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	<title>FUNK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>FUNK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #181 : Juice, Lizzo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 07:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après quelques semaines d&#8217;absence dues à une trop grande activité, et aussi au fait que l&#8217;inspiration ne m&#8217;a guère taquiné, revoici la Song of the Week avec une chanson qui pourrait légitimement faire partie de la bande son des fêtes de l&#8217;été&#8230; Une chanson soul funk somme toute assez classique délivrée avec une énergie folle par une artiste qui devrait logiquement devenir l&#8217;une des incontestables divas du genre. Melissa Jefferson, alias Lizzo (de grâce, ne prononcez pas son pseudonyme à [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après quelques semaines d&rsquo;absence dues à une trop grande activité, et aussi au fait que l&rsquo;inspiration ne m&rsquo;a guère taquiné, revoici la Song of the Week avec une chanson qui pourrait légitimement faire partie de la bande son des fêtes de l&rsquo;été&#8230; Une chanson soul funk somme toute assez classique délivrée avec une énergie folle par une artiste qui devrait logiquement devenir l&rsquo;une des incontestables divas du genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Melissa Jefferson, alias <strong>Lizzo</strong>  (de grâce, ne prononcez pas son pseudonyme à l’italienne, faites comme  s’il n’y avait qu’un seul z…) est artiste depuis l’âge de 14 ans.  Rappeuse, flûtiste virtuose au point d’avoir envisagé un temps une  carrière de musicienne classique, actrice et auteure-compositrice, Lizzo  s’est sérieusement mise au chant, alors qu’elle avait honte de sa voix,  en interprétant elle-même les refrains chantés et hooks mélodiques de  ses raps. Excellente décision, tant son coffre aussi surpuissant que  nuancé rappelle celui des soul sistas de l’âge d’or du genre, la déesse  Aretha Franklin en premier chef. A 30 ans, Lizzo est parvenue à imposer  un physique et un talent réellement hors-norme grâce à son mordant, son  authenticité, son indéniable générosité vocale, sa musicalité et son  humour. Lizzo fait rimer « féminin » et « force » comme personne et il  n’est pas étonnant que la communauté LGBTQ américaine se soit retrouvée  en elle et l’ait adoptée sans réserve. Lizzo le lui rend bien, ne  manquant jamais d’honorer par un concert toute protestation civique pour  les droits de la communauté. Avec « Cuz I Love You », troisième album  où elle se permet de poser nue sur la pochette, la native de Detroit,  grandie à Houston puis établie à Minneapolis risque de devenir une star  totale, et pas seulement car elle est capable de jouer de la flûte  traversière en twerkant frénétiquement… </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cuz I Love You » est  un disque finement calibré, alignant dans sa version deluxe quatorze  chansons d’environ trois minutes parfaitement mémorables. Son premier  album « Lizzobangers » était un véritable et furieux album de hip-hop  féministe, elle a collaboré en 2014 avec son groupe rap féminin the  Chalice avec feu Prince (une expérience dont elle ne se remettra jamais,  clame t-elle), sorti un second album « Big Grrl, Small World » toujours  très hip hop. Avec ce troisième album et une signature chez Atlantic,  label soul s’il en est, ce côté est tamisé (on retrouve toutefois une  autre forte figure féminine très respectée du genre, Missy Elliott, dans  l’incisif hymne à l’empowerment « Tempo ») pour laisser place à une  soul music moderne, en aucun cas R n’B comme on l’entend aujourd’hui,  presque classique dans sa facture, très énergique et incroyablement  communicative. De la bluesy chanson-titre, une bourrasque de feeling où  la voix de Lizzo est réellement soufflante à « Boys », l’imparable tube  hip hop dont la mélodie et les gimmicks vous restent vissés (et on se  s’en plaindra pas) dans le cerveau pour la semaine, l’efficacité de  l’ensemble est imparable. Mais c’est sans nul doute « <strong>Juice</strong> » qui cassera vraiment la baraque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cavalcade pop funk qui  commence avec des accords de guitare plaqués au son 80’s, le son  rutilant et dynamique de « Juice » ne saurait faire ombre à la voix  puissante, pleine de soul et très physique de Lizzo, laquelle annonce la  couleur dès le début « <em>Mirror, mirror on the wall, don’t say it ’cause I know I’m cute</em> »  (miroir, mon miroir, pas la peine de me le dire car je sais que je suis  jolie), dans cet hymne à l’acceptation de soi en un pied de nez mutin à  la grossophobie et le sexisme ambiant. La construction du morceau est  assez imparable, couplet chanté, pont parlé avec choeurs en réponse et  refrain triomphant avec ces « Ya ya yee, ya ya yee » qu’on se plaira à  brailler les bras en l’air. Le « juice » (le peps, l’essence) de Lizzo a  des effets enivrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hasards des changements d&rsquo;horaires ont fait que j&rsquo;ai raté son show au TINALS le 31 mai. J&rsquo;étais, il faut dire, devant l&rsquo;excellent concert de Courtney Barnett. Et il m&rsquo;a été ensuite impossible de rentrer dans la salle où Lizzo chantait, tant la salle était bondée, j&rsquo;ai pu toutefois remarquer que le public était déchaîné et que le son était énorme. Une copine m&rsquo;a dit que c&rsquo;était de la balle, je la crois volontiers&#8230; Lizzo en live, ce sera pour la prochaine fois En attendant&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>SOTW #148 : Pynk, Janelle Monáe (feat. Grimes)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 08:30:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si malgré deux albums et quelques rôles au cinéma Janelle Monáe n&#8217;a pas encore eu la reconnaissance mondiale qu&#8217;elle mérite, dites-vous bien que ça ne saurait tarder. La pétulante artiste originaire de Kansas City, Missouri vient de faire un pas de géant avec son nouvel effort discographique « Dirty Computer », album assez affolant qui combine une force pop irrépressible, une musicalité soul impeccable, des clins d&#8217;oeil hip hop et R n&#8217;B bien sentis et un discours queer qui la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si malgré deux albums et quelques rôles au cinéma <strong>Janelle Monáe</strong> n&rsquo;a pas encore eu la reconnaissance mondiale qu&rsquo;elle mérite, dites-vous bien que ça ne saurait tarder. La pétulante artiste originaire de Kansas City, Missouri vient de faire un pas de géant avec son nouvel effort discographique « Dirty Computer », album assez affolant qui combine une force pop irrépressible, une musicalité soul impeccable, des clins d&rsquo;oeil hip hop et R n&rsquo;B bien sentis et un discours queer qui la place comme le fer de lance d&rsquo;une nouvelle féminité, triomphante et totalement émancipée.</p>
<p>Son premier EP « officiel », « Metropolis (Suite One) », suivi de l&rsquo;album « The ArchAndroid » (les suites 2 et 3 du même concept) la présentaient dès 2007 sous les oripeaux de Cindi Mayweather, personne « autre » puisqu&rsquo;androïde tombant amoureuse d&rsquo;un humain. L&rsquo;habillage musical indie soul (installée à Atlanta, elle collabore alors avec Big Boi d&rsquo;Outkast) du meilleur aloi, susceptible de plaire à bien des chapelles musicales fait reluire d&rsquo;excellentes compositions comme « Tightrope » ou « Cold War ». L&rsquo;album « The Electric Lady » en 2013 (les suites 4 et 5) enfonce le clou avec cette fois de prestigieux featurings comme ceux de Solange, Erykah Badu, et surtout Prince pour l&rsquo;excellent « Givin&rsquo;Em What They Love ». Le frénétique et quasiment swing « Dance Apocalyptic » a retenti avec enfin un peu d&rsquo;insistance, même sur nos frileuses radios hexagonales. Soignant son image publique, à l&rsquo;Américaine certes mais aussi à la Ziggy Stardust, elle se présente toujours en smoking ou en vêtements noir et blanc, code esthétique qu&rsquo;elle décline pour ses concerts. Pour l&rsquo;avoir applaudie à Rock en Seine en 2014, elle s&rsquo;avère être une show woman plus que convaincante et on n&rsquo;a encore rien vu, semble t-il&#8230;</p>
<p>Après un silence discographique un peu long (lors duquel elle goûte à la télévision et au cinéma, avec un rôle notamment dans « Moonlight ») arrive en 2018 « Dirty Computer ». Janelle Monáe revendique sur ce disque l&rsquo;esprit de Prince, avec lequel elle a de nouveau travaillé avant la mort de celui-ci. C&rsquo;est manifeste quand on entend le single « Make Me Feel » (voir le <a href="https://laculturedelecran.com/prince-est-revenu-et-cest-une-femme/" target="_blank" rel="noopener">shot</a> à ce sujet), reboot aussi réussi qu&rsquo;euphorisant du méga-tube « Kiss ». C&rsquo;est plus diffus ailleurs, mais l&rsquo;âme princière rôde tout au long de cet album. Pour « <strong>Pynk</strong> », Janelle Monáe a collaboré avec