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	<title>PARQUET COURTS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>PARQUET COURTS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>Le top 18 des meilleurs albums de 2018</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 13:52:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On pourra se dire qu&#8217;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">On pourra se dire qu&rsquo;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More Heroes » chantaient The Stranglers en 1977. Quarante et un an plus tard, on en est là. </h4>



<p>Le rock n&rsquo;roll continue de faire rêver dans des proportions plus modestes et la discrétion dont il fait part ses derniers temps n&rsquo;a fondamentalement rien de désagréable. L&rsquo;Angleterre, terre de contrastes et de traditions, semble avoir repris le flambeau léguée à Portland puis à la Californie au milieu de la décennie. Shame, Slaves, IDLES et j&rsquo;en passe, ont replacé la perfide Albion au cœur de la géographie rock mondiale pour le plus grand bonheur des aficionados de cette nation où l&rsquo;expression de la jeunesse a toujours su trouvé un retentissement international. </p>



<p>Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;Australie et la Scandinavie ne sont pas restées immobiles. On se consolera en France avec les Liminanas qui tentent de perpétuer une certaine idée de ce que constitue la classe à la française. Entre Gainsbourg, le Velvet et les yé-yés des sixties, le gang catalan sauve les meubles. Même combat pour les parisiens de Rendez-Vous, auteurs d&rsquo;un album intéressant, clairement inspirés par ce qui se faisait outre-Manche au début des années 1980. Enfin un disque qui donne envie d&rsquo;aller chercher la bagarre. On évitera la déprime en se disant qu&rsquo;on a acquis une nouvelle étoile sur le maillot surplombant un coq qui parait plus doué avec ses pieds qu&rsquo;avec ses cordes vocales. En attendant, passons à ce qui a retenu notre attention ces douze derniers mois :</p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg" alt="The Liminanas - Shadow People" class="wp-image-5454" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>18 &#8211; The Liminanas | Shadow People |</strong> The Liminanas</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Perpignan, France</p>



<p>Enregistré chez leur pote Anton Newcombe à Berlin, le nouvel album du duo français The Liminanas s&rsquo;écoute comme un voyage à travers les sixties en compagnie de camarades de renoms, à savoir Peter Hook, Emmanuelle Seigner et Bertrand Belin. On croise des personnages attachants (« Trois Bancs »), on dévale la gueule de bois dans les rues endormies d&rsquo;Istanbul (« Istanbul is Sleepy »), on monterait presque à cheval dans les grands espaces américains sur « Ouverture »; écouter un disque des Liminanas, c&rsquo;est un peu comme ouvrir un album de Corto Maltese, on ne sait jamais dans quelle contrée on va finir mais on se laisse porter sans résistance au grès des tribulations du narrateur. Sexy, planant, le rock velvetien des catalans envoûte. </p>



<p><strong><em>Pour les fans de Ray Bans wayfarer noires, de Serge Gainsbourg et de rock psyché.</em></strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wmczzIk9D00">Ouverture</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg" alt="Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs  - King of Cowards" class="wp-image-5452" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>17 &#8211; Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs | King of Cowards |</strong> Rocket<strong> </strong></h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Newcastle, UK</p>



<p>Sous cette magnifique pochette se cache le disque le plus heavy de l&rsquo;année. Ce second opus des nouveaux rois du doom britannique surprend. Six titres, quarante minutes, « King of Cowards » est une décharge de riff tous plus colossaux les uns que les autres, faisant presque passer Kyuss pour un vulgaire groupe de musette. Clairement influencée par Sabbath, la formation du Tynewear manie le riff heavy blues (« Shockmaster ») comme personne. Même <em>The Guardian</em> adore. Puissant, racé, animal, cet album a tout pour réconcilier fans de metal, stoner rock, desert rock et hard rock néandertalien (« GNT », « A66 »). A écouter la nuit à fond la caisse en brûlant de l&rsquo;asphalte au milieu d&rsquo;une méchante tempête de blizzard. </p>



<p><strong><em>Pour les fans de stoner rock, de montagnes d&rsquo;amplis Marshall et de monstres marins</em></strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HkcwgI-l2aw">GNT</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg" alt="Bodega - Endless Scroll" class="wp-image-5447" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>16 &#8211; Bodega | Endless Scroll |</strong> Rough Trade</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> New York City, USA</p>



<p>Les nouveaux Parquet Courts. Avec une esthétique art-rock assumée et un style déluré, Bodega reprend le flambeau du groupe le plus cool de la grosse pomme. Le combo nord-américain propose une new wave engagée dont le single « How did this happen » constitue la meilleure des introductions. Probablement un des titres les plus explosifs de l&rsquo;année. Froid, sexy, le rock métallique du quintet à majorité féminine rappelle les aspirations artsy de The Fall, Devo ou Wire remises au goût du jour. Un brin plus déluré (« I&rsquo;m Not A Cinephile », « Warhol ») que la formation d&rsquo;Andrew Savage, Bodega est définitivement un nom à retenir.</p>



<p><strong><em>Pour les fans d&rsquo;art rock, de Wire et d&rsquo;art contemporain</em></strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TKAzK41-YHM">How did this happen</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg" alt="Rendez-Vous - Superior State" class="wp-image-5457" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>15 &#8211; Rendez Vous | Superior State</strong> |Crybaby</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Paris, France</p>



<p>Malsain, dérangeant et complètement addictif, le EP de Rendez-Vous atterri l&rsquo;année dernière annonçait la couleur. Voilà désormais l&rsquo;album. Sorti chez Crybaby, ce premier disque « longue durée » reprend ce qui a fait le succès des Parisiens: un post-punk abrasif et carrément déroutant. Entre les délires aux claviers et parties de basse gonflées aux stéroïdes, le chant résonne et tabasse les tympans de l&rsquo;auditeur médusé (« Sentimental Animal »). Le son est massif, la boite à rythme assourdissante confère une pressante envie de se lever de se chaise pour rejoindre le dancefloor (« Double Zero »). Sombre, dépressif et violent, ce premier album est une belle réussite qui n&rsquo;a presque rien à envier aux formations britanniques.</p>



<p><em><strong>Pour les amateurs de foot culture anglaise, de bastons générales et de The Cure</strong></em></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v2OR3PdDRcc">Paralyzed</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg" alt="Car Seat Headrest - Twin Fantasy" class="wp-image-5461" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>14 &#8211; Car Seat Headrest | Twin Fantasy |</strong> Matador</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Seattle, Washington, USA</p>



<p>Drôle de phénomène que ce Will Toledo, frontman de Car Seat Headrest au look d&rsquo;adolescent chétif. Petit génie de l&rsquo;americana low-fi, la tête pensante du groupe américain montre qu&rsquo;il n&rsquo;a rien perdu de son talent de songwriter depuis l&rsquo;excellent « Teens of Denial ». Entre Neil Young, The Strokes ou Pavement, cet album magnifique jongle entre folk énervée, noyée dans l&rsquo;écho et la reverb, et rock alternatif aux guitares aiguisées s&rsquo;envolant dans des jams stratosphériques. Au niveau des textes, Toledo se livre sur les femmes, l&rsquo;amitié, les sorties en bagnole et les effets de la consommation de produits illicites. La plupart des titres ont en réalité été écrits en 2011 et enregistrés sept ans plus tard. Poignant.</p>



