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	<title>IRLANDE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>IRLANDE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #216 : A Hero&#8217;s Death, FONTAINES D.C. (Original version &#038; Soulwax remix)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rewind&#160;: en juillet 2020 sortait A Hero’s Death, second effort discographique du jeune quintette dublinois Fontaines D.C. , un an et demi après un premier album très remarqué, Dogrel, qui a consacré le groupe comme l’un des tous meilleurs de la vague indie-rock britannique. Second album intensément attendu tant leurs premiers enregistrements ont été enthousiasmants. Une volée de singles à l’épatante urgence (dont «&#160;Boys In The Better Land&#160;», SOTW #174) suffit à définir le son à la fois tendu et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Rewind</em>&nbsp;: en juillet 2020 sortait <em><strong>A Hero’s Death</strong></em>, second effort discographique du jeune quintette dublinois <strong>Fontaines D.C. </strong>, un an et demi après un premier album très remarqué, <em>Dogrel</em>, qui a consacré le groupe comme l’un des tous meilleurs de la vague indie-rock britannique. Second album intensément attendu tant leurs premiers enregistrements ont été enthousiasmants. Une volée de singles à l’épatante urgence (dont «&nbsp;<em>Boys In The Better Land</em>&nbsp;», <a href="https://laculturedelecran.us13.list-manage.com/track/click?u=e62f807ca91cdeaaa91042c60&amp;id=cfc64e1ebc&amp;e=b52b7dd420" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SOTW #174</a>) suffit à définir le son à la fois tendu et charnu et l’univers tout aussi dur que poétique de ces débutants, <em>Dogrel</em> enfonçant le clou. Les cinq garçons sont passés en un temps record du pub du coin aux scènes britanniques et européennes, des salles de concert de plus en plus importantes aux festivals internationaux. Très longue tournée harassante d’où le groupe est sorti rincé, mais lors de laquelle ils ont composé, pendant les si nombreux temps morts inhérents à l’exercice, la matière d’un second album qu’ils comptent bien enregistrer au plus vite. Ils se rendent pour cela à Los Angeles pour donner chair à leur idée de «&nbsp;Beach Boys sombres&nbsp;» avec l’aide du producteur vétéran Nick Launay (Nick Cave, Arcade Fire…). La greffe ne prend pas, le groupe n’est pas convaincu et jette l’enregistrement à la poubelle pour tout recommencer dans leur pénates avec Dan Carey, artisan technique de <em>Dogrel</em>. A croire que les Beach Boys sombres se devaient de surfer sur la froide mer d’Irlande, mais à l’écoute de <em>A Hero’s Death</em>, bien leur en a pris.</p>



<p>L’écueil du second album a été contourné avec aisance par Fontaines D.C. , qui font déjà preuve d’une certaine maturité créative qui leur a permis de faire évoluer leur formule gagnante sans la trahir. Au prix d’une grande exigence musicale qui requiert de l’auditeur plusieurs écoutes pour être apprivoisée. Ça a été le cas pour moi, quelques mois ont été nécessaires pour que j’adopte sans réserves <em>A Hero’s Death</em>. Aujourd’hui, il squatte ma platine et rythme mes journées… Dans ce second album les tempos sont moins frénétiques et les ballades mélancoliques ont ici une place de choix (quatre, placées par deux en fin de faces) comme les excellentes «&nbsp;<em>Sunny</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>No</em>&nbsp;», pièces solennelles où la voix de Grian Chatten se fait caressante et mélodieuse, ce garçon sait chanter et comment. Les morceaux enlevés ont gagné en concision et en puissance, telles «&nbsp;<em>I Don’t Belong&nbsp;</em>», hymne poing levé qui devrait faire chavirer les stades ou les dark mais nerveuses «&nbsp;<em>Televised Mind</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>Living In America</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>A Lucid Dream</em>&nbsp;» qui prouvent que la hargne romantique des Dublinois n’a nullement été émoussée. Ils se frottent aussi à l’art rock avec l’étonnante «&nbsp;<em>Love Is The Main Thin</em>g&nbsp;», étrange pièce répétitive au rythme déconstruit et aux guitares cinglantes, le refrain n’étant constitué que du titre de la chanson psalmodié comme une mantra. C’est intrigant et pourtant parfaitement addictif. Enfin, on sent une influence new-yorkaise assez prégnante avec les entrelacs de guitares de Conor Hurley et Carlos O’Donnell qui évoquent Television. «&nbsp;<em>I Was Not Born</em>&nbsp;» sonne plus Velvet Underground que nature, avec tempo martelé et riffs coupants.</p>