Grimes, l&rsquo;ultra-moderne artiste canadienne qui a révolutionné la pop toute seule depuis sa chambre (son « Flesh Without Blood » est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-74-flesh-without-blood-grimes/">SOTW #74</a>). Cette fantaisie pop R n&rsquo;B combine en effet plusieurs ambiances, Grimes introduisant sur le couplet une aérienne mélodie synthétique entêtante et des claquements de doigts comme percussions minimalistes, puis, sur le pont, des entrelacs de guitares rythmiques entourent le flow tout en douceur de Janelle avant que n&rsquo;explose le refrain triomphant, fort et joyeux, qui ne dépareillerait pas sur une chanson d&rsquo;Haim, voire de Taylor Swift. Ce mélange des genres, très princier on peut le dire, est la force du style Monáe, pouvant séduire un public très large tout en ne cédant en rien aux sirènes du commerce.</p>
<p>Mais on ne peut pas parler de « Pynk » sans évoquer son clip. C&rsquo;est par le biais de l&rsquo;image que Janelle Monae, qui se définit comme « pansexuelle », assène son discours néo-féministe. Affublée d&rsquo;une culotte bouffante (rappelant celles que portait Bowie époque Ziggy) en forme de vagin, Janelle, entourée d&rsquo;un aréopage de beautés noires chante le plaisir au féminin.<br />
« <em>Pink like the inside of your, baby<br />
Pink behind all of the doors, crazy<br />
Pink like the tongue that goes down, maybe<br />
Pink like the paradise found</em> »<br />
Dans le monde très corseté de la pop américaine, voilà qui est révolutionnaire&#8230; Ajoutons pour finir que Janelle Monáe cite dans son livret Paul Simonon, iconique bassiste du Clash, quand il disait « Pink is the only true rock n&rsquo;roll colour » (<em>le rose est la seule couleur vraiment rock n&rsquo;roll</em>)&#8230; Une telle citation valait bien qu&rsquo;on l&rsquo;honore !</p>
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		<title>Prince est revenu et c&#8217;est une femme&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2018 20:22:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etonnant titre que « Make Me Feel » de l&#8217;Archandroid Janelle Monáe. L&#8217;âme et le talent du génial et regretté Prince semblent s&#8217;être emparés du corps de the Electric Lady, sans doute avait-il tellement aimé travailler avec cette soul sister bionique (pour le divin « Givin&#8217; Em What They Love ») pour ne pas permettre à la grande faucheuse d&#8217;interrompre cette collaboration naissante et potentiellement très féconde. Dont acte. « Make Me Feel » voit le Prince le plus impérial, celui des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/tGRzz0oqgUE?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Etonnant titre que « <a href="https://geo.itunes.apple.com/fr/album/make-me-feel/1350021308?i=1350021467&amp;mt=1&amp;app=music&amp;at=1010lKgN" target="_blank" rel="noopener"><strong>Make Me Feel</strong></a><strong> »</strong> de l&rsquo;Archandroid <strong>Janelle Monáe</strong>. L&rsquo;âme et le talent du génial et regretté Prince semblent s&rsquo;être emparés du corps de the Electric Lady, sans doute avait-il tellement aimé travailler avec cette soul sister bionique (pour le divin « Givin&rsquo; Em What They Love ») pour ne pas permettre à la grande faucheuse d&rsquo;interrompre cette collaboration naissante et potentiellement très féconde. Dont acte. « Make Me Feel » voit le Prince le plus impérial, celui des mid-80&rsquo;s, se réincarner dans le corps et la voix de la jeune femme, qui exécute avec une justesse absolue un minimalisme funk et über-sexy digne de « Kiss ». « Make Me Feel » en est le reboot 2.0., sur lequel on n&rsquo;a pas fini de danser&#8230;</p>
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		<title>Dancefloor Classics #3: « Rock Me Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again &#038; Again (6 Times) » de Lyn Collins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2017 13:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les glorieuses seventies, le show télévisé Soul Train eut une importance capitale dans la popularité de la musique noire, soul et funk sur les masses américaines. Créé par l&#8217;animateur et producteur Don Cornelius en 1971 et destiné à un public noir, ce Top of the Pops spécialisé n&#8217;a pas tardé à passionner le grand public en entier, tant la musique diffusée était bonne. Le principe était simple, dans un décor clinquant façon Las Vegas, les chanteurs et chanteuses très [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les