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	<title>LOW &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #229 : Days Like These, LOW</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Song Of The Week que je vous propose n’est pas facile d’accès. Enfin, si, mais pas à tous les moments. Elle est construite en trois parties aux intensités très différentes, voire contradictoires, et pourtant elle reste parfaitement cohérente. Days Like These est une chanson du nouvel album de Low «&#160;HEY WHAT&#160;», et cet album ne ressemble à rien de connu. D’une radicalité absolue capable de faire fuir vos convives si vous le jouez pendant une réception, il rayonne pourtant [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>La Song Of The Week que je vous propose n’est pas facile d’accès. Enfin, si, mais pas à tous les moments. Elle est construite en trois parties aux intensités très différentes, voire contradictoires, et pourtant elle reste parfaitement cohérente. <strong><em>Days Like These</em></strong> est une chanson du nouvel album de <strong>Low</strong> «&nbsp;<em>HEY WHAT</em>&nbsp;», et cet album ne ressemble à rien de connu. D’une radicalité absolue capable de faire fuir vos convives si vous le jouez pendant une réception, il rayonne pourtant d’une étrange beauté et pourrait très vite devenir un objet de culte chez beaucoup d’entre nous, amateurs de musique émotionnelle.</p>



<p>J’avais découvert le duo (alors trio) composé par le couple Alan Sparhawk et Mimi Parker en 2015 avec de leur onzième (!!!) album « <em>Ones &amp; Sixes</em> » où figurait cette petite merveille d’indie rock remarquée sur une compil des Inrocks <em>What Part Of Me</em> (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-70-what-part-of-me-low/">SOTW #70</a>) où brillaient les harmonies vocales du duo, dignes de la meilleure country et où swinguait un groove lent marqué par une basse martelée et une guitare distordue dignes du meilleur Joy Division. Dans un patelin paumé du fin fond du Minnesota, Alan Sparhawk a demandé la main de sa petite amie de lycée Mimi Parker (et en même temps d’adopter sa foi mormone, elle accepta). En 1993, Sparhawk, guitariste demande à Mimi d’intégrer le groupe qu’il vient de former en tant que batteuse. Ils restent à Duluth (ville où naquit Bob Dylan), port du lac Supérieur et lieu où les éléments sont aussi déchainés que majestueux) et se plaisent dans cet exil familial (ils ont très jeunes deux enfants), bien éloigné des fracas du rock grunge qui fait alors rage aux Etats-Unis. S’ensuivirent de nombreux albums (et se succédèrent de nombreux bassistes) qui permirent à Low de mettre au point leur imparable formule de<em> slowcore</em>. Soit un rock lent, minimal et atmosphérique, inspiré par Joy Division (enfin, par la face B de « <em>Closer</em> », soit le versant le plus élégiaque du groupe de Manchester) et Brian Eno, mais enluminé par un travail vocal harmonique proprement divin. Les producteurs indie rock les plus prestigieux ont voulu travailler avec Low, que ce soit Dave Fridmann (Flaming Lips) ou Steve Albini et ont permis au groupe d’élever ce style jusqu’à une certaine perfection. Qui n’allait pas tarder à lasser Alan Sparhawk. Pour <em>Ones &amp; Sixes</em>, ils travaillent pour la première fois avec BJ Burton, producteur du groupe d’indie folk Bon Iver, mais aussi de Miley Cyrus et de Taylor Swift (!) et la dextérité de ce dernier avec les outils de studio modernes allait autoriser à Low d’ouvrir très grand les fenêtres pour embrasser des aventures soniques inédites.</p>



<p>Deux albums, «&nbsp;<em>Double Negative&nbsp;</em>» en 2018 et le tout nouveau «&nbsp;<em>HEY WHAT</em>&nbsp;» rompent en effet radicalement avec le<em> slowcore</em> pour inventer un style bouillonnant, désorientant, parfaitement inédit. La texture sonore n’a en effet plus rien à voir avec un indie folk, aussi minimal soit-il, pour se transformer en un magma de distorsion, d’effets, des assauts électriques sauvages comme une tempête hivernale sur le lac Supérieur, se calmant soudain pour laisser place à des plages apaisées et planantes. <em>Days Like These</em> commence comme une simple chanson folk, les voix nues chantent une mélodie simple, rendue émouvante par les chœurs, experts comme toujours chez Low. Des accords de guitare intimistes font la liaison entre les deux couplets quand soudain s’abat une tornade de feedback qui tord tout, la guitare comme les voix, et ce traitement de choc franchement cathartique ne parvient pourtant pas à masquer la joliesse de la mélodie. Puis, comme une délivrance après cette sauvage agression sonique s’installe une longue coda où Mimi Parker répète le seul mot «&nbsp;<em>Again</em>&nbsp;» et lors de laquelle surgissent de délicats arrangements miniature, d’orgue ou de guitare qui procurent une sensation de paix, nous transportent dans une contemplation bienfaisante, voire béate. &nbsp;Il y a, nul doute, de la spiritualité à revendre dans une telle composition où la beauté jaillit au milieu des décombres. </p>



