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	<title>ROMAN &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>ROMAN &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>Bons baisers de Cora Sledge de Leslie Larson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flora Jarret]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jul 2017 09:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[TO THE LIBRARY]]></category>
		<category><![CDATA[LESLIE LARSON]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de lire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, que je vous conseille vivement si vous ne l’avez pas encore découvert (j’en parlerai sûrement prochainement !), je suis tombée sur ce roman paru en 2011. Encore un hasard de la bibliothèque, Bons baisers de Cora Sledge m’a ému avec simplicité et humour. Cora est la grand-mère que l’on pourrait adorer autant que détester. Elle parle mal, fume en cachette, se prend pour une jeune à qui rien ne devrait [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/flora/">Flora Jarret</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant de lire <em>Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire,</em> que je vous conseille vivement si vous ne l’avez pas encore découvert (j’en parlerai sûrement prochainement !), je suis tombée sur ce roman paru en 2011. Encore un hasard de la bibliothèque, <em>Bons baisers de Cora Sledge</em> m’a ému avec simplicité et humour.</p>
<p style="text-align: justify;">Cora est la grand-mère que l’on pourrait adorer autant que détester. Elle parle mal, fume en cachette, se prend pour une jeune à qui rien ne devrait être interdit ! Elle est loin d’être préparée à la vie de maison de retraite que lui imposent pourtant ses enfants. Lorsqu’elle décide, un jour, d’écrire ses journées dans un journal intime, elle nous fait rire et pleurer avec notamment les pensionnaires qu’elle méprise, excepté Vitus avec qui une histoire d’amour semble naître. Au fur et à mesure des pages, on sent une énergie nouvelle naître en Cora. Sa carapace se brise et on l’accompagne dans la remémoration de ses souvenirs qui, sans aucun doute, sont à l’origine du sale caractère de notre héroïne.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai adoré ce bouquin ! Il est drôle et touchant à la fois ; il aborde la vieillesse avec tant de décalage et de spontanéité que l’on se sent plus jeune encore après avoir refermé le livre. L’histoire de Cora n’est peut-être pas l’histoire du siècle mais elle est racontée avec beaucoup de simplicité et de sincérité. On a envie d’y croire, on aimerait être là, dans la chambre d’à côté pour voir à quoi ressemble cette vieille dame. Et on aime l’imaginer passer dans les couloirs de la maison de retraite en ronchonnant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour qui ?</strong> Ceux qui aiment l’humour décapant des vieux fous, rien de plus mais rien de moins !</p>
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		<title>Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flora Jarret]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2017 13:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[TO THE LIBRARY]]></category>
		<category><![CDATA[ITALIE]]></category>
		<category><![CDATA[LAURENT GAUDE]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous parle aujourd’hui du premier roman que j’ai lu de cet auteur français alors que j’étais au lycée mais je voudrais partager avec vous tous les livres qu’il a écrits, que j’ai dévorés et tant aimés ! Laurent Gaudé est l’auteur de 8 romans (mais aussi d’une dizaine de pièces de théâtre, de plusieurs nouvelles). Cris, La mort du Roi Tsongor, Le soleil des Scorta en 2004 qui reçut le prix Goncourt des lycéens, Eldorado, La porte des enfers, Ouragan, [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/flora/">Flora Jarret</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je vous parle aujourd’hui du premier roman que j’ai lu de cet auteur français alors que j’étais au lycée mais je voudrais partager avec vous tous les livres qu’il a écrits, que j’ai dévorés et tant aimés !</p>
<p style="text-align: justify;">Laurent Gaudé est l’auteur de 8 romans (mais aussi d’une dizaine de pièces de théâtre, de plusieurs nouvelles). <em>Cris</em>, <em>La mort du Roi Tsongor</em>, <em>Le soleil des Scorta</em> en 2004 qui reçut le prix Goncourt des lycéens, <em>Eldorado</em>, <em>La porte des enfers, Ouragan</em>, <em>Pour seul cortège</em> et en 2015 <em>Danser les ombres</em>. Tous abordent des sujets très différents allant des migrants en méditerranée à un ouragan dévastateur à La Nouvelle-Orléans ou encore une fable tragique africaine, etc. Pourtant son style est reconnaissable parmi mille.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire des Scorta se déroule au XIXème siècle à Montepuccio, un petit village pauvre dans le sud de l’Italie. On imagine le soleil brûlant, le village fantôme à l’heure de la sieste et les rêves des enfants jouant sur la place du village quand la fraîcheur est de retour. Carmela évoque cette famille, ses vies, ses malheurs et cette lignée incroyable bien que terrible&#8230; J’ai fait court mais je ne peux vous en dire plus, je ne voudrais pas gâcher le plaisir de la découverte !