glorieuses seventies, le show télévisé Soul Train eut une importance capitale dans la popularité de la musique noire, soul et funk sur les masses américaines. Créé par l&rsquo;animateur et producteur Don Cornelius en 1971 et destiné à un public noir, ce Top of the Pops spécialisé n&rsquo;a pas tardé à passionner le grand public en entier, tant la musique diffusée était bonne. Le principe était simple, dans un décor clinquant façon Las Vegas, les chanteurs et chanteuses très majoritairement afro-américains venaient interpréter leur tube en play-back, devant des danseurs clairement embauchés pour leur look comme pour leur compétence à exécuter les pas funky à la mode. Arrêté en 2005, Soul Train a grandement contribué au succès de tous les mouvements de musique black américains, soul, rhythm n&rsquo;blues, funk et hip-hop.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était donc normal et justifié que <strong>Lyn Collins</strong> vienne y présenter son « <strong>Rock Me Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again &amp; Again</strong> (6 Times) » en 1974. L&rsquo;une des plus grandes voix funk des 70&rsquo;s, la Texane Lyn Collins demeure toutefois injustement inconnue du grand public. Comme bien des vocalistes de son calibre, elle a commencé sa carrière comme choriste, passant quelques années au service de James Brown, qui comme chacun sait était d&rsquo;une exigence absolue envers ses musiciens. Et même si le Godfather of Soul ne laissait guère la lumière s&rsquo;attarder sur ses accompagnateurs, il permit tout de même à Lyn Collins à lancer sa carrière solo sur son label discographique People Records.</p>
<p style="text-align: justify;">Entourée par les célèbres JB&rsquo;s (dont le saxophoniste Maceo Parker et le tromboniste Fred Wesley), les excellents musiciens de James Brown, Lyn Collins sort un premier album en 1972 dont est issu le tube « Think (about it) », une tuerie de funk dur sous forme de jam session et qui, grâce à ses breaks insensés, doit être le morceau qui a été le plus samplé de l&rsquo;histoire du hip hop (comme prouvé dans la très bonne série « The Get Down », où l&rsquo;apprenti DJ fait ses armes de pass pass sur ce titre). « Rock Me Again », son second succès est issu du second et dernier album de Collins. L&rsquo;ambiance reste dans le hard funk popularisé par son patron à l&rsquo;époque (type « Hot Pants » et bien sûr « (Get Up I Feel Like A) Sex Machine »), rythmique précise et enlevée, cocottes de guitare et dégoulinades de wah-wah, riffs de cuivres chirurgicaux. Comme dans bien des chansons de James Brown, « Rock Me Again » commence par un pont, qu&rsquo;on retrouvera à la fin du morceau. Entre les deux, une hypnotique mélodie, répétitive pour laisser dérouler ce groove qui tue (formule magique qui a interpellé David Bowie et dont il s&rsquo;est largement inspiré pour coucher sur bande son « Fame »).La voix rauque de Lyn Collins, si elle est évidemment puissante, école Gospel oblige, ne cherche pas à faire joli. Car bien sûr, « Rock Me Again » ne parle que d&rsquo;une seule chose, et c&rsquo;est de sexe. Et il semble très clair qu&rsquo;elle ne se satisfera pas d&rsquo;une prestation express! Et comme la danse se rapproche beaucoup de l&rsquo;acte sexuel, nulle surprise que « Rock Me Again » parvienne a propulser n&rsquo;importe qui sur la piste&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Après ce succès, la carrière de Lyn Collins n&rsquo;a plus tutoyé les sommets. Une reconversion en diva disco à la fin des 70&rsquo;s, des tournées en Europe, où elle était bien mieux considérée que chez elle dans les 90&rsquo;s, la chanteuse disparait en 2005 à 56 ans à peine. Elle aurait mérité bien mieux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors évidemment, cette chanson est bien plus obscure que quelque tube de James Brown que ce soit. Mais depuis que je l&rsquo;ai redécouverte par hasard cet été en Espagne (elle était diffusée avant un concert), « Rock Me Again » n&rsquo;a cessé de me hanter. Quand je pense que je l&rsquo;avais connue via la reprise incongrue du groupe electro pop anglais, the Human League (sur « Hysteria », en 1984)&#8230; Mais il est vrai que les Anglais, grands fans de musique noire devant l&rsquo;éternel, auront été les fans les plus enthousiastes et les plus fidèles de cette piquante chanteuse.</p>
