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	<title>DISCO &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #232 : Something Greater, Parcels</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le hot ticket récemment, c’était de se dégoter une place pour le concert release party&#160;du «&#160;DAY / NIGHT&#160;» de Parcels à la Cigale le 5 novembre. Las, les places étaient épuisées dix secondes après l’ouverture à la vente, à se demander si celles-ci n’avaient pas été réservées à six-cents happy few parisiens, mais je m’égare. Le fait est que la campagne de lancement du futur et second album des jeunes Australiens a été jusqu’ici un modèle d’efficacité. J’avais déjà présenté [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Le <em>hot ticket</em> récemment, c’était de se dégoter une place pour le concert <em>release party</em>&nbsp;du «&nbsp;<em>DAY / NIGHT</em>&nbsp;» de <strong>Parcels</strong> à la Cigale le 5 novembre. Las, les places étaient épuisées dix secondes après l’ouverture à la vente, à se demander si celles-ci n’avaient pas été réservées à six-cents <em>happy few</em> parisiens, mais je m’égare. Le fait est que la campagne de lancement du futur et second album des jeunes Australiens a été jusqu’ici un modèle d’efficacité.</p>



<p>J’avais déjà présenté le groupe avec un extrait de leur premier album, le délicieusement disco funky <em>Lightenup</em> (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-164-lightenup-parcels/">SOTW #164</a>). Parcels ont ensuite massivement tourné, ce qui a permis aux cinq musiciens de développer leur impeccable cohésion instrumentale. Pour les avoir applaudis en décembre 2019 à Lausanne, je ne peux que louer ces jeunes gens, impressionnants instrumentistes et chanteurs qui savent conserver malgré tout une authentique fraîcheur. Ils ont ensuite, comme tout le monde, dû affronter la pandémie et les confinements. D’abord à Berlin où ils s’étaient installés pour devenir professionnels. Ils ont profité d’un premier déconfinement pour enregistrer un album dans les conditions du live dans les légendaires studios Hansa (où Bowie avait enregistré « <em>Heroes</em> »…). Ils revisitent dans « <em>Live Vol. 1</em> » leur répertoire, du premier EP (l’excellent « <em>Hideout</em> ») et leur single composé avec Daft Punk (l’imparable <em>Overnight</em>) à l’album « <em>Parcels</em> ». Ce condensé de pop disco-funk épicé à l’electro et au soft rock se teinte dans ces versions de touches jazz et prog qui ne sonnent jamais vaines ou prétentieuses, mais laissent entrevoir, une fois ce chapitre clos, vers quoi le groupe pourrait évoluer. Puis les cinq garçons sont retournés dans leur Australie natale pour se ressourcer et commencer à envisager la suite.</p>



<p>De retour en Europe, Parcels se sont enfermés dans le décidément très côté studio de la Frette à côté de Paris pour enregistrer un deuxième album, secondés par James Ford (Arctic Monkeys, Shame…) aux manettes et Owen Pallett, le génial arrangeur de cordes des Last Shadow Puppets et d’Arcade Fire. «&nbsp;<em>DAY / NIGHT&nbsp;</em>» sera un double album, contenant dix-neuf morceaux et proposant, comme son titre le laisse supposer, deux ambiances. Depuis quelques mois, des titres de l’album sont dévoilés (cinq à ce jour), créant ainsi un intérêt grandissant chez le public, qui devrait selon toute logique se jeter sur l’album le jour de sa sortie (la campagne de promotion du nouveau Damon Albarn a suivi la même recette). Les trois premiers morceaux sont pop, dansants et solaires. <em>Free</em>, <em>Comingback</em> et <em>Somethinggreater</em> (le groupe conserve sa petite manie calligraphique d’agréger les mots composant leurs titres) sont aussi euphorisants que sophistiqués. L’étrange et planant <em>Shadow</em> allie orchestrations dramatiques et incantations chorales, <em>The worstthing</em> déroule un groove sur vérins et une mélodie qui n’auraient pas déparé sur le «&nbsp;<em>Random Access Memories</em>&nbsp;» de Daft Punk, encore eux. Le grain ainsi donné à moudre annonce une oeuvre aussi excitante qu’intrigante, et je n’en attends pas moins de la part de Parcels. L’hymne évident, pour autant, reste <strong><em>Somethinggreater</em></strong>. Amenée par le bassiste aux boucles blondes Noah Hill, lequel assure ici le chant principal, cette chanson aurait suscité l’enthousiasme unanime du groupe. La musicalité est ici remarquable, de la batterie souple et stylée à la basse über-groovy, des guitares cristallines aux accents de cordes et de claviers, chirurgicalement bien placés. Le refrain est parfaitement évident à reprendre en chœur, quant aux chœurs, ils sont divins, savants et d’une absolue justesse. Le professionnalisme de ces <em>poster boys</em> m’hallucine, d’autant plus que leur candeur reste intacte, et c’est cela qui pourrait le mieux définir le style Parcels, classique mais personnel, vintage mais moderne (même si les éléments electro semblent avoir disparu au profit d’une approche plus volontiers acoustique et chaleureuse), intemporel et universel évidemment. M’est avis que leur musique n’a pas fini de nous accompagner. Et on espère ardemment les retrouver sur un festival cet été ou dans une salle près de chez nous…</p>



