temps, ce disque qui présentait l&rsquo;avantage de ne pas essayer de reproduire ce que faisaient les Buzzcocks préfigurait le « Dare » de the Human League, énorme carton mis en son la même année par le même Martin Rushent (voir <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-115-love-action-i-believe-in-love-the-human-league/">SOTW #115</a>). « <strong>Homosapien</strong> » est un excellent disque aux très solides compositions, comme cet irrésistible titre éponyme, qui se comprend à double sens et qui traite, ça m&rsquo;est apparu totalement évident à l&rsquo;époque, d&rsquo;une relation de nature homosexuelle&#8230; Encore une fois, Pete Shelley tapait très juste chez celui que j&rsquo;étais à l&rsquo;époque.</p>



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<p>Un second effort discographique du même tonneau et presque aussi bon « XL1 », puis un troisième le voyant revenir (avec moins de bonheur) à une musique plus « organique » (l&rsquo;inégal « Heaven &amp; the Sea ») ne rencontrèrent pas le succès escompté. Pete Shelley et Steve Diggle se réunirent de nouveau en tant que Buzzcocks et enchaînèrent alors tournées et enregistrements, lesquels, tout en restant très dignes, ne retrouvèrent jamais vraiment l&rsquo;urgence et l&rsquo;originalité des trois premiers albums.&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est dans cette longue fin de carrière somme toute assez modeste que s&rsquo;est éteint beaucoup trop tôt, à seulement 63 ans, Pete Shelley.&nbsp; Son héritage est énorme, demandez à n&rsquo;importe quel groupe de punk californien de type Green Day ce qu&rsquo;ont représenté les Buzzcocks pour eux, et vous en aurez la mesure. Quant à moi, je ne le remercierai jamais assez d&rsquo;avoir su mettre des mots sur des sentiments que j&rsquo;éprouvais sans vraiment pouvoir les nommer&#8230; RIP dear Pete.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #92 : L&#8217;homme aux mille vies, L&#8217;Affaire Louis Trio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 May 2016 16:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AFFAIRE LOUIS TRIO]]></category>
		<category><![CDATA[FRANCE]]></category>
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		<category><![CDATA[HUBERT MOUNIER]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;aimerais pouvoir affirmer qu&#8217;il s&#8217;agit là de ma dernière Song of the Week honorant la mémoire d&#8217;un musicien décédé en cette décidément funeste année 2016. Pas du calibre d&#8217;un Prince, ni à fortiori d&#8217;un Bowie, mais un honnête artisan de chansons d&#8217;ici, Hubert Mounier, alias Cleet Boris, Lyonnais qui fut le leader du groupe à succès (L&#8217;) Affaire Louis Trio. Il est mort d&#8217;une rupture de l&#8217;aorte le 2 mai et il avait mon âge&#8230; Replaçons la France de la fin [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;aimerais pouvoir affirmer qu&rsquo;il s&rsquo;agit là de ma dernière Song of the Week honorant la mémoire d&rsquo;un musicien décédé en cette décidément funeste année 2016. Pas du calibre d&rsquo;un Prince, ni à fortiori d&rsquo;un Bowie, mais un honnête artisan de chansons d&rsquo;ici, Hubert Mounier, alias Cleet Boris, Lyonnais qui fut le leader du groupe à succès (L&rsquo;) <b>Affaire Louis Trio</b>. Il est mort d&rsquo;une rupture de l&rsquo;aorte le 2 mai et il avait mon âge&#8230;</p>
<p>Replaçons la France de la fin des 80&rsquo;s et du début des 90&rsquo;s. L&rsquo;époque du Top 50 tout puissant, des radios FM déroulant des tubes hexagonaux au kilomètre, on peut remercier la politique des quotas imposée alors par le gouvernement&#8230; Dans cette mélasse assez gluante et suffisamment insidieuse qui conduit de jeunes et moins jeunes à réclamer « de la musique des années 80 » dans toutes les soirées dansantes (véritable plaie d&rsquo;Egypte pour tout DJ qui se respecte&#8230;) surnageaient quelques groupes de qualité. Affaire Louis Trio (ALT) en était assurément un.</p>
<p>Surgi de Lyon en 1987 avec des tubes à l&rsquo;esthétique BD et exotico-toc (les saoulantes « Tout mais pas ça » et « Chic planète », cartons hexagonaux), le trio (qui comptait aussi le frère d&rsquo;Hubert Vincent Mounier aux guitares et à la basse et François Lebleu (décédé en 2008) aux claviers et à la batterie) opéra une grande mutation en 1993 avec un album très ouvertement beatlesien « Mobilis in Mobile » (hit majeur en France), où Hubert Mounier se mit à maîtriser à la perfection une grammaire pop anglo-saxonne classique et classieuse. Avec « <b>L&rsquo;homme aux mille vies</b> » en 1995, ALT enfonça le bouchon pop encore plus loin, en s&rsquo;adjoignant pour l&rsquo;enregistrement de ce disque les services de Colin Moulding, bassiste des géniaux excentriques britanniques XTC, autrement dit le pinacle pop.</p>