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		<title>SOTW #105 : Redbone, Childish Gambino</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 10:00:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Glover est un entertainer multi-cartes&#8230; Auteur, acteur, comédien de stand-up, compositeur, rapper, chanteur, ce jeune trentenaire originaire de Géorgie semble doué pour tout ce qui touche au spectacle. On l&#8217;a vu à l&#8217;écriture de la sitcom « 30 Rock », il cartonne actuellement comme acteur dans la série « Atlanta », pas encore diffusée en France (il a brillé aussi dans « Community », il a joué un petit rôle dans « Girls ») et on le verra bientôt dans des blockbusters (les prochains Star Wars et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Donald Glover est un entertainer multi-cartes&#8230; Auteur, acteur, comédien de stand-up, compositeur, rapper, chanteur, ce jeune trentenaire originaire de Géorgie semble doué pour tout ce qui touche au spectacle. On l&rsquo;a vu à l&rsquo;écriture de la sitcom « 30 Rock », il cartonne actuellement comme acteur dans la série « Atlanta », pas encore diffusée en France (il a brillé aussi dans « Community », il a joué un petit rôle dans « Girls ») et on le verra bientôt dans des blockbusters (les prochains Star Wars et Spiderman). Mais aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le musicien qui nous intéresse. Et c&rsquo;est sous l&rsquo;incarnation <strong>Childish Gambino</strong> que Donald Glover s&#8217;empare du micro. Fin 2016, son troisième album sous cet alias est sorti et fait grand bruit. « Awaken, My Love! » rompt avec le rap énervé (son premier album « Camp » en 2010) comme avec le R n&rsquo;B introspectif (« Because The Internet », en 2013) pour embrasser une soul funk à l&rsquo;ancienne sous haute influence George Clinton et Prince.</p>
<p style="text-align: left;">Cet hyperactif réussit à créer un funk punchy et cohérent, aux beaux instrumentaux très musicaux et ça s&rsquo;entend dans la perle de ce bon album « <strong>Redbone</strong> », un mid-tempo très sensuel aux accents gospel que Childish Gambino interprète intégralement en falsetto. Sans rire, ce style de chant est spécifique à la soul et au funk, et à ses versions modernes comme la disco ou le R n&rsquo;B. Cette voix de tête (de fausset&#8230;) androgyne et sexy à la fois a été utilisée en chant principal (et pas seulement pour les choeurs, comme c&rsquo;était le cas jusqu&rsquo;ici) dès les années 60 par des soulmen comme Smokey Robinson (the Miracles) ou Eddie Kendricks (the Temptations). Prince a chanté un bon tiers de son répertoire en fausset. Et si les Bee Gees ont eu autant de succès au sein du public black avec « Saturday Night Fever », c&rsquo;est sans doute parce qu&rsquo;ils cherchaient à imiter ces chanteurs soul en passant au falsetto, et tout au long de la même chanson. Aujourd&rsquo;hui, des artistes musicalement transgenre comme Justin Timberlake, Pharrell ou Beck n&rsquo;ont pas peur de chanter en fausset, l&rsquo;effet délicat de cette voix pseudo féminine contrastant souvent avec le côté viril des rythmes et surtout des paroles&#8230; (Note en forme d&rsquo;auto-dépréciation: Je n&rsquo;ai jamais su, jamais pu chanter en falsetto&#8230;)</p>
<p style="text-align: left;">Childish Gambino utilise le falsetto tout au long de « Redbone » pour ces multiples raisons. Le texte parle d&rsquo;une entreprise de séduction d&rsquo;une façon ouvertement sexuelle. Le morceau est bâti en « slowburn », la tension de l&rsquo;interprétation vocale comme musicale croît tout au long de la chanson, les contrechants gospel marquant des accents aériens, l&rsquo;instrumentation devient de plus en plus luxuriante et les guitares doublées de synthétiseur ont un effet orgasmique à la fin du morceau. Comme souvent avec ce genre musical, la frontière entre la grâce et le mauvais goût est ténue, mais quand c&rsquo;est bon, c&rsquo;est&#8230; Torride. Chauffé au rouge, comme ce « Redbone »&#8230;</p>
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		<title>Power to the drummers aux BET Awards</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jun 2016 15:51:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SHOTS]]></category>
		<category><![CDATA[ANDERSON .PAAK]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[HIP HOP]]></category>