<h4 class="wp-block-heading">Live au studio de la Frette :</h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #211: SIMULATION, ROÍSÍN MURPHY</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 07:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[CLUB MUSIC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le monde de la nuit va de Charybde en Scylla, que les injonctions nous interdisant de nous rassembler et de faire la fête pleuvent sur nos habits de lumière, il faut être sacrément culottée pour oser sortir un album destiné au dancefloor (et à ses adeptes). Et culottée, Roísín Murphy l&#8217;est assurément. La diva irlandaise qu&#8217;on avait connue à la fin des 90&#8217;s au sein du duo dance pop Moloko se place fièrement sous la boule à facettes [&#8230;]</p>
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<p>Alors que le monde de la nuit va de Charybde en Scylla, que les injonctions nous interdisant de nous rassembler et de faire la fête pleuvent sur nos habits de lumière, il faut être sacrément culottée pour oser sortir un album destiné au dancefloor (et à ses adeptes). Et culottée, <strong>Roísín Murphy</strong> l&rsquo;est assurément. La diva irlandaise qu&rsquo;on avait connue à la fin des 90&rsquo;s au sein du duo dance pop Moloko se place fièrement sous la boule à facettes avec « Roísín Machine », manifeste de disco contemporaine absolument irrésistible et intelligent et c&rsquo;est une réussite totale. </p>



<p>Au début du millénaire, quand la club culture battait son plein, nous sommes nombreux à avoir dansé sur « <em>Sing It Back »</em>, banger pop house de très bonne facture signé Moloko, duo formé par Mark Brydon et Roísín Murphy, laquelle se démarquait du lot des vocalistes du genre grâce à une voix profonde et ne répondant pas au canon soul gospel, une interprétation théâtrale volontiers impertinente et un jeu de scène et des tenues pour le moins excentriques dont les paillettes étaient bien plus glam rock que disco. Une personnalité aussi ironique que « larger than life » pour résumer le tout. On a vibré plus encore sur « <em>The Time Is Now »</em>, pop « balearic » avec guitare flamenco et tempo suspendu, beau comme un coucher de soleil sur Ibiza. Le duo couple séparé, sa partie féminine a cultivé sa personnalité excentrique à souhait en approfondissant ses obsessions musicales et en étant souvent là où on ne l&rsquo;attend pas (comme réalisatrice du clip décalé, burlesque et gore de Fat White Family « Tastes Good With The Money », par exemple).</p>



<p>Une chose est pourtant sûre, c&rsquo;est que ses meilleures chansons en solo n&rsquo;étaient éditées que sous forme de 12-inch (ou maxi chez nous). « <em>Roísín Machine</em> » prend donc acte de ce constat et se présente comme un DJ mix, enchaînant des chansons qui prennent le temps de se développer au delà, voire très au delà des quatre minutes réglementaires. Concocté avec Parrot, légendaire DJ de Sheffield, connu pour avoir mêlé la techno indus psychédélique du Nord de l&rsquo;Angleterre et le groove funky et rigoureux de la house de Chicago, l&rsquo;album a un son fantastique et des rythmiques implacables mais nuancées qui ne volent jamais la vedette à la voix et l&rsquo;interprétation de la chanteuse. « <strong>Simulation</strong> » ouvre le bal avec un tapis de cordes ou résonne la voix parlée de Roísín qui scande « <em>I feel my story is still untold, but I&rsquo;ll make my own happy ending »</em> (j&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon histoire n&rsquo;a encore été racontée, mais je créerai mon propre happy end). Une intro de comédie musicale en technicolor où s&rsquo;insinuent des soupirs extatiques, une basse synthé insistante, puis un tempo purement dancefloor, 4/4 avec grosse caisse surpuissante et cymbales charleston au son altéré à contretemps qui met tout le monde d&rsquo;accord. « <em>This is a simulation, this is for demonstration »</em>. Comme souvent dans le disco, les paroles sont des slogans qui transforment la grise réalité en monde merveilleux ou des déclarations d&rsquo;« enpowerment » et c&rsquo;est pour cela que cette musique a résonné si fort et résonne toujours au sein des minorités, chez les gays en particulier. Mais ici, tout n&rsquo;est que simulation et l&rsquo;artiste n&rsquo;entend pas laisser quiconque dupe. En revanche, l&rsquo;intensité musicale et rythmique, en particulier après le break aérien du pont fera lever les bras de tous les danseurs, d&rsquo;autant plus que la ligne de basse est calquée sur celle d&rsquo;« Around The World » de Daft Punk et c&rsquo;est ultra-efficace. Huit minutes trente, ça peut paraître long, mais l&rsquo;architecture de « Simulation » ne laisse pas s&rsquo;installer la lassitude, et ceci jusqu&rsquo;au final extatique. </p>



<p>N&rsquo;importe quel DJ pousserait alors le bouchon plus loin&#8230; Avec malice, Roísín Murphy enchaîne avec « Kingdom Of Ends », morceau flottant sans batterie mais avec un rythme sous-jacent qui pulse sans jamais exploser, créant une tension rampante que libère « Something More » , hymne disco pop qui devrait rallier tout le monde et qui réussit la prouesse de mêler une instrumentation exigeante et une mélodie très accrocheuse que Sophie Ellis-Baxtor ou Kylie Minogue aurait pu chanter. Soulwax l&rsquo;a déjà remixé&#8230; Toutes les nuances de la dance music d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont représentées dans « Roísín Machine », de la nu disco à la hi-energy (« Jealousy »), les bangers sont enchaînés à des morceaux plus retenus, tout cela pour qu&rsquo;on danse sur de la house music dans le vrai sens du terme, soit de la musique jouée à la maison&#8230;</p>
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		<title>Dancefloor classics #7: J&#8217;aime regarder les filles, Patrick Coutin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Aug 2019 07:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[DISCO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une batterie sèche scandant un rythme métronomique avec coups sur le rimshot, &#160;une ligne de basse très en avant tout aussi roborative, des riffs de guitare acoustique à la Eddie Cochran, de furieuses explosions de guitares twang dégoulinantes de trémolo, comme si le punk s’était téléporté dans les années cinquante, des choeurs yéyé, et cette voix virile à la diction cool égrenant un texte laconique dont on est certain qu’il a été écrit au premier degré. Et c’est parti pour [&#8230;]</p>
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<p>Une batterie sèche scandant un rythme métronomique avec coups sur le rimshot, &nbsp;une ligne de basse très en avant tout aussi roborative, des riffs de guitare acoustique à la Eddie Cochran, de furieuses explosions de guitares twang dégoulinantes de trémolo, comme si le punk s’était téléporté dans les années cinquante, des choeurs yéyé, et cette voix virile à la diction cool égrenant un texte laconique dont on est certain qu’il a été écrit au premier degré. Et c’est parti pour cinq minutes suspendues qui tapent autant dans le mille qu’elle le faisaient en cet été 1981, quand « <strong>J’aime regarder les filles</strong> » régnait sans partage sur les ondes françaises (et belges…). Avec de telles guitares aussi bruitistes que débridées, osons le dire, punk, c&rsquo;est un miracle en soi que le grand public ait validé une telle proposition.</p>



