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	<title>THE STROKES &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>THE STROKES &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #244 : SWEAT, The Sophs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 09:46:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il aura donc fallu la chanson rock d&#8217;un groupe inconnu au bataillon pour que je replonge dans les affres (et les délices) de la chronique musicale. Ce n&#8217;est rien et c&#8217;est énorme à la fois, car bien que j&#8217;écoute toujours autant de musiques, plus nouvelles qu&#8217;anciennes d&#8217;ailleurs, rien depuis deux ans et demi ne m&#8217;avait motivé à revenir à mon clavier, hormis les décès d&#8217;artistes que j&#8217;avais aimés et immensément respectés. C&#8217;est la lecture d&#8217;une brève sur le fil des [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il aura donc fallu la chanson rock d&rsquo;un groupe inconnu au bataillon pour que je replonge dans les affres (et les délices) de la chronique musicale. Ce n&rsquo;est rien et c&rsquo;est énorme à la fois, car bien que j&rsquo;écoute toujours autant de musiques, plus nouvelles qu&rsquo;anciennes d&rsquo;ailleurs, rien depuis deux ans et demi ne m&rsquo;avait motivé à revenir à mon clavier, hormis les décès d&rsquo;artistes que j&rsquo;avais aimés et immensément respectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la lecture d&rsquo;une brève sur le fil des Inrocks qui m&rsquo;a conduit à prêter une oreille à <strong><em>SWEAT</em></strong>, la seule chanson disponible à ce jour d&rsquo;un groupe appelé <strong>the Sophs</strong>. Comme le disaient les Inrocks, le rapprochement avec <a href="/tag/strokes/">the Strokes</a> n&rsquo;est pas fortuit. Après une fausse intro avec boite à rythmes branlante et bruit blanc s&rsquo;installe une rythmique mid tempo tranquille, répétitive mais tendue avec basse ronde, un motif de guitare lancinant et mélodique qui pourrait être joué au synthé, des contrepoints aux claviers et à la guitare acoustique et surtout cette voix cool de crooner juvénile, un peu bancale mais garante d&rsquo;une émotion brute. Tout cela évoque aussi bien <em>Hard to Explain</em>, chef d’œuvre romantique du premier album des Strokes que <em>The Adults are Talking</em> pièce maîtresse ouvrant le dernier effort des New-yorkais « <em>The New Abnormal</em> », construisant ainsi une arche entre 2000 et 2020. Puis, après un passage sans batterie avec chœurs angéliques` qui répondent en falsetto surgit une reprise du refrain comme un coup de boutoir avec la voix étranglée passée à l&rsquo;octave supérieur et des riffs rageurs de guitare saturée, avant une fin brutale, comme si on avait coupé le courant. Ça parle du deuil consécutif à une rupture amoureuse, et c&rsquo;est aussi vital que mélancolique. L&rsquo;essence de la pop, pas moins. « Sweat yourself » est donc une façon plus soft de dire « Go fuck yourself ». L&rsquo;effet, c&rsquo;est un euphémisme, est maximal et cette chanson m&rsquo;obsède littéralement, je me la passe et me la passerai en boucle jusqu&rsquo;à plus soif, et ce ne sera pas pour demain&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quels chemins a t-il fallu emprunter pour savoir quel est ce groupe&nbsp;! C&rsquo;est en se rendant sur leur Instagram qu&rsquo;on en apprend un peu plus. Le chanteur et porte-parole de la bande se nomme Ethan Ramon et il a eu la bonne idée d&rsquo;envoyer une démo de son groupe par mail au label londonien Rough Trade, label dont les patrons Geoff Travis et Jeannette Lee ont, et c&rsquo;est peu dire, des oreilles en or. Rough Trade a été en effet la maison des Smiths avant d&rsquo;être celle de Jarvis Cocker (et dorénavant celle du Pulp ressuscité), de Amyl &amp; the Sniffers, de Sleaford Mods et de Parquet Courts, entre autres. Enfin, ce sont eux qui avaient signé un quintet new-yorkais inconnu sur la foi d&rsquo;une seule écoute de la démo d&rsquo;une chanson en 1999, &nbsp;<em>The Modern Age</em>, premier single des Strokes, et donc paru chez Rough Trade, label sexy par excellence, bien entendu&#8230; Sur le site du label, Travis et Lee avouent avoir été bluffés par la démo qui leur avait été miraculeusement envoyée depuis Los Angeles. Heureuse coïncidence, Jeannette Lee était à LA et est allée se rendre compte du potentiel de the Sophs en allant les voir jouer dans un bar. Son instinct ne l&rsquo;avait pas trompée, le concert corrobora sa première impression. Rough Trade a donc été immédiatement séduit par l&rsquo;honnêteté brutale de the