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		<title>SOTW #215 : L&#8217;éclaircie, Dominique A</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 08:30:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La profonde mélancolie qu&#8217;engendre ce second confinement (qui rime avec cette société où l&#8217;on ne peut que bosser et acheter et bien entendu obéir et fermer sa gueule, cette société sans plaisir, cette société inhumaine, cette société impitoyable) et l&#8217;entrée dans l&#8217;hiver pousse à se retrancher dans des musiques intimes au ton nostalgique, au sein desquelles il fait bon se lover. La voix caressante et mordorée de Dominique A résonne donc avec pertinence en ces temps à la gravité inédite. [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>La profonde mélancolie qu&rsquo;engendre ce second confinement (qui rime avec cette société où l&rsquo;on ne peut que bosser et acheter et bien entendu obéir et fermer sa gueule, cette société sans plaisir, cette société inhumaine, cette société impitoyable) et l&rsquo;entrée dans l&rsquo;hiver pousse à se retrancher dans des musiques intimes au ton nostalgique, au sein desquelles il fait bon se lover. La voix caressante et mordorée de <strong>Dominique A</strong> résonne donc avec pertinence en ces temps à la gravité inédite.</p>



<p>Son nouvel album, le bien nommé « <em>Vie étrange</em> » n&rsquo;était pas prévu. L&rsquo;auteur-composieur et écrivain de nouveau installé à Nantes avait même déclaré vouloir faire un break de trois ans après avoir sorti son solide diptyque « <em>Toute Latitude</em> » et « <em>La Fragilité</em> » en 2018 (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-152-cycle-dominique-a/">SOTW #152</a>). L&rsquo;isolement dû au confinement l&rsquo;a pourtant poussé vers son home-studio, ses guitares, ses synthés et ses machines et il a trouvé pertinent de réunir sans tambour ni trompette ces nouvelles chansons composées et réalisées en solo intégral sur un album, pour le coup d&rsquo;une grande cohérence artistique et thématique. D&rsquo;une tonalité à fleur de peau, la voix souvent murmurée, ces chansons introspectives et atmosphériques permettent toutefois à Dominique A d&rsquo;innover avec des sons inédits, comme cette boîte à rythmes électro à la LCD Soundsystem qui agrémente joliment et avec grande pertinence les très bonnes « A la même place » et « Les éveillés ». Si l&rsquo;économie des arrangements prédomine, on a l&rsquo;impression que le chanteur se livre comme jamais. Dominique A est coutumier des chevauchées solitaires, ayant déjà réalisé bon nombre d&rsquo;albums tout seul (comme l&rsquo;extraordinaire double « <em>La Musique</em> » et « <em>La Matière</em> », sorti en 2009, pour moi son sommet artistique).</p>



<p>Cette collection de chansons inclut une reprise et celle-ci vient honorer un rendez-vous manqué. Car ce n&rsquo;est pas pour rien que Dominique A a choisi d&rsquo;interpréter « <strong>L&rsquo;éclaircie</strong> » de Marc Seberg, groupe formé à Rennes par Philippe Pascal consécutivement au split acrimonieux de Marquis de Sade en 1982, après la sortie de l&rsquo;excellent « <em>Rue de Siam</em> » et la tournée qui s&rsquo;ensuivit (voir <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-128-wandas-loving-boy-marquis-de-sade/">SOTW #128</a>). Le ténébreux chanteur, figure romantique absolue d&rsquo;un art-rock à la française, avait fortement impressionné le jeune Dominique Ané, de quinze ans son cadet, lequel il y a trente ans jouait dans un « groupe nantais de rock rennais, donc mauvais ». Fan instantané de Marquis de Sade et du magnétisme céleste de Philippe Pascal en particulier, il a suivi la carrière erratique de ce dernier jusqu&rsquo;à l&rsquo;inattendue reformation du mythique groupe rennais en 2017. Les concerts s&rsquo;étaient si bien passés que, hache de guerre enterrée, Marquis de Sade envisageait de rentrer en studio pour enregistrer un troisième album, presque trente ans après. La femme de Pascal, ayant constaté que celui-ci peinait à écrire ses textes et n&rsquo;arrivait à rien de satisfaisant contacta alors Dominique A pour lui proposer « une écriture à quatre mains ». Des mails furent échangés, puis les deux hommes convinrent d&rsquo;un rendez-vous à Rennes pour commencer à travailler ensemble. Las, le 12 septembre 2019, Philippe Pascal était retrouvé sans vie chez lui, la police privilégiant la piste du suicide. Ce rendez-vous tragiquement manqué, ce projet qui avait tellement suscité l&rsquo;enthousiasme de Dominique A, ce dernier (ou plutôt Dominique Ané, son vrai nom et nom de plume) a écrit « <em>Fleurs plantées par Philippe »</em>, récit autobiographique où il raconte sa relation avec Philippe Pascal, ce projet avorté avant d&rsquo;avoir existé et le deuil consécutif à sa disparition, qui correspond également au deuil d&rsquo;une certaine partie de sa jeunesse.</p>



