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	<title>CALIFORNIE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>CALIFORNIE &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #204 : Alive, Hanni El Khatib</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 07:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[CALIFORNIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brothers and sisters, une chose est sûre. Le confinement ne sied pas à l’activité intellectuelle, et moins encore à tout ce qui relève du créatif. J’avais imaginé entre-autres, au début de cette période de merde (désolé, je n’ai pas d’autre mot), de rédiger chronique après chronique pour la Culture de l’Ecran. J’ai dû revoir très vite mes ambitions à la baisse. Pas que je n’aie pas écouté de musique, bien au contraire j’ai eu tout le loisir de revisiter in [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Brothers and sisters, une chose est sûre. Le confinement ne sied pas à l’activité intellectuelle, et moins encore à tout ce qui relève du créatif. J’avais imaginé entre-autres, au début de cette période de merde (désolé, je n’ai pas d’autre mot), de rédiger chronique après chronique pour la Culture de l’Ecran. J’ai dû revoir très vite mes ambitions à la baisse. Pas que je n’aie pas écouté de musique, bien au contraire j’ai eu tout le loisir de revisiter in extenso mon patrimoine de fan (Talking Heads, Christine &amp; the Queens et Otis Redding m’auront bien accompagné) et de creuser plus profondément dans des oeuvres que je méconnaissais (au hasard, celles de Christophe, d’Harry Nilsson ou de French 79, j’y reviendrai). J’ai aussi découvert de bien belles nouveautés, et c’est ce qui m’a toujours et avant tout ému et animé.</p>



<p>Comme ce nouveau single d’<strong>Hanni El Khatib</strong> envoyé en éclaireur d’un cinquième et nouvel album  « <em>FLIGHT</em> », qui sort aujourd’hui même. « <strong>ALIVE</strong> » a un titre parfaitement en contradiction avec la morosité ambiante, gueule sa rage de vivre face à la crise. Cette chanson a bien sûr été composée avant que le virus ne se répande mais sa date de sortie n’aurait pas pu être mieux programmée… Je vous avais présenté ce musicien californien avec « Moonlight » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-47-moonlight-hanni-el-khatib/">SOTW #47</a>), extrait de l’album éponyme sorti en 2015. D’ascendance palestinienne et philippine, le San-Franciscain de trente-huit ans, skateboarder féru de surf music, de blues, de soul et de rock 60’s a d’abord été designer pour des vêtements streetwear et skate avant de diriger toute son énergie vers la musique. Guitariste et pianiste accompli, il crève l’écran dès « <em>Will The Guns Come Out</em> » son premier album en 2010 remarqué pour son côté néo-vintage et ses compositions garage rock au son lo-fi très marquées par le rockabilly, la surf music et le doo-wop. Son allure impeccable et sa belle gueule le plaçant idéalement comme un rocker aussi crédible que commercialement viable, entre les White Stripes et Jon Spencer. Après avoir enfoncé le clou sous forme d’un second album furieusement rock n’roll mais un tant soit peu trop scolaire produit par le Black Keys Dan Auerbach, il manifeste des envies d’ouverture avec « <em>Moonlight</em> », album où il joue de tous les instruments hormis la batterie, la plupart du temps samplée depuis les parties jouées par le batteur. Musicalement plus diversifié, abordant même et avec quelle réussite la soul proto-disco symphonique avec le fantastique « Two Brothers ». Cette méthode autarcique et pourtant très ouverte est reconduite avec « <em>Savage Times</em> », collection de cinq EP de très haute tenue sortis en 2017.</p>



<p>Totalement affranchi de la bienséance et des diktats « rock », Hanni El Khatib semble avoir accompli une nouvelle mue à l’écoute des trois premières chansons déjà offertes au public et qui précèdent la sortie de « <em>FLIGHT</em> ». Trois morceaux courts et percutants enregistrés en solitaire, recourant cette fois-ci à un bricolage D.I.Y. qui a plus à voir avec le hip hop qu’avec le rock, convoquant l’esprit ludique et inventif du Beck des débuts, celui d’ « <em>Odelay</em> ». Si « STRESSY » installe une tension urbaine haletante, si « DUMB » téléporte le doo-wop vers des étendues electro inquiétantes, « ALIVE » nous tire vers le haut. « <em>I can’t believe I survived</em> » clame t-il sur un tempo primesautier et éminemment dansant, évoquant un accident de voiture auquel il a heureusement survécu. Avec ses flûtes et cuivres électroniques et son beat hip hop, cette ritournelle estivale à la mélodie presque bossa-nova à l’énorme potentiel tubesque devrait servir de cheval de Troie à un album qui promet d’être franchement décoiffant. Le solo de piano jazzy prouve qu’Hanni El Khatib peut faire preuve de sa grande musicalité quand ça lui chante, mais la production brute de décoffrage confirme que le skateur californien a gardé toute son âme punk et garage. On ne peut en tous les cas que louer son esprit aventurier et son refus du surplace. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Version studio, avec le (très joli) break au piano absent sur la vidéo (complètement barrée) :</h4>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>[CALIFORNIE] Intolérable cruauté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 11:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[CALIFORNIE]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
