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	<title>BRITPOP &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #147 : Connection, Elastica</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Apr 2018 08:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Britpop. Terme évidemment inventé par les journalistes pour ranger tous ces groupes britanniques qui connurent un grand succès entre 1992 et 1997, en réaction à la toute puissance que le rock grunge américain asséna à toute la planète pop juste avant. Comme je l&#8217;expliquais lors de ma chronique du « Help the Aged », de Pulp (SOTW #140), se sont succédés les monarques britpop que furent, chronologiquement, Suede, Blur, Oasis et Pulp. Bien sûr, les seconds couteaux furent nombreux. Certains [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Britpop. Terme évidemment inventé par les journalistes pour ranger tous ces groupes britanniques qui connurent un grand succès entre 1992 et 1997, en réaction à la toute puissance que le rock grunge américain asséna à toute la planète pop juste avant. Comme je l&rsquo;expliquais lors de ma chronique du « Help the Aged », de Pulp (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-140-help-the-aged-pulp/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #140</a>), se sont succédés les monarques britpop que furent, chronologiquement, Suede, Blur, Oasis et Pulp. Bien sûr, les seconds couteaux furent nombreux. Certains d&rsquo;entre vous se souviendront peut-être des fulgurances procurées par the Auteurs, Supergrass, Lush, Echobelly ou encore Elastica. Groupes qui n&rsquo;auront sans doute pas marqué l&rsquo;histoire de la musique mais dont les chansons acidulées résonnèrent pendant une saison et davantage chez certains.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que « <strong>Connection</strong> », la très brève friandise pop rock signée <strong>Elastica</strong> (deux minutes et vingt-et-une secondes au compteur) me reste collée à la mémoire depuis 1995. Grâce à ce liminaire riff synthétique ponctué par une boîte à rythmes, ce son grave qui rebondit avant de laisser place à une instrumention plus traditionnellement rock, ce chant à la fois ironique et hautain, tous ces petits détails de production qui rendent cette chanson unique. Créé par les deux anciens membres de Suede (avant la reconnaissance&#8230;), le batteur Justin Welch et la guitariste et chanteuse Justine Frischmann (ex-girlfriend du chanteur de Suede Brett Anderson, avant de passer dans les bras de Damon Albarn, leader incontesté de Blur), Elastica enrôle deux filles, la guitariste punky Donna Matthews et la bassiste Annie Holland pour donner une formation calquée sur les Breeders, trois filles devant aux guitares et micros et un garçon derrière les fûts et les cymbales.</p>
<p>Les trois premiers singles d&rsquo;Elastica, « Line Up », « Stutter » et donc « Connection » connurent un succès fulgurant qui permit au premier album au nom du groupe à se hisser directement à la première place des charts anglais, « Elastica » est l&rsquo;album qui s&rsquo;est vendu le plus rapidement depuis le « Definitely Maybe » d&rsquo;Oasis et qui gardera ce trophée jusqu&rsquo;au premier album d&rsquo;Arctic Monkeys en 2006. Ce n&rsquo;est pas rien. Ce succès irrésistible a valu à Elastica bien des doutes et des critiques. Justine Frischmann n&rsquo;était-elle pas la petite amie du surdoué Damon Albarn (qui joue du clavier sur l&rsquo;album et est crédité par son anagramme « Dan Abnormal »), ce génie n&rsquo;aurait-il donc pas écrit les morceaux (bel exemple de machisme du public et de la critique rock, toujours dubitatifs quant aux qualités musicales des artistes femmes&#8230;) ? On a également accusé Elastica de plagiat. Le riff de synthé liminaire de « Connection » semble avoir pompé sans vergogne le riff de guitare de « Three Girl Rhumba », chanson de Wire (1977), groupe post punk arty et évidente référence d&rsquo;Elastica. Dispute qui trouva sa solution devant les juges, où une solution satisfaisante pour toutes les parties semble avoir été trouvée. Quoiqu&rsquo;il en soit, le succès des deux côtés de l&rsquo;Atlantique d&rsquo;Elastica n&rsquo;était en rien usurpé.</p>
<p>En 2000, Elastica, après le départ de l&rsquo;intéressante Donna Matthews sort un second album « The Menace » qui ne rencontra pas vraiment son public, avant de splitter amicalement. Justine Frischmann avait alors quitté Damon Albarn (rupture qui constitua pour ce dernier la matière première et lyrique de l&rsquo;album « 13 » de Blur) pour ensuite s&rsquo;installer en Californie pour revenir à ses premières amours, l&rsquo;art contemporain. Pour autant, près de vingt-cinq ans après sa sortie, on jerkera ou pogotera toujours avec autant de conviction sur « Connection »&#8230;</p>
<p><strong>Live Later at Jools Holland :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/6uZz4A8KVW0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #140 : Help the Aged, Pulp</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2018 09:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein du quatuor qui régna sans constestation aucune sur la pop britannique (abusivement appelée « britpop ») pendant les 90&#8217;s, se sont succédés Suede, Blur, Oasis et Pulp. Le groupe de Sheffield, après avoir galéré pendant une bonne dizaine d&#8217;années, décrocha la timbale en 1995 avec l&#8217;album « Different Class », où figurent les énormes tubes « Common People », « Underwear » et « Disco 2000 ». Le Royaume-Uni s&#8217;embrasa alors pour ce groupe atypique mené par Jarvis [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au sein du quatuor qui régna sans constestation aucune sur la pop britannique (abusivement appelée « britpop ») pendant les 90&rsquo;s, se sont succédés Suede, Blur, Oasis et <strong>Pulp</strong>. Le groupe de Sheffield, après avoir galéré pendant une bonne dizaine d&rsquo;années, décrocha la timbale en 1995 avec l&rsquo;album « <a href="https://geo.itunes.apple.com/fr/album/different-class/14429350?mt=1&amp;app=music&amp;at=1010lKgN" target="_blank" rel="noopener">Different Class</a> », où figurent les énormes tubes « Common People », « Underwear » et « Disco 2000 ». Le Royaume-Uni s&#8217;embrasa alors pour ce groupe atypique mené par Jarvis Cocker, grand escogriffe myope, dandy décalé à l&rsquo;allure folle, véritable bête de scène efflanquée néo-glam au jeu théâtral et remarquable parolier qui écrasa toute concurrence par son talent de chroniqueur incisif et réaliste. La musique, mix savoureux de glam-rock, de pop synthétique, de cabaret et de disco, brillamment produite par Chris Thomas, vétéran des consoles qu&rsquo;on a vu derrière Roxy Music, John Cale, les Pretenders ou les Sex Pistols, était irrésistible et tapait enfin dans le mille. Enorme carton critique et public.</p>