<p>II a aussi trouvé pertinent de reprendre « L&rsquo;éclaircie », chanson au titre tellement adapté au moment enténébré que nous vivons tous. Single du second album de Marc Seberg « <em>Le Chant des Terres</em> » sorti en 1985, la chanson était inhabituellement pop. La joliesse de la mélodie et la poésie du texte (Pascal parlait ici d&rsquo;une relation sentimentale, mais le texte peut être transposé de façon universelle) ont certainement tapé dans l&rsquo;oreille de Dominique A, qui en délivre une version très flottante avec guitare acoustique, claviers planants, ambiances atmosphériques et chant au lyrisme retenu. Version admirable qui rend justice à la qualité de la composition et la réhabilite complètement. Car la version originale est difficilement acceptable aujourd&rsquo;hui, à cause de ces tics de production 80&rsquo;s qui l&rsquo;enlaidissent, avec guitares bourrées d&rsquo;écho, caisse claire surpuissante qui écrase tout et gimmicks de synthés au son criard et terriblement démodé qui parviennent à rendre anodine l&rsquo;interprétation pleine de majesté de Philippe Pascal. Entendons-nous, ce genre de production était parfaitement dans l&rsquo;air du temps en 1985, quand même de bons groupes de pop indé et de new-wave succombaient à ces arrangements putassiers. Même Bowie a sorti les pires albums de sa carrière entre 84 et 87 et on se demande après pourquoi j&rsquo;ai du mal avec la grande majorité de la musique des mid-eighties (on sauvera les Smiths, Prince, R.E.M. et the Jesus &amp; Mary Chain)&#8230; Illuminée par la grâce de l&rsquo;interprétation de Dominique A, « L&rsquo;éclaircie » diffuse une lumière bienfaisante qui saura nous réconforter en attendant le vrai retour du soleil.</p>



<p>En voici la version originale&#8230;&nbsp;</p>



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		<title>SOTW #200 : Once In A Lifetime, Talking Heads</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 08:30:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oldie but goldie qui a rythmé mes primes années étudiantes et qui m’est revenu à la mémoire en deux temps. Tout d’abord sur YouTube, avec un extrait du célèbre show TV américain Saturday Night Live, où David Byrne et sa fanfare post-moderne interprétaient cette chanson emblématique du répertoire de Talking Heads au coeur du spectacle « American Utopia » qui cartonne à Broadway. Ensuite lors d’une (belle) soirée à la Bellevilloise où officiait le légendaire Cut Killer au platines. Le DJ [&#8230;]</p>
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<p>Oldie but goldie qui a rythmé mes primes années étudiantes et qui m’est revenu à la mémoire en deux temps. Tout d’abord sur YouTube, avec un extrait du célèbre show TV américain Saturday Night Live, où David Byrne et sa fanfare post-moderne interprétaient cette chanson emblématique du répertoire de <strong>Talking Heads</strong> au coeur du spectacle « <em>American Utopia</em> » qui cartonne à Broadway. Ensuite lors d’une (belle) soirée à la Bellevilloise où officiait le légendaire Cut Killer au platines. Le DJ balança au cours de son set la rythmique si reconnaissable (en particulier la ligne de basse) de « <strong>Once In A Lifetime</strong> » et y greffa un furieux flow rap, une audace d’une efficacité maximale…</p>