<p>Exemple très rare d&rsquo;énorme tube rock en français (on pourrait citer « Gaby Oh Gaby ! » de Bashung comme autre exception), « J’aime regarder les filles » est un OVNI surgi de nulle part. Ou plutôt émanant d’un parfait inconnu qui ne faisait pas partie du sérail de la variété française. <strong>Patrick Coutin</strong>, au contraire, était journaliste musical et écrivait encore pour « Rock n’Folk » quand la chanson fut éditée. Ce trentenaire ironique était bien entendu loin d’imaginer l&rsquo;onde de choc qu’allait provoquer sa petite chanson, tellement immense qu’elle a quasiment occulté le reste de sa carrière musicale, toujours active en 2019.&nbsp;</p>



<p>Au début des années quatre-vingt, les boîtes de nuit (on ne disait pas club, on allait en boîte&#8230;) commençaient à supplanter d&rsquo;une façon irrémédiable les bals montés dans la France provinciale. Le look blouson noir des années soixante avait été décliné en celui du pseudo et gentil loubard tout de jean vêtu, dégaine à la Renaud très largement majoritaire chez les jeunes non branchés; les filles, après des années de contrition imposée par le look baba s&rsquo;habillaient de nouveau sexy, forçaient le maquillage et cette proposition à la fois populaire et rock tombait à point, parfaitement inscrite dans le zeitgeist, celui d&rsquo;une new-wave nostalgique d&rsquo;un âge d&rsquo;or qu&rsquo;aurait représenté le rock des origines. La chanson réunit avec brio et sans doute de façon inconsciente tous ces éléments.&nbsp;</p>



<p>Coutin (dont le prénom était alors occulté) raconte avoir écrit cette chanson en condition&#8230; En glandant, légèrement pété sur une plage et ne faisant rien d&rsquo;autre qu&rsquo;observer avec extase le ballet des filles en maillot. A l&rsquo;époque de #MeToo, on peut se demander si un tel succès serait aujourd&rsquo;hui possible sans déchaînement médiatique, tant il est vrai qu&rsquo;on retrouve dans ce single tout le « <em>male gaze</em> » qui anime l&rsquo;excellent film d&rsquo;Abdellatif Kechiche « Mektoub, My Love (Canto Uno) ». Facile alors pour les garçons de hurler les paroles en choeur (d&rsquo;autant plus que la mélodie est minimaliste) et aux filles de faire un numéro sur la piste. « J&rsquo;aime regarder les filles » est la bande-son de ce moment privilégié qu&rsquo;a connu la France profonde, celui d&rsquo;un abandon optimiste et hédoniste, confiant dans un avenir de liberté et enfin en route vers la modernité. L&rsquo;atterrissage sera rude&#8230;</p>



<p>« J&rsquo;aime&#8230; » a été reprise un nombre incalculable de fois. Par des garçons, des filles, des lesbiennes et des gays. Elle a été déclinée (avec humour et pertinence) en « J&rsquo;aime regarder les mecs », comme par ce groupe Polyester que 2 Many DJ&rsquo;s mixe dans son fameux « As Heard On Radio Soulwax Vol. 2 ». Il y a deux ans, le jeune groupe rock Mustang s&rsquo;y est collé avec un certain bonheur. Bertrand Belin aussi, de sa façon laconique. Pourtant cette chanson n&rsquo;a pas de mélodie mémorable, c&rsquo;est un pur ostinato sans refrain, il est difficile d&rsquo;arranger cette chanson sur un autre rythme, dans un autre genre. Ce qui n&#8217;empêche pas une efficacité maximale et la version originale, en version longue s&rsquo;il vous plaît, reste incomparable.</p>



<p>Je ne manque jamais de passer cette chanson lors d&rsquo;un DJ set et à chaque fois, c&rsquo;est un carton sur la piste. Certes, je l&rsquo;avais solidement ancrée dans un coin de ma tête, ayant connu en live son règne à la radio et dans les discothèques. Mais c&rsquo;est en voyant l&rsquo;excellent film de Felix Van Groeningen, « Belgica » (dont l&rsquo;extraordinaire B.O. est signée par, encore eux, Soulwax) que j&rsquo;ai saisi l&rsquo;évidente puissance festive de « J&rsquo;aime regarder les filles ». Dans ce bar gantois où se déroule l&rsquo;intrigue, un jeune rocker qui mixe joue cette chanson et met le feu. Cette scène est tellement joyeuse, excitante, hédoniste qu&rsquo;on donnerait tout ce qu&rsquo;on a pour en être&#8230; N&rsquo;est-ce pas le graal recherché par n&rsquo;importe quel DJ ?</p>
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		<title>Dancefloor Classics #6 : I Feel Love, Donna Summer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 08:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>In the beginning, I wanted to do an album with the sound of the 50s, the sound of the 60s, of the 70s and then have a sound of the future and I said: «&#160;Wait a second, I know the synthesizer, why don’t I use the synthesizer, which is the sound of the future&#160;»And I didn’t have any idea what to do but I knew I needed a click so we put a click on the 24 track which was [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p><em>In the beginning, I wanted to do an album with the sound of the 50s, the sound of the 60s, of the 70s and then have a sound of the future and I said: «&nbsp;Wait a second, I know the synthesizer, why don’t I use the synthesizer, which is the sound of the future&nbsp;»<br>And I didn’t have any idea what to do but I knew I needed a click so we put a click on the 24 track which was then synched to the Moog Modular. I knew that it could be a sound of the future but I didn’t realise how much the impact it would be.&nbsp;&nbsp;</em>«&nbsp;Giorgio By Moroder&nbsp;», Daft Punk, 2013</p>