<p>Avec son riff de guitare syncopé, sa partie de basse incompréhensible et pourtant idéale (oeuvre de Moulding, c&rsquo;est net&#8230;) et ses paroles joliment absurdo-philosophiques clairement articulées (pas de pose torturée dans la musique d&rsquo;ALT), c&rsquo;est une pépite mélodique qui ne marcha hélas pas très fort dans les hit-parades. Qu&rsquo;importe. On a ici l&rsquo;un des meilleurs disques de pure pop réalisé en France et en français.</p>
<p>ALT s&rsquo;est séparé en 1998. Hubert Mounier partagea son temps entre la BD et la musique, sortant des albums solo plus axés chanson française, cornaqué par son émule et fervent disciple Benjamin Biolay, qui avoue tout lui devoir. « Le Grand Huit », en 2001, mérite le détour.</p>
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		<title>SOTW #91 : Controversy, Prince</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 19:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&#8217;opportunité de rendre hommage à Prince, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&#8217;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&#8217;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&rsquo;opportunité de rendre hommage à <strong>Prince</strong>, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&rsquo;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&rsquo;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait mis « <strong>Controversy</strong> » sur sa platine. L&rsquo;effet que fit sur moi cette longue pièce de funk synthétique, robotique, d&rsquo;une imparable modernité et pourtant si charnel fut immédiat.Le sortilège allait durer quelques années.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;était avant que la pop princière ne se mette sur orbite, avant le génial « 1999 » et le carton planétaire de « Purple Rain ». Prince Roger Nelson, à 23 ans, arborait ce look de chérubin au regard de biche et à la fine moustache simplement vêtu d&rsquo;un slip de cuir et de cuissardes sous un imper, affichant l&rsquo;ambiguïté la plus provocante depuis Ziggy Stardust. Du lourd, aussi grotesque que troublant (je lui trouvais alors un petit côté Frank N&rsquo;Furter, le « sweet transvestite » du Rocky Horror Picture Show&#8230;). Mais c&rsquo;était quoi, cet OVNI ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambiguïté, il n&rsquo;en fait pas mystère dans le texte de « Controversy »<br />
<em>Am I black or white ?<br />
Am I straight or gay ?<br />
Controversy<br />
Do I believe in God ?<br />
Do I believe in me ?<br />
Controversy</em><br />
(Suis-je blanc ou noir, suis-je hétéro ou gay, controverse. Est-ce que je crois en dieu ? Est-ce que je crois en moi? Controverse).<br />
Ambiguïté dont il jouera toute sa carrière et questions auxquelles il ne donnera jamais de réponses. Et sur laquelle il bâtira son personnage, insaisissable et séducteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Prince était un compositeur aussi doué que prolifique, un musicien d&rsquo;exception (il joue de tout sur la plupart de ses enregistrements, hormis les cuivres), un guitariste génial et sous-estimé, capable de rythmiques imparables comme de solos orgasmiques, un chanteur autant à l&rsquo;aise dans les aigus et le fausset que dans un registre plus grave de crooner, un producteur d&rsquo;une rare modernité (réécoutez « Sign o&rsquo; the Times » et « Kiss », jamais minimalisme ne fut plus maximaliste) et bien sur un showman extraordinaire, que je n&rsquo;aurai hélas jamais vu en live. Après son long chapelet d&rsquo;albums magiques des 80&rsquo;s, la magie finit par se dissiper. Se dirigeant vers le jazz, dépassés pour de bon par la vague hip hop, goûtant les digressions instrumentales parfois indigestes, les disques de Prince furent d&rsquo;un coup moins essentiels, voire parfois gênants. Pour ma part, « Come », en 1993, est le dernier album princier que j&rsquo;aurai acquis et écouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me pencherai néanmoins toujours avec bonheur sur son époque vraiment princière, de « Dirty Mind » en 1980 à « Sign o&rsquo;The Times » en 1987, danserai avec joie sur « Kiss », « Raspberry Beret » ou « 1999 » comme quand j&rsquo;avais 25 ans et ne résisterai jamais, non jamais, au groove sec et sexy de « Controversy ».</p>