		<category><![CDATA[STEVE TESICH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a tous nos obsessions de lecture. Lieux, moments, conditions. Moi c&#8217;est la littérature américaine. Et les livres objets. Ça tombe bien, les éditions Monsieur Toussaint Louverture nous ont offert de quoi faire. Et je vous parle donc de Karoo de Steve Tesich. Steve Tesich meurt en 1996. Il n’aura pas eu le temps de voir son second roman publié. Originaire d’ex-Yougoslavie, ce dramaturge et scénariste serbo-américain reconnu publie en 1982 Summer Crossing, traduit en français en 2014 sous le [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On a tous nos obsessions de lecture. Lieux, moments, conditions. Moi c&rsquo;est la littérature américaine. Et les livres objets. Ça tombe bien, les éditions Monsieur Toussaint Louverture nous ont offert de quoi faire. Et je vous parle donc de </span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Steve Tesich.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Steve Tesich meurt en 1996. Il n’aura pas eu le temps de voir son second roman publié. Originaire d’ex-Yougoslavie, ce dramaturge et scénariste serbo-américain reconnu publie en 1982 </span><i><span style="font-weight: 400;">Summer Crossing</span></i><span style="font-weight: 400;">, traduit en français en 2014 sous le titre de </span><i><span style="font-weight: 400;">Price</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><span style="font-weight: 400;">je reviendrai dessus un jour).</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Mais c’est </span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;">, publiée pour la première fois en 1998 (2012 pour la version française), soit deux ans après son décès, qui remporte le plus gros succès !</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Karoo, c’est le nom du héros de ce roman, grand témoignage de la petitesse et de la dimension pathétique de la nature humaine. Saul Karoo est <em>script doctor</em> à Hollywood, c’est-à-dire qu’il réécrit des scénarios. Ainsi, son talent transforme de vagues histoires bancales en films ultra <em>bankables</em>, mais réduit aussi de purs chef-d’œuvres en médiocres produits de consommation aseptisés.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Karoo est persuadé d’être une bonne personne. S’il n’appelle jamais son fils adoptif adoré, c’est que leur amour peut se passer de ce genre de contact trivial. Si son mariage a capoté, c’est que de toute manière, lui et son épouse (dont il n’a pas divorcé) forment un couple beaucoup plus flamboyant maintenant qu’ils sont séparés. Il rechigne à prendre une assurance santé malgré sa décadence physique : pas grave, cela lui permet de vivre réellement, au jour le jour. Lâche, menteur, névrosé, cynique : autant de traits de caractère qui pourraient nous faire détester, voire haïr Saul Karoo. Pourtant, on aime suivre les pérégrinations égocentriques et minables de cet anti-héros, antipathique et pathétique.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Lorsque celui-ci se retrouve à accepter de remanier un joyau du 7ème art réalisé par le plus grand génie de ce siècle, malgré tous les scrupules qui l’assaillent, il reconnaît une des actrices. C’est alors que va s’enclencher son grand projet. Cette quête va le conforter dans le rôle qu’il veut bien se donner, mais s’avérera plus dangereuse et vénéneuse qu’il ne l’avait prévu.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est un tableau new yorkais plus sombre que Woody Allen. C’est une névrose moins déjantée que les Frères Cohen. C’est un désespoir sous-jacent qui rappelle Shalom Auslander.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Les deux parties bien distinctes nous opposent l’apogée et la chute inévitable de ce personnage nombriliste et à côté de la plaque. En instillant un peu de romantisme premier degré, Steve Tesich surprend même en évitant l’écueil du roman ultra noir, et rendant ainsi de l’humanité aux protagonistes de l’histoire.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Au-delà de l’aspect purement drôle, c’est une satire du monde du showbiz et plus particulièrement de l’industrie du cinéma qui nous est livrée ici dans ce qu’on peut qualifier de chef-d’oeuvre (et les critiques sont unanimes !). Tout le monde en prend pour son grade, et l’auteur arrive à nous convaincre de la vacuité de notre existence, de l’amoralité de notre société et de l’hypocrisie de tout un chacun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et la cerise sur le pompon du top du top, c&rsquo;est la magnifique édition comme sait les faire M. Toussaint Louverture : une belle couverture imprimée en </span><i><span style="font-weight: 400;">offset</span></i><span style="font-weight: 400;">, des polices choisies avec soin, un dos au texte mystérieux… Bref un objet imprimé pour les amoureux du papier.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Inratable !</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Steve Tesich</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">2012 pour la traduction française, 1998 pour la version originale</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Editions Monsieur Toussaint Louverture</span></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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