<p><strong>Donna Summer</strong>, née Andrea et dite LaDonna Gaines à Boston, fille de classe moyenne d’un père devenu prédicateur, formée au Gospel et possédant une voix puissante et un timbre agréable et nuancé galérait pour vivre son rêve de devenir chanteuse professionnelle. Elle profite d’une tournée en Europe avec la comédie musicale&nbsp;<em>Hair</em>où elle tenait un petit rôle pour rester à Vienne, où elle est embauchée dans des spectacles musicaux comme&nbsp;<em>Porgy and Bess</em>&nbsp;ou&nbsp;<em>Showboat</em>. Elle épouse un acteur autrichien dont elle prend le nom, Sommer et court le cachet comme choriste de studio.&nbsp;</p>



<p>Giorgio Moroder est un musicien originaire d’Urtijëi dans le Sud Tyrol, cette partie de l’Autriche cédée à l’Italie après la première guerre mondiale, sa langue maternelle est le ladin (langue rhéto-romane proche du romanche, circonscrite à certaines vallées alpines), c’est dire qu’il ne se destinait pas à une carrière musicale internationale. C’était pourtant son rêve le plus cher, et il commença à chanter ses chansons dans les discothèques en Allemagne à la fin des années soixante, réussissant ainsi à connaître de petits succès avec des chansonnettes bubblegum comme «&nbsp;Looky Looky&nbsp;» (qu’on entendait aussi en France au tout début des 70’s). Il s’associe avec l’expatrié britannique Pete Bellotte, lequel mangeait de la vache enragée en Allemagne en tant que musicien dans des clubs mal famés. Ensemble, sous le nom de Chicory Tip, ils décrochent un tube avec l’ineffable «&nbsp;Son Of My Father&nbsp;» en 1972, succès qui scella leur partenariat créatif, Bellotte se chargeant des textes et des mélodies, Moroder des musiques et de la production. C’est Bellotte qui remarqua la voix fantastique de la jeune Américaine, lui fit enregistrer une demo suffisamment convaincante pour que le trio ainsi formé décroche un contrat et entame une collaboration qui durera une dizaine d’années. Bellotte change également une lettre du nom de Donna Sommer pour que son nom d’artiste sonne plus international. Donna Summer était née.</p>



<figure class="wp-block-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1008" height="672" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2019/03/Summer-Moroder.png" alt="" class="wp-image-5899" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2019/03/Summer-Moroder.png 1008w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2019/03/Summer-Moroder-300x200.png 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2019/03/Summer-Moroder-360x240.png 360w" sizes="(max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<p>Elle décroche un énorme tube avec la chanson fleuve « Love To Love You Baby », créée à Munich en 1975, langoureuse pièce musicale de disco soul psychédélique avec groove louche et cascades de violons… Et râles et soupirs suffisamment évocateurs pendant dix-sept minutes pour que Donna Summer soit baptisée « The Queen of Sex ». Le succès est mondial, et pas seulement dans les clubs échangistes ! Le pré-ado que j’étais avait même le 45 tours Atlantic Records de la version courte de « Love To Love You Baby », cela laisse d’ailleurs rêveur de réaliser que ces orgasmes simulés en musique étaient matraqués sans aucun problème par les radios, ce qui serait absolument impensable aujourd’hui. Les albums de Donna Summer qui à l’époque s’enchaînaient à une vitesse inimaginable aujourd’hui se succèdent, tous présentant une disco luxuriante parfaitement exécutée et interprétée mais rien ne laissait présager le bond dans le futur comme celui qui survint en juin 1977 sous la forme de « <strong>I Feel Love</strong>» . Pete Bellotte avait pour l’album « I Remember Yesterday » imaginé un concept, celui de représenter musicalement chaque décennie à l’aide d’une chanson incarnée par Donna Summer. Ainsi, la chanson titre est un disco swing qui évoque les big bands jazz des années 40, la suivante « Love’s Unkind » est une version disco du doo-wop de girl band des années 50, la troisième est une fantaisie soul très sixties qui n’est pas sans rappeler les Supremes, « Black Lady » est du funk dur façon Labelle, « Take Me » du disco comme on le faisait en 1976, etc. Et arrive en fin d’album ce que Bellotte et Moroder ont envisagé comme « son du futur », et c’est une énorme claque parfaitement inattendue.</p>



<p>Tony Visconti, producteur de David Bowie à la même période se souvient que Brian Eno était arrivé pantelant aux studios Hansa à Berlin où ils enregistraient l’album « Heroes », album qui rappelons-le avait la prétention – accomplie, et comment – d’inventer de nouvelles méthodes pour écrire des chansons, brandissant le single de « I Feel Love » en disant à la cantonade, surexcité, « <em>This is it, look no further, this single is going to change the sound of club music for the next 15 years</em> » (« Ça y est, ne cherchez pas plus loin, ce single va changer le son de la musique de danse pour les quinze années à venir »). Comme souvent, l’oracle et stratège Eno ne s’est pas trompé. </p>