<p>Pas étonnant, après tant de succès et d&rsquo;adoration des foules âprement gagnés tout au long d&rsquo;interminables tournées, de péter les plombs, et c&rsquo;est exactement ce qui arriva à Jarvis Cocker en 1996. Lors d&rsquo;un show télévisé de remise de prix genre Victoires de la Musique (les Brit Awards), il interrompit la prestation de Michael Jackson lui-même, lequel, entouré d&rsquo;enfants en adoration chantait une bluette humaniste. Cocker monta sur scène et mima une danse grotesque pour tourner ce spectacle en ridicule. Effet de la cocaïne ou moment de lucidité ? En tous cas, le tollé fut général, et on sait que la presse populaire britannique est très vacharde et mordante quand on touche aux vaches sacrées. Après ce coût d&rsquo;éclat retentissant, Pulp se retrancha en studio pour envisager la suite de « Different Class », toujours en compagnie de Chris Thomas, et en ressortit avec un vrai disque de gueule de bois au titre révélateur, « <a href="https://geo.itunes.apple.com/fr/album/this-is-hardcore/14429416?mt=1&amp;app=music&amp;at=1010lKgN" target="_blank" rel="noopener">This Is Hardcore</a> ». Et derrière la brillance du son et des mélodies, on sent une profonde meurtrissure, ce qui génère une insidieuse ambiance de décadence, de grandeur patraque. Et c&rsquo;est évidemment une réussite totale. Chef d&rsquo;oeuvre malade, « This is Hardcore » fait partie de ces disques maudits que tous ceux qui l&rsquo;ont adopté chérissent.</p>
<p>Attention, le succès fut tout de même au rendez-vous, à un degré certes moindre qu&rsquo;avec « Different Class ». En particulier avec le premier single qui en fut tiré « <a href="https://geo.itunes.apple.com/fr/album/help-the-aged/14429416?i=14429427&amp;mt=1&amp;app=music&amp;at=1010lKgN" target="_blank" rel="noopener"><strong>Help the Aged</strong></a> », ballade nerveuse où Jarvis Cocker exhorte une jeune femme (ou un jeune homme, rien n&rsquo;est genré dans le texte) à aider les personnes âgées.</p>
<p>« <em>Help the aged<br />
One time they were just like you<br />
Drinking, smoking cigs and sniffing glue</em> »<br />
(Aide les personnes âgées, un jour ils étaient comme toi, ils buvaient, fumaient des clopes et sniffaient de la colle)</p>
<p>Derrière le vernis humaniste, on sent bien le désarroi du mec vieillissant qui redoute d&rsquo;être laissé de côté (serait-ce alors un plan drague désespéré ?) et avec un certain humour, il laisse entrevoir à cette jeune personne ce qui l&rsquo;attend. Sujet banal que la fugacité des choses et la brièveté de la jeunesse que Jarvis Cocker empoigne avec une ironie tendre quoiqu&rsquo;impitoyable qui rappelle l&rsquo;écriture de Ray Davies des Kinks :</p>
<p><em>And if you look very hard<br />
Behind those lines upon their face<br />
You may see where you are headed<br />
And it&rsquo;s such a lonely place, oh </em><br />
(Et si tu regardes très attentivement, derrière ces lignes sur leur visage tu apercevras peut-être vers où tu te diriges, et c&rsquo;est un endroit où il n&rsquo;y aura personne, oh)</p>
<p>Le côté glam rock du refrain très entraînant crée une empathie avec le propos et même s&rsquo;il faut quelques écoutes avant que « Help the Aged » reste vissé dans votre tête, une fois que ce sera fait, cette chanson n&rsquo;en ressortira pas de sitôt, vous pouvez me croire. Oldie (ha ha ha) but goldie.</p>
<p><strong>Live 1998 :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/SN0Td8gzrBk?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p><strong>Moment savoureux et émouvant mettant en scène la chanson, extrait du documentaire « Pulp: A Film About Life, Death &amp; Supermarkets » (2014), dont je vous recommande vivement le visionnage&#8230;</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/hiVlZfeN5Gk?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>On The Rocks #35</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2017 14:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[OASIS]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
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		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE WAR ON DRUGS]]></category>
		<category><![CDATA[ZOMBIES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des montagnes de cocaïne. Une Rolls dans la piscine. En août 1997, Oasis est sur le toit du monde. Intouchables, les frères Gallagher se la jouent mégalo, squattant les gros titres de la presse à scandales à chacun de leurs faits et gestes. Pourtant, « Be Here Now » annonce le début de la longue décadence du quintet mancunien. Trop long, trop lourd, trop attendu, ce troisième album flirte avec le grotesque. Pendant que la jeunesse rosbif attend sa sortie [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3031" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-150x150.jpg" alt="BeHereNow" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Des montagnes de cocaïne. Une Rolls dans la piscine. En août 1997, <strong>Oasis</strong> est sur le toit du monde. Intouchables, les frères Gallagher se la jouent mégalo, squattant les gros titres de la presse à scandales à chacun de leurs faits et gestes. Pourtant, « Be Here Now » annonce le début de la longue décadence du quintet mancunien. Trop long, trop lourd, trop attendu, ce troisième album flirte avec le grotesque. Pendant que la jeunesse rosbif attend sa sortie à la promo extrêmement contrôlée avec impatience, Liam et Noël sont sur une autre planète. Soirées avec Kate Moss et Johnny Depp, réceptions chez Tony Blair au 10 Downing St, vacances sur l&rsquo;île privée de Mick Jagger, les deux enfants terribles du rock anglais ont la tête ailleurs. Dans les bacs, le disque fait un véritable carton. 