<p><em><strong>Pour les amateurs de Pavement, de guitares lo-fi et de songwriters&nbsp;américains</strong></em></p>



<p><strong>Pépite : </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lwj24E44Dak">Famous&nbsp;Prophet&nbsp;(Stars)</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg" alt="Father John Misty - God's Favorite Customer" class="wp-image-5449" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>13 &#8211; Father John Misty | God&rsquo;s Favorite Customer |</strong> Sub Pop</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Los Angeles , Californie, USA</p>



<p>Quatrième opus solo de Josh Tillman, ce « God&rsquo;s favourite consumer » rappelle l&rsquo;excellent « Pure Comedy » par la qualité de son écriture et ses envolées lyriques piano-guitares aux accents folks et soft rock d&rsquo;une élégance indéniable. L&rsquo;album est tant soigné qu&rsquo;on pardonnerait presque la mégalomanie de son auteur. Sorte de Devendra Banhart bourgeois et urbain, Tillman tire un portait morose et critique de notre société contemporaine avec une certaine justesse. Ses chansons les plus rock méritent que l&rsquo;on s&rsquo;arrête plus particulièrement (« Date Night », « Mr Tillman ») sur cet album assez délicieux à découvrir une tasse de thé à la main un dimanche matin pluvieux. </p>



<p><strong>Pour les amateurs de Nick Cave au piano, de soft rock américain et de néo-hippies friqués</strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Kf2nd_EaHQ">Hangout at the Gallows</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg" alt="The Lemon Twigs - Go to School" class="wp-image-5448" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>12 &#8211; The Lemon Twigs | Go To School |</strong> 4AD</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Long Island, New York, USA</p>



<p>Un concept album autour d&rsquo;un singe qui découvre l&rsquo;école. Toujours aussi créatif, le duo formé par les frères D&rsquo;Addario a frappé fort avec un disque ambitieux qui rappelle les productions les plus extravagantes des dinosaures du rock du début des seventies. Pensez Queen, The Who, ou Mott The Hoople réincarnés dans une paire de singer-songwriter-performers d&rsquo;à peine vingt ans qui maîtrise déjà tous les codes du hard rock et de la pop baroque. Leurs passages sur scène sont également à ne pas manquer tant The Lemon Twigs domine son sujet avec une fougue et une aisance déconcertante. Solide.</p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de Queen, pop baroque et de glam rock des années 1970</em></strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4pzEEbOrJRg">The fire</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg" alt="Gøggs - Pre Strike Sweep" class="wp-image-5453" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>11</strong>&#8211; <strong>Gøggs | Pre Strike Sweep |</strong>In the Red</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie</p>



<p>Non content de sortir seulement cinq projets en 2018, Ty Segall a rappelé ses camarades Chris Shaw de Ex-Cult et Charles Mootheart pour relancer la machine Goggs, projet hybride entre punk hardcore, fuzz rock et noise rock insolent. Les titres vont vite et fracassent tout sur leur passage. Plus sombre que son prédécesseur, « Pre Strike Sweep » ne fait pas dans la dentelle. Mur du son, cri beuglé, rythmique tout en puissance, voici un disque teigneux assez lointain de ce que le gourou du rock californien nous a proposé avec White Fence en début d&rsquo;année. Une petite furie qui devrait ravir les fans de punk énervé.</p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de pédales de distorsion artisanales, de Black Flag et de Ex-Cult</em></strong></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SapR3nFz8l0">Killing Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg" alt="Arctic Monkeys - Tranquility Base Hotel &amp; Casino" class="wp-image-5460" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>10 &#8211; Arctic Monkeys | Tranquility Base Hotel &amp; Casino&nbsp;|&nbsp;</strong>Domino</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Sheffield, UK</p>



<p>Après un album colossal sorti en 2013, le gang de Sheffield a choisi de ne pas jouer la carte de la facilité en concoctant un concept album ambitieux. Fini les cuirs et les hymnes de stade aguicheurs, Alex Turner confirme sa fixette sur David Bowie. Caméléon de plus en plus insaisissable, le double de Miles Kane dans The Last Shadow Puppets adopte un look de crooner légèrement ringard et pond un disque esquissé au piano qui met en scène une colonie morose de terriens isolés dans un hôtel lunaire dans lequel cohabitent luxe et total ennui. Si la première écoute déroute, «&nbsp;Tranquility Base Hotel and Casino&nbsp;» mérite que l&rsquo;on s&rsquo;y attarde. Audacieux.</p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de Roxy Music, de films de science-fiction et de The Last Shadow Puppets </em></strong><em> </em></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=xvOrayAVhBo">American Sports</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg" alt="The Morlocks - Bring on the Mesmeric Condition" class="wp-image-5446" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>9 &#8211; The Morlocks | Bring On The Mesmeric Condition&nbsp;|&nbsp;</strong>Hound&nbsp;Gawd!</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p>On ne compte plus les albums de ces vieux de la vieilles du garage punk américain. Idoles du revival scandinave des nineties, les Morlocks continuent leur route avec l&rsquo;aide de renforts allemands et toujours la même recette: un garage punk classique et racé, entre MC5, Troggs, Cramps et Flaming Groovies. Les amateurs de boogie rock plein de fuzz sont ravies, les nostalgiques des soirées rock n&rsquo;roll et bière chaude au pub du coin aussi. Le rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il a de plus honnête. Ca swingue, ça groove, ça fait des clins d&rsquo;oeil à Sylvain Sylvain et à la scène du CBGB du début des 1970s sans révolutionner quoi que ce soit, mais ça fait un bien immense.</p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de Johnny Thunders, de futals en cuir et de boogie rock</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=r5QJauQBEuw">Bothering Me</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg" alt="King Tuff - The Other" class="wp-image-5459" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>8</strong> <strong>&#8211; King Tuff | The Other | </strong>Sub Pop</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Vermont, USA</p>



<p>Quatrième disque solo de King Tuff, «&nbsp;The Other&nbsp;» arrive après un excellent «&nbsp;Black Moon Spell&nbsp;» paru il y a déjà trois ans. Moins glam, moins heavy, ce nouvel opus du meilleur pote de Ty Segall fait office de bande son parfaite pour un été ensoleillé. Plus sucré, plus poli, «&nbsp;The Other&nbsp;» groove autant qu&rsquo;il affranchi («&nbsp;Psycho Star&nbsp;», «&nbsp;Raindrop Blue&nbsp;»). Si l&rsquo;approche est moins frontal que sur les précédentes productions, le barbu à la casquette trucker vissée sur la tête n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff et de la mélodie bubblegum à relents psychédéliques («&nbsp;Thru The Cracks&nbsp;»).  </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de T-Rex, de rock américain des années 1970s et de ballades en vielles voitures&nbsp;de&nbsp;sport</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=BXUS6hhm9Us">Circuits in the Sand</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg" alt="IDLES - Joy as an Act of Resistance" class="wp-image-5451" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance..jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>7 &#8211; IDLES | Joy as an act of resistance&nbsp;|&nbsp;</strong>Partisan</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où&nbsp;? </strong>Bristol, UK</p>