<p>En 1977, le public était déjà familier des sons électroniques grâce à Kraftwerk, groupe très populaire dès 1974 et «&nbsp;Autobahn&nbsp;» et ayant collectionné les tubes. Mais ces sons étaient cantonnés à cette musique pop exigeante et conceptuelle, et n’avaient jamais été intégrés dans la disco. Et si Giorgio Moroder parsemait ses chansons de sons générés par des synthétiseurs monophoniques Moog et d’Arpeggiator (ancêtre des séquenceurs), ceux-ci étaient sagement cantonnés à l’arrière plan. Comme l’Italien le raconte à Daft Punk, son idée a été de créer cette chanson à partir des clicks générés par le Moog, puis d’ajouter les effets sonores, la reverb et le delay, avant de placer cette géniale partie de basse synthé séquencée, locomotive groovy et mécanique du morceau, utilisant le studio comme un instrument de musique, préfigurant ainsi tous les travaux des apprentis sorciers electro. Bellotte et Moroder étaient aidés pour cette tâche par des brillants musiciens tels Harold Faltermeyer aux claviers et surtout le batteur Keith Forsey, qui s’acquitte avec une précision absolue et une abnégation forçant le respect de toutes les parties de batterie, élément par élément, le son des clicks électroniques manquant vraiment trop de pêche (il aurait mis un annuaire à la place de son charleston, tapant dessus pour éprouver une sensation de groove, nécessaire à la bonne réalisation de cet exploit). Cette performance déconstruite restera dans les annales. Le châssis musical construit, Donna Summer entre en piste et trouve d’instinct la partie vocale qu’il fallait, un chant éthéré, un souffle angélique tout en voix de tête. Les paroles minimales («&nbsp;<em>Ooh, it’s so good, it’s so good, it’s so good, it’s so good, it so-o-o-o good, ooh, I’m in love, i’m in love, i’m in love, i’m love, i’m i-i-i-n love, ooh, i feel love, i feel love, i feel love, i feel love, i f-e-e-e-l love</em>«&nbsp;), simplissimes, psalmodiées comme dans une mantra, évoquent l’abandon et l’extase (sexuelle? amoureuse? chacun choisira, on sait que la chanteuse était très amoureuse de celui qui sera son guitariste sur scène et qu’elle venait de rencontrer, et donc très inspirée) et semblent venir d’ailleurs, d’une autre planète ou de l’au-delà.&nbsp;</p>



<p>Cet OVNI planant et groovy à la fois, musicalement robotique, vocalement désincarné et sexy précipitera des générations de danseurs sur la piste et préfigure bien des révolutions musicales. En cela, «&nbsp;I Feel Love&nbsp;» est le single le plus important de 1977, l’année punk par excellence, plus encore qu’« Anarchy In The UK » ou qu’« Heroes », pour son influence déterminante sur, comme l’avait prédit Eno, quinze ans de dance music à venir. Ce mélange inédit mais si pertinent entre la musique noire américaine (en gros, le côté répétitif du funk que James Brown a peaufiné jusqu’à l’extrême) et la mötorik Musik allemande développée par Kraftwerk et Neu! a généré un monstre. Après «&nbsp;I Feel Love&nbsp;», plus personne ne pourrait danser comme avant. On allait retrouver ces insistants séquenceurs, ces voix soul ethérées, ces nappes de synthétiseur au coeur de toute l’electro pop, la hi-NRG, la house music, la techno, la trance qui allaient asseoir leur pouvoir sur tous les dancefloors de la galaxie pendant pas moins de deux décennies. La disco soul «&nbsp;traditionnelle&nbsp;» devenait d’un seul coup ringarde, les synthétiseurs devenaient l’instrument incontournable de tout artiste pop qui se respecte et allaient permettre l’avénement de la musique parfois stupidement futuriste des années quatre-vingt. Les gays se sont bien sûr immédiatement emparés du phénomène, faisant de «&nbsp;I Feel Love&nbsp;» un hymne et de Donna Summer une idole, et le remix du DJ culte de la communauté new-yorkaise Patrick Cowley atteint les quinze minutes, histoire de prolonger la transe hypnotique jusqu’à l’extase. On passera en revanche sous silence la grotesque reprise en duo façon cage aux folles commise par les divas Jimmy Sommerville et Marc Almond en 1985. Le trio Bellotte – Moroder – Summer ne fera artistiquement jamais mieux que «&nbsp;I Feel Love&nbsp;», même s’il continuera à enchaîner les tubes.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/5Ocq8UlLuuw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div><figcaption><br></figcaption></figure>



<p>Alors que Beck ou John Frusciante au sein de Red Hot Chili Peppers n&rsquo;ont jamais hésité à citer la chanson pour introduire une de leurs, c&rsquo;est justice de reconnaître le statut totémique qu&rsquo;a toujours « I Feel Love » dans la pop music comme dans la dance culture. Et on peut être certain que lorsque résonnera le fade-in de synthés qui lance la chanson, tout le monde sur le dancefloor bondé aura les bras levés, dans un élan de plaisir quasi-mystique ! </p>
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		<title>SOTW #167 : When You Die, MGMT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Nov 2018 10:00:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>MGMT, duo new-yorkais formé par les deux multi-instrumentistes et chanteurs Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser avait frappé très fort en 2007 à la sortie de son premier album « Oracular Spectacular », qui l&#8217;avait fait remarquer un peu partout dans le monde, ralliant une critique et un public unanimes.  Il faut dire qu&#8217;avec la face A (les cinq premiers morceaux du disque) ils délivraient cinq compositions de première bourre s&#8217;enchaînant de façon magistrale. « Time To Pretend » (la [&#8230;]</p>
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<p><strong>MGMT,</strong> duo new-yorkais formé par les deux multi-instrumentistes et chanteurs Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser avait frappé très fort en 2007 à la sortie de son premier album « Oracular Spectacular », qui l&rsquo;avait fait remarquer un peu partout dans le monde, ralliant une critique et un public unanimes.  Il faut dire qu&rsquo;avec la face A (les cinq premiers morceaux du disque) ils délivraient cinq compositions de première bourre s&rsquo;enchaînant de façon magistrale. « Time To Pretend » (la sarcastique et brillante déclaration d&rsquo;intention), « Weekend Wars » (la perle pop), « The Youth » (la ballade émotionnelle), « Electric Feel » (le hit disco, ma favorite) et le triomphal « Kids », suite royale qui laissait entrevoir un destin phénoménal pour les deux jeunes New-Yorkais quand bien même le reste de l&rsquo;album était plus anecdotique, plus vainement psychédélique. Et c&rsquo;est dans cette veine un peu moins séduisante, sans doute en réaction au succès délirant que les premiers tubes ont connu (« Kids » est devenu un vrai standard electro-pop qui continue à habiller des jingles et des pubs&#8230;) que le duo enregistre un second disque très expérimental et beaucoup plus abscons « Congratulations ». Et trois ans plus tard le franchement indigeste troisième album, titré du nom du groupe. Bref, j&rsquo;avais rangé MGMT dans le rayon des espoirs déçus.</p>