420,000 exemplaires sont écoulés en l&rsquo;espace d&rsquo;une petite semaine. L&rsquo;Oasis mania atteint un pic historique, malgré une presse musicale plutôt sceptique sur ce nouvel opus bodybuildé. Alors que tout le monde s&rsquo;attend à un album mielleux, dans la veine du précédent et ses singles à succès (« Wonderwall » et « Don&rsquo;t Look Back In Anger »), Oasis se gave de stéroïdes. « D&rsquo;You Know What I Mean? » lance les hostilités. Sept minutes de rock crâneur, puissant, aux antipodes des ballades calibrées auxquelles le groupe avait habitué son public. Sur la très arrogante « My Big Mouth », Liam exulte. Lui, le môme de Burnage, banlieue ouvrière de Manchester, assumant complètement son statut de branleur insolent. C&rsquo;est dans ce rôle taillé sur mesure que le benjamin de la fratrie s&rsquo;avère redoutable. Sa voix n&rsquo;a jamais aussi bien sonné, mais Noël n&rsquo;est pas satisfait du travail de son frère et s&rsquo;impose au micro sur « Magic Pie », ravivant les tensions entre les deux têtes à claques préférées des tabloids. Le nez dans la poudreuse, Noël bâcle ses lyrics (« The Girl in the Dirty Shirt », « Be Here Now », « I Hope, I Think, I Know »). Le songwriter du groupe préfère superposer les pistes de guitares, conférant ainsi un son ultra massif à l&rsquo;album, assumant toute sa démesure. Les singles « Don&rsquo;t Go Away », « Stand By Me » et « All Around The World » voient leur structure rallongée, histoire de squatter un peu plus les ondes radios aux grandes heures d&rsquo;audience. Grandiloquence oblige, Oasis décide même de reprendre ce dernier titre en instrumental, histoire de clôturer le disque en toute mégalomanie, avec changement de tonalité et solo de trompette. Malgré ces légers excès, « Be Here Now » reste un monstre du rock anglais, et sûrement une des galettes les plus attendues de l&rsquo;histoire de la musique d&rsquo;outre-Manche. Un disque massif, à l&rsquo;image de l’ego de ses protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/KKisxbyZ9Dw" target="_blank" rel="noopener">My Big Mouth</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Yorkshire Pudding<br />
<strong>Drink :</strong> Gin fizz</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3032" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-150x150.jpg" alt="Lostinthedream" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La première fois que j&rsquo;ai écouté <strong>The War On Drugs</strong>, je me suis demandé ce que tout le monde leur trouvait. Des effets de guitare ringards, un côté rock radio FM des années 1980 qui rappelle les mauvais disques de Bruce Springsteen ou des immondices bien pires, telles que Dire Straits. J&rsquo;ai pas pigé tout de suite. L&rsquo;hiver austral brésilien arrivant (oui ça existe), j&rsquo;ai tout de même décidé de faire de « Lost In The Dream » mon disque de prédilection pour les trajets en bus, histoire de creuser le mystère. Il faut dire qu&rsquo;à Curitiba, j&rsquo;en ai tué du temps dans des bus plus ou moins modernes. Et j&rsquo;ai bien fait, car après avoir usé et usé encore cet album, j&rsquo;en suis devenu complètement dingue. Mieux, j&rsquo;ai même commencé à m&rsquo;attendrir pour ces ballades mielleuses agrémentées de parties de saxophone et de synthé douteux. Adam Granduciel est un génie, et ce disque fabuleux, troisième de son projet The War On Drugs, est le fruit d&rsquo;une longue bataille contre la dépression. Songwriter à la plume perspicace, Granduciel m&rsquo;a guidé pendant des longues semaines. Son chant délicat, ses parties de guitares à la finesse rare, son sens aiguisé de la mélodie ont hanté mes jours et mes nuits. Je me revois confortablement installé sur une banquette à dévaler l&rsquo;Avenida Republica Argentina avec « Red Eyes » dans les oreilles. Son refrain épique, ses nappes de clavier planantes qui annoncent un solo de guitare déchirant. Plus le morceau avance, plus le chant de Granduciel gagne en intensité. On retrouve cette montée crescendo sur la sublime « Ocean in Between the Waves ». Sept minutes de rock lancinant qui finissent par exploser de la plus belle des manières. J&rsquo;en ai la chair de poule. Armé de sa Fender Jaguar, Granduciel régale à la manière d&rsquo;un Neil Young chargé d&rsquo;écho. Sans trop en mettre, il fait monter la sauce jusqu&rsquo;au refrain, repris en chœur, à la fois distant et tellement puissant. On retrouve la même pertinence dans l&rsquo;écriture et la production sur « Burning ». Sur ce titre, le meilleur ami de Kurt Vile investit dans le kitsch assumé. Batterie surproduite, intro de synthé à la « Born in the USA ». Tout y est pour passer un sale moment. Pourtant, le titre gagne en élégance à l&rsquo;arrivée de la voix du chanteur guitariste. Enregistré dans plusieurs endroits à Philadelphie, capitale culturelle du Mid-Atlantic, « Lost In A Dream » est littéralement imprégné de tout l&rsquo;héritage musical de cette région sinistrée. Voici donc un disque somptueux, aux titres poignants, électriques et honnêtes, qui vient briser l&rsquo;idée que l&rsquo;on peut se faire de l&rsquo;Americana. Avec The War On Drugs, on est aux antipodes de ce que propose les néo-folkeux de la côte Ouest. Un petit bijou à écouter les soirs d&rsquo;automne au volant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2014<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/23GdGEzZPvE" target="_blank" rel="noopener">An Ocean In Between The Waves</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tarte aux pommes et à la cannelle<br />