<p>Rien à jeter parmi ces onze chansons concises et cohérentes, très intelligemment séquencées (comme il se doit dans tout grand album). La chanson titre, qui nous intéresse ici, en est la quintessence. Le riff de guitares jumelles rappelle le « <em>Last Nite</em> » des Strokes, elle-même inspirée par l’ « <em>American Girl</em> » de Tom Petty &amp; the Heartbreakers. Le jovial shuffle de batterie et la basse ronde font signe au <em>«&nbsp;Lust For Life&nbsp;»</em> d’Iggy Pop. De quoi sauter en l’air avant que la voix sombre de Grian Chatten ne s’impose en répétant en talk-over le même vers «&nbsp;<em>Life ain’t always empty</em>&nbsp;» (la vie n’est pas toujours vide) comme pour s’en persuader. Et de décliner, tel un vieux sage, toutes ces petites choses qui nous rendent un peu meilleurs et qui nous permettront de «&nbsp;mourir comme un héros&nbsp;». Des conseils parfois inattendus, comme ce «<em> Don’t sacrifice your life for your health</em>&nbsp;» (ne sacrifie pas ta vie pour ta santé) ou «&nbsp;<em>Never let a clock tell you what you got time for</em>&nbsp;» (ne laisse jamais une horloge te dire combien de temps il te reste). Et cette bienveillance un peu narquoise fait du bien en cette période impitoyable…</p>



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<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Flash forward&nbsp;</em>: Si l’on peut en l’état danser comme des fous sur «&nbsp;<em>A Hero’s Death&nbsp;</em>», la chanson a tapé dans les oreilles expertes des frères Dewaele, artificiers du dancefloor et cerveaux derrière <strong>Soulwax</strong>, lesquels ont le privilège de ne remixer que ce qui leur plait. Et leur relecture electro-rock du titre a tant plu aux auteurs de la chanson (et à leur maison de disques) qu’ils en ont fait leur nouveau single. Devenu grâce à cet audacieux lifting un monstre dancefloor hybride, electro funk à combustion punk, le remix de Soulwax garde les choeurs Beach Boys (sombres) et le talk over de Grian Chattan et conserve, d’une façon impalpable mais réelle, l’énergie rock de la version originale, transcendée pour faire déhancher les foules. Enfin, un beau jour qu’on espère proche&nbsp;!</p>



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		<title>SOTW #211: SIMULATION, ROÍSÍN MURPHY</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 07:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[CLUB MUSIC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le monde de la nuit va de Charybde en Scylla, que les injonctions nous interdisant de nous rassembler et de faire la fête pleuvent sur nos habits de lumière, il faut être sacrément culottée pour oser sortir un album destiné au dancefloor (et à ses adeptes). Et culottée, Roísín Murphy l&#8217;est assurément. La diva irlandaise qu&#8217;on avait connue à la fin des 90&#8217;s au sein du duo dance pop Moloko se place fièrement sous la boule à facettes [&#8230;]</p>
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<p>Alors que le monde de la nuit va de Charybde en Scylla, que les injonctions nous interdisant de nous rassembler et de faire la fête pleuvent sur nos habits de lumière, il faut être sacrément culottée pour oser sortir un album destiné au dancefloor (et à ses adeptes). Et culottée, <strong>Roísín Murphy</strong> l&rsquo;est assurément. La diva irlandaise qu&rsquo;on avait connue à la fin des 90&rsquo;s au sein du duo dance pop Moloko se place fièrement sous la boule à facettes avec « Roísín Machine », manifeste de disco contemporaine absolument irrésistible et intelligent et c&rsquo;est une réussite totale. </p>