<p>Formé en 1975 par un trio d’amis étudiants à la Rhode Island School Of Design (David Byrne à la guitare et au chant, Chris Frantz à la batterie et sa petite amie Tina Weymouth qui se met à la basse faute de bassiste), relocalisé dans un loft partagé dans le Lower East Side, Talking Heads surprennent dès leurs débuts (une première partie des Ramones au CBGB) grâce à leur allure proprette d’étudiants en art, détonnant complètement avec les looks rock ou disco très outrageux en vogue à l’époque et leur musique minimaliste au son cinglant et aux rythmiques inspirées par le funk. Rejoints en 1977 par le claviers et guitariste des Modern Lovers Jerry Harrison, Talking Heads enregistrent leur premier album simplement titré « <em>77 </em>», lequel rencontre un joli succès grâce au tube « Psycho Killer » qui consacre le groupe comme l’un des fers de lance du mouvement after punk new-yorkais, aux côtés de Television, Blondie ou des Ramones, pour lesquels ils assurent la première partie de la tournée européenne. Brian Eno raffole du quatuor et de sa pop grinçante et saccadée et veut absolument travailler avec eux, débutant dès 1978 une fructueuse collaboration et une grande amitié avec David Byrne, toujours vivaces aujourd’hui. Il devient leur producteur attitré dès le très bon « <em>More Songs About Buildings And Food</em> » dans lequel le son et le groove saccadé acquièrent une vraie fluidité. En 1979, « <em>Fear Of Music </em>» est leur premier chef d’oeuvre et sans doute leur meilleur album, un disque en tous points exceptionnel qui s’écoute avec autant d’étonnement et de plaisir aujourd’hui. La puissance des chansons, des arrangements et de la voix font de « Mind », « Cities » ou « Heaven » (et son refrain inoubliable « <em>Heaven is a place, a place where nothing ever happens</em> ») des chansons vitales de l’after punk, toujours aussi essentielles aujourd’hui. « I Zimbra », la chanson qui ouvre l’album et qui accueille un solo de guitare liquéfiée de Robert Fripp ouvre la voie pour l’avenir. Percussions multiples en avant, groove qui lorgne vers l’Afrique, chant choral presque tribal traçaient le chemin qu’allaient emprunter Talking Heads dès 1980 et l’album « <em>Remain In Light </em>».</p>



<p>Enregistré à Nassau aux Bahamas où Chris et Tina ont acquis un pied-à-terre, construit sur des jams échevelées inspirées par « I Zimbra », ce quatrième album est le premier pas du rock blanc sur le continent mystérieux et sensuel de la musique africaine. La place de plus en plus importante qu’a pris Brian Eno au sein de Talking Heads n’y est pas pour rien. N’avait-il pas déjà jeté les bases certes encore timides de ce métissage dans le « <em>Lodger </em>» de David Bowie en 1978 ? Brian Eno, devenu l’indispensable alter-ego de David Byrne et ayant mis toute son âme et tout son enthousiasme dans l’élaboration de « <em>Remain in Light</em> » voulait même figurer tel un membre de Talking Heads sur la pochette, ce qui eut l’art de mettre hors d’elle Tina Weymouth, fondatrice du groupe ne l’oublions pas… Et si la face A de l’album est composée de trois longues jams endiablées et polyrythmiques, avec des musiciens prestigieux en renfort (Adrian Belew à la guitare, Nona Hendryx au choeurs et Bernie Worrell, le claviers de Funkadelic  ne sont pas ici que pour faire de la figuration…), si l’influence du rap new-yorkais se fait déjà sentir (« Crosseyed And Painless » ) et que l’album se clôt sur « The Overload », longue et sinistre plage industrielle inspirée, dixit Byrne, par Joy Division ou plutôt par l’idée qu’il s’en faisait sans jamais les avoir entendus, « <em>Remain In Light</em> » rencontrera un très grand succès public grâce au single « Once In A Lifetime ». Il est d’ailleurs assez confondant aujourd’hui de réaliser qu’une pop aussi tordue et aussi exigeante puisse atteindre le sommet des charts. Certes, la vidéo où Byrne danse d’une façon épileptique n’est pas étrangère à ce succès mais force est de constater que le public était probablement plus aventureux au tout début des eighties. </p>