		<category><![CDATA[SHEILA E.]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les BET awards se sont tenus ce weekend aux Etats-Unis. Depuis le début de la semaine, la vidéo de l&#8217;impressionnante performance de Beyoncé et Kendrick Lamar tourne sur le net. Mais ils n&#8217;ont pas été les seuls à tenir le haut du pavé, deux artistes se sont aussi démarqués pendant la cérémonie de remise des prix. Leur particularité ? Ils sont tous les deux batteurs. Le classieux nouveau prince du hip hop, Anderson .Paak, accompagné des Free Nationals, nous montre la puissance du mélange [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/gustave/">Gus</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les BET awards se sont tenus ce weekend aux Etats-Unis. Depuis le début de la semaine, la vidéo de l&rsquo;impressionnante performance de <a href="http://www.bet.com/video/betawards/2016/performances/beyonce-kendrick-lamar-freedom.html">Beyoncé et Kendrick Lamar</a> tourne sur le net. Mais ils n&rsquo;ont pas été les seuls à tenir le haut du pavé, deux artistes se sont aussi démarqués pendant la cérémonie de remise des prix. Leur particularité ? Ils sont tous les deux batteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le classieux nouveau prince du hip hop, <strong>Anderson .Paak</strong>, accompagné des Free Nationals, nous montre la puissance du mélange jazz/r&rsquo;n&rsquo;b/hip hop avec son single <em>Come Down</em> :</p>
<p><iframe src="http://www.bet.com/video/betawards/2016/performances/bet-music-stage-anderson-paak.share.responsive-true.html" width="500" height="300" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Et la fantastique <strong>Sheila E.</strong>, éternelle maitresse du groove de Prince, lui rend hommage avec un medley de 8 minutes époustouflant :</p>
<p><iframe src="http://www.bet.com/video/betawards/2016/performances/sheila-e-medley-prince-tribute.share.responsive-true.html" width="500" height="300" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>SOTW #91 : Controversy, Prince</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 19:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
		<category><![CDATA[PRINCE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&#8217;opportunité de rendre hommage à Prince, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&#8217;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&#8217;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je ne pouvais décemment pas passer à côté de l&rsquo;opportunité de rendre hommage à <strong>Prince</strong>, dont la disparition brutale a surpris le monde entier et en a attristé une bonne partie. Le coup un tantinet digéré, je peux alors me replonger dans ces années 80 où Prince fut le phare de la musique funk, soul, pop et bien plus encore&#8230; J&rsquo;ai découvert cet immense artiste en 1981 dans la chambre d&rsquo;un pote, depuis bien longtemps perdu de vue, qui avait mis « <strong>Controversy</strong> » sur sa platine. L&rsquo;effet que fit sur moi cette longue pièce de funk synthétique, robotique, d&rsquo;une imparable modernité et pourtant si charnel fut immédiat.Le sortilège allait durer quelques années.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;était avant que la pop princière ne se mette sur orbite, avant le génial « 1999 » et le carton planétaire de « Purple Rain ». Prince Roger Nelson, à 23 ans, arborait ce look de chérubin au regard de biche et à la fine moustache simplement vêtu d&rsquo;un slip de cuir et de cuissardes sous un imper, affichant l&rsquo;ambiguïté la plus provocante depuis Ziggy Stardust. Du lourd, aussi grotesque que troublant (je lui trouvais alors un petit côté Frank N&rsquo;Furter, le « sweet transvestite » du Rocky Horror Picture Show&#8230;). Mais c&rsquo;était quoi, cet OVNI ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambiguïté, il n&rsquo;en fait pas mystère dans le texte de « Controversy »<br />
<em>Am I black or white ?<br />
Am I straight or gay ?<br />
Controversy<br />
Do I believe in God ?<br />
Do I believe in me ?<br />
Controversy</em><br />
(Suis-je blanc ou noir, suis-je hétéro ou gay, controverse. Est-ce que je crois en dieu ? Est-ce que je crois en moi? Controverse).<br />