<strong>Drink :</strong> Thé vert</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3030" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-150x150.jpg" alt="OdesseyOracle" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Album culte, « Odessey and Oracle » reste le seul disque à succès de <strong>The Zombies</strong>. Enregistré entre les studios Abbey Road et Olympic à Londres durant le fameux Summer of Love de 1967, il reprend tous les codes de la pop psychédélique en plein boom à l&rsquo;époque. Envolées de chœurs polyphoniques, descentes d&rsquo;accords mélancoliques, arrangements baroques, on se croirait chez les Beatles de « Sgt Pepper&rsquo;s Lonely Heart Club Band ». D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;album a été enregistré avec le même matériel que le fameux disque des Fab Four. Sauf qu&rsquo;avec un budget bien plus limité que leurs confrères de Liverpool, The Zombies ont été contraints de travailler dans l&rsquo;urgence. La plupart des titres ont été gravés en quelques prises, conférant ainsi une fraîcheur assez palpable à cette oeuvre clé du Swinging London. Frustrés après les sessions, Rod Argent et Chris White, les deux leaders du groupe, ont même dû payer le mixage et le mastering de l&rsquo;album de leurs propres poches. Cela n&rsquo;a pas empêché de faire d&rsquo;« Odessey and Oracle » un des meilleurs albums de sa génération. En effet, Paul Weller, leader de The Jam, cite régulièrement le groupe parmi ses premières influences. Le Modfather n&rsquo;a pas hésité à reprendre « Time Of The Season » à plusieurs reprises en concert. Avec son côté blue-eyed soul et son remarquable solo d&rsquo;orgue Hammond, on se doute que la chanson ait marqué le jeune Weller, aussi fasciné par la musique noire américaine que par la pop orchestrale londonienne. Mais c&rsquo;est « Care of Cell 44 » qui assurera au groupe la réputation qu&rsquo;on lui connaît. Cet hymne enjoué écrit par Rod Argent raconte l&rsquo;histoire banale d&rsquo;une fille attendant la sortie de prison de son amoureux. Grand moment de pop baroque, le morceau d&rsquo;ouverture de l&rsquo;album rappelle étroitement le meilleur de The Kinks ou The Beach Boys. Ce titre a su traverser les ages sans prendre une ride. Pas étonnant qu&rsquo;Elliott Smith se le soit approprié plus de trente ans après sa sortie. Avec « Care of Cell 44 », on est finalement transporté dans l&rsquo;optimisme du Londres des années 1960. Sous sa pochette colorée imaginée par un ami proche des Zombies, « Odessey and Oracle » (qui aurait en réalité du s&rsquo;épeler « Odyssey and Oracle ») mérite définitivement une écoute attentive.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1968<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/qzpPy9hJYA8" target="_blank" rel="noopener">Time Of The Season</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Mushroom Pie<br />
<strong>Drink :</strong> London Pride</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #33</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2017 12:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BLUR]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
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		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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		<category><![CDATA[THE DANDY WARHOLS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Album rugueux à scander en se pétant les cordes vocales, « Coral Fang » fait partie de ces œuvres clés de la première moitié des années 2000. A cette époque, Brody Dalle était le fantasme ultime de millions de boutonneux et l’héroïne de pas mal de lycéennes, qui voyaient en elle une icône sensuelle du rock poisseux et distordu. Ce style primitif que les adolescents affectionnent tant. Il faut dire qu&#8217;au début de ce siècle, après le virage pop de No Doubt et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2947" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-150x150.jpg" alt="Coralfang" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Album rugueux à scander en se pétant les cordes vocales, « Coral Fang » fait partie de ces œuvres clés de la première moitié des années 2000. A cette époque, Brody Dalle était le fantasme ultime de millions de boutonneux et l’héroïne de pas mal de lycéennes, qui voyaient en elle une icône sensuelle du rock poisseux et distordu. Ce style primitif que les adolescents affectionnent tant. Il faut dire qu&rsquo;au début de ce siècle, après le virage pop de No Doubt et la carrière en dent de scie de Hole, les punkettes n&rsquo;avaient pas grand chose à se mettre sous l&rsquo;oreille jusqu&rsquo;à la sortie de ce troisième opus de <strong>The Distillers</strong>. Voici donc un monstre redoutable d&rsquo;efficacité et d&rsquo;agressivité, toujours aussi hargneux près de quinze longues années après son arrivée dans les bacs. Conçu pendant le divorce de Dalle avec Tim Armstrong (membre fondateur et frontman de Rancid), « Coral Fang » joui d&rsquo;un songwriting particulièrement brillant, qui permet au groupe américano-australien de pondre des hymnes garage punk aux accents pop à vous coller aux tympans pendant plusieurs jours. En effet, la plume de la guitariste chanteuse s’avère redoutable, et son chant criard rappelle étroitement celui de Courtney Love (et de son défunt mari). Habitée, excédée, la musicienne originaire de Melbourne crache son venin à coups de riffs qui semblent tout droit sortis des nineties. Son punk basique aux refrains bodybuildés séduit, et la propulse sur la scène des plus gros festivals, à tout juste 24 ans. En signant chez Sire Records, le groupe bénéficie enfin du son et de la promo qu&rsquo;il mérite. Pour cet album, l&rsquo;australienne a repensé son line-up en faisant appel à Andy Granelli, que l&rsquo;on retrouvera derrière les futs quelques années plus tard chez Darker My Love, et au guitariste Tony Bevilacqua. La mayonnaise entre les quatre jeunes punks ne met pas longtemps à prendre. Voilà une version de The Distillers plus tranchante, mais aussi plus pop, qui arrive enfin à traduire sa fougue électrique en hymnes pop-punk décapants. Cela s&rsquo;entend dès l&rsquo;attaque de « Drain The Blood » et son riff étouffé