<p>Sur un tempo implacable et dansant posé par le toujours carré Chris Frantz, doublé d’une myriade de percussions, le motif de basse de Tina Weymouth, au jeu devenu ô combien influent installe immédiatement une spécificité au morceau. Les claviers atmosphériques rôdent comme des esprits sur l’ensemble et David Byrne déclame le couplet tel un prédicateur maniaque qui décrit le rêve américain en un talk over hystérique provocant un léger malaise. L’ironie sous-jacente est palpable, ce destin rêvé n’ayant pour lui manifestement rien d’enviable et semble alors totalement absurde. Le refrain mantra, psalmodié par les trois voix de Byrne, Eno et Nona Hendryx, très mélodique et accrocheur offre un contrepoint bienvenu qu’on chantera volontiers en choeur. Un cinglant riff de guitare au son spatial conclut l’affaire avec autorité, signifiant qu’on ne peut que se laisser porter par la vie et qu’il faut savoir se résigner. Quarante ans après, le propos n’a rien perdu de son acuité et la musique comme les arrangements sont toujours aussi originaux et intrigants. Aucun doute, on a avec « Once In A Lifetime » à l’un des classiques intouchables de la si passionnante charnière entre les 70’s et les 80’s. </p>



<p>Les albums de Talking Heads ont accompagné mes années lycéennes et étudiantes et je les écoute, les redécouvre avec autant de bonheur aujourd’hui. Cette musique aussi dansante et physique que cérébrale, originale sans être absconse, arty sans être prétentieuse est toujours aussi pertinente en 2020, trente ans après la séparation définitive de ses membres. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Version « American Utopia » de David Byrne, en 2020, à Saturday Night Live :</h4>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>SOTW #128 : Wanda&#8217;s Loving Boy, Marquis de Sade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2017 17:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un commentaire sur Facebook, émanant d&#8217;un ami, ironisait « Il n&#8217;y a quand même pas un groupe français qui s&#8217;appelle Marquis de Sade ? ». Oh que si ! Le groupe s&#8217;est même reformé pour un unique concert dans sa bonne ville de Rennes, trente-cinq ans après sa séparation. Comme Led Zeppelin en 2007 à Londres, ce concert au Liberté aura été le seul et unique, il n&#8217;y en aura pas d&#8217;autre, inutile d&#8217;insister. Né sur les cendres du punk dans cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un commentaire sur Facebook, émanant d&rsquo;un ami, ironisait « Il n&rsquo;y a quand même pas un groupe français qui s&rsquo;appelle Marquis de Sade ? ». Oh que si ! Le groupe s&rsquo;est même reformé pour un unique concert dans sa bonne ville de Rennes, trente-cinq ans après sa séparation. Comme Led Zeppelin en 2007 à Londres, ce concert au Liberté aura été le seul et unique, il n&rsquo;y en aura pas d&rsquo;autre, inutile d&rsquo;insister.</p>
<p style="text-align: justify;">Né sur les cendres du punk dans cette ville symbole alors du rock en France, <strong>Marquis de Sade</strong> réunissait deux fortes têtes, le guitariste et arrangeur Franck Darcel et le chanteur Philippe Pascal. Le jeune homme à l&rsquo;avantageux physique ténébreux qui fit succomber nombre de filles à l&rsquo;époque, apportait avec lui une esthétique sombre, voire torturée, inspirée par Antonin Artaud, Rimbaud ou Egon Schiele, tout un romantisme très Mitteleuropa tout à fait en phase avec la new-wave de l&rsquo;époque. Esthétique appuyée par un jeu de scène théâtral, expressionniste et épileptique, se rapprochant de celui d&rsquo;Ian Curtis, le charismatique frontman de Joy Division. Mélodiste et arrangeur doué, Darcel s&rsquo;inspirait volontiers du Velvet Underground, de la trilogie berlinoise de Bowie et de Talking Heads, mais aussi de stridences free-jazz grâce aux deux saxophonistes qui accompagnaient le groupe, plaçant Marquis de Sade dans la catégorie after-punk, ou new-wave à l&rsquo;anglo-saxonne, ce qui était absolument inédit dans la France de 1979.</p>
