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	<title>PRINCE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #148 : Pynk, Janelle Monáe (feat. Grimes)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 08:30:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si malgré deux albums et quelques rôles au cinéma Janelle Monáe n&#8217;a pas encore eu la reconnaissance mondiale qu&#8217;elle mérite, dites-vous bien que ça ne saurait tarder. La pétulante artiste originaire de Kansas City, Missouri vient de faire un pas de géant avec son nouvel effort discographique « Dirty Computer », album assez affolant qui combine une force pop irrépressible, une musicalité soul impeccable, des clins d&#8217;oeil hip hop et R n&#8217;B bien sentis et un discours queer qui la [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si malgré deux albums et quelques rôles au cinéma <strong>Janelle Monáe</strong> n&rsquo;a pas encore eu la reconnaissance mondiale qu&rsquo;elle mérite, dites-vous bien que ça ne saurait tarder. La pétulante artiste originaire de Kansas City, Missouri vient de faire un pas de géant avec son nouvel effort discographique « Dirty Computer », album assez affolant qui combine une force pop irrépressible, une musicalité soul impeccable, des clins d&rsquo;oeil hip hop et R n&rsquo;B bien sentis et un discours queer qui la place comme le fer de lance d&rsquo;une nouvelle féminité, triomphante et totalement émancipée.</p>
<p>Son premier EP « officiel », « Metropolis (Suite One) », suivi de l&rsquo;album « The ArchAndroid » (les suites 2 et 3 du même concept) la présentaient dès 2007 sous les oripeaux de Cindi Mayweather, personne « autre » puisqu&rsquo;androïde tombant amoureuse d&rsquo;un humain. L&rsquo;habillage musical indie soul (installée à Atlanta, elle collabore alors avec Big Boi d&rsquo;Outkast) du meilleur aloi, susceptible de plaire à bien des chapelles musicales fait reluire d&rsquo;excellentes compositions comme « Tightrope » ou « Cold War ». L&rsquo;album « The Electric Lady » en 2013 (les suites 4 et 5) enfonce le clou avec cette fois de prestigieux featurings comme ceux de Solange, Erykah Badu, et surtout Prince pour l&rsquo;excellent « Givin&rsquo;Em What They Love ». Le frénétique et quasiment swing « Dance Apocalyptic » a retenti avec enfin un peu d&rsquo;insistance, même sur nos frileuses radios hexagonales. Soignant son image publique, à l&rsquo;Américaine certes mais aussi à la Ziggy Stardust, elle se présente toujours en smoking ou en vêtements noir et blanc, code esthétique qu&rsquo;elle décline pour ses concerts. Pour l&rsquo;avoir applaudie à Rock en Seine en 2014, elle s&rsquo;avère être une show woman plus que convaincante et on n&rsquo;a encore rien vu, semble t-il&#8230;</p>
<p>Après un silence discographique un peu long (lors duquel elle goûte à la télévision et au cinéma, avec un rôle notamment dans « Moonlight ») arrive en 2018 « Dirty Computer ». Janelle Monáe revendique sur ce disque l&rsquo;esprit de Prince, avec lequel elle a de nouveau travaillé avant la mort de celui-ci. C&rsquo;est manifeste quand on entend le single « Make Me Feel » (voir le <a href="https://laculturedelecran.com/prince-est-revenu-et-cest-une-femme/" target="_blank" rel="noopener">shot</a> à ce sujet), reboot aussi réussi qu&rsquo;euphorisant du méga-tube « Kiss ». C&rsquo;est plus diffus ailleurs, mais l&rsquo;âme princière rôde tout au long de cet album. Pour « <strong>Pynk</strong> », Janelle Monáe a collaboré avec Grimes, l&rsquo;ultra-moderne artiste canadienne qui a révolutionné la pop toute seule depuis sa chambre (son « Flesh Without Blood » est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-74-flesh-without-blood-grimes/">SOTW #74</a>). Cette fantaisie pop R n&rsquo;B combine en effet plusieurs ambiances, Grimes introduisant sur le couplet une aérienne mélodie synthétique entêtante et des claquements de doigts comme percussions minimalistes, puis, sur le pont, des entrelacs de guitares rythmiques entourent le flow tout en douceur de Janelle avant que n&rsquo;explose le refrain triomphant, fort et joyeux, qui ne dépareillerait pas sur une chanson d&rsquo;Haim, voire de Taylor Swift. Ce mélange des genres, très princier on peut le dire, est la force du style Monáe, pouvant séduire un public très large tout en ne cédant en rien aux sirènes du commerce.</p>
<p>Mais on ne peut pas parler de « Pynk » sans évoquer son clip. C&rsquo;est par le biais de l&rsquo;image que Janelle Monae, qui se définit comme « pansexuelle », assène son discours néo-féministe. Affublée d&rsquo;une culotte bouffante (rappelant celles que portait Bowie époque Ziggy) en forme de vagin, Janelle, entourée d&rsquo;un aréopage de beautés noires chante le plaisir au féminin.<br />