à la Telecaster. Dans un déluge de cris et de distorsion, les pistes s’enchaînent, et Dalle ne semble rien perdre de son ton blasé et révolté. Pépite punk au refrain ultra-puissant, « Die On A Rope » permet au groupe de squatter les plateaux télé des shows musicaux les plus prestigieux de la planète, dont celui de Jools Holland sur la BBC, popularisant ainsi le groupe illico au Royaume-Uni. Autre décharge d&rsquo;énergie à ne pas oublier, la chanson éponyme de l&rsquo;album et ses choeurs puissants. Étonnamment, Dalle et ses nouveaux musiciens sont aussi convaincants lorsqu&rsquo;ils jouent dans l&rsquo;urgence (« Hall Of Mirrors », « Dismantle Me ») que sur les power ballades « The Hunger » et « The Gallow Is Gold ». Mention très spéciale pour « Love Is Paranoid », leçon d&rsquo;efficacité qui rappelle aussi bien PJ Harvey que Nirvana ou The Wipers. Le 21e siècle a trouve sa Siouxsie, en plus trash et plus encore plus sexy.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2003<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/WFCVEu04rsY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coral Fang</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sorbet à la fraise<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila frappée</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2945" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-150x150.jpg" alt="BlurParklife" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Troisième album de <strong>Blur</strong>, « Parklife » reste le meilleur moyen de rentrer dans la discographie d&rsquo;un groupe trop souvent comparé à son plus grand rival. A tort. En effet, là où les mancuniens d&rsquo;Oasis la jouaient rock racé façon Who avec une attitude de bad boys tout droit sortis d&rsquo;une beuverie dans un vestiaire de foot, Damon Albarn et sa bande ont toujours incarné une certaine sophistication et ne s&rsquo;en sont jamais trop cachés. Oui, Blur est un produit artsy de New Cross. Oui, Blur est résolument middle class. Quatuor mené par deux têtes bien remplies, celle de son frontman Damon Albarn, chanteur inspiré et chroniqueur social d&rsquo;une Angleterre s&rsquo;apprêtant à rentrer les deux pieds en avant dans le Blairisme, et de Graham Coxon, guitariste punk au look ultra-nerdy, un énervé de la six cordes aux idées brillantes. Blur est un groupe à part. Pas étonnant que cet album, celui de la consécration après un second opus discret, soit resté plus de quatre-vingt dix semaines dans le top 40 des ventes en Angleterre. A l&rsquo;image de Ray Davis des Kinks ou Paul Weller de The Jam, Albarn a su s&rsquo;improviser observateur d&rsquo;une société britannique en pleine mutation, avec une certaine pointe de sarcasme non négligeable. A la fois tête à claque préférée des tabloïds et chouchou de l&rsquo;intelligentsia londonienne, le jeune compositeur incarne le succès du sud de l&rsquo;Angleterre, fin, raffiné, distingué, toujours prêt à innover pour être dans le coup. Son génie illumine de nombreux titres qui feront exploser les records de ventes aux quatre coins du royaume. A commencer par l&rsquo;hymne disco « Girls and Boys » et ses paroles légères. On retrouve son sens de la mélodie et des arrangements sur « End of Century ». So British, le single fait office de clin d&rsquo;oeil aux pionniers des sixties. La progression d&rsquo;accords, qui s&rsquo;ouvre sur un refrain ambitieux, rappelle les mélodies de The Kinks et The Beatles. « To The End » est une délicieuse oeuvre pop, délicate et soyeuse, qui pourrait facilement se retrouver dans la bande son d&rsquo;un James Bond. Pourtant, Blur reste un groupe de rock n&rsquo;roll. Ça s&rsquo;entend sur le single « Parklife », hymne de toute une génération de Britons, celle des romans d&rsquo;Irvine Welsh et des soirées ecsta. Sûr de ses forces, le groupe peut même s&rsquo;essayer au punk basique (« Jubilee » et « Popscene ») sans être ridicule. A l&rsquo;écoute de ce grand pavé de pop anglaise, on se dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas étonnant qu&rsquo;Albarn ait eu la carrière qu&rsquo;on lui connait. Dès les nineties, l&rsquo;homme derrière Gorillaz et tant d&rsquo;autres projets a toujours eu de nombreuses cordes à son arc, faisant preuve d&rsquo;un éclectisme rare et largement apprécié.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/YSuHrTfcikU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Parklife</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Anguille et purée de patates<br />
<strong>Drink :</strong> Un gin de qualité</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2943" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-150x150.jpg" alt="Thirteen Tales" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Sans les <strong>Dandy Warhols</strong>, Portland ne serait jamais devenu le repère de hipsters le plus prisé d&rsquo;Amérique, et The Brian Jonestown Massacre n&rsquo;aurait jamais dépassé le statut d&rsquo;éternels losers. Monstres vénérés de la coolitude façon côte ouest, malgré une carrière en dents de scie et des prestations lives pas toujours à la hauteur de leur réputation, le groupe de l&rsquo;Oregon a marqué son époque. Tantôt folk, tantôt psyché, la formation emmenée par le très androgyne Courtney Taylor a signé une des oeuvres majeures de l&rsquo;Americana de ces vingt dernières années. « Thirteen Tales From Urban Bohemia » est la bande son d&rsquo;une époque où le rock indé américain est réduit à tourner dans des clubs miteux, n&rsquo;intéressant pas grand monde hormis quelques étudiants en fac&rsquo; d&rsquo;art ou des néo hippies élevés au Grateful Dead. Ce disque a permis à des milliers de folkeux, néo-psychés et amateurs de classic rock de pouvoir exister sur le devant de la scène. Sans cette pop planante, ultra-bien pensée, les musiciens de Bon Iver, Tame Impala ou The Allah-Las seraient, probablement, encore de vulgaires quidams. Après une entame folk rappelant le meilleur des Byrds (« Godless » et son gimmick de trompette lancinant), le groupe se noie dans l&rsquo;écho et le psychédélisme (« Mohammed »). Sur « Nietzsche », The Dandy Wahrols plongent dans la fuzz et le heavy rock, sans faire d&rsquo;excès de lourdeur. Car peu importe le terrain de jeu, le quatuor maîtrise les codes et ne tombe jamais dans le piège de la facilité. On retrouve ce sens accru de la production soigneusement élaborée sur les singles de l&rsquo;album. Tout d&rsquo;abord « Bohemian Like You », tube stratosphérique singeant les Rolling Stones du grand Keith avec brio. La chanson parfaite pour embarquer dans une vieille Ford des années 1960 et se perdre dans les forêts de conifères du Pacific Northwest. « Get Off », quant à elle, nous plonge dans un Western Spaghetti, avec ses guitares sèches et ses arrangements surf rock. Et quand le groupe se prend pour la réincarnation du Velvet Underground, le résultat est bluffant (« Sleep »). Nous voilà en plein New York, un livre de la Beat Generation sur la table de nuit, essayant patiemment de trouver le sommeil après une journée bien remplie. Comme son nom l&rsquo;indique, « Thirteen Tales » est un voyage dans l&rsquo;Amérique contemporaine, un disque qui s&rsquo;écoute sur la route au fur et à mesure que le paysage évolue sous nos yeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2000<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « Nietzsche »<br />
<strong>Eat :</strong> Donuts<br />
<strong>Drink :</strong> Rootbeer</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #31</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2017 12:18:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[LEAF HOUND]]></category>
		<category><![CDATA[NEW BOMB TURKS]]></category>
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		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au milieu des années 1980, une bande de jeunes allumés a permis au rock anglais de ne pas tomber dans les oubliettes. Groupe phare d&#8217;une génération marquée par l&#8217;arrivée massive des amphétamines sur le marché de la nuit et un semblant de renouveau hippie qui atteindra son apogée lors du concert géant de Spike Island le 27 mai 1990 devant 30,000 rosebeefs défoncés à souhait, The Stone Roses reste un véritable mythe outre-Manche. Ce succès pharamineux a débuté dans les clubs [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2856" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-150x150.jpg" alt="Stoneroses" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Au milieu des années 1980, une bande de jeunes allumés a permis au rock anglais de ne pas tomber dans les oubliettes. Groupe phare d&rsquo;une génération marquée par l&rsquo;arrivée massive des amphétamines sur le marché de la nuit et un semblant de renouveau hippie qui atteindra son apogée lors du concert géant de Spike Island le 27 mai 1990 devant 30,000 rosebeefs défoncés à souhait, <strong>The Stone Roses</strong> reste un véritable mythe outre-Manche. Ce succès pharamineux a débuté dans les clubs de Manchester, dans la fameuse Hacienda, où le groupe s&rsquo;est fait la main en mélangeant influences classic rock, funk façon Funkadelic et délires psychédéliques tout droit sortis des sixties. A la différence de The Smiths, autres gloires locales plus portées sur le romantisme, The Stone Roses s&#8217;emploient à façonner la « lad culture », définissant tout un style vestimentaire, voire un mode de vie, basé sur des valeurs propres à cette région sinistrée par la désindustrialisation et les ravages du gouvernement Thatcher : une consommation excessive de bière, le port obligatoire du bob et du survêtement Adidas sur un baggy porté largement en dessous de la ceinture, et une arrogance à faire passer Alain Delon pour un modeste instituteur de campagne. Emmené par Ian Brown, bête de scène aux pupilles dilatées et à la démarche de primate, le groupe peut reposer sur une section rythmique solide, qui sait groover quand il le faut, permettant ainsi à John Squire de broder des guirlandes de guitare noyées dans la reverb et l&rsquo;écho. Ses arpèges servent de terrain de jeu aux incantations naïves et spatiales de Brown (« I Wanna Be Adored », « Wonderfall », « Made of Stone »), tantôt gros dur, tantôt adolescent plein de candeur. The Stone Roses, plus inspirés que jamais, lance une OPA sur le rock anglais. Le ton des chansons est porteur d&rsquo;espoir, et fait écho à une Angleterre qui semble se relever de ses pires années d&rsquo;austérité. Cet optimisme se retrouve dans les refrains enivrants de « She Bangs The Drums » ou la ballade acoustique « Elizabeth My Dear ». Plus pop que les écossais de Primal Scream et sûrement moins déjantés que leurs confrères des Happy Mondays, The Stone Roses deviennent, grâce à ce disque au combien sucré et riche en tubes, les nouveaux chouchous du NME et de toute la presse musicale britannique. La pression sera telle que le groupe mettra près de cinq ans à pondre un successeur à ce premier effort phénoménal, qui n&rsquo;atteindra malheureusement pas le succès escompté de cet album homérique. Il n&#8217;empêche que The Stone Roses, fraîchement reformés pour des histoire de gros sous, restent une des références les plus marquantes dans le développement musical de bon nombre de noms connus et moins connus, de Liam Gallagher à Kasabian, en passant par les Australiens de Jagwar Ma, les pionniers de l&rsquo;électro The Chemical Brothers ou bien même les néo-hippies de MGMT.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1989<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/70AUM5GL3Do" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Made Of Stone</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Des champignons<br />