<p>Faut quand même avoir un certain talent pour écrire des textes politiquement pas trop bêtes en 2018 sans donner envie à ses auditeurs d&rsquo;aller se pendre avec la cravate de son conseiller financier. Sauf que le talent d&rsquo;IDLES ne s&rsquo;arrête pas leurs textes. Toujours aussi puissant, le post punk abrasif du groupe de Bristol décape toujours autant («&nbsp;Television&nbsp;», «&nbsp;Danny Nedelko&nbsp;»). Voici un cap du deuxième album passé tranquillement avec une tournée mondiale pas dégueu et une solide réputation de bêtes de scène en prime. Un poil moins accrocheur que son prédécesseur, «&nbsp;Joy as an act of resistance&nbsp;» est un manifeste humaniste dissonant aussi sombre que rassurant. Malgré le tableau plutôt acide dépeint par la formation anglaise, IDLES chante l&rsquo;espoir et l&rsquo;amour de son prochain avec une verve rarement égalée. Un bon bol d&rsquo;air frais.</p>



<p><em><strong>Pour les amateurs de fuzz sur la basse, de noise rock et de soirées «&nbsp;Refugees welcome&nbsp;»</strong></em></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QkF_G-RF66M">Danny&nbsp;Nedelko</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg" alt="Iceage - Beyondless" class="wp-image-5445" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>6 &#8211; Iceage | Beyondless&nbsp;|&nbsp;</strong>Escho</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Copenhague, Danemark</p>



<p>Oubliez The Icarus Line, le punk poisseux à mi-chemin entre Bowie et les Stooges a de beaux jours devant lui. Ce quatrième opus des Danois d&rsquo;Iceage appuie là où ça fait mal. Finement produit, «&nbsp;Beyondless&nbsp;» mélange les genres dans une atmosphère sombre et électrique. Il y a du Jesus and Mary Chain, du Birthday Party et du Joy Division dans les complaintes survoltées des Scandinaves. Urgents, tendus, les titres s’enchaînent sans se ressembler en posant une ambiance glam décadente. La puissante «&nbsp;The day the music dies&nbsp;» est le single dont avait besoin le groupe pour jouer des coudes avec les plus grands. Saxophones hallucinés, claviers lancinants, riffs dévastateurs, la recette n&rsquo;est pas nouvelle mais Iceage la distille avec une fraîcheur plus qu&rsquo;appréciable.  </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de The Icarus Line, de films noirs et des Rolling Stones période Mick Taylor</em></strong></p>



<p><strong>Pépite:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=14eJfs8O--Y">The Day the Music Dies</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg" alt="Hot Snakes - Jericho Sirens" class="wp-image-5450" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>5</strong> &#8211; <strong>Hot Snakes | Jericho Siren&nbsp;|</strong>Sub&nbsp;pop</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p>Le grand retour de Hot Snakes nous aura bien diverti. Au delà d&rsquo;un album plus que réussi, on aura eu le droit à des dizaines de mecs qui se sont convertis au groupe du jour au lendemain et qui se sont fait passés pour des fans de la première heure à te faire passer pour un gros débile de ne jamais avoir jeter une oreille à ces légendes du punk indé américain. Peu importe la crédibilité de leur discours, les fans authentiques ou opportunistes de Hot Snakes ont raison sur tout&nbsp;: le groupe de Rick Forberg et John Reis continue de faire exploser des tympans. Quatorze ans après l&rsquo;excellent Audit in Progress et son merveilleux titre éponyme, le groupe de San Diego n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff dissonant. Solide.  </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de punk dépressif, de The Wipers et de ceux qui portent encore des Vans à 40 ans</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yrR50b7-OSQ">Six Wave Hold Down</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg" alt="Parquet Courts - Wide Awake!" class="wp-image-5462" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>4 &#8211; Parquet Courts | Wide Awake&nbsp;!</strong> Rough Trade</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Brooklyn, New York, USA  </p>



<p>Il est assez plaisant de voir que Parquet Courts ne fait que de se bonifier avec le temps. Au fil des albums, le combo texan relocalisé à New York confirme son rang de groupe le plus excitant des ces dernières années. Son post-punk artsy ne tombe jamais dans l&rsquo;exercice de style et les chansons se révèlent aussi fédératrices qu&rsquo;efficaces («&nbsp;Freebird II&nbsp;», «&nbsp;Total Football&nbsp;»). Andrew Savage et son gang ne soigne pas que ses singles. Une fois de plus, l&rsquo;artwork justifierait presque à lui tout seul l&rsquo;achat de ce sixième album. Mentions spéciales pour le single loufoque éponyme et la fantastique «&nbsp;Mardi Gras Beam&nbsp;» et son video clip carrément envoûtant. Du grand art.  </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de Gang of Four, de soirées berlinoises et d&rsquo;indie rock américain</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHfOqqQ1DLQ">Freebird II</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg" alt="Shame - Songs of Praise" class="wp-image-5455" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>3 &#8211; Shame | Songs for Praise&nbsp;|&nbsp;</strong>Dead&nbsp;Oceans</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Londres, UK</p>



<p>Qu&rsquo;on le veille ou non, les Anglais ont repris le leadership sur la scène rock mondiale. C&rsquo;est  indéniablement de l&rsquo;autre côté de la Manche que tout se passe musicalement ces derniers temps. Nouveau chouchou de la presse British, le combo anglais Shame voit très juste avec un premier album qui condense tout ce qu&rsquo;il s&rsquo;est fait de mieux en Angleterre depuis l&rsquo;invention du Vox AC30. Qu&rsquo;on soit branché Smiths ou Sex Pistols, on trouve son compte dans ce recueil de comptines à l&rsquo;arrière goût amer sur le quotidien des jeunes britons à l&rsquo;aube du Brexit. Enragé, le chanteur Eddie Green beugle son mal-être avec brio pendant que ses camarades tricotent des guirlandes de guitares tendues à souhait. Punk dans l&rsquo;attitude autant que dans le son, Shame est bien parti pour rester.</p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de punk anglais, d&rsquo;après-midi pluvieuses et de Johnny Marr</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Tpi4V1bUEzM">Tasteless</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg" alt="Viagra Boys - Street Worms" class="wp-image-5456" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>2 &#8211; Viagra Boys | Street Worms&nbsp;|&nbsp;</strong>Year&nbsp;0001</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Stockholm, Suède</p>