<p style="text-align: justify;">Un premier album « Dantzig Twist » retranscrit avec fidélité les obsessions et les influences du groupe. Bien sûr, et comme c&rsquo;est malheureusement toujours le cas pour les disques made in France de l&rsquo;époque, le son est riquiqui, sans nuances et ne saurait rendre justice à la flamboyance noire et romanesque du groupe à l&rsquo;époque. Le succès fut néanmoins au rendez-vous avec des titres comme « Conrad Veidt » et « Walls » et Marquis de Sade se constitua bien vite un réseau de fans ultra-motivés qui les suivaient partout, des copines de fac m&rsquo;avaient raconté être allées à Rennes juste dans l&rsquo;espoir de les croiser. Fort de ce succès, Marquis de Sade a pu avoir d&rsquo;autres ambitions pour un second album. Las, la direction bicéphale du groupe se mit alors à diverger. Pascal voulait enregistrer avec Martin Hannett, le sorcier derrière Joy Division, Darcel voulait tâter du funk après avoir flashé sur tout ce qui se faisait à New York. Un compromis fut trouvé en embauchant Steve Nye, producteur ayant oeuvré derrière Roxy Music, Japan et Marvin Gaye. Le groupe enregistra la musique à Rennes et Philippe Pascal sa voix seul à Londres avec Nye.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Wanda&rsquo;s Loving Boy »</strong>, premier single de l&rsquo;album est pour autant une réussite. Sans gommer totalement les scories qui rendaient le groupe très personnel, le son est considérablement arrondi. Les arrangements subtils (la cocotte de guitare, évidemment inspirée par Talking Heads, la rythmique dansante avec basse slappée, les malicieux motifs de saxophones) n&rsquo;arrivent pas à totalement ensoleiller la noirceur de l&rsquo;ensemble. Le chant de Pascal reste tendu même s&rsquo;il est plus souple. Le texte, quant à lui, narre les affres d&rsquo;une relation sado-masochiste&#8230; Morceau ample, bien balancé, ce fut le plus gros succès commercial de Marquis de Sade, succès amplement mérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, le fossé qui séparait les deux leaders devint bien vite infranchissable. Après la tournée triomphale qui suivit la sortie de « Rue de Siam », le second album, Marquis de Sade se désintégra, Philippe Pascal formant Marc Seberg (du nom de l&rsquo;alter-ego qu&rsquo;il mettait souvent en scène dans ses paroles) et Franck Darcel et les autres Octobre. Ce dernier eut plus de succès comme le collaborateur privilégié de son concitoyen Etienne Daho, pour lequel il écrivit et produisit  » Le grand sommeil », l&rsquo;album « La Notte, la Notte » et l&rsquo;immense succès « Tombé pour la France ». Je les avais applaudis à Dijon en 1981, je suis désormais certain de ne jamais les revoir !</p>
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		<title>SOTW #27 : La forêt, Lescop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 15:30:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous propose ce vendredi une étrange promenade dans « la forêt ». Ce rythme martial et néanmoins dansant m&#8217;avait cueilli en 2012, me téléportant sans crier gare dans mes années post-adolescentes entre 1979 et 1982, quand les roides rythmiques de boîtes à rythmes et les nappes de synthétiseurs prêtant allégeance à Kraftwerk rencontraient les guitares distordues, les basses rondes et les voix expressionnistes devant tout à Joy Division. L&#8217;after-punk, autrement dit. Surgi de nulle part (enfin si, de la Rochelle via [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous propose ce vendredi une étrange promenade dans <b>« la forêt »</b>. Ce rythme martial et néanmoins dansant m&rsquo;avait cueilli en 2012, me téléportant sans crier gare dans mes années post-adolescentes entre 1979 et 1982, quand les roides rythmiques de boîtes à rythmes et les nappes de synthétiseurs prêtant allégeance à Kraftwerk rencontraient les guitares distordues, les basses rondes et les voix expressionnistes devant tout à Joy Division. L&rsquo;after-punk, autrement dit.</p>
<p>Surgi de nulle part (enfin si, de la Rochelle via Bristol&#8230;), <b>Lescop</b> balançait cette chanson mortifère, ce récit d&rsquo;un plan séduction qui tourne mal. Le malaise diffus qu&rsquo;il installe n&#8217;empêche pas le côté très catchy de la mélodie et l&rsquo;invitation à la danse. Du « Diskö » comme disaient les new-waveux au début des 80&rsquo;s. La chorégraphie saccadée et l&rsquo;avantageuse photogénie du jeune homme faisant évidemment le reste.  Bien sur, on retrouve chez Lescop du Daho des débuts (lequel l&rsquo;a adoubé en l&rsquo;invitant sur scène), du Daniel Darc et bien sur du Joy Division et du New Order, évidentes fixations.</p>
<p>Mais heureusement, nous sommes trente ans plus tard et Lescop ne se contente pas de citer avec brio une époque. La fin du morceau au son filtré prend un envol onirique très enrobant, en une ambiance évoquant Air et la French Touch, et des bribes de conversations bilingues (à la Velvet Underground) apportant une note légère, voire humoristique au milieu de ce sombre tableau. Alors, qui veut faire un tour en forêt?</p>
<p><strong>En live :</strong></p>
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