Ambiguïté dont il jouera toute sa carrière et questions auxquelles il ne donnera jamais de réponses. Et sur laquelle il bâtira son personnage, insaisissable et séducteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Prince était un compositeur aussi doué que prolifique, un musicien d&rsquo;exception (il joue de tout sur la plupart de ses enregistrements, hormis les cuivres), un guitariste génial et sous-estimé, capable de rythmiques imparables comme de solos orgasmiques, un chanteur autant à l&rsquo;aise dans les aigus et le fausset que dans un registre plus grave de crooner, un producteur d&rsquo;une rare modernité (réécoutez « Sign o&rsquo; the Times » et « Kiss », jamais minimalisme ne fut plus maximaliste) et bien sur un showman extraordinaire, que je n&rsquo;aurai hélas jamais vu en live. Après son long chapelet d&rsquo;albums magiques des 80&rsquo;s, la magie finit par se dissiper. Se dirigeant vers le jazz, dépassés pour de bon par la vague hip hop, goûtant les digressions instrumentales parfois indigestes, les disques de Prince furent d&rsquo;un coup moins essentiels, voire parfois gênants. Pour ma part, « Come », en 1993, est le dernier album princier que j&rsquo;aurai acquis et écouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me pencherai néanmoins toujours avec bonheur sur son époque vraiment princière, de « Dirty Mind » en 1980 à « Sign o&rsquo;The Times » en 1987, danserai avec joie sur « Kiss », « Raspberry Beret » ou « 1999 » comme quand j&rsquo;avais 25 ans et ne résisterai jamais, non jamais, au groove sec et sexy de « Controversy ».</p>
<p style="text-align: justify;">Live 1982, la qualité visuelle est limite, mais le son convenable&#8230; Prince, grand paranoïaque, n&rsquo;ayant pas laissé son oeuvre en pâture sur les sites de streaming !</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/T0pewqF8POE?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #56 : Chic Mystique, Chic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 17:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[CHIC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nile Rodgers a le toucher de Midas. Dès qu&#8217;il place sa Stratocaster qu&#8217;il a nommé the Hitmaker quelque part, ça devient un hit. « We are Family » de Sister Sledge, « Upside Down » de Diana Ross, « Let&#8217;s Dance » de Bowie, « The Original Sin » d&#8217;INXS, « Like a Virgin » de Madonna, « Don&#8217;t Stop The Dance » de Bryan Ferry, « Notorious » de Duran Duran et même&#8230; « Spacer » de Sheila sont des énormes hits où résonne la patte de Rodgers, à l&#8217;écriture, la production et la guitare. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nile Rodgers a le toucher de Midas. Dès qu&rsquo;il place sa Stratocaster qu&rsquo;il a nommé the Hitmaker quelque part, ça devient un hit. « We are Family » de Sister Sledge, « Upside Down » de Diana Ross, « Let&rsquo;s Dance » de Bowie, « The Original Sin » d&rsquo;INXS, « Like a Virgin » de Madonna, « Don&rsquo;t Stop The Dance » de Bryan Ferry, « Notorious » de Duran Duran et même&#8230; « Spacer » de Sheila sont des énormes hits où résonne la patte de Rodgers, à l&rsquo;écriture, la production et la guitare. Talent toujours intact, toucher de guitare funk magique qui a permis à Daft Punk d&rsquo;atteindre le pinacle avec « Get Lucky » et « Lose Yourself to Dance ». Il y a aussi surtout tous les imparables tubes qu&rsquo;il a composé à New York avec son groupe <b>Chic</b>. Et Chic, c&rsquo;était Nile Rodgers à la guitare et Bernard Edwards à la basse. Le meilleur tandem guitare/basse de toute l&rsquo;histoire de la musique. Point barre.</p>
<p>Formé au milieu des années 70 à New York, Chic a vite imposé un style tranchant dans la production disco/r n&rsquo;b de l&rsquo;époque. Excellence musicale appuyée par la frappe féline et précise du batteur Tony Thompson, avec chants féminins à l&rsquo;unisson et riffs de cordes. Une formule finalement assez minimaliste pour les canons du genre. Je me téléporte en écoutant Chic dans mes années lycéennes, quand je jouais « Le Freak » et « Good Times » sur le juke-box. J&rsquo;aimais le rock et le punk, ce qui ne m&#8217;empêchait jamais de me trémousser (comme les autres, d&rsquo;ailleurs) sur les chansons de Chic dans les boums et les boîtes.</p>
<p>Le groupe a déroulé un nombre conséquent de tubes, a fait danser le monde entier avant d&rsquo;être victime du backlash bas-du-front orchestré par la campagne « Disco Sucks » en 79, quand une horde de rednecks surexcités a orchestré un gigantesque autodafé de disques de disco dans un stade à Chicago. Brûler Chic pour encenser Bon Jovi, c&rsquo;est quand même une preuve du goût exquis du public américain moyen. Après ce coup de force des rednecks sur les musiques noires, Chic n&rsquo;a jamais retrouvé le succès massif. Par contre, quelque part dans le Bronx, de jeunes types nommés Sugarhill Gang s&#8217;emparaient de la fabuleuse ligne de basse de « Good Times » pour créer le premier morceau de hip hop « Rapper&rsquo;s Delight ». C&rsquo;est dire l&rsquo;importance historique de la musique de Chic.</p>