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que j’aime chez Gaudé, c’est son écriture si fluide, simple et belle. Je n’ai pas d’autres mots pour décrire son talent. Je dis toujours aux amis à qui je le conseille qu’on a l’impression, en lisant ses romans, d’être retombé en enfance. Comme si quelqu’un nous lisait une histoire avec l’envie de se laisser bercer par l’intrigue, de voyager et de rêver en même temps. Les pages tournent et on a peur que l’auteur ne s’arrête d’écrire tellement c’est puissant. Mon auteur favori, sans hésiter !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour qui ?</strong> Pour tous, le plus grand nombre !</p>
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		<title>[WYOMING] Little Bird de Craig Johnson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2017 12:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[CRAIG JOHNSON]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
		<category><![CDATA[WYOMING]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parfois, on ne comprend pas forcément ses propres goûts. Personnellement, je suis très peu portée sur la lecture de policiers, thrillers, polars, romans noirs. Et pourtant j&#8217;adore certaines créations du genre sur grand et petit écrans ! Dernièrement encore j&#8217;ai dévoré l’excellente série franco-suédoise Jour Polaire, à l’atmosphère si spéciale. Voilà où tout se joue au final, pour n’importe quelle lecture : l’atmosphère. Pas forcément angoissante, pas forcément crépusculaire, mais tangible, hors du temps tout en étant crédible, collant à [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Parfois, on ne comprend pas forcément ses propres goûts. Personnellement, je suis très peu portée sur la lecture de policiers, thrillers, polars, romans noirs. Et pourtant j&rsquo;adore certaines créations du genre sur grand et petit écrans ! Dernièrement encore j&rsquo;ai dévoré l’excellente série franco-suédoise </span><i><span style="font-weight: 400;">Jour</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Polaire</span></i><span style="font-weight: 400;">, à l’atmosphère si spéciale. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Voilà où tout se joue au final, pour n’importe quelle lecture : l’atmosphère. Pas forcément angoissante, pas forcément crépusculaire, mais tangible, hors du temps tout en étant crédible, collant à la peau des personnages. Ensuite,  qu&rsquo;importe l’intrigue (sauf si ça parle d’espionnage et de politique, là je passe mon tour !).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est ce que réussit à merveille </span><b>Craig</b> <b>Johnson </b>dans<b> </b><b><i>Little</i></b> <b><i>Bird</i></b><span style="font-weight: 400;">, premier opus de sa série consacrée au shérif Walt Longmire (un peu à l’image de l’auteur, véritable cow-boy), qui s’occupe d&rsquo;un petit comté dans le Wyoming. Petite communauté tout ce qu&rsquo;il y a de plus banale dans le midwest, mais dont la tranquillité va être troublée par le meurtre d&rsquo;un jeune gars du coin peu apprécié. Et pour cause, celui-ci avait été condamné quelques années plus tôt dans l’affaire du viol d&rsquo;une jeune native handicapée mentale. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Walt Longmire, bientôt à la retraite et lassé de son travail, va devoir se remettre en selle pour arrêter le coupable. Et la tempête gronde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On s’attache immédiatement à ce sexagénaire débonnaire, pris d&rsquo;une mélancolie liée à un veuvage qui le pèse, loin du cliché du flic torturé. Walt, c&rsquo;est le mec qu&rsquo;on aimerait emmener à la pêche avec soi, puis avec qui on boirait quelques bières autour d&rsquo;un barbecue. Ce roman policier réussit le tour de force de présenter la vie d&rsquo;une petite ville de manière légère et parfois très drôle, sans occulter la part sombre de tout un chacun, et qui sous ses airs de policier du terroir est en fait une belle peinture des sentiments humains. A cela s’ajoute une évocation sensible des paysages, plaines et forêts, d&rsquo;un état peu connu chez nous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces éléments captivent l’attention, dans l’avancement de l’enquête (somme toute assez banale), jusqu&rsquo;au twist final bien ficelé, déroutant et dramatique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Sortez des sentiers battus et n’hésitez plus : le polar campagnard est la nouvelle valeur sûre du roman noir ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Little Bird </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">The Cold Dish</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Craig Johnson<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2009 pour la traduction française, 2004 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Éditions Gallmeister et Points</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">N.B.: Les aventures de Walt ont rencontré un tel succès qu’elles ont été portées sur petit écran il y a quelques années, avec 5 saisons dont 2 produites par Netflix (inédites en France, à part une vague diffusion sur D8 à l’époque). </span></p>