<p>Au début du millénaire, quand la club culture battait son plein, nous sommes nombreux à avoir dansé sur « <em>Sing It Back »</em>, banger pop house de très bonne facture signé Moloko, duo formé par Mark Brydon et Roísín Murphy, laquelle se démarquait du lot des vocalistes du genre grâce à une voix profonde et ne répondant pas au canon soul gospel, une interprétation théâtrale volontiers impertinente et un jeu de scène et des tenues pour le moins excentriques dont les paillettes étaient bien plus glam rock que disco. Une personnalité aussi ironique que « larger than life » pour résumer le tout. On a vibré plus encore sur « <em>The Time Is Now »</em>, pop « balearic » avec guitare flamenco et tempo suspendu, beau comme un coucher de soleil sur Ibiza. Le duo couple séparé, sa partie féminine a cultivé sa personnalité excentrique à souhait en approfondissant ses obsessions musicales et en étant souvent là où on ne l&rsquo;attend pas (comme réalisatrice du clip décalé, burlesque et gore de Fat White Family « Tastes Good With The Money », par exemple).</p>



<p>Une chose est pourtant sûre, c&rsquo;est que ses meilleures chansons en solo n&rsquo;étaient éditées que sous forme de 12-inch (ou maxi chez nous). « <em>Roísín Machine</em> » prend donc acte de ce constat et se présente comme un DJ mix, enchaînant des chansons qui prennent le temps de se développer au delà, voire très au delà des quatre minutes réglementaires. Concocté avec Parrot, légendaire DJ de Sheffield, connu pour avoir mêlé la techno indus psychédélique du Nord de l&rsquo;Angleterre et le groove funky et rigoureux de la house de Chicago, l&rsquo;album a un son fantastique et des rythmiques implacables mais nuancées qui ne volent jamais la vedette à la voix et l&rsquo;interprétation de la chanteuse. « <strong>Simulation</strong> » ouvre le bal avec un tapis de cordes ou résonne la voix parlée de Roísín qui scande « <em>I feel my story is still untold, but I&rsquo;ll make my own happy ending »</em> (j&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon histoire n&rsquo;a encore été racontée, mais je créerai mon propre happy end). Une intro de comédie musicale en technicolor où s&rsquo;insinuent des soupirs extatiques, une basse synthé insistante, puis un tempo purement dancefloor, 4/4 avec grosse caisse surpuissante et cymbales charleston au son altéré à contretemps qui met tout le monde d&rsquo;accord. « <em>This is a simulation, this is for demonstration »</em>. Comme souvent dans le disco, les paroles sont des slogans qui transforment la grise réalité en monde merveilleux ou des déclarations d&rsquo;« enpowerment » et c&rsquo;est pour cela que cette musique a résonné si fort et résonne toujours au sein des minorités, chez les gays en particulier. Mais ici, tout n&rsquo;est que simulation et l&rsquo;artiste n&rsquo;entend pas laisser quiconque dupe. En revanche, l&rsquo;intensité musicale et rythmique, en particulier après le break aérien du pont fera lever les bras de tous les danseurs, d&rsquo;autant plus que la ligne de basse est calquée sur celle d&rsquo;« Around The World » de Daft Punk et c&rsquo;est ultra-efficace. Huit minutes trente, ça peut paraître long, mais l&rsquo;architecture de « Simulation » ne laisse pas s&rsquo;installer la lassitude, et ceci jusqu&rsquo;au final extatique. </p>