Sophs, leur pensées flamboyantes et l&rsquo;ampleur de leur spectre musical, mêlant créativité et variété. Sans parler de leur côté «&nbsp;Ne me demandez pas de faire joli&nbsp;». Donc attendons-nous pour la suite à du pop-punk pénétrant, du funk incandescent et à un «&nbsp;sprachgesang&nbsp;» porté par la voix décidément séduisante d&rsquo;Ethan Ramon, lequel clame vouloir voler, plagier et emprunter, pour qu&rsquo;à la fin sa musique sonne d&rsquo;une façon incroyable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on y pense, à l&rsquo;heure des enregistrements dans sa chambre et des notoriétés gonflées sur les réseaux sociaux, the Sophs vivent un conte de fées à l&rsquo;ancienne. Avec voyage à Londres pour la signature du contrat, séance de photos pour illustrer la pochette du single et tournage d&rsquo;un clip déjà culte. Une première tournée suivra, sur la côte ouest US, à New York puis pour quelques dates européennes (dont celle au <a href="https://dice.fm/event/dk9exv-the-sophs-8th-sep-supersonic-records-paris-tickets">Supersonic à Paris le 8 septembre</a>). Ce genre d&rsquo;histoire n&rsquo;a pas été racontée depuis&#8230; the Strokes ou Arctic Monkeys. Alors peut-être délire t-on en imaginant un destin stellaire à ces six garçons californiens, mais l&rsquo;aventure de the Sophs est si sexy et finalement si atypique aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;on a hâte d&rsquo;en découvrir la suite !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>SOTW #199 : At The Door, The Strokes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 08:30:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce soir mardi 18 février, l’un de mes groupes favoris qui de plus s’était fait très rare joue à l’Olympia. D’ailleurs, le taulier de la Culture de l’Ecran et quelques petits camarades doivent pénétrer ce temple français de la musique à l’instant où je commence cette chronique pour assister au concert exceptionnel de The Strokes. C’est dans ces moments-là qu’on regrette de vivre dans une ville de province et d’y avoir une activité professionnelle qui vous y retient en milieu [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce soir mardi 18 février, l’un de mes groupes favoris qui de plus s’était fait très rare joue à l’Olympia. D’ailleurs, le taulier de la Culture de l’Ecran et quelques petits camarades doivent pénétrer ce temple français de la musique à l’instant où je commence cette chronique pour assister au concert exceptionnel de <strong>The Strokes</strong>. C’est dans ces moments-là qu’on regrette de vivre dans une ville de province et d’y avoir une activité professionnelle qui vous y retient en milieu de semaine… Trêve d’aigreur, la bonne nouvelle c’est que les <em>Fabulous Five</em> de New York sont de retour, un retour qui se veut tonitruant après des années 2010 en demi-teinte. On avait laissé les Strokes en 2016, avec l’EP « <em>Future, Present and Past</em> » de très bonne tenue, sans pour autant atteindre les sommets de leur début de carrière (j’avais chroniqué « <em>Threat Of Joy</em> » à cette occasion, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-94-threat-of-joy-the-strokes/">SOTW #94</a>). Foin des projets annexes et des carrières solo, les Strokes reviennent en long format le 10 avril avec leur sixième album « <em>The New Abnormal</em> ». Dire que ce disque est intensément attendu est un piètre euphémisme et l’on sait déjà qu’il a été coréalisé avec le producteur gourou Rick Rubin et qu’il contiendra neuf chansons, certaines d’entre-elles ayant déjà été dévoilées en concert (elles s’appellent « <em>The Adults Are Talking</em> » et « <em>Ode To The Mets</em> »). Julian Casablancas clame d’ailleurs à qui veut l’entendre que les Strokes se sont enfin « dégelés », après s’être perdus la décennie précédente.  On sait aussi que la pochette reproduit le détail d’une toile de Jean-Michel Basquiat. Un album très new-yorkais semble donc s’annoncer. </p>