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		<title>Désorientale de Négar Djavadi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flora Jarret]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 May 2017 12:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[TO THE LIBRARY]]></category>
		<category><![CDATA[FRANCE]]></category>
		<category><![CDATA[IRAN]]></category>
		<category><![CDATA[NEGAR DJAVADI]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une habitude que je prends désormais à quelques heures de ma virée littéraire : j’écris à mes amies Audrey ou Pauline en leur demandant si elles ont un coup de cœur à me conseiller et si le livre est disponible à la bibliothèque André Malraux, mon QG près du bureau, hop je me lance. Merci Pauline pour cette recommandation, Désorientale, le premier roman de Négar Djavadi ! Tout commence dans une salle d’attente d’hôpital où Kimiâ se souvient. Petite dernière d’une famille [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est une habitude que je prends désormais à quelques heures de ma virée littéraire : j’écris à mes amies Audrey ou Pauline en leur demandant si elles ont un coup de cœur à me conseiller et si le livre est disponible à la bibliothèque André Malraux, mon QG près du bureau, hop je me lance. Merci Pauline pour cette recommandation, <em>Désorientale,</em> le premier roman de Négar Djavadi !</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commence dans une salle d’attente d’hôpital où Kimiâ se souvient. Petite dernière d’une famille iranienne forte et aimante, elle est le porte-parole de leur histoire, des années libres puis menacées dans leur pays d’origine et plus tard de leur immigration en France dans les années 80. La protagoniste évoque une grand-mère qui lit dans le café, se rappelle de l’Oncle numéro 2 qui pleure pour un rien. Ce dernier lui fait indéniablement penser à son père, Darius, qui fut un des plus grands intellectuels contestataires du Shah. Elle parle aussi de l’équipe qu’il forme avec sa mère, Sara, et qui ressemble à celle des grands couples de libertaires et philosophes. Et en parallèle elle évoque son histoire à elle, plus personnelle, une vraie quête d’identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Kimiâ, on découvre l’Iran. Une culture, une ambiance et une force orientale unique. Fluide, drôle et très souvent émouvant, <em>Désorientale</em> est une claque. J’ai adoré suivre et connaître davantage au fil des pages tous ces personnages, ce clan rempli de sentiments, de mystères et de rêves… Une grande liberté jaillit de cet ouvrage, c’est parfois dur mais si beau.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour la petite info (car je me le suis souvent demandé pendant ma lecture), ce n’est pas un roman autobiographique, bien que l’auteur y ait mis « d’elle et des siens ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour qui ?</strong> celles et ceux qui ont envie de voyager et qui aiment les livres à émotion</p>
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		<title>[IDAHO] Indian Creek de Pete Fromm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2017 12:29:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[IDAHO]]></category>
		<category><![CDATA[PETE FROMM]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler du même auteur aussi rapidement mais dans deux registres différents n’est pas une chose anodine. Pourtant je vous embarque cette semaine dans l’Idaho, à la rencontre d’Indian Creek, le texte culte de Pete Fromm. Bien loin des turpitudes adolescentes de Lucy dans le Montana, l’auteur raconte dans ce premier ouvrage son propre vécu. Là où les deux romans nous parlent d’une initiation et d’un passage à l’âge adulte, ils diffèrent cependant énormément de par leurs essences et environnements. En [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Parler du même auteur aussi rapidement mais dans deux registres différents n’est pas une chose anodine. Pourtant je vous embarque cette semaine dans l’Idaho, à la rencontre d</span><i><span style="font-weight: 400;">’</span></i><b><i>Indian Creek</i></b><b>, le texte culte de Pete Fromm</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Bien loin des turpitudes adolescentes de <a href="https://laculturedelecran.com/lucy-in-the-sky-de-pete-fromm/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lucy dans le Montana</a>, l’auteur raconte dans ce premier ouvrage son propre vécu. Là où les deux romans nous parlent d’une initiation et d’un passage à l’âge adulte, ils diffèrent cependant énormément de par leurs essences et environnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En 1978, la tête pleine de fantasmes sur la vie sauvage et d’histoires de trappeurs, le jeune Pete Fromm accepte sur un coup de tête une mission qui en aurait effrayé plus d’un : 1) aller surveiller la ponte des saumons 2) seul 3) dans les Rocheuses 4) pendant la saison hivernale. Problème : il n’a jamais été confronté à une expérience de ce type, et ses connaissances en matière de survie se limitent aux bases du camping.