<p>Quelle ne fut donc pas ma surprise en découvrant « Little Dark Age », quatrième effort discographique que j&rsquo;avais emprunté à la médiathèque (histoire de ne pas trop me mouiller j&rsquo;imagine). Fallait-il que le public nombreux au moment du premier album boude ostensiblement MGMT pour que Van Wyngarden et Goldwasser ne se résignent à revenir à la pop? Toujours est-il que cet album est très enthousiasmant. Toutefois, détestant se répéter (on ne leur en voudra pas), MGMT aborde avec « Little Dark Age » le versant synthétique du genre, avec brio, et l&rsquo;album regorge d&rsquo;excellents morceaux, comme cette ouverture « She Works Out Too Much » qui sonne comme un tube mid-eighties aux accords jazzy et aux sons redevables au Prince triomphant. Comme la plupart de l&rsquo;album, les textes traitent de notre époque, des relations et raisonnements phagocytés par les réseaux sociaux et l&rsquo;immédiateté de l&rsquo;information. Le « Little » laisse heureusement penser que cette sombre période ne saurait durer&#8230; En attendant, la chanson éponyme a des atours très gothiques qui évoquent the Cure.  Celle qui nous intéresse, « <strong>When You Die</strong> », est une chanson très étrange. La mélodie est imparable, très addictive, les arrangements charmants mais les paroles sont d&rsquo;une terrible noirceur, retranscrivant les propos d&rsquo;un hater qui souhaite ardemment la mort de quelqu&rsquo;un&#8230; « Go Fuck Yourself » clame t-il et c&rsquo;est probablement ce que le public reprendra en choeur&#8230; Illustration du concept de l&rsquo;album, « When You Die » est pourtant une chanson quasi-parfaite. Une envoutante mélodie sinisante (guitare hawaïenne ? claviers ?) nous emmène vers le couplet. Cet orientalisme d&rsquo;opérette n&rsquo;est pas le seul clin d&rsquo;oeil au « China Girl » de Bowie, le tempo enlevé et swinguant lui est aussi redevable. Cependant, c&rsquo;est dans la structure du morceau que transparait l&rsquo;esprit joueur et la folie de MGMT. Une intro, un couplet, un pont instrumental chamarré avec guitares sinueuses, un autre couplet, puis le seul refrain de la chanson, long et planant, qui accueille les douces voix des « guests » Connan Mockasin, Ariel Pink et&#8230; notre gloire nationale Sébastien Tellier, dont on entend le rire moqueur, qui ramène à la noirceur du propos avant un dernier couplet et un long ad-lib très musical. De la belle ouvrage digne d&rsquo;un talent bien vivace et toujours pertinent.</p>



<p>Le reste de « Little Dark Age » est tout aussi réussi, comme la ritournelle electro-pop « Me &amp; Michael » qu&rsquo;on jurerait sortie d&rsquo;un disque d&rsquo;OMD ou de Human League, le presque calypso et chaloupé « TSLAMP » (Time Spent Looking At My Phone), le mid-tempo crépusculaire « James » ou « Hand It Over » la magnifique chanson finale, la seule d&rsquo;ailleurs à nous replonger avec délice dans les ambiances psychédéliques et coucher de soleil du premier album de MGMT. </p>