« <em>Pink like the inside of your, baby<br />
Pink behind all of the doors, crazy<br />
Pink like the tongue that goes down, maybe<br />
Pink like the paradise found</em> »<br />
Dans le monde très corseté de la pop américaine, voilà qui est révolutionnaire&#8230; Ajoutons pour finir que Janelle Monáe cite dans son livret Paul Simonon, iconique bassiste du Clash, quand il disait « Pink is the only true rock n&rsquo;roll colour » (<em>le rose est la seule couleur vraiment rock n&rsquo;roll</em>)&#8230; Une telle citation valait bien qu&rsquo;on l&rsquo;honore !</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #91 : Controversy, Prince</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 19:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&#8217;opportunité de rendre hommage à Prince, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&#8217;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&#8217;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&rsquo;opportunité de rendre hommage à <strong>Prince</strong>, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&rsquo;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&rsquo;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait mis « <strong>Controversy</strong> » sur sa platine. L&rsquo;effet que fit sur moi cette longue pièce de funk synthétique, robotique, d&rsquo;une imparable modernité et pourtant si charnel fut immédiat.Le sortilège allait durer quelques années.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;était avant que la pop princière ne se mette sur orbite, avant le génial « 1999 » et le carton planétaire de « Purple Rain ». Prince Roger Nelson, à 23 ans, arborait ce look de chérubin au regard de biche et à la fine moustache simplement vêtu d&rsquo;un slip de cuir et de cuissardes sous un imper, affichant l&rsquo;ambiguïté la plus provocante depuis Ziggy Stardust. Du lourd, aussi grotesque que troublant (je lui trouvais alors un petit côté Frank N&rsquo;Furter, le « sweet transvestite » du Rocky Horror Picture Show&#8230;). Mais c&rsquo;était quoi, cet OVNI ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambiguïté, il n&rsquo;en fait pas mystère dans le texte de « Controversy »<br />
<em>Am I black or white ?<br />
Am I straight or gay ?<br />
Controversy<br />
Do I believe in God ?<br />
Do I believe in me ?<br />
Controversy</em><br />
(Suis-je blanc ou noir, suis-je hétéro ou gay, controverse. Est-ce que je crois en dieu ? Est-ce que je crois en moi? Controverse).<br />
Ambiguïté dont il jouera toute sa carrière et questions auxquelles il ne donnera jamais de réponses. Et sur laquelle il bâtira son personnage, insaisissable et séducteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Prince était un compositeur aussi doué que prolifique, un musicien d&rsquo;exception (il joue de tout sur la plupart de ses enregistrements, hormis les cuivres), un guitariste génial et sous-estimé, capable de rythmiques imparables comme de solos orgasmiques, un chanteur autant à l&rsquo;aise dans les aigus et le fausset que dans un registre plus grave de crooner, un producteur d&rsquo;une rare modernité (réécoutez « Sign o&rsquo; the Times » et « Kiss », jamais minimalisme ne fut plus maximaliste) et bien sur un showman extraordinaire, que je n&rsquo;aurai hélas jamais vu en live. Après son long chapelet d&rsquo;albums magiques des 80&rsquo;s, la magie finit par se dissiper. Se dirigeant vers le jazz, dépassés pour de bon par la vague hip hop, goûtant les digressions instrumentales parfois indigestes, les disques de Prince furent d&rsquo;un coup moins essentiels, voire parfois gênants. Pour ma part, « Come », en 1993, est le dernier album princier que j&rsquo;aurai acquis et écouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me pencherai néanmoins toujours avec bonheur sur son époque vraiment princière, de « Dirty Mind » en 1980 à « Sign o&rsquo;The Times » en 1987, danserai avec joie sur « Kiss », « Raspberry Beret » ou « 1999 » comme quand j&rsquo;avais 25 ans et ne résisterai jamais, non jamais, au groove sec et sexy de « Controversy ».</p>
<p style="text-align: justify;">Live 1982, la qualité visuelle est limite, mais le son convenable&#8230; Prince, grand paranoïaque, n&rsquo;ayant pas laissé son oeuvre en pâture sur les sites de streaming !</p>
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