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Face à ce défi insensé, le jeune homme de 20 ans va user de tout son culot et de son humour pour vivre au mieux ce moment hors du commun, qui changera toute sa vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C’est avec beaucoup de tendresse et d’autodérision que Pete Fromm nous livre ce témoignage très intime sur la survie et la confrontation avec la nature. Il ne se fait jamais de cadeaux, et n’hésite pas à se moquer de ce garçon naïf et incompétent qu’il était en arrivant dans les montagnes sauvages. Nous assistons avec délice à la transformation de cet étudiant nonchalant en homme capable de prendre des décisions parfois difficiles. L’auteur a également un talent d’évocation hors du commun : en voyant des photos de son campement après la lecture de son livre, je me suis rendu compte que j’imaginais telle quelle la clairière dans laquelle il a vécu de longs mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Outre une ode à la nature sauvage, c’est également un magnifique texte d’apprentissage. Devenu un classique du genre, </span><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek</span></i><span style="font-weight: 400;"> est ce genre de texte qui vous fait pétiller les yeux et vous met des étoiles plein la tête. Un plaisir de redécouvrir ce beau récit dans une nouvelle édition de poche chez Gallmeister !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek Chronicles : A winter in the wilderness</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Pete Fromm<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2006 pour la traduction française, 1993 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Editions Gallmeister</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flora Jarret]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2017 09:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[TO THE LIBRARY]]></category>
		<category><![CDATA[ELENA FERRANTE]]></category>
		<category><![CDATA[ITALIE]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est indéniablement un choc ! Un livre dont on se souvient, qui marque parce qu’il plait ou parce qu’il dérange mais dont on se souvient. L’amie prodigieuse est le premier roman d’une saga de quatre tomes écrite par l’auteure italienne Elena Ferrante. Dans le Naples pauvre des années 50, grandissent deux petites filles : Elena &#38; Lila sont voisines et amies depuis toujours. Elena nous raconte sa vie, son quartier, son immeuble crasseux et sa famille attachante bien que violente. Elle nous [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/flora/">Flora Jarret</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est indéniablement un choc ! Un livre dont on se souvient, qui marque parce qu’il plait ou parce qu’il dérange mais dont on se souvient. <em>L’amie prodigieuse</em> est le premier roman d’une saga de quatre tomes écrite par l’auteure italienne Elena Ferrante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Naples pauvre des années 50, grandissent deux petites filles : Elena &amp; Lila sont voisines et amies depuis toujours. Elena nous raconte sa vie, son quartier, son immeuble crasseux et sa famille attachante bien que violente. Elle nous parle surtout de Lila, l’Amie. Celle que l’on regarde du coin de l’œil, parfois avec envie, parfois avec méfiance. Celle qui est aussi belle que provocante et que l’on ne cerne jamais vraiment. <em>L’amie prodigieuse</em> est le premier volet du roman de leur relation amicale fusionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Je l’avoue, j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire. Mais c’est un moindre mal quand on voit l’effet qu’il nous procure ensuite. Elena Ferrante retranscrit avec une précision incroyable les sentiments de ses personnages qui sont d’ailleurs d’une grande variété : c’est avec passion que je retrouvais à chaque moment « lecture » cette multitude de femmes et hommes napolitains. Je me suis extasiée sur sa façon d’incarner chacun d’entre eux, son souci du détail qui nous immerge complètement dans leur vie, dans les rues chaudes et sales de Naples.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de définir cet ouvrage avec un ou deux adjectifs tant il est complexe et inédit. C’est une histoire d’amitié insolite et addictive ; c’est émouvant et déroutant. Le livre idéal pour une semaine de vacances, sur la plage ou au coin du feu !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour qui ?</strong> Je n’aime pas dire ça, mais… pour les filles. Je ne crois pas que ce soit le type d’histoire qui puisse vous plaire messieurs, trop girly chichi psychique !</p>
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		<title>[PENNSYLVANIE] Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 15:35:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[PENNSYLVANIE]]></category>