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		<title>SOTW #156 : Slow Disco/Fast Slow Disco, St Vincent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jun 2018 09:00:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fast Slow Disco (nouvelle version Juin 2018) ci-dessus. Slow Disco (version de l&#8217;album « MASSEDUCTION », 2017) : Annie Clark, artiste connue sous le pseudonyme de St Vincent, a sorti en 2017 l&#8217;un des meilleurs albums de l&#8217;année avec « MASSEDUCTION », où l&#8217;auteure-compositrice texane a allié avec une efficacité maximale son sens de la pop et ses envies d&#8217;expérimentation. Varié mais cohérent, doté d&#8217;une suite de morceaux brillants (« Pills » avait été la SOTW #132) et au final [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Fast Slow Disco (nouvelle version Juin 2018) ci-dessus.</strong></h4>
<h4></h4>
<h4>Slow Disco (version de l&rsquo;album « MASSEDUCTION », 2017) :</h4>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/Z1Y5P-T0orY?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Annie Clark, artiste connue sous le pseudonyme de <strong>St Vincent</strong>, a sorti en 2017 l&rsquo;un des meilleurs albums de l&rsquo;année avec « MASSEDUCTION », où l&rsquo;auteure-compositrice texane a allié avec une efficacité maximale son sens de la pop et ses envies d&rsquo;expérimentation. Varié mais cohérent, doté d&rsquo;une suite de morceaux brillants (« Pills » avait été la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-132-pills-st-vincent/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #132</a>) et au final très long en bouche, « MASSEDUCTION » m&rsquo;accompagne depuis sa sortie en octobre 2017 et est devenu l&rsquo;un de mes disques de chevet. L&rsquo;avant dernier morceau, « <strong>Slow Disco</strong> » surprenait l&rsquo;auditeur par sa grande douceur, sa mélancolie élégiaque, son arrangement très nu où la superbe voix d&rsquo;Annie Clark est accompagnée d&rsquo;un seul quatuor à cordes. « Slow Disco » est une chanson de départ, celle qu&rsquo;elle chante à un-e amant-e qu&rsquo;elle va quitter (« <em>Slip my hand from your hand, leave you dancing with a ghost</em> » (laissant ta main glisser de la mienne et danser avec un fantôme »). Moment suspendu et tire-larmes dans « MASSEDUCTION », « Slow Disco » allait pourtant connaître une nouvelle vie.</p>
<p>En effet, Annie Clark a déclaré avoir senti que cette chanson pouvait revêtir différents atours et donc décidé de muscler son propos en en proposant une version dance pop assez dark, où les séquenceurs à la Giorgio Moroder vous poussent sur le dancefloor, pour un résultat plus que convaincant qui évoque une certaine période de Depeche Mode (celle, impériale, de « Violator »). Cette ambiance new wave est toutefois considérablement boostée par les lointaines vocalises d&rsquo;une anonyme diva house et par un refrain vigoureusement souligné par un choeur à l&rsquo;unisson. La coda nous replonge cependant dans la mélancolie de la version musique de chambre, grâce à ce déchirant leitmotiv vocal (la voix de l&rsquo;amant-e ?) psalmodiant « <em>Don&rsquo;t leave me to slow dance to death</em> » (en gros, ne me laisse m&rsquo;éteindre en dansant lentement). « Fast Slow Disco » regroupe tout ce qui fait le piquant du style de St Vincent, une séduction à la fois frontale et ironique, une autorité incontestable, une envolée mélancolique frôlant le lyrisme, les séquenceurs emballant l&rsquo;affaire.</p>
<p>Comme souvent avec Annie Clark, le côté visuel n&rsquo;est jamais laissé au hasard. Quoi de plus pertinent, alors, que cette vidéo où on la voit danser au beau milieu d&rsquo;une foule de gays cuir dans un club où les corps se frôlent (et bien davantage) en une bacchanale interlope. Plus « Sense 8 » que « Cruising » (heureusement), cette scène d&rsquo;orgie où St Vincent slamme sur les corps en sueur replace le nouveau lifting electro disco de la chanson dans le milieu qui a grandement popularisé ce style musical, dès la fin des 70&rsquo;s et le « I Feel Love » de Donna Summer. Car c&rsquo;est dans les boîtes gay que les DJs et les clubbers ont compris l&rsquo;immense attrait dansant et sexuel de ce genre musical, majeur quoiqu&rsquo;on en pense.</p>
<h4><strong>Live BBC Later&#8230; at Jools Holland :</strong></h4>
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		<title>Dancefloor Classics #4: George McCrae « Rock Your Baby »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2018 10:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[DISCO]]></category>
		<category><![CDATA[GEORGE MCCRAE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A ma soirée de réveillon lors de laquelle j&#8217;aurai passé pas mal de temps à virevolter sur la piste, j&#8217;ai eu l&#8217;immense plaisir d&#8217;onduler sur le splendide « Rock Your Baby« , seul véritable hit du chanteur soul George McCrae. Quelqu&#8217;un avait eu la très bonne idée de glisser cette pépite (et pour moi vraie madeleine) en version « extended » dans sa playlist, je ne sais pas qui c&#8217;est, mais qu&#8217;il (qu&#8217;elle) en soit loué(e). Cette chanson, hit mondial, a aussi rencontré un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A ma soirée de réveillon lors de laquelle j&rsquo;aurai passé pas mal de temps à virevolter sur la piste, j&rsquo;ai eu l&rsquo;immense plaisir d&rsquo;onduler sur le splendide « <strong>Rock Your Baby</strong>« , seul véritable hit du chanteur soul <strong>George McCrae</strong>. Quelqu&rsquo;un avait eu la très bonne idée de glisser cette pépite (et pour moi vraie madeleine) en version « extended » dans sa playlist, je ne sais pas qui c&rsquo;est, mais qu&rsquo;il (qu&rsquo;elle) en soit loué(e).</p>
<p>Cette chanson, hit mondial, a aussi rencontré un grand succès en France, et, matraquée à la radio, a rythmé mon été 74 et donc ma pré-adolescence. « Rock Your Baby » me plaisait infiniment et, aux côtés d&rsquo;autres tubes du style, a été sans nul doute à l&rsquo;origine de mon goût très prononcé et toujours vivace pour la musique qui fait danser avec des étoiles dans les yeux. Avec du recul, il est clair que « Rock Your Baby » appartient à ce genre de soul funk aux arrangements sophistiqués qui se transformera en ce tsunami que fut la disco dès l&rsquo;année 1976. Aux côtés du « Soul Train » des O-Jay&rsquo;s, du « Rock the Boat » de Hues Corporation, du « Jive Talkin » des Bee Gees et aussi du « Young Americans » de Bowie, c&rsquo;est toute cette genèse proto-disco que j&rsquo;évoque à travers « Rock Your Baby », genre remis à l&rsquo;honneur récemment et avec brio par the Last Shadow Puppets.</p>