<p>Il y a parfois des disques que l&rsquo;on attend pas. La claque de 2018 est venue du grand nord. Viagra Boys, une bande de hooligans mal dégrossis élevés au houblon et au punk hardcore, un chanteur americano-suédois complètement déluré, et un album colossal. L&rsquo;hymne « Research Chemicals » annonçait déjà la couleur, mais ce premier album concis met la barre encore plus haute. Un post-punk épileptique, soutenu par des lignes de basse abrutissantes et un frontman aux intonations prophétiques. Imaginez un Nick Cave façon punk hardcore qui décide de se goinfrer d&rsquo;amphétamines avec ses copains fans de foot pour une dernière danse macabre. Surpuissant.     </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de drogues dures, Grinderman et de stades de foot.</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=YS9VzIA7zWI">Shrimp Shack</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg" alt="Courtney Barnett - Tell Me How You Really Feel" class="wp-image-5458" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>1 &#8211; Courtney Barnett | Tell me how you really feel&nbsp;|&nbsp;</strong>Milk&nbsp;Records</h4>



<p><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Melbourne, Australie</p>



<p>On avait laissé Courtney Barnett en 2017 en compagnie du loner américain Kurt Vile. Après une collaboration un peu molle du genoux, l&rsquo;australienne la plus cool du circuit rock actuelle est revenue aux fondamentaux. Ce troisième album reprend la recette des précédents. Après une entrée en matière toute en douceur «&nbsp;Hopfulnesness&nbsp;», Barnett confirme son statut de l&rsquo;indé à grands coups de Fender Telecaster. C&rsquo;est frais («&nbsp;City Looks Pretty&nbsp;»), intimiste («&nbsp;Need a Little Time&nbsp;»), rugueux («&nbsp;Nameless, Faceless&nbsp;»), et toujours dans l&rsquo;air du temps («I&rsquo;m not your mother, I&rsquo;m not your Bitch&nbsp;») sans jamais être chiant. Difficile de faire plus cool que Courtney Barnett cette année.    </p>



<p><strong><em>Pour les amateurs de rock indé, de t-shirts marinières et du Velvet Underground</em></strong></p>



<p><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TISIPNpRuoY">Need a Little Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Auraient également pu figurer dans ce top :</p>



<p><strong>Touts</strong> &#8211; « Can&rsquo;t Blame Me EP »<br><strong>Bass Drum of Death</strong> &#8211; « Just Business »<br><strong>Interpol</strong> &#8211; « Marauder »<br><strong>Delaney Davidson</strong> &#8211; « Shining Day »<br><strong>The Scaners</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>Mudhoney</strong> &#8211; « Digital Garbage »<br><strong>Reverend BeatMan and the New Wave</strong> &#8211; « Blues Trash »<br><strong>The Parkinsons</strong> &#8211; « The Shape of Nothing To Come »<br><strong>A Place to Bury Strangers</strong> &#8211; « Pinned »<br><strong>Les Lullies</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>The Interrupters</strong> &#8211; « Fight the good fight »<br><strong>Ty Segall and White Fence</strong> &#8211; « Joy »<br><strong>Rolling Blackouts Coastal Fever</strong> &#8211; « Hope Downs »<br><strong>Kurt Vile</strong> &#8211; « Bottle It In »</p>