<p class="wp-block-paragraph">The Strokes ont envoyé comme première salve l’étrange « <strong>At The Door</strong> », chanson bâtie sur une obsédante et solennelle suite d’accords de synthétiseur, dans une tonalité 100% Strokes d’où s’élève la voix de Julian Casablancas lequel n’avait pas chanté avec autant de conviction depuis bien longtemps (probablement pour son album solo « <em>Phrazes For The Young</em> » en 2009), mettant en avant comme jamais son timbre magnifique. Il y a peu de voix de ce calibre dans le rock et Casablancas, empereur du cool, est vraiment le meilleur quand il chante avec autant d’âme. Avec « At The Door », il nous livre l’interprétation de sa vie. Après un couplet et un refrain, on s’attend à ce que la chanson s’emballe, qu’une rythmique serrée entre en scène mais il n’en sera rien et ce choix d’arrangement s’avère démoniaque. La mélodie circulaire du refrain, figure de style souvent déclinée par les Strokes insuffle une ambiance nostalgique impeccablement maîtrisée, cette vulnérabilité si émouvante qui a toujours différencié le groupe du reste de la meute. Le pont rythmé par une grosse caisse et une basse (électroniques ?) nous entraîne dans un tourbillonnant menuet électrique où s’impose un solo de guitare altérée ou de claviers, on ne saura pas, que survole la voix passée à l’AutoTune de Casablancas en une ambiance baroque et céleste à la Daft Punk (référence absolue pour lui depuis sa participation à « <em>Instant Crush</em> »). La coda ressemble à un paysage apaisé après la tempête bercé par d’amples vagues de synthés et la voix grave et résignée du maître de cérémonie. Et c’est tout bonnement majestueux. En décidant de surprendre leur public en servant une version aussi culottée d’un tube en puissance, les Strokes sont redevenus complètement vitaux. En ce qui me concerne, cette chanson que j’adore m’obsède complètement et je risque d’en être accro un bon moment…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde chanson dévoilée au public « Bad Decisions » , tout aussi réussie, rassurera les fans historiques du groupe, étant interprétée cette fois-ci plus traditionnellement, toutes guitares dehors et avec une section rythmique d’une grande vivacité, évoquant New Order et citant malicieusement le « <em>Dancing With Myself</em> » de Billy Idol dans le refrain. Précédée de ces deux heureux présages, la sortie de « The New Abnormal » sera donc la plus attendue de l’année. On pourrait faire pire comme retour…</p>



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		<title>On The Rocks #23</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2017 09:07:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2408" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_White_Album.svg_-150x150.png" alt="The_White_Album" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_White_Album.svg_-150x150.png 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_White_Album.svg_-125x125.png 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_White_Album.svg_.png 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Quand les <strong>Beatles</strong> entrent en studio au printemps de 1968, un vent de révolution souffle sur l&rsquo;Europe. Les Fab Four, quant à eux, n&rsquo;ont plus grande chose d&rsquo;un groupe de rock. Les tensions entre les quatre musiciens de Liverpool n&rsquo;ont jamais été aussi vives. Leur séjour en Inde chez le Maharashi Mahesh Yogi n&rsquo;a fait qu&rsquo;accentuer les rivalités au sein de la formation britannique. C&rsquo;est dans ce contexte particulier que les Beatles vont enregistrer l’oeuvre la plus ambitieuse de leur carrière. Sous la direction de leur éternel producteur George Martin, les Beatles vont la jouer solo. Paul McCartney est le premier à faire bande à part. Son « Back In The USSR » plein d&rsquo;entrain ouvre ce patchwork musical avec justesse. Du rock n&rsquo;roll primaire du morceau d&rsquo;ouverture à la comptine orchestrale qui clôt le « White Album », les Beatles touchent à tout. Éclectique, McCartney prend les devants. Visionnaire, le bassiste s&rsquo;illustre dans de nombreux registres, de la ballade la plus sucrée (« Blackbird ») en passant par la country (« Rocky Raccoon »). Il se permet même d&rsquo;inventer le hard rock sur l&rsquo;inoubliable « Helter Skelter », dont on retrouvera une trace malheureuse sur les murs de la tuerie de Sharon Tate et de « la famille » perpétrée par Charles Manson quelques mois après la sortie du disque. George Harrison se démarque, signant parmi les plus belles chansons de sa carrière ; avec « While My Guitar Gently Weeps », le benjamin du groupe montre qu&rsquo;il n&rsquo;a rien à envier au duo Lennon-McCartney. Libéré, Harrison se lâche, peaufinant son jeu de guitare incisif et son sens de la mélodie pop. Même combat sur l&rsquo;excellente « Savoy Truffle » et ses cuivres inspirés ou la très cynique « Piggies ».  