		<category><![CDATA[ROBERT OLMSTEAD]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Place à un peu de littérature historique pour continuer notre voyage, en passant par un épisode douloureux mais fondateur de la nation américaine. Robert Olmstead nous plonge, grâce à un récit initiatique et mystérieux, au coeur de la Guerre de Sécession, avec son roman Le voyage de Robey Childs. Le fil conducteur de l’histoire, c’est le périple qu’entreprend Robey Childs, jeune garçon que sa mère a investi d’une mission : retrouver son père, soldat parti combattre dans une guerre trop grande [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Place à un peu de littérature historique pour continuer notre voyage, en passant par un épisode douloureux mais fondateur de la nation américaine. </span><b>Robert Olmstead </b><span style="font-weight: 400;">nous plonge, grâce à un récit initiatique et mystérieux, au coeur de la Guerre de Sécession, avec son roman </span><b><i>Le voyage de Robey Childs</i></b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le fil conducteur de l’histoire, c’est le périple qu’entreprend Robey Childs, jeune garçon que sa mère a investi d’une mission : retrouver son père, soldat parti combattre dans une guerre trop grande pour lui. Accompagné d’un pur sang noir presque surnaturel, le héros va grandir, mûrir, devenir un homme, tout cela dans un monde en plein chaos, où l’homme ne sert que de chair à canon, faisant ressortir les plus bas instincts de chacun, et où l’humanité n’en est que plus fragile.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’écriture très fluide d&rsquo;Olmstead permet une immersion immédiate dans son récit, qui nous tient en haleine tout du long. L’auteur sait à merveille comment nous transporter dans l’Amérique meurtrie de 1865, et les évocations de paysages sont sublimes, sauvages, cruelles, magnifiques ! La mort qui rôde ne fait que ressortir de manière encore plus vive les interrogations du personnage principal (mais également les nôtres) sur la vie. Une grande partie de l’action se déroule en Pennsylvanie, juste pendant la bataille sanglante de Gettysburg, dont les références épiques nous plongent dans la fureur et la cacophonie d’un moment de l’Histoire de l’Amérique où plus de 600 000 vies furent perdues.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La beauté du </span><i><span style="font-weight: 400;">Voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est également de ne jamais tomber dans le manichéisme. C’est tout juste si l’on arrive à identifier le « camp » dont fait partie Robey (Confédération ou Union ?) et au final, on comprend rapidement qu’il est juste un observateur extérieur qui va commenter cette page de l’histoire, mais aussi la nature humaine qui se présente alors à lui, nue et crue, parfois veule, mais jamais réellement méchante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce roman puissant est d’une crudité et d’une cruauté qui sont autant égales à sa beauté et sa générosité. Ce n’est donc pas pour rien que </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;"> a reçu le Heartland Prize for Fiction et le Ohioana Award. La grosse (mauvaise) surprise, c’est d’apprendre que ce livre est le premier et seul roman traduit en français de Robert Olmstead ! J’ai hâte que d’autres de ces écrits trouvent écho dans l’Hexagone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Le voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Coal Black Horse</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Robert Olmstead<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2014 pour la traduction française, 2007 pour la version originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Gallmeister</span></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>[MONTANA] Lucy in the sky de Pete Fromm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2017 09:42:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[MONTANA]]></category>
		<category><![CDATA[PETE FROMM]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des romans qui illuminent votre vie. Si justes, si équilibrés, que vous ne souhaitez pas les refermer, car ils ralentissent, suspendent le temps. C’est un peu le cas de Lucy in the sky, de Pete Fromm. Plus connu pour son oeuvre de nature writing, l’auteur se livre ici à un exercice délicat : raconter à la première personne le passage à l’âge adulte&#8230;d’une jeune fille de 15 ans. Lucy Diamond vit à Great Falls, Montana. Père adoré [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Il y a des romans qui illuminent votre vie. Si justes, si équilibrés, que vous ne souhaitez pas les refermer, car ils ralentissent, suspendent le temps. C’est un peu le cas de </span><i><span style="font-weight: 400;">Lucy in the sky</span></i><span style="font-weight: 400;">, de Pete Fromm.