<p>Comme bien des tubes de ce calibre, « Rock Your Baby » est née d&rsquo;un hasard. Cette chanson a été composée et réalisée par deux membres du fameux big-band disco multi-platiné KC &amp; The Sunshine Band (« That&rsquo;s the Way I Like It »), Harry Wayne Casey (KC, c&rsquo;est lui) et Richard Finch, et la piste musicale en est la démo, couchée sur bande en à peine quarante-cinq minutes par les deux musiciens et leur guitariste Jerome Smith. D&rsquo;où la présence de cette boîte-à-rythmes alors totalement inhabituelle, en principe utilisée que pour les versions de travail et qui aurait dû être remplacée par une vraie batterie. La chanteuse à qui aurait dû échoir l&rsquo;interprétation étant en retard, c&rsquo;est leur pote George McCrae présent dans ce studio, qui, doté d&rsquo;un falsetto naturel très convaincant s&rsquo;acquittera brillamment de la tâche. Le reste appartient à l&rsquo;histoire.</p>
<p>Un groove lascif et enveloppant généré par une antique machine à rythmes Roland, une mélodie céleste au vibraphone, une basse presque latine (on est en Floride, Cuba n&rsquo;est pas loin&#8230;) et surtout cette fantastique ligne de guitare rythmique, parfaitement sensuelle et solaire suffisent à donner à la chanson sa spécificité, il aurait été inutile d&rsquo;en rajouter et les producteurs ont eu l&rsquo;intelligence de ne pas empiler des cordes ou des cuivres sur ce canevas qui s&rsquo;autosuffit et permet à la voix angélique de McCrae de s&rsquo;élever vers la stratosphère. Le tempo médium autorisant aux danseurs de le faire à deux. « <em>Woman, take me in your arms, rock your baby</em>« , le message ne saurait être plus clair, c&rsquo;est d&rsquo;amour sensuel qu&rsquo;il s&rsquo;agit. Ce classique inaltérable a très largement dépassé le public disco et soul, inspirant entre autres (les auteurs l&rsquo;ont confessé) le « Whatever Gets You Thru The Night » de John Lennon ou le « Dancing Queen » d&rsquo;ABBA. Et, j&rsquo;ai testé pour vous, danser tout en douceur sur « Rock Your Baby » est aussi vital en 2018 qu&rsquo;en 1974 !</p>
<p><strong>Extended version :</strong></p>
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		<title>Dancefloor Classics #1: « One More Time » de Daft Punk</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Aug 2017 10:20:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DANCEFLOOR CLASSICS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[DAFT PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[DISCO]]></category>
		<category><![CDATA[ELECTRO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« One more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&#8217;t stop the dancing, one more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&#8217;t stop the dancing, one more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&#8217;t stop the dancing, one more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&#8217;t stop the dancing, one more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&#8217;t stop the dancing, one more time, we&#8217;re gonna celebrate, oh yeah, all right, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« One more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, we&rsquo;re gonna celebrate, oh yeah, all right, don&rsquo;t stop the dancing, one more time, you know I&rsquo;m just feelin&rsquo; celebration, tonight, celebrate, don&rsquo;t wait, too late, we don&rsquo;t stop, you can&rsquo;t stop, we&rsquo;re gonna celebrate, one more time, one more time, one more time, a celebration, you know we&rsquo;re gonna do it right, tonight, just feeling, music&rsquo;s got me feeling the need, we&rsquo;re gonna celebrate, one more time, celebrate and dance so free, music&rsquo;s got me feeling so free, celebrate and dance so free, one more time, music&rsquo;s got me feeling so free, we&rsquo;re gonna celebrate, celebrate and dance so free, one more time. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est plus un texte, c’est une mantra. Elle est psalmodiée par une voix trafiquée à l’AutoTune, celle de feu le chanteur de house américain Romanthony, auteur de ces paroles immarcescibles. Elle se pose sur un riff de cuivres issu d’un quelconque disque de funk 70’s, lequel a été ralenti et dont le son a été considérablement altéré. Comme ça, sur le papier, qui eût cru qu’on tenait avec ces quelques éléments reliés entre eux par un « four to the floor » (on peut dire 4/4) massif la meilleure chanson à danser de tous les temps ? Peu de gens en 2001, à priori, tel le rédac chef de Pitchfork (le site de critique musicale le plus branché et l’un des plus influents) qui regrettait de ne pas avoir pris assez d’ecstasy ou de tranquillisants pour chevaux avant de s’infliger une telle purge laveuse de cerveau. Comme il se trompait !</p>
<p style="text-align: justify;">La puissance de « One More Time », premier single du très attendu second album de Daft Punk, quatre ans après la bombe « Homework » et postérieur à la mutation du duo français en robots, je l’ai prise en pleine poire une nouvelle fois lors du mariage de mes amis et contributeurs zélés à la Culture de l’Ecran, Mélanie et Jon. Les mariés sont arrivés dans la salle de réception, illuminée par une myriade de cierges magiques sur cette chanson. La sensation de bonheur partagé que ce moment a suscité restera dans les annales. Ce fut tout simplement magique, mieux, cela permit de relier entre eux tous les participants de la soirée, en une allégresse participative bienfaisante. Rien que ça, et je prends garde à ne pas exagérer.</p>
<p style="text-align: justify;">5 minutes et 21 secondes qui révèlent toutefois une construction peu banale qui aurait tout pour faire fuir les danseurs. 2’20 après la dynamique pulsation disco de l’intro à 123 bpm, idéale pour propulser n’importe qui sur le dancefloor arrive un break méditatif sans beat qui durera… une minute et demie. Une éternité sans percussion mais avec nappes synthétiques planantes rendant la voix intime et enveloppante, d’une vibrante sensibilité. Les Daft se paient même le luxe de la fausse piste avec l’introduction d’un tambourin sur 24 mesures qui n’ouvrira pas sur le retour de la batterie, mais s’éteindra. Quand enfin revient le sample de cuivres, tel les trompettes de Jéricho, l’effet est garanti. Toute personne normalement constituée ne peut alors que sauter en l’air, lever les bras au ciel et connaître l’extase que seule la dance music peut procurer.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cette réelle exultation ne saurait occulter la nostalgie tenace qu’exsude « One More Time ». On danse des étoiles plein les yeux, en communion avec l’humanité, et une petite voix nous susurre que ce sera la dernière fois, que cette insouciance hédoniste et communautaire ne saurait durer et qu’après cette extase, on ne pourra que retomber dans la grisaille de la vie « normale », individualiste et matérialiste. Alors on remettra le diamant au début de la première plage de « Discovery », une fois de plus.</p>
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