Pourtant, c&rsquo;est à John Lennon que l&rsquo;on doit les meilleurs moments du « White Album ». Lennon fait dans le psychédélique sur « The Continuing Story of Bungalow Bill » et la délicieuxse power ballade « I&rsquo;m So Tired ». Quant à « Wild Honey Pie » et sa progression loufoque, elle convaincra Captain Beefheart et consorts de faire de la dissonance leur fond de commerce. Mieux encore, avec « Sexy Sadie » et « Cry Baby Cry », le compositeur le plus teigneux de la bande invente la ballade estampillée « Beatles », cette pépite pleine de naïveté et de mélancolie qui fera le bonheur de centaines de groupes (au génie discutable), Oasis en tête. Son refrain joint aux couplets de son rival McCartney sur « Happiness Is A Warm Gun » est un autre point culminant de ce double colossal. Voici un disque dont on ne se lassera jamais. Le « Double Blanc », comme on l&rsquo;appelle en France, continue d&rsquo;intriguer par ses multiples facettes. Qui doute de l&rsquo;apport des Beatles au rock n&rsquo;roll ferait bien d&rsquo;y jeter une oreille attentive. On parle ici du Guernica du genre, un chef d’oeuvre totalement hors-norme.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1968<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="http://www.jukebox.fr/the-beatles/clip,sexy-sadie,uvrq0.html" target="_blank">Sexy Sadie</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Mashed Potatoes and gravy<br />
<strong>Drink :</strong> Un pommard 1er cru</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2409" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/NewYorkDollsNewYorkDolls-150x150.jpg" alt="NewYorkDolls" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/NewYorkDollsNewYorkDolls-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/NewYorkDollsNewYorkDolls.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/NewYorkDollsNewYorkDolls-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Drôle de formation que les <strong>New York Dolls</strong>. On est en 1973 et l’Amérique cultivée ne jure que par Lou Reed, David Bowie et les Stones. Maquillés comme des bagnoles volées, montés sur des chaussures à talons à faire passer une prostituée de l&rsquo;Avenue B pour une enfant de choeur, ces cinq new yorkais s&#8217;emploient à faire le pont entre l&rsquo;art rock et le rythm n&rsquo;blues. Emmené par Johnny Thunders à la six cordes, une petite frappe du Queens passionné de baseball, et David Johansen au micro, sorte de Mick Jagger du pauvre, le groupe se fait un remarqué sur la scène du CBGB. Le concept derrière les Dolls est plutôt simple : jouer un rythm n&rsquo;blues cradingue à toute berzingue en se travestissant sur scène. Plutôt limité musicalement, le groupe décide en effet de tout miser sur l&rsquo;énergie et le look décalé de ses membres, de quoi séduire Mercury Records qui leur donne une chance. Enregistré au Record Plant Studio de New York par Todd Rundgren, ce premier opus du groupe éponyme des poupées de la grosse pomme fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe. Peu importe si les Dolls jouent faux, le truc est là. L&rsquo;album débute de la meilleure des manières, par un boogie bancal et surexcité, agrémenté des hurlements viscéraux de Johansen et des solos tranchants de Thunders. Sur ce disque novateur, John Genzale de son vrai nom invente la guitare tronçonneuse. On lui en est reconnaissant. Armé de sa Les Paul Junior, ce fan de Keith Richards fait couiner sa six cordes, la malmène sans répit, un peu comme si Chuck Berry avait passé l&rsquo;essentiel de son temps à sniffer du speed avant d&rsquo;immortaliser les licks de gratte de « Johnny B. Goode » dans un chiotte miteux de Manhattan. Son jeu hargneux puise dans le blues et le rock n&rsquo;roll des pionniers avec une urgence rare (« Vietnamese Baby », « Jet Boy »). Il laisse le soin à son acolyte Sylvain Sylvain de tricoter des rythmiques entraînantes, se chargeant ainsi de donner une bonne décharge d’électricité à l&rsquo;auditeur abasourdi (« Frankenstein »). Au delà du look et du son, les titres se veulent aguicheurs et accrocheurs (« Trash », « Looking For A Kiss »), entre glam rock débridée et rock n&rsquo;roll pur souche. Plus classiques que les Stooges, moins engagés que le MC5, les Dolls donnent en réalité ses premières lettres de noblesse à un genre musical qui fait encore parler de lui aujourd&rsquo;hui : le punk. Bravo mesdemoiselles.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1973<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/64Kz3D2OgAE" target="_blank">Looking For A Kiss</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sandwich au pastrami<br />