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Plus connu pour son oeuvre de </span><i><span style="font-weight: 400;">nature writing</span></i><span style="font-weight: 400;">, l’auteur se livre ici à un exercice délicat : raconter à la première personne le passage à l’âge adulte&#8230;d’une jeune fille de 15 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Lucy Diamond vit à Great Falls, Montana. Père adoré mais toujours en vadrouille, mère (trop) jeune et (trop) libre, Lucy est entourée d’amour mais n’a pas conscience de l’implosion qu&rsquo;est prête à connaître sa cellule familiale. </span><i><span style="font-weight: 400;">Tomboy</span></i><span style="font-weight: 400;"> aux cheveux rasés, elle traîne son ennui et sa gouaille adolescente dans sa morne ville, de la cage à écureuils du parc aux chutes des rivières toutes proches, flanquée de son meilleur ami Kenny.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On n’est pas sérieux quand on a 15 ans, et pourtant chaque micro événement peut prendre des proportions considérables. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Notre héroïne va voir son corps changer. Mais surtout le regard des autres sur celui-ci. Être une fille pas encore femme, mais plus une enfant, c&rsquo;est une grande détresse. Lucy va découvrir l’amour et le sexe, perdre la tête, jouer « aux grands »,  mais aussi se rendre compte à quel point il est difficile de quitter le confort de l’enfance. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le passage à l’âge adulte peut être cruel, et Lucy sera confrontée de plein fouet à cette réalité, tentant désespérément de se raccrocher à quelques miettes des dernières années d’innocence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Difficile d&rsquo;en dire plus sans risquer de briser le charme de cette belle histoire, à travers laquelle Pete Fromm explore avec finesse le poids de la famille, la difficulté des relations humaines, cette période ingrate qu’est l’adolescence (et pas uniquement physiquement !) et l’amour, l’amour, l’amour, sous toutes ses formes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un magnifique roman sur le fait de grandir, de mûrir, d&rsquo;une grande mélancolie, mais servi par une énergie folle et beaucoup de tendresse !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Lucy in the sky</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">As cool as I am)<br />
</span></i><span style="font-weight: 400;">Pete Fromm<br />
</span><span style="font-weight: 400;">2015 pour la traduction française, 2003 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Éditions Gallmeister</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La reine des lectrices d’Alan Bennett</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flora Jarret]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 09:27:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[TO THE LIBRARY]]></category>
		<category><![CDATA[ALAN BENNETT]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
		<category><![CDATA[ROYAUME-UNI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne sais pas vous mais pour moi, la littérature c’est comme pour tout : on a parfois besoin de pauses, de petits moments coupés du temps où les pages tournent vite sans que l’on s’y reprenne à deux fois. C’est exactement ce qu’il me fallait après des livres forts et complexes, les plusieurs pavés que j’ai lus ces dernières semaines. Et si la Reine d’Angleterre se mettait à lire, mais à lire de tout ? Dans les bibliothèques de Buckingham, les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas vous mais pour moi, la littérature c’est comme pour tout : on a parfois besoin de pauses, de petits moments coupés du temps où les pages tournent vite sans que l’on s’y reprenne à deux fois. C’est exactement ce qu’il me fallait après des livres forts et complexes, les plusieurs pavés que j’ai lus ces dernières semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si la Reine d’Angleterre se mettait à lire, mais à lire de tout ? Dans les bibliothèques de Buckingham, les livres sont davantage des objets étranges sous lesquels ses habitants sont écrasés par l’Histoire et la politique qu’un réel divertissement. Un jour, alors qu’elle suit ses chiens enfuis un peu trop loin dans son jardin, Elisabeth II fait la connaissance d’un libraire atypique qui gare son bibliobus dans une des cours intérieures du domaine. Elle se laisse tenter par un premier ouvrage d’Ivy Compton-Burnett et rencontre alors un monde aussi nouveau qu’incroyable : l’infini de la littérature et les sensations que celle-ci procure.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La reine des lectrices</em> est la satire parfaite, très anglaise, pour passer un bon moment. Comme écouter une chanson oubliée des Beatles ou regarder <em>Good morning England </em>un dimanche pluvieux. C’est une petite pépite qui marque parce qu’elle est simple mais touchante, elle est très drôle et presque abracadabrante. Alan Bennett a réussi le pari fou de nous faire rire avec une des personnes les moins rigolotes et fun que l’on connaisse. Et le temps de quelques pages, Elisabeth II est juste comme nous : fan de bouquins !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour qui ?</strong> Ceux qui ont envie de prendre un malin plaisir à découvrir un tout petit roman de rien du tout qu’on adore plus que tout ! Super à offrir à une grand-mère ou une copine qui lit peu.</p>