<p></p>



<p></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #157 : Mardi Gras Beads, Parquet Courts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 09:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[PARQUET COURTS]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les perles du Mardi Gras ne sont pas de saison, pourtant, « Mardi Gras Beads », ballade mélancolique et nerveuse sera tout aussi brillante et belle sous le ciel de l&#8217;été. Le nom du groupe américain Parquet Courts ne résonne pas encore aussi fortement qu&#8217;il devrait en Europe, c&#8217;est pourtant l&#8217;un des combos de rock les plus captivants du moment, et ce depuis quelques années. Formé à Brooklyn, Parquet Courts réunit les deux chanteurs, guitaristes et compositeurs Andrew Savage et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les perles du Mardi Gras ne sont pas de saison, pourtant, « <strong>Mardi Gras Beads</strong> », ballade mélancolique et nerveuse sera tout aussi brillante et belle sous le ciel de l&rsquo;été. Le nom du groupe américain <strong>Parquet Courts</strong> ne résonne pas encore aussi fortement qu&rsquo;il devrait en Europe, c&rsquo;est pourtant l&rsquo;un des combos de rock les plus captivants du moment, et ce depuis quelques années. Formé à Brooklyn, Parquet Courts réunit les deux chanteurs, guitaristes et compositeurs Andrew Savage et Austin Brown, Max Savage, frère cadet du premier à la batterie et Sean Yenton à la basse. Les guitaristes se sont rencontrés à l&rsquo;université de Denton au Texas, rencontre motivée par un goût partagé pour un rock à tendance punk. En ces temps où les groupes sortent, au mieux, un disque tous les trois ans, on est frappé par la productivité de Parquet Courts. Depuis ses premiers concerts donnés en 2010, le groupe a en effet sorti six albums (plus un live, et la belle collaboration avec l&rsquo;écrivain italien Daniele Luppi, « Milano », dont <a href="https://laculturedelecran.com/milano-on-tient-enfin-lalbum-rock-de-lannee/" target="_blank" rel="noopener">Simon vous a tressé les lauriers cet automne</a>). C&rsquo;est lors de ces sessions qu&rsquo;ils ont croisé le chemin du prestigieux producteur Brian Burton (alias Danger Mouse), plus connu aux manettes derrière Gorillaz, U2, Black Keys ou encore Red Hot Chili Peppers) et qu&rsquo;ils ont décidé de l&#8217;embaucher pour la réalisation de leur futur album. On pouvait légitimement craindre qu&rsquo;une telle figure totémique de la production n&rsquo;arrondisse trop le son saillant et post punk des Brooklynites, il n&rsquo;en est rien. Pour l&rsquo;excellent « Wide Awake! », c&rsquo;est Danger Mouse qui s&rsquo;est intégré dans l&rsquo;univers de Parquet Courts et non pas l&rsquo;inverse. Les angles de leur musique sont toujours aussi aigus, les arrangements aussi hirsutes, les voix aussi mal élevées. Par contre, le tout a gagné une formidable puissance de feu, prouvant ainsi que les producteurs vedettes ne sauraient dompter des caractères aussi trempés (Danger Mouse pas plus que Mark Ronson quand il s&rsquo;occupa des cas des teigneux Black Lips ou de Queens of the Stone Age).</p>
<p>Aussi banale que soit leur composition de groupe de rock deux guitares, basse et batterie, ces quatre garçons n&rsquo;ont toutefois pas tant de pairs que ça dans le genre. Leur style, solidement arrimé dans le post-punk et le rock arty de la fin des années soixante-dix (avec le Velvet Underground comme ancêtre, Talking Heads et Wire comme parents), n&rsquo;est jamais nostalgique, ne donne pas dans la respectueuse commémoration. Au contraire, ces influences sont transcendées par une énergie vitale, un second degré salvateur et une réelle envie d&rsquo;en découdre. Ainsi retrouve t-on des guitares hachoir, des voix étranglées, des rythmiques sèches comme des coups de trique mais délivrées avec une émotion très personnelle et exempte de frime. « Wide Awake! » est un album bagarreur, les chansons (dont certaines sont très brèves) sont sciemment abrasives et mal peignées, comme cet excellent et punky « Total Football » (titre de saison avec clip réalisé avec des autocollants Panini) introductif au tempo variable, ou ce medley de deux chansons réunies en une seule « Almost Had To Start A Fight/In And Out Of Patience », qui sont pourtant instantanément mémorables. Des grooves presque funky apparaissent (« Violence » au beat quasi G-Funk) et prouvent la volonté d&rsquo;ouverture de Parquet Courts, tout comme le morceau titre, appel au lâcher prise beuglé en choeur emmené par une cowbell endiablée, dans une ambiance de carnaval sans doute inspirée par celui de la Nouvelle-Orléans. Et dans cette débauche d&rsquo;énergie, la tendre ballade (enfin, la respiration mid-tempo de « Wike Awake! ») étonne par sa joliesse, sa mélodie rêveuse, ses guitares carillonnantes. Composée par Austin Brown, chantée à deux voix, « Mardi Gras Beads » est le revers de la médaille du carnaval de par sa mélancolie un peu cafardeuse, sa nostalgie tire-larmes. Cette miniature flottante et émouvante, criant le besoin de se retrouver seul au milieu de la foule en liesse (comme illustré par la vidéo, où le guitariste s&rsquo;évade de la fête et du reste du groupe) est d&rsquo;une parfaite cohérence au milieu de ce disque furibard, et fonctionne divinement toute seule. Bande-son idéale sous les étoiles des nuits de l&rsquo;été.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>Le TOP 17 des meilleurs albums de 2017</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Dec 2017 13:48:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les années passent et ne se ressemblent pas. Voici donc un concentré purement subjectif des meilleures sorties (rock) de l&#8217;année. Vous n&#8217;y trouverez pas Lorde ni Drake, mais du son de haute de qualité à faire frémir les lampes de votre ampli. Pour ceux qui n&#8217;ont pas fait le plein de vinyles à Noël, vous trouverez un lien vers une pépite de chaque disque pour vous faire une idée de ce qu&#8217;il se cache derrière chacun d&#8217;entre eux. Entre Los [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: left;">Les années passent et ne se ressemblent pas. Voici donc un concentré purement subjectif des meilleures sorties (rock) de l&rsquo;année.</h4>
<p style="text-align: left;">Vous n&rsquo;y trouverez pas Lorde ni Drake, mais du son de haute de qualité à faire frémir les lampes de votre ampli. Pour ceux qui n&rsquo;ont pas fait le plein de vinyles à Noël, vous trouverez un lien vers une pépite de chaque disque pour vous faire une idée de ce qu&rsquo;il se cache derrière chacun d&rsquo;entre eux. Entre Los Angeles, Bristol et Melbourne, on peut dire que l&rsquo;on a pas été malheureux en 2017. Bonne lecture !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><em><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3920 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/104345-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/104345-150x150.jpeg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/104345-300x300.jpeg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/104345-125x125.jpeg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/104345.jpeg 540w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />17 &#8211;</em></span> Cabbage | « Young, Dumb and Full of&#8230; » | </strong><em>Skeleton Key Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Manchester, UK</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Le groupe de Manchester a décidé de compiler ses meilleurs titres sur un album explosif. Groupe de scène déjanté, Cabbage est l&rsquo;une des nouvelles sensations indie-punk à suivre Outre-Manche. A l&rsquo;instar de leurs camarades de la Big White Family, ce concentré de punk juvénile qui ne renie en rien son côté British constitue un bol d&rsquo;air frais dans la scène actuelle d&rsquo;Outre Manche : refrains à beugler en sortant du pub, riffs entêtants, paroles décalées, trente ans après les Sex Pistols, la formule reste toujours aussi efficace. A consommer sans modération.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de bière tiède, The Damned et de punk 77.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SGVrrKcIxs4">« Dissonance »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; color: #800000; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3921 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy-560x560.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/the-jesus-and-mary-chain-damage-and-joy.jpg 620w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />16 &#8211;</span></em> The Jesus and Mary Chain | </strong><em><strong>« Damage and Joy » </strong></em><strong>|</strong> <em>Artificial Plastic</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Glasgow, Ecosse, UK</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Le septième album des pionniers du Shoegaze est une petite merveille. Malgré l&rsquo;âge et les querelles incessantes, les frères Reid continue d&rsquo;éblouir le petit monde du rock alternatif avec un déluge de distortion et de feedback &#8230; 19 ans après leur dernier opus. Toujours aussi pércutante, la formation écossaise fait désormais office de dinosaure du rock et son influence a rarement été aussi palpable sur la scène musicale actuelle. Lourd, racé, spatial, « Damage and Joy » est une démonstration de style, un disque qui mérite largement sa place dans le classement</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Pour les amateurs de Raybans Wayfarer noires, Black Rebel Motorcycle Club et de Brit rock.