<strong>Drink :</strong> Bloody Mary</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2407" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/581_foto1_product_groot-150x150.jpg" alt="the strokes" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/581_foto1_product_groot-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/581_foto1_product_groot-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/581_foto1_product_groot-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/581_foto1_product_groot.jpg 400w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Sans les <strong>Strokes</strong>, avoir 15 ans en ce début de 21ème siècle aurait été foutrement ennuyeux. Icônes majeures de la scène indépendante de ces vingt dernières années, le quintet américain a changé la vie de millions de lycéens. On peut même aller plus loin. Grâce à « Is This It », le rock s&rsquo;est fait une nouvelle jeunesse et la combinaison jean-cigarette-all stars trouées s&rsquo;est offert un revival amplement mérité. En effet, jusqu&rsquo;à la sortie du premier opus du groupe en 2001, Coldplay et Linkin Park monopolisaient les débats de manière quasi obscène. On doit décidément beaucoup aux Strokes. Leur dégaine de fils à papa new yorkais pleine d&rsquo;insolence les a certes sûrement aidés à percer, mais leur talent reste indéniable. Dès les premières notes de la chanson éponyme de l&rsquo;album, le ton est posé pour les trente cinq minutes qui suivent. Sans tomber dans le cliché vintage à deux balles, les Strokes tissent des guirlandes de guitares pleines de fraîcheur, soutenues par des lignes de basse chaloupées, le terrain de jeu idéal pour la voix légèrement distordue de Julian Casablancas. La production est brute, propre à ces disques qui ont fait la réputation de New York pendant plusieurs décennies. On pense en premier à « Marquee Moon » de Television et « White Light White Heat » du Velvet Underground. Revenons-en à notre frontman. Derrière ses faux airs de jeune morveux complètement à côté de la plaque se cache un compositeur de génie, un chanteur ultra charismatique et une bête de scène capable de dégrafer un soutien gorge en un sourire narquois. En l&rsquo;espace de quelques mois et d&rsquo;un single ravageur (« Last Night »), ce fils de patron d&rsquo;agence de mannequinat s&rsquo;est imposé comme le mec le plus cool des Etats-Unis. Sa poésie nous plonge dans une jeunesse new yorkaise décalée, hédoniste et tellement urbaine. Derrière sa voix, il faut dire que le groupe assure. Du début à la fin de l&rsquo;album, les guitares se répondent à merveille (« Someday », « Alone Together »), sans jamais trop en faire. Malgré leur jeune âge, les Strokes voient juste, tellement juste d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;ils humilient les flics de leur ville natale sur « New York City Cops », ce qui leur vaudra quelques ennuis en septembre 2001 après l&rsquo;attentat du World Trade Center. On retiendra aussi les merveilleuses « Hard To Explain » et « Trying Your Luck », deux chansons à forte teneur en mélancolie, de quoi vous donner un spleen d&rsquo;anthologie et vous convaincre d&rsquo;aller zoner le long de l&rsquo;Hudson River un soir d&rsquo;automne. Plus de quinze ans après, on ne s&rsquo;en remet pas.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2001<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/knU9gRUWCno" target="_blank">Someday</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Pancake au miel<br />
<strong>Drink :</strong> Bud Light</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>CRX, la bonne surprise signée Nick Valensi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2016 15:37:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu&#8217;ici seul Strokes à n&#8217;avoir jamais sorti de projet solo, Nick Valensi se met au devant de la scène avec son groupe au nom de voiture japonaise, CRX. Et si l&#8217;on a entendu son Epiphone sur les disques de Brody Dalle ou de&#8230; SIA, on ne connaissait pas le timbre de la voix du géant new-yorkais, lequel est plus qu&#8217;agréable. Mais surtout, c&#8217;est la qualité de « Ways To Fake It  » qui saute aux oreilles. Chanson dynamique, altière, vibrante et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jusqu&rsquo;ici seul Strokes à n&rsquo;avoir jamais sorti de projet solo, Nick Valensi se met au devant de la scène avec son groupe au nom de voiture japonaise, <strong>CRX</strong>. Et si l&rsquo;on a entendu son Epiphone sur les disques de Brody Dalle ou de&#8230; SIA, on ne connaissait pas le timbre de la voix du géant new-yorkais, lequel est plus qu&rsquo;agréable. Mais surtout, c&rsquo;est la qualité de « Ways To Fake It  » qui saute aux oreilles. Chanson dynamique, altière, vibrante et viscérale, c&rsquo;est un remarquable objet pop très bien produit par son excellence le gourou sonique Josh Homme. Il aura pris son temps, mais Nick Valensi se pose comme l&rsquo;instigateur du projet solo le plus excitant de la galaxie Strokes&#8230;</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/MHtRJRiPCBk?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #94 : Threat Of Joy, The Strokes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2016 18:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