<p>« <strong>Chic Mystique</strong> » est issu du comeback du trio Rodgers/Edwards/Thompson « Chic-ism » en 1992. Pas leur meilleur cru, tant s&rsquo;en faut, mais ce single est tout simplement épatant et simplement irrésistible.</p>
<p>Bernard Edwards est mort d&rsquo;une pneumonie en 1996 après un dernier concert de Chic à Tokyo. Aujourd&rsquo;hui, et à la veille de sortir un nouveau disque de Chic, Nile Rodgers sillonne les scènes avec où il décline ses tubes avec joie et un enthousiasme toujours intact, sa Hitmaker en bandoulière.</p>
<p>Clip officiel ci-dessus (version edit), qui sent bon le bon goût du début des 90&rsquo;s.</p>
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		<title>SOTW #52 : Family Affair, Sly &#038; the Family Stone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 16:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[FUNK]]></category>
		<category><![CDATA[SLY STONE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oldie but goldie, sommet de funk cool et accessoirement l&#8217;une des plus grandes chansons soul de tous les temps, « Family Affair » revient régulièrement sur ma platine comme dans ma tête, en particulier lors de mes balades en solitaire. Sylvester « Sly » Stewart fut un enfant musicien précoce, tâtant du gospel comme du blues, des claviers comme des guitares dès son plus jeune âge dans le Texas, avant d&#8217;aller à 16 ans étudier la musique dans la baie de San Francisco. Epicentre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Oldie but goldie, sommet de funk cool et accessoirement l&rsquo;une des plus grandes chansons soul de tous les temps, <strong>« Family Affair »</strong> revient régulièrement sur ma platine comme dans ma tête, en particulier lors de mes balades en solitaire.</p>
<p>Sylvester « Sly » Stewart fut un enfant musicien précoce, tâtant du gospel comme du blues, des claviers comme des guitares dès son plus jeune âge dans le Texas, avant d&rsquo;aller à 16 ans étudier la musique dans la baie de San Francisco. Epicentre de la contre-culture et du mouvement hippie, San Fran donne des ailes à Sylvester, qui devient en 1966 Sly Stone en formant son orchestre <b>Sly &amp; the Family Stone</b>, regroupant des musiciens noirs et blancs, hommes et femmes. La Family fait vite forte impression, et devient incontournable après avoir réellement volé la vedette à à peu près toute l&rsquo;affiche à Woodstock à l&rsquo;aide de leur funk psychédélique aussi dansant que revendicatif. Parfaitement dans l&rsquo;air du temps, l&rsquo;album « Stand » avec ses tubes « Everyday People » ou « Dance To The Music » fait danser la planète entière.</p>
<p>Le rêve hippie s&rsquo;étiolait déjà dangereusement en 1971, date de la sortie du brulôt « There&rsquo;s A Riot Going On » (il y a une émeute en ce moment), monument alliant l&rsquo;énergie brûlante du funk à la sophistication des arrangements, avec des textes plus politiques que jamais, Sly Stone militant pour les droits civiques et commentant l&rsquo;état délabré de la communauté noire.</p>
<p>« Family Affair » , qui ouvre cet album, est pourtant étrangement minimaliste, groovant sur un rythme irrésistible fourni par une boîte à rythmes antédiluvienne et une basse élephantesque. La finesse de la wah wah et des dentelles d&rsquo;orgue Fender Rhodes créent un climat d&rsquo;une sensualité insoutenable. La voix über sexy de Sly Stone (Prince a, c&rsquo;est manifeste, usé ce disque sur sa platine&#8230;) et les choeurs très naturels de Rosemary Stone sont justes parfaits. Mais qu&rsquo;on ne se méprenne pas, le texte décrit le quotidien d&rsquo;une famille dysfonctionnelle et n&rsquo;est surtout pas une bluette sexy. Classique absolu!</p>
<p>Un dernier album digne (« Fresh » en 74) avant une série de disques sans intérêt, la débandade du groupe, une descente aux enfers narcotiques avant un retour sur scène au milieu des années 2000, la suite des événements ne fut pas des plus glorieuses pour Sly Stone. Mais sans son apport décisif à la musique black, pas de George Clinton, pas d&rsquo;Earth Wind &amp; Fire, et surtout pas de Prince, qui lui a tout pompé pour former <span class="lG">the</span> Revolution. Alors souvenons nous de Sly Stone !</p>
<p><strong>Mix brésilien (pour le coup totalement réussi&#8230;) :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/MHgSqRFpCoQ?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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