<strong>Drink :</strong> Gin Tonic Concombre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2855" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-150x150.jpg" alt="Leaf Hound" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Parfois, la pochette d&rsquo;un album peut assez bien résumer son contenu. C&rsquo;est le cas de cet album colossal paru chez Decca, mythique label des Rolling Stones, en 1971. Enregistré un an auparavant aux Spot Studios de Mayfair, non loin d&rsquo;Hyde Park, dans l&rsquo;ouest de Londres, ce premier album de <strong>Leaf Hound</strong> est une oeuvre rare, que les collectionneurs s&rsquo;arrachent. Il faut débourser plus de quatre mille dollars pour s&rsquo;offrir une galette issue du pressage original de « Growers of Mushroom », ou « cultivateurs de champignons » en français dans le texte. Pas besoin de vous faire un dessin, on cerne assez rapidement de quels types de champignons il s&rsquo;agit ici. En effet, sous cette pochette psychédélique qui, avouons-le, n&rsquo;a pas si bien vieilli que ça, logent des riffs colossaux et des envolées lyriques de haut vol. Moins connu que Deep Purple, Black Sabbath ou Cream, Leaf Hound, le lévrier dans la langue de Shakespeare, propose un rock lourd et sale, réchauffé par les lampes chauffées à vif des vieux ampli Orange et la voix rugueuse de Peter French. Dès l&rsquo;entame de « Freelance Fiend », on sait à quoi à s&rsquo;en tenir. La guitare crasseuse de Mick Halls signe un des riffs les plus puissants des seventies, soutenu par la cloche de Keith Young, à ne pas confondre avec un autre Keith, derrière les fûts. A la manière de Robert Plant, French crooner plein de testostérone, hurlant ses refrains comme si sa vie en dépendait, on retrouve ces prouesses vocales sur l&rsquo;excellent « Sad Road To The Sea » et ses changements de tempo. « Drowned My Life In Fear » est un heavy blues à la lenteur presque déconcertante, avec son riff descendant, rappelant l&rsquo;excellente « Dazed And Confused » de la bande à Page et Plant. Malsaine, loufoque, et totalement misogyne, cette piste regroupe tous les éléments nécessaires au tube de heavy blues anglais, genre inventé quelques années plus tôt par les Yardbirds et les Pretty Things, qui semblent avoir très largement inspirés nos jeunes londoniens. On retrouve cette énergie débordante, noyée dans des solos de guitares chargés d&rsquo;électricité sur « Work My Body », odyssée rock de huit minutes laissant entrevoir les débuts du rock progressif, qui commencent à envahir les record stores des quatre coins de l&rsquo;Angleterre. Clou de l&rsquo;album, ce titre fini en beauté, sur des accords d&rsquo;orgue grandiloquents. Quant à la chanson éponyme de cette oeuvre colossale et son couplet à hautes influences orientales, elle rappelle le Summer of 1967 et les Beatles de « Tomorrow Never Knows ». Disque peu connu, pourtant considéré comme premier album de <em>stoner rock</em> de l&rsquo;histoire, « Growers of Mushroom » donne au hard rock anglais ses lettres de noblesse. De quoi vous donner envie de vous laisser pousser les cheveux, monter le son de votre vieil ampli vintage et vous préparer une omelette pas tout à fait comme les autres.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/B5PJfh8TeZg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Freelance Fiend</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Omelette aux cèpes<br />
<strong>Drink :</strong> Hydromel</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2854" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-150x150.jpg" alt="New Bomb Turks" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La quintessence du punk rock américain. Prenez les Ramones, les débuts de Black Flag et les Stooges de James Williamson et vous avez le groupe de punk rock ultime. Les<strong> New Bomb Turks</strong>, légendes de la scène garage punk ricaine des années 1990, qui seront d&rsquo;ailleurs en <a href="https://www.facebook.com/events/116158035623854/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">concert</a> à Lyon avec <a href="https://thescaners.bandcamp.com/releases" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Scaners</a> cet été, font parler d&rsquo;eux depuis plus de vingt-cinq ans. Originaire de l&rsquo;Ohio, état industriel reliant la région des Grands Lacs au Midwest, le groupe s&rsquo;est forgé une solide réputation dans le monde du punk underground. Avec les Gaza Strippers, The Bellrays, The Oblivians ou The Dirtbombs, les Turks ont sauvé le garage rock américain en tournant dans les clubs pourris du monde entier, donnant l&rsquo;idée aux Hives en Suède, à Teengenerate au Japon et The Elektrocution de suivre leurs pas. En pratiquant un punk rock teinté de blues et de soul, le tout joué à 200 mph, les Turks ont sorti une ribambelle d&rsquo;albums assez homogènes. Plus accrocheur que les autres, « Nightmare Scenario », lancé par le mythique label Epitaph, ouvre en grandes trombes sur « Point A To Point Blank ». A la manière d&rsquo;un Mick Jagger sous speed, Eric Davidson crache ses lyrics en singeant les chanteurs soul du sud du delta du Mississippi. On est quand même bien loin de Muddy Waters, mais les racines sont là, indéniables. La guitare, agressive, voire abrasive, distille une série de riffs ravageurs qui s’enchaînent à la vitesse de la lumière. Sur « Automatic Teller », on croirait entendre un de ces morceaux au tempo rapide d&rsquo;Exile On Main Street joué à fond la caisse. Même topo sur « End of the Credibility Race », alors que « Too Much » a plus avoir avec les Dead Boys ou le Motor City 5. Boogie au groove complètement stonien, « Killer&rsquo;s Kiss » rappelle les Stones de Mick Taylor, il ne manque que les choristes blacks pour confirmer l&rsquo;illusion. Mid-tempo à la guitare slide destructrice, « Wine and Depression » confirme l&rsquo;obsession que porte le quatuor d&rsquo;Akron à Keith Richards et à sa bande. Sauf que les Turks ne font pas dans la dentelle, et semblent préférer la fuzz aux envolées de saxophone. On se dit pourtant que des morceaux comme « Your Beaten Heart » ou « The Roof » et son clavier honky tonk auraient pu permettre au groupe de sortir de la confidentialité et s&rsquo;offrir une carrière un peu plus glamour. Malgré un passage remarqué au Bizarre Festival en 2000, les New Bomb Turks n&rsquo;ont jamais eu le succès qu&rsquo;ils méritaient. Il faudra se contenter du statut de légendes vivantes de l&rsquo;underground américain et celui de groupe live le plus déjanté de sa génération. C&rsquo;est déjà pas mal pour une formation dont le gratteux n&rsquo;est qu&rsquo;un simple professeur d&rsquo;anglais de lycée dans le civil. Comme quoi&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2000<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/wKJQI9LkKf4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Too Much</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Hot dog sauce piment<br />