</em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qevLgqlKvIk">« Always Sad »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; color: #800000; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3922 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande.jpg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/sleaford_mods_english_tapas_grande-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />15 &#8211;</span></em> Sleaford Mods | <em>« English Tapas » </em>|<em> </em></strong><em>Rough Trade</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Nottingham, UK</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Le duo punk Sleaford Mods continue de tracer sa route en crachant sur l&rsquo;establishment anglais et la société de consommation. Ce nouvel album puise dans ce qui a fait la réputation de Sleaford Mods : des beats electro punks assourdissants, des paroles acerbes, pour un portrait aussi hilarant que dépressif de la société britannique contemporaine. Aussi honnêtes qu&rsquo;énervés, Jason Williamson et Andrew Fearn dépeignent mieux que quiconque un pays en pleine crise sociale à l&rsquo;heure du Brexit. Cela fait du bien.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de foot anglais, The Fall et du hip hop britannique.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=GQZN01Cqzek">« B.H.S »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; color: #800000; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3923 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1-150x150.jpeg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1-300x300.jpeg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1.jpeg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1-125x125.jpeg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/file-1-560x560.jpeg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />14 &#8211; </span></em>The War on Drugs | <em>« A Deeper Understanding » </em>|</strong> <em>Atlantic Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Philadelphie, Pennsylvanie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Revenir après l&rsquo;incroyable « Lost in a Dream », un des albums les plus marquants de la décénnie, n&rsquo;était pas chose facile. Pourtant ils l&rsquo;ont fait. Le quintet originaire de Philadelphie s&rsquo;est inspiré de ce qu&rsquo;il savait faire de mieux pour ce nouvel opus planant qui sent toujours aussi bon l&rsquo;asphalte et les soirées pluvieuses du Mid-Atlantic. Légèrement moins brute que son prédecesseur, il n&rsquo;en reste pas un moins un excellent album d&rsquo;Americana qui fait toujours son effet dans l&rsquo;autoradio de votre Peugeot 106.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Pour les amateurs de Philly Cheesesteaks, Bruce Springsteen et de boîtes à rythme dégueus.</em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6-oHBkikDBg">« Holding On »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><em><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3925 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2144366986_10-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />13 &#8211;</em> </span>Foxygen | <em>« Hang »</em> | </strong><em>Jagjaguwar</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Quel talent ! Encore une fois, Foxygen signe un album de grande qualité, à la fois frais et sophistiqué. La pop arsty et complétement baroque des Californiens continue d&rsquo;émerveiller. « Follow the Leader » est un hymne glam rock langoureux de grande classe. Décidémment, le duo formé par Jonathan Rado et Sam France impressionne. Le single « Avalon » et son swing plein d&rsquo;entrain fait partie des grands moments de pop de cette année au final plutôt rock. Sur « America », le groupe innove, entre envolées jazz et piano mélancolique. Fantastique.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de pop orchestrale, de Roxy Music et de glam sophistiqué.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_-tZ1gbc2pQ">« Follow the Leader »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3926 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2580267651_2-1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2580267651_2-1-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2580267651_2-1-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2580267651_2-1-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2580267651_2-1.jpg 350w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />12 &#8211;</span></em> The Molochs | « <em>America&rsquo;s Velvet Glory » </em>| </strong><em>Innovative Leisure</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Oubliez les Allah-Las, le nouveau groupe 1960s du moment se nomme The Molochs. Une pop californienne éclairée, un pointe de garage excité et une folle envie d&rsquo;aller surfer sous le soleil de la côte ouest. Voici donc un album qui sent le soleil et évoque aussi bien les groupes de la British Invasion que les gloires locales de sixties, à savoir Love et les Flying Burrito Brothers. On se dit qu&rsquo;on irait bien acheter un van Volkswagen pour se refaire un roadtrip le long de la Highway One avec « America&rsquo;s Velvet Glory » en arrière fond.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de surf, The Beach Boys et de revival sixties.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_cr1Echs_QE">« Little Stars »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 18pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3927 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy-560x560.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Father-John-Misty-Pure-Comedy.jpg 1000w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">11 &#8211;</span> </span></em></span> Father John Misty | <em>« Pure Comedy » </em>|</strong><em> Sub Pop</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Toujours chez Sub Pop, Father John Misty revient avec un album intimiste et succuleusement écrit. On pourra le trouver arrogant, voire suffisant, l&rsquo;ancien batteur de Fleet Foxes continue son bonhomme de chemin et signe son meilleur opus jusqu&rsquo;à présent. Ballades acoustiques à écouter au coin du feu ou sérénades de crooner subtilement interprétées au piano, Josh Tillman a plus d&rsquo;une corde à son arc. Ses textes méritent également une attention toute particulière, souvent acide, Tillman sait magner la plume. Du grand art.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de burgers végans, Nick Cave and the Bad Seeds et de folk magistrale.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wKrSYgirAhc&amp;t=126s">« Pure Comedy »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 18pt;"><em><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">10 &#8211;</span></em></span>  Charly Bliss  | <em>« Guppy » </em>|<em> </em></strong><em>Barsuk Records<img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3904 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5-560x560.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a3208327090_5.jpg 700w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> New York, New York, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Un quatuor frais emmené par une chanteuse rappelant autant Courtney Love que Gwen Stefani peut rarement se planter. Légèrement grunge, carrément power pop, Charly Bliss nous fait voyager dans le temps. Retour dans l&rsquo;adolescence, les nineties, avec ses refrains inoubliables, ses guitares crunchies et ses mélodies sucrées. On a envie de replonger dans Weezer, Nirvana, Sonic Youth et Hole, et on se dit que vieillir c&rsquo;est quand même pas terrible. Ecoutez « Ruby », tout y est. C&rsquo;est si bon !</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;"><em><strong>Pour les amateurs de sucettes à la fraise, Courtney Love et de Fender Jaguar cherry red.</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=GGhFsNP_Rdk">« Ruby »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3928 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2667707336_10-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />9 &#8211;</span></em> Sheer Mag |<em> « Need To Feel Your Love » </em>|</strong> <em>Big Cartel Music</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Philadelphie, Pennsylvanie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Celà fait cinq ans qu&rsquo;on promet un avenir radieux à Sheer Mag. Après trois délicieux EP, le groupe de Philadelphie sort enfin son premier album tant attendu. Drôle de mélange, à la fois rock frontal (Thin Lizzy, KISS), garage (on pense parfois aux Strokes ou à Cheap Trick) et soul. Emmené par la charismatique Tina Halladay et les talentueux frangins Kyle et Hart Seely, Sheer Mag régale à coups de riffs aiguisés qui sentent bon les seventies. Imaginez Blondie avec de la distortion sur la voix et des guitares stoniennes période « Some Girls » . Un excellent disque de rock n&rsquo;roll comme on aimerait en entendre plus souvent.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de trucker hats, The Runaways et de power-pop US.