<p>N&rsquo;importe quel DJ pousserait alors le bouchon plus loin&#8230; Avec malice, Roísín Murphy enchaîne avec « Kingdom Of Ends », morceau flottant sans batterie mais avec un rythme sous-jacent qui pulse sans jamais exploser, créant une tension rampante que libère « Something More » , hymne disco pop qui devrait rallier tout le monde et qui réussit la prouesse de mêler une instrumentation exigeante et une mélodie très accrocheuse que Sophie Ellis-Baxtor ou Kylie Minogue aurait pu chanter. Soulwax l&rsquo;a déjà remixé&#8230; Toutes les nuances de la dance music d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont représentées dans « Roísín Machine », de la nu disco à la hi-energy (« Jealousy »), les bangers sont enchaînés à des morceaux plus retenus, tout cela pour qu&rsquo;on danse sur de la house music dans le vrai sens du terme, soit de la musique jouée à la maison&#8230;</p>
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		<title>Fontaines D.C. : Le coup de sang irlandais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 08:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[FONTAINES D.C.]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&#8217;est du côté des îles britanniques qu&#8217;il faut désormais tendre l&#8217;oreille. Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&#8217;Outre-Manche. Fontaines D.C. s&#8217;est rapidement imposé comme l&#8217;une des formations les plus solides de ces derniers mois. Après une série [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<h4 class="wp-block-heading">Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&rsquo;est du côté des îles britanniques qu&rsquo;il faut désormais tendre l&rsquo;oreille. </h4>



<p>Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&rsquo;Outre-Manche. <strong>Fontaines D.C. s&rsquo;est rapidement imposé comme l&rsquo;une des formations les plus solides de ces derniers mois.</strong> Après une série d&rsquo;EP prometteurs aux singles fédérateurs,<strong> le quintet irlandais vient de passer le test du premier album avec brio.</strong> « Dogrel », ou une écriture « crue et venue de la classe ouvrière, souvent tenue en piètre estime par la critique littéraire » comme l&rsquo;explique le groupe sur les réseaux sociaux, rassemble des titres déjà parus sur les précédents efforts ainsi que des inédits de haute qualité. Pas flemmard, le combo gaélique emmené par le chanteur Grian Chatten, sorte de réincarnation de Ian Curtis et de Liam Gallagher façon 21ème siècle, s&rsquo;est même permis de réenregister ses singles, histoire de rafraichir un peu les oreilles de ceux qui les suivent depuis quelques temps déjà.</p>



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<p>Serré, tendu et particulièrement envoutant, le post-punk abrasif de Fontaines D.C. sait appuyer là où ça fait mal. « Big » démarre les hostilités en toute beauté. Hymne solide comme un roc au refrain à beugler en se tappant sur le torse, on se dit qu&rsquo;on aurait presque aimé avoir passé son enfance sous le smog dublinois à mettre des coups de pied dans des canettes vides tant le morceau est puissant. En effet, la musique de <strong>Fontaines D.C. a ce truc légèrement sophistiqué, sans être chiant pour autant, qui rappelle le début des Strokes</strong>, le <em>fighting spirit</em> irlandais en plus. Avec leur attitude de jeunes branleurs aux références littéraires aiguisées, <strong>ces fans de The Fall ne tournent pas autour du pot en pondant quelques pépites à l&rsquo;urgence assez rare</strong> : « Too Real », « Hurricane Laughter », « The Boys in the Better Land », « Liberty Belle ». Pas de fioriture malgré des guitares leads aux sonorités dissonantes et les nuages d&rsquo;effet bien venus qui ajoutent un peu de noirceur aux refrains scandés par le jeune Grian Chatten.</p>