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		<title>[OREGON] L&#8217;Expérience Oregon &#8211; Keith Scribner</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/lexperience-oregon-keith-scribner/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:52:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[KEITH SCRIBNER]]></category>
		<category><![CDATA[OREGON]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En bonne hipster que je suis, je rêve de découvrir Portland, Oregon. Ville de la côte Nord-Ouest Pacifique américaine, et proche du Canada, Portland est très vite devenue un symbole de modèle alternatif et écologique, siège de toutes les tentatives libertaires (végétarisme et veganisme, communautés, expériences sur l’écologie, développement des transports durables, agriculture alternative, luttes féministes, etc). Un bien bel endroit donc, mais qui peut aussi en agacer certains ! Ca ne m’empêche pas de rêver d’y aller, voire de [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En bonne hipster que je suis, je rêve de découvrir Portland, Oregon. Ville de la côte Nord-Ouest Pacifique américaine, et proche du Canada, Portland est très vite devenue un symbole de modèle alternatif et écologique, siège de toutes les tentatives libertaires (végétarisme et veganisme, communautés, expériences sur l’écologie, développement des transports durables, agriculture alternative, luttes féministes, etc). Un bien bel endroit donc, mais qui peut aussi en agacer certains ! Ca ne m’empêche pas de rêver d’y aller, voire de m’y installer. C’est un véritable bastion artistique, avant-gardiste et anti-conformiste. La devise de la ville parle d’elle-même : « Keep Portland Weird ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et tout cela nous amène à notre livre du jour :</span> <i><span style="font-weight: 400;">L’Expérience Oregon</span></i><span style="font-weight: 400;">, de Keith Scribner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C’est le troisième roman de cet auteur, également professeur à l’université d’Oregon. Dans ce livre, il s’intéresse à cette image alternative renvoyée par cette région des Etats-Unis, et l’idéalisme qui en découle dans les combats politiques et sociaux menés sur place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Scanlon et Naomi sont un jeune couple new-yorkais. Lui est professeur spécialisé dans les mouvements « sécessionnistes », elle, nez dans la parfumerie. Bien qu’il n’ait jamais montré de véritable engagement de terrain, Scanlon est complètement obnubilé par les courants indépendantistes et libertaires. Quand on lui propose un poste dans une petite ville proche de Portland, lui permettant d’avancer sur ses recherches, lui qui peine à faire décoller sa carrière, il saute sur l’occasion. Naomi, quant à elle, est enceinte de leur premier enfant, et peine à se remettre d’une dépression survenue suite à la perte de son odorat. Elle suit sans grande conviction son époux dans cette aventure, et lorsque celle-ci arrive de nouveau à sentir des odeurs en arrivant sur place, elle décidera de garder cela secret.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces deux bobos trentenaires au prise avec leurs démons, envies, ambitions et frustrations, verront alors leur couple mis à l’épreuve après leur rencontre avec une jeune mère célibataire, Sequoia, à la tête d’un mouvement alternatif sécessionniste, et un jeune anarchiste paumé, Clay.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On suit alors le destin de ces personnages, tragique pour certains, acide pour d’autres, le tout dans un style très cinématographique, ponctué par les odeurs que Naomi réapprend à analyser, décortiquer, imaginer. Ici, même l’engagement politique ne permet pas d’échapper à ses démons. Ici, même si tout le monde semble vivre en symbiose dans la communauté et avec la nature, cette harmonie n’est que façade, et cache les mêmes problèmes que partout ailleurs. Ici, il n’est pas possible d’effacer le passé, même en donnant de son temps et de son énergie pour les autres. Ici, il se pourrait bien que les idéaux révolutionnaires viennent à bout de ce couple qui s’effrite sans le voir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Malgré quelques longueurs un peu dommageables, ce roman nous entraîne à la découverte d’un mode de vie qui repense les codes sociaux, qui décide que le monde peut être meilleur, tout en nous montrant que le ver peut se trouver dans la pomme, même là où on le l’attendait pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">L’Expérience Oregon</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">The Oregon Experiment</span></i><span style="font-weight: 400;">)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Keith Scribner</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">2012 pour la traduction française, 2011 pour la version originale</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Editions Christian Bourgeois</span></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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