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jdJPMYQt9Tk">« Need To Feel Your Love »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3929 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/DreamMachine_TheIllusion-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />8 &#8211;</span></em> Dream Machine | <em>« The Illusion »</em> | </strong><em>Castle Face</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Austin, Texas, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Le nouveau projet de Matthew Melton et son épouse Doris a fait la une de la presse spécialisée pour les mauvaises raisons. Viré de son label pour avoir laché deux trois saloperies sur la politique migratoire américaine, l&rsquo;ancien frontman de Warm Soda peut néanmoins se targuer d&rsquo;avoir sorti un album de hard rock rétro plein d&rsquo;orgue et d&rsquo;envolées psychédéliques à l&rsquo;efficacité redoutable. Imaginez les Doors jammant avec Black Sabbath un soir de pleine lune. Ambiance gothique, riffs assassins, claviers loufoques, Dream Machine paraît tout droit sortie des seventies. La grande classe.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs d&rsquo;orgue Hammond, Deep Purple et de hard 1970s.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zLQAIEoGMcQ">« The Illusion »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><em><span style="font-size: 18pt;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3930 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets-560x560.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a74b4c-20171226-warbly-jets.jpg 1000w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />7 &#8211;</span></em></span> Warbly Jets | « <em>Alive</em> » | </strong><em>Rebel Union</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Une bonne dose d&rsquo;énergie, des guitares lourdes et un chant aérien, Warbly Jets rappelle le BRMC de ses débuts. Férus de rock anglais (Primal Scream, My Bloody Valentines, les Stones), ces californiens résuscitent un son accrocheur et crâneur. Le single « Alive » aurait été un tube massif à l&rsquo;heure du revival garage du début des années 2000. Légèrement psychédélique, lourd à souhait, « Alive » regorge de tubes d&rsquo;un autre temps où la combinaison Gibson-Marshall dominait les charts.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs d&rsquo;amplis Marshall, de Primal Scream et de Britrock burné</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hDVHvirhpKk">« Alive »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><em><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3931 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Villains-1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Villains-1-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Villains-1-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Villains-1-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/Villains-1.jpg 340w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />6 &#8211;</em></span> Queens of the Stone Age | <em>« Vultures »</em> | </strong><em>Matador Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Palm Springs, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> La bande à Josh Homme frappe toujours aussi fort malgré un virage pop pas toujours bien compris par les fans hardcore du groupe. Produit par le sulfureux Mark Ronson, « Villains » marque un tournant dans la carrière d&rsquo;un dinosaure du rock américain de moins en moins enclin à faire parler les muscles. On pourra leur reprocher ce choix audacieux, il n&#8217;empêche que Queens of the Stone Age continue de voir juste et ce septième album studio en est la preuve ultime.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de pop baroque, leur précédent album et de guitare swing.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dNwNSU5NikU">« Fortress »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3932 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2-560x560.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/unnamed-2.jpg 620w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />5 &#8211;</span></em> Oh-Sees | </strong><em><strong>« Orc » </strong></em><strong>|</strong><em> Narnack Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> San Francisco, Californie, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Encore un album décapant pour John Dwyer, petit géni hyperactif devenu demi-dieu de la scène indépendante américaine. Le père spirituel de Ty Segall (qui produit cet album) et consorts nous a livré un nouvel opus enragé où se côtoient odyssées psychédéliques et jams lourds pleins de fuzz et de reverb. La recette reste inchangée et Dwyer ne semble toujours pas prêt à capituler. Ce premier album sous la dénommination « Oh Sees » ravira les fans hardcore du groupe américain et les amateurs de rock instrumental sous métamphétamines. Puissant.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Pour les amateurs de substances hallucinigènes, de Syd Barrett, et de rock psychédélique.</em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EgoIwE3K_0s">« Nite Expo »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #800000; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 18pt;"><em><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3933 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2731568276_10-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />4 &#8211;</em></span> King Gizzard and The Lizard Wizard | <em>« Flying Microtonal Banana » </em>|<em> </em> </strong><em>Heavenly Recordings</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Melbourne, Australie</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Cinq albums en douze mois, voilà le pari fou de ces Australiens complétement foutraques. « Flying Microtonal Banana » est le plus abouti de ces disques allumés, entre jams arabisants et krautrock interstellaire. Nos chouchous ont même créé un manche de guitare spécial pour explorer de nouveaux territoires sonores : la Flying Microtonal Banana. Que l&rsquo;on soit fan de rock psychédélique, de garage punk, de matrock ou de progressif, on ne se lasse pas des expérimentations toujours plus hallucinées de ce krautrockeurs boulimiques des antipodes. Addictif.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de champignons hallucinogènes, de Hawkwind et de Krautrock.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=It7LM0bPi48">« Billabong Valley »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3935 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10.jpg 1021w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/a2199991285_10-560x561.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />3 &#8211;</span></em> Dion Lunadon | <em>« S/T » </em>|</strong> <em>Agitated Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Brooklyn, New York, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ?</strong> Dion Lunadon sort son premier album solo après quinze ans d&rsquo;une carrière qui l&rsquo;aura vu occuper le poste de guitar heroe chez The D4, puis frontman soul avec les regrettés True Lovers avant de tenir la basse du combo new yorkais A Place To Bury Strangers. Toujours aussi percutant, le néo-zélandais le plus talentueux de sa génération propose un garage rock dévastateur, fin, et tellement actuel. Soigneusement produit, ce premier coup d&rsquo;essai est une franche réussite qui décape. A écouter très fort, quitte à se prendre le chou avec son voisin, cet album explosif est une vraie bombe.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de pédales fuzz, Johnny Thunders et de garage punk façon CBGB. </strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rvPQGzGsCJg">« Come/Broke »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3936 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts.jpg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/milano_daniele-luppi-parquet-courts-560x560.jpg 560w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />2 &#8211;</span></em> Daniele Luppi &amp; Parquet Courts |<em>« Milano » </em>|<em> </em></strong><em>Columbia Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> New York, New York, Etats-Unis</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Daniele Luppi a vu juste en faisant appel à Parquet Courts pour un concept album autour du Milan glamour de son enfance. Nous voilà plongés dans la capitale de la mode au milieu des eighties et on s&rsquo;y croirait. La bande d&rsquo;Andrew Savage et son post-punk scolaire colle à merveille aux envies retros du producteur italien. Karen O, reine de l&rsquo;underground new-yorkais et chanteuse des Yeah Yeah Yeahs, fait aussi partie du line-up de ce disque aussi détonnant qu&rsquo;étonnant. Une belle réussite qui ne fait que confirmer tout le bien qu&rsquo;on pense de Parquet Courts comme de Daniele Luppi.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de cocktails à base de vermouth, Gang of Four et les rytmiques saccadées.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mLa5n3frfR4">« Soul and Cigarette »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="font-size: 18pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; color: #800000;"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-3937 alignleft" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/tumblr_static_5d71o4pmncow4s4kw080w8kc0-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/tumblr_static_5d71o4pmncow4s4kw080w8kc0-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/12/tumblr_static_5d71o4pmncow4s4kw080w8kc0-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />1 &#8211; </span></em>Idles | <em>« Brutalism » </em>|<em> </em></strong><em>Balley Records</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ca sort d&rsquo;où ?</strong> Bristol, UK</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Why that ? </strong>Bon, j&rsquo;avais annoncé un autre album de l&rsquo;année, mais la vraie claque vient bel et bien de Bristol. Idles, ou comment cracher son venin sur un post-punk incendiaire. Abbrasif, accrocheur et carrément efficace, ce premier opus de la formation britannique est une leçon de rock n&rsquo;roll moderne qui va droit dans le mille. Aucune chanson à jeter, que du rock massif flirtant avec le noise et le hardcore, soutenu par des lignes de basse puissantes et un chant à faire trembler Johnny Rotten. La plus belle surprise de 2017 est sans aucun doute ce « Brutalism » à écouter en buvant un pack d&rsquo;ales anglaises un soir de pétage de plombs.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Pour les amateurs de barbes de hipsters, Wire et de son de basse corrosif.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BuQG6_evFc8">« Mother »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: left;"><strong>Auraient également pu figurer dans ce classement : </strong></h4>