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</div></figure>



<p>Le choix de mettre la voix devant les guitares peut paraître surprenant. Si les nouvelles versions des anciens singles semblent légèrement moins percutantes (guitare derrière et voix en avant) que sur les EP précédents, les nouveaux titres confirment quant à eux tout le bien que l&rsquo;on pensait de la formation dublinoise. Avec « The Lotts » et « Dublin Sky City », le tempo ralentit pour nous transporter dans des univers brumeux et mélancoliques. Intelligemment écrit, <strong>ce premier album place Fontaines D.C. parmi les formations les plus excitantes du moment</strong>. Le clip de « Roy&rsquo;s Tune » montre une jeunesse irlandaise capable de vaincre l&rsquo;ennui au milieu des moutons et des prairies de la verte Eirin. De quoi contraster avec le ton plutôt urbain de ce premier effort remarquable. Décomplexés, les cinq lads de Fontaines D.C. n&rsquo;ont pas fini de faire parler d&rsquo;eux. On s&rsquo;en réjouit.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #174 : Boys in the Better Land, Fontaines D.C.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 08:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Divers éminents contributeurs à la Culture de l’Ecran ont annoncé la bonne nouvelle depuis longtemps, le rock semble avoir retrouvé du lustre ces derniers temps, en particulier dans les Îles Britanniques. Initié par le punk arty et complètement incontrôlable des merveilleux Fat White Family (à retrouver dans les&#160;SOTW #33&#160;et&#160;SOTW #80), ce renouveau prend même une ampleur irrésistible grâce à des groupes comme IDLES, Shame (mes favoris en titre, voir la&#160;SOTW #137) et aujourd’hui&#160;Fontaines D.C., jeune formation venue de Dublin qui [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Divers éminents contributeurs à la Culture de l’Ecran ont annoncé la bonne nouvelle depuis longtemps, le rock semble avoir retrouvé du lustre ces derniers temps, en particulier dans les Îles Britanniques. Initié par le punk arty et complètement incontrôlable des merveilleux Fat White Family (à retrouver dans les&nbsp;<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-33-touch-the-leather-fat-white-family/">SOTW #33</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-80-whitest-boy-on-the-beach-fat-white-family/">SOTW #80</a>), ce renouveau prend même une ampleur irrésistible grâce à des groupes comme IDLES, Shame (mes favoris en titre, voir la&nbsp;<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-137-concrete-shame/">SOTW #137</a>) et aujourd’hui&nbsp;<strong>Fontaines D.C.</strong>, jeune formation venue de Dublin qui à elle seule replace la capitale irlandaise sur la carte des villes qui comptent musicalement.&nbsp;</p>



<p>L’Irlande suinte dans le &nbsp;« brogue » (accent irish) du chanteur Grian Chatten, lequel entretient avec fierté ce fort particularisme. Jeune homme de Dublin, ville de James Joyce, il écrit de la poésie (c’est un inconditionnel de T.S. Eliot) et la décline en chanson, tout en faisant preuve d’un nihilisme punk de bon aloi. Accroché à son pied de micro comme à une béquille, les yeux exorbités, Grian Chatten a du charisme à revendre et devrait, selon toute logique, devenir une star. Ses quatre petits camarades ne déméritent pas, balançant un post punk urgent et hypnotique, redevable à l’after punk britannique. Foin de nostalgie, Fontaines D.C. revendique l’influence déterminante de Girl Band, groupe ainé de Dublin, grand déconstructeur de punk. </p>



<p>Le style Fontaines D.C. ne déroge pas à la doxa punk rock, avec section rythmique qui part à l’assaut, basse tendue jouée au médiator et guitaristes duellistes au son abrasif et parfois bruitiste (mention spéciale au «&nbsp;soliste&nbsp;» Conor Curley, juste impeccable). «&nbsp;<strong>Boys In The Better Land</strong>&nbsp;» pourrait être une chanson rock lambda, avec son départ à la guitare acoustique, mais l’accent de Dublin et l’abattage vocal du maître de cérémonie Grian Chatten, à la fois plein de détachement et de morgue, fait la différence. Entre chant et talk over, les trouvailles de diction pleines de personnalité («&nbsp;<em>Saying « Sister, sister, how I missed ya, missed ya, let’s go wrist to wrist and take the skin oot my blister&nbsp;» If you’re a Rock star, porn star, superstar, doesn’t matter what you are, get yourself a good car, get outta here</em> », scande t-il dans le pré-refrain et le public à coup sûr le chantera par coeur avec lui…), on tient une chanson rock fédératrice, avec ce supplément d’excitation que seul le punk sait diffuser. On ne boudera pas son plaisir !</p>



<p>Single avant-coureur d’un premier album «&nbsp;Dogrel&nbsp;», intensément attendu pour ce printemps, «&nbsp;Boys In The Better Land&nbsp;», au même titre que le single suivant «&nbsp;Too Real&nbsp;» est une bien belle carte de visite pour Fontaines D.C., groupe sur lequel il faudra compter.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Live radio KEXP :</strong></h4>



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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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