<p style="text-align: justify;">Live 1982, la qualité visuelle est limite, mais le son convenable&#8230; Prince, grand paranoïaque, n&rsquo;ayant pas laissé son oeuvre en pâture sur les sites de streaming !</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/T0pewqF8POE?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>RSWX presents Dave</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2016 12:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ELECTRO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour en terminer avec mes divers hommages au Grand Homme, je vous propose le meilleur de tous, diffusé sur la merveilleuse Radio Soulwax (RSWX), version média du projet des impeccables frères Stephen et David Dewaele qui se décline également en groupe rock avec Soulwax (trois excellents disques plus un disque de mixes&#8230; On attend la suite avec impatience depuis&#8230; 2006) et en tuerie dancefloor qui inventa le mash-up sous la bannière 2 Many DJ&#8217;s. Les Gantois les plus érudits et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour en terminer avec mes divers hommages au Grand Homme, je vous propose le meilleur de tous, diffusé sur la merveilleuse Radio Soulwax (RSWX), version média du projet des impeccables frères Stephen et David Dewaele qui se décline également en groupe rock avec Soulwax (trois excellents disques plus un disque de mixes&#8230; On attend la suite avec impatience depuis&#8230; 2006) et en tuerie dancefloor qui inventa le mash-up sous la bannière 2 Many DJ&rsquo;s.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Gantois les plus érudits et les plus funky de la musique avaient mis en ligne (et gratuitement) en 2011 « Dave ». Soit un mix d&rsquo;une heure de chansons couvrant la quasi-intégralité de la carrière de David Bowie, alors totalement absent médiatiquement. Il est d&rsquo;ailleurs étonnant d&rsquo;enchaîner avec un tel bonheur « Fame » et « Starman » ou bien « Under Pressure » et « Heroes / Helden / Héros ». Car ces petits malins sont allés chercher très loin dans l&rsquo;imposante oeuvre du maître.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le film qui illustre ce brillant mix revisite avec humour et intelligence tous les mythes Bowie, en confiant son rôle au mannequin néerlandais Hannelore Knuts, lookée façon playback à « Soul Train » en 1975 et c&rsquo;est une idée formidable. Vous rencontrerez aussi Lennon, Iggy Pop, Lou Reed ou Freddy Mercury au long de ce voyage sonore et hallucinatoire, ainsi que les diverses incarnations du maître, de la créature pré-raphaëlique de « Hunky Dory » à la glam star de « Rebel Rebel » en passant par le Pierrot de « Scary Monsters ». Le résultat ne ressemble à rien de connu mais capture l&rsquo;essence de l&rsquo;oeuvre de David Bowie avec une rare acuité, et est musicalement intouchable. Alors si vous avez une heure devant vous, installez-vous tranquillement et immergez-vous dans l&rsquo;univers de « Dave »&#8230;</p>
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		<title>Infinie tristesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 07:57:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[DAVID BOWIE]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle du décès de David Bowie m&#8217;a totalement abasourdi ce matin&#8230; On a tellement entendu de fausses rumeurs sur sa santé qu&#8217;on n&#8217;allait pas en valider une autre. Et pourtant celle-ci semble être la bonne. Bowie est mort le 10 janvier, deux jours après avoir fêté ses 69 ans, jour de la sortie de son très bon « Blackstar ». On jurerait qu&#8217;il a mis en scène sa sortie. Jamais personne ne m&#8217;a autant fait vibrer musicalement, il va [&#8230;]</p>
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<p>La nouvelle du décès de David Bowie m&rsquo;a totalement abasourdi ce matin&#8230; On a tellement entendu de fausses rumeurs sur sa santé qu&rsquo;on n&rsquo;allait pas en valider une autre. Et pourtant celle-ci semble être la bonne. Bowie est mort le 10 janvier, deux jours après avoir fêté ses 69 ans, jour de la sortie de son très bon « <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-78-lazarus-david-bowie/">Blackstar</a> ». On jurerait qu&rsquo;il a mis en scène sa sortie.</p>



<p>Jamais personne ne m&rsquo;a autant fait vibrer musicalement, il va sans dire que j&rsquo;ai perdu mon maître. Alors je vais littéralement m&rsquo;immerger dans son œuvre, réécouter, relire, revoir pour la énième fois disques, biographies, concerts et documentaires. Car les étoiles, même noires, ne meurent jamais&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image alignnone is-resized"><a href="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/01/Bacallesque.jpg" data-rel="lightbox-gallery-0" data-rl_title="Son look Greta Garbo de &quot;Hunky Dory&quot;, juste avant le succès total." data-rl_caption="Son look Greta Garbo de &quot;Hunky Dory&quot;, juste avant le succès total." title="Son look Greta Garbo de &quot;Hunky Dory&quot;, juste avant le succès total."><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/01/Bacallesque-293x300.jpg" alt="Son look Greta Garbo de &quot;Hunky Dory&quot;, juste avant le succès total. " class="wp-image-491" width="768" height="786" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/01/Bacallesque-293x300.jpg 293w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/01/Bacallesque.jpg 468w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a><figcaption>Son look Greta Garbo de « Hunky Dory », juste avant le succès total.</figcaption></figure>
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