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		<category><![CDATA[NEW YORK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mois dernier est sorti un nouvel EP de The Strokes&#8230; Et contre toute attente il est d&#8217;excellente tenue. « Future, Present and Past » regroupe trois chansons dignes du rang de ce groupe et un remix ad-hoc d' »Oblivius » signé Fab Moretti. Soit autant de bonnes choses dans ce simple EP que dans leurs deux derniers albums. Et c&#8217;est heureux, car on guette toujours le réveil des Strokes. Le quintette new-yorkais a quand même à son actif deux des plus intouchables albums [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Le mois dernier est sorti un nouvel EP de <strong>The Strokes</strong>&#8230; Et contre toute attente il est d&rsquo;excellente tenue. « Future, Present and Past » regroupe trois chansons dignes du rang de ce groupe et un remix ad-hoc d' »Oblivius » signé Fab Moretti. Soit autant de bonnes choses dans ce simple EP que dans leurs deux derniers albums. Et c&rsquo;est heureux, car on guette toujours le réveil des Strokes. Le quintette new-yorkais a quand même à son actif deux des plus intouchables albums de l&rsquo;histoire du rock, l&rsquo;immarcescible « Is This It ? » en 2001 a remis le rock à guitares, les cuirs noirs et les Converse dans le coeur de millions de fans de rock et donc au devant de la scène après une longue domination electro. Son successeur en 2003, « Room on Fire », plus touffu, reste l&rsquo;un de mes albums favoris de tous les temps. Ces deux albums, brefs et secs comme des coups de trique, sont extraordinaires, de la première à la dernière note. Car les Strokes avaient une âme, une cohésion de gang seul contre le monde entier, un son unique « The Velvet Underground meets the Cars », une fantastique allure et un chanteur et songwriter intouchable en la personne de Julian Casablancas. Las&#8230; Suivit « First Impressions of Earth », troisième album trop long et trop alambiqué comptant quand même de nombreuses très bonnes chansons (je pense à la parfaite « You Only Live Once » ou à la frénétique « Heart In A Cage »). Puis vint le temps des silences, puis des brouilles, des interviews où l&rsquo;on débine les autres, des gonflements d&rsquo;ego et des projets solo qui ne sauraient jamais retrouver l&rsquo;urgence créative du collectif. Puis l&rsquo;absence. Une histoire classique de la vie rock, en somme.</p>
<p style="text-align: left;">Reformés en 2011 avec le pitoyable « Angles » (un bon morceau et demi) suivi du pas terrible « Comedown Machine », les Strokes cachetonnent néanmoins sur scène, où ils sont toujours assez vitaux (j&rsquo;ai un souvenir fabuleux de leur concert aux Nuits de Fourvière en 2006), même si Julian Casablancas arbore aujourd&rsquo;hui un look « maquina » inqualifiable. Cet EP, enregistré au Brésil, est donc une excellente surprise. Trois morceaux représentant trois aspects du style Strokes. Le sombre mais catchy « Drag Queen » représenterait donc le futur du groupe, avec cette menace electro qui plane. Le tube évident « Oblivius » (le présent, donc), rappelle le lien des Strokes avec la pop baroque, avec ses arpèges de guitares au son de synthé et la voix de tête de Casablancas (on croirait une séquelle du « Instant Crush » de Daft Punk, où le chanteur officie brillamment) . Enfin <strong>« Threat Of Joy »</strong> évoque le passé, et c&rsquo;est une cure de jouvence. Le chant, avec son typique effet légèrement distordu est aussi nonchalant que sexy, le swing tranquille et sautillant de Fab Moretti et Nikolaï Fraiture emmène dans son galop le riff de guitare au son si particulier d&rsquo;Albert Hammond Jr. Le solo final de Nick Valensi est impeccable d&rsquo;économie et d&rsquo;efficacité. On retrouve ici les Strokes de « The Modern Age » et c&rsquo;est si bon. « Threat Of Joy » (<em>menace de joie</em>) me comble justement d&rsquo;aise. C&rsquo;est bien le moins pour cette dernière song of the week avant l&rsquo;été&#8230;</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/-FVzhCJfcUw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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