<p>«&nbsp;<em>HEY WHAT</em>&nbsp;» est construit avec cette matière incandescente et abstraite. <em>White Horses</em>, le brûlot bruitiste à la structure cubiste qui l’ouvre est en plus le morceau le plus distordu et malaisant de l’album. On se surprend pourtant à y revenir. Des chansons plus apaisées comme <em>I Can Wait</em> et<em> Disappearing</em> sont plus aimables à l’oreille, créant un folk flottant aux limites floues assez séduisant. Le single (enfin, le mot est insignifiant tant cette musique ne passera jamais à la radio) <em>More</em>, chanté par Mimi est ce qui s’apparente le plus à une chanson rock, mais le son rêche lui confère une étrange singularité. Il faut attendre la dernière chanson, la longue et très belle <em>The Price You Pay (You Must Be Wearing Off)</em> pour retrouver des éléments familiers, comme une batterie et des accords de guitare plus conventionnels, pour autant rien n&rsquo;y est évident. On ressort de l’écoute de «&nbsp;<em>HEY WHAT</em>&nbsp;» groggy mais bizarrement charmé, les voix n’y étant bien entendu pas pour rien, et on ne peut que saluer l’audace folle de ce duo (qui vient de retrouver un bassiste) refusant de s’installer dans une formule maîtrisée pour poursuivre toujours plus loin l’aventure… Chapeau&nbsp;!</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #70 : What Part Of Me, Low</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 17:23:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;aucuns l&#8217;auront remarqué, pas de chanson de la semaine vendredi dernier, les vacances m&#8217;ayant éloigné (et c&#8217;est très bien) de mon ordinateur. Les affaires reprennent néanmoins avec une chanson bien automnale. Il peut arriver qu&#8217;on soit happé par une chanson qu&#8217;on attrape au vol à la radio. Je ne sais pas ce qui m&#8217;a séduit immédiatement dans ce « What Part Of Me« , mais l&#8217;enchantement fut immédiat et je me suis surpris à en chantonner instantanément la mélodie. C&#8217;est donc la [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>D&rsquo;aucuns l&rsquo;auront remarqué, pas de chanson de la semaine vendredi dernier, les vacances m&rsquo;ayant éloigné (et c&rsquo;est très bien) de mon ordinateur. Les affaires reprennent néanmoins avec une chanson bien automnale.</p>
<p>Il peut arriver qu&rsquo;on soit happé par une chanson qu&rsquo;on attrape au vol à la radio. Je ne sais pas ce qui m&rsquo;a séduit immédiatement dans ce « <b>What Part Of Me</b>« , mais l&rsquo;enchantement fut immédiat et je me suis surpris à en chantonner instantanément la mélodie. C&rsquo;est donc la parfaite illustration de ce que je cherche à décrire dans mes chroniques hebdomadaires. De plus la chaleureuse mélancolie qu&rsquo;elle diffuse la rend réconfortante, une chanson de chevet en somme.</p>
<p>J&rsquo;aime particulièrement dans cette tendre ballade aux teintes mordorées le magnifique accord des deux voix, masculine et féminine, qui installe une harmonie qui évoque la country music&#8230; Il faut dire que les membres de <b>Low</b> viennent de Duluth, patelin du Nord du Minnesota, où les radios doivent cracher de la country en permanence. Et ce qu&rsquo;il y a de mieux dans ce style vite ringard mais intrinsèquement américain (et où les pépites abondent), ce sont évidemment ses savantes harmonies vocales, toujours extrêmement soignées et pour le coup très difficiles à reproduire. Mais le trio composé du couple Alan Sparhawk (guitare) et Mimi Parker (batterie) et du bassiste Steve Garrington dispense avant tout un soft rock minimal, aux rythmiques économes et lancinantes (la batterie métronome pourrait venir du Velvet Underground, la guitare joliment distordue évoque la new wave et Joy Division), jouant sur les textures et les climats. Qu&rsquo;attendre d&rsquo;autre d&rsquo;un groupe qui a pris comme nom le titre du disque le plus avant-gardiste de David Bowie?</p>
<p>« What Part Of Me » est extrait du 11ème disque de Low (soit une bonne cadence depuis leurs débuts en 1993), « Ones and Sixes » accueilli comme d&rsquo;habitude avec une grande révérence par la critique. Nul doute que Low le mérite, et amplement.</p>
<p><strong>Live radio :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/Dc1gY5q6Roc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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