<p style="text-align: left;">Kurt Vile &amp; Courtney Barnett &#8211; « <em>Lotta Sea Lice</em> »<br />
Wand &#8211; <em>« Plum »</em><br />
Algiers &#8211; <em>« The Underside of Power »<br />
</em>Together Pangea &#8211; « <em>Bulls and Roosters</em> »<br />
Mark Lanegan &#8211; « <em>Gargoyles</em> »<br />
King Gizzard and the Lizard Wizard &#8211; <em>« Murder of the Universe »</em><br />
Dirty Fences &#8211; « <em>Goodbye Love</em> »<br />
Ride &#8211; « <em>Weather Diaries</em> »<br />
Andrew Savage &#8211; « <em>Thawing Dawn</em> »<br />
The Dream Syndicate &#8211; « <em>How Did I Find Myself Here?</em> »<br />
King Krule &#8211; <em>« The Ooz »</em><br />
Cyanide Pills &#8211; « <em>Sliced and Diced</em> »<br />
King Gizzard and the Lizard Wizard &#8211; <em>« Polygwondanaland »</em><br />
Ty Segall &#8211; « <em>S/T</em> »<br />
The Horrors &#8211; <em>« V »</em><br />
Grizzly Bears &#8211; <em>« Painted Ruins »</em></p>
<p style="text-align: left;">Et bien d&rsquo;autres&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">A l&rsquo;année prochaine !</p>
<p style="text-align: left;">
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>« MILANO » : on tient enfin l&#8217;album rock de l&#8217;année</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Dec 2017 10:20:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[DANIELE LUPPI]]></category>
		<category><![CDATA[PARQUET COURTS]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien ne les prédestinaient vraiment à collaborer. Pourtant, remis de son somptueux « Rome » sorti il y a cinq ans, le compositeur Daniele Luppi a repris du service de la meilleure des façons. Voilà donc un nouveau concept album aux antipodes de ses escapades western spaghetti façon Ennio Morricone. L&#8217;Italien basé à Los Angeles a cette fois pensé au gratin du punk artsy new yorkais pour rendre hommage à la ville de son enfance : Milan. Ce coup-ci, le petit génie habitué [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Rien ne les prédestinaient vraiment à collaborer. Pourtant, remis de son somptueux « Rome » sorti il y a cinq ans, le compositeur Daniele Luppi a repris du service de la meilleure des façons.</strong></h4>
<p>Voilà donc un nouveau concept album aux antipodes de ses escapades western spaghetti façon Ennio Morricone. L&rsquo;Italien basé à Los Angeles a cette fois pensé au gratin du punk artsy new yorkais pour rendre hommage à la ville de son enfance : Milan. Ce coup-ci, le petit génie habitué à côtoyer des grands noms s&rsquo;est entouré de <strong>Parquet Courts</strong> et <strong>Karen O</strong>, ou tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de riffs serrés, rythmiques saccadées et ambiance urbaine dégénérée, pour pondre un album dont on ferait mieux de ne pas passer à côté.</p>
<p>Luppi, homme aux multiples casquettes, tantôt compositeur, tantôt producteur, nous plonge donc dans la capitale lombarde en plein boom du milieu des années 1980. <strong>Oui, à cette époque là, Milan vit une décennie faste et prospère.</strong> Cité industrielle incontournable où se côtoient top models aux jambes interminables, jeunes designers à la renommée internationale et hommes d&rsquo;affaires véreux, Milan la bourgeoise s&rsquo;avère être une source d&rsquo;inspiration quasi-parfaite pour cet album à la fois totalement chic et complétement décadent.</p>
<h2><span style="color: #a8170d;"><strong>New York à l&rsquo;italienne</strong></span></h2>
<p>Les hostilités démarrent sur une ballade fumeuse, une ode au tempo ralenti rappelant étroitement le Velvet Underground de « Pale Blue Eyes ». <strong>Sur cette délicieuse entrée en matière intitulée « Soul and Cigarette », le chant crâneur d&rsquo;Andrew Savage évoque clairement les meilleurs années de Lou Reed et sa bande.</strong> Par l&rsquo;intermédiaire de cette petite pépite rock au refrain entêtant, Luppi en profite pour rendre hommage à la poétesse milanaise Alda Merini, une femme qui passa l&rsquo;essentiel de sa vie dans la marginalité à côtoyer héroïnomanes, sans-abris, et laissés pour compte.</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/mLa5n3frfR4?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Luppi ne s&rsquo;est pas trompé en invitant Karen O, reine du punk estampillé « New York City » depuis près de deux décennies. <strong>La frontwoman des Yeah Yeah Yeahs relève avec une certaine dose de glamour un savoureux boogie (« Talisa »)</strong>. Voilà comment mettre en musique un shooting photo de la top model Talisa Soto pour la firme Versace. Sexy, aguicheuse, la belle couine, se lamente et signe des parties de voix qui se combinent parfaitement avec le rock n&rsquo;roll simpliste et sec de Parquet Courts. Sur « Mount Napoleon », le groupe de Brooklyn livre un post-punk dissonant de haut vol. On pense à Gang of Four ou Wire. Sur le refrain, Savage parle de came. <strong>On imagine qu&rsquo;à l&rsquo;époque, les saladiers de poudreuse dans les banquets mondains étaient aussi populaires que les intraveineuses aux abords du Duomo.</strong></p>
<p>Dans une récente interview radio, Luppi expliquait avoir été fasciné par un oncle fêtard qui lui racontait alors ses soirées épiques en compagnie du gratin milanais. Enfant, le compositeur associait des images, des formes aux mélodies. Pas étonnant donc que l&rsquo;album compte un titre intitulé « Memphis Blues Again ». En effet, le Memphis Group est un mouvement du design italien créé en 1980 par Ettore Sottsass, alliant éléments de pop culture et critique du consumérisme. Sur ce morceau, un des plus accrocheurs de l&rsquo;album, <strong>Parquet Courts donne une leçon de post-punk dansant à rendre Talking Heads ou The Fall ultra-jaloux.</strong></p>
<h3 style="padding-left: 60px;"><strong><span style="color: #a8170d;"><em>« Lentamente per favore »</em></span><br />
<span style="color: #a8170d;"><em>Was all I asked him but he ignored me</em></span><br />
<span style="color: #a8170d;"><em>View of Il Duomo, brand new sound system</em></span><br />
<span style="color: #a8170d;"><em>Sweating profusely he calls me his kitten</em></span><br />
</strong></h3>
<p><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-3803" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/11/milano_daniele-luppi-parquet-courts-300x300.jpg" alt="milano_daniele luppi parquet courts" width="300" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/11/milano_daniele-luppi-parquet-courts-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/11/milano_daniele-luppi-parquet-courts-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/11/milano_daniele-luppi-parquet-courts-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/11/milano_daniele-luppi-parquet-courts.jpg 320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />« Pretty Prizes » rappelle Blondie. <strong>Imaginez Debbie Harry vous chantant une comptine avec une méchante gueule de bois.</strong> Une fois de plus, Karen O s&rsquo;illustre en mettant un peu de picant dans un album froid, velvetien qui pourrait presque évoquer Captain Beefheart par moments (« Flush »). On retiendra également la nerveuse « The Golden Ones », qui aurait largement pu sortir au début des 1980s. Sur le blues ultra-répétitif « Lanza », Luppi surprend sans convaincre. L&rsquo;album finit en beauté, avec des cuivres et une ligne de basse free jazz, comme si Serge Gainsbourg période Melody Nelson avait ressuscité pour un dernier jam avec des musiciens afro-américains dans l&rsquo;antichambre d&rsquo;un luxueux bar à aperitivo (« Café Flesh »). Un finish totalement réussi pour un album aussi juste que concis.</p>
<p><strong>Avec « MILANO », Luppi signe donc un excellent disque de punk sophistiqué qui fait le grand écart entre l&rsquo;actuelle scène post-punk new yorkaise et un Milan lubrique et hédoniste. L&rsquo;Italien et le groupe le plus talentueux de Brooklyn éclaboussent de classe notre automne avec cet album au concept aussi incongru que génial. Du grand art.</strong></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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