<strong>Drink :</strong> Ohio cocktail (Martini rouge, bourbon, Angostura et Crémant)</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #29</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2017 07:54:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[BRONCHO]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE GUTTER TWINS]]></category>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2766" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-150x150.png" alt="The_Verve,_Urban_Hymns" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-150x150.png 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns.png 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-125x125.png 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Quand on pense Britpop, on reste malheureusement trop souvent bloqués sur le tube interstellaire « Wonderwall » et la guerre médiatique de bas étage entre Blur et Oasis. Mouvement culturel à l&rsquo;ampleur internationale, la Britpop a remis l&rsquo;Angleterre au centre de la géopolitique rock mondiale en balayant d&rsquo;une seule traite le grunge poisseux et le heavy metal poilu du début des nineties. On se replonge donc dans une époque où le gouvernement travailliste de Tony Blair fait souffler un vent d&rsquo;espoir sur le Royaume, Eric Cantona régale le public anglais sur la pelouse d&rsquo;Old Trafford et les Spice Girls squattent la première place des charts à chaque sortie de single. Cette tendre et joyeuse aire n&rsquo;aurait sûrement pas été la même sans <strong>The Verve</strong> et la trace indélébile que laissa le groupe de Wigan sur le rock britannique. Car si pour de nombreux de nos compatriotes, la bande à Richard Ashcroft reste célèbre pour avoir signé la vulgaire bande son d&rsquo;une publicité pour la dernière Opel Astra, elle a profondément marqué son temps, et ce grâce à un album colossal : « Urban Hymns ». Recueil de tubes qui fait le bonheur des amateurs de pop racée, l&rsquo;album démarre en grandes trombes sur d&rsquo;épiques violons soigneusement dérobés aux Rolling Stones, qui toucheront un joli chèque au passage pour ce sample légendaire. Vient ensuite la romantique « Sonnet » et son refrain à faire chavirer un stade. Ceux qui voient dans The Verve un sous-Oasis mielleux feraient bien de jeter une oreille à la piste suivante. Sept minutes de guitares lourdes noyées d&rsquo;échos et de delays. Avec « The Rolling People », The Verve se la joue viril, façon Stone Roses période « Second Coming ». Nick McCabe se prend pour John Squire, maltraitant sa pédale wah-wah. Ashcroft s&rsquo;inspire de Ian Brown, autre légende du bassin houiller de Manchester, crachant son refrain plein de détermination sur un groove du tonnerre. Cette transe heavy justifie à elle seule l&rsquo;achat du troisième opus des petits protégés d&rsquo;Alan McGee, fondateur du label Creation et véritable gourou de la scène Britpop. Sur « The Drugs Don&rsquo;t Work », le groupe la joue intimiste en pondant la ballade la plus touchante de sa carrière. On retrouve ce songwriting pertinent sur la légère « Lucky Man » et son pont à faire chialer le plus houleux des hooligans de United. Voici donc un album optimiste, bande-son d&rsquo;une époque prometteuse sur bien des aspects. Il peut facilement faire office de porte d&rsquo;entrée dans une scène aussi riche que variée et bien trop souvent réduite à une mode éphémère qui popularisa la chemise trop grande, le jean baggy et la coupe au bol façon Beatles. Pour ceux qui voient dans Richard Ashcroft le seul frontman anglais capable de rivaliser en prestance avec son homologue Liam Gallagher, je recommande la carrière solo du bonhomme, en dégustant une pinte d&rsquo;ale au bord d&rsquo;une cheminée dans un pub cosy un dimanche après-midi pluvieux.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/8p7jMXnLewY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Rolling People</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Une tourte à la viande anglaise<br />
<strong>Drink :</strong> Un pack de Boddington Gold</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2764" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-150x150.jpg" alt="Broncho" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10.jpg 1000w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Hormis The Flaming Lips, peu de groupes originaires de l&rsquo;Oklahoma se sont offert un semblant de célébrité. <strong>Broncho</strong> fait pourtant partie des rares formations issues de cet état rural logé au nord du Texas à mériter notre attention. Premier album de ces drôles de loubards emmenés par le très arsty Ryan Lindsey, sorte de croisement entre Evan Dando des Lemonheads et Courtney Taylor des Dandy Wahrols. Sauf qu&rsquo;au lieu de faire dans le psyché, Broncho préfère les rythmiques saccadées et les guirlandes de guitares tendues à souhait. Nous voilà donc face à une oeuvre qui a tout pour satisfaire l&rsquo;oreille du grand public. Indie, post-punk, garage, avec des accents power pop assez évidents, « Can&rsquo;t Get Past the Lips » passe tout seul, comme une lettre à la poste. Sorti une première fois en 2011, il sera réédité deux ans plus tard par Fairfax Recordings. Les hostilités démarrent bien. Première piste : comptine punk énergique de tout juste deux minutes, histoire de faire les présentations. S&rsquo;en suit la très urgente « Insert Coin » qui rappelle les Buzzcocks avec sa ligne de basse toute droite et son gimmick de guitare lancinant. Sur « Try Me Out Sometime », Broncho fait dans la ballade post-punk planante, avec ses guitares incisives et son refrain aussi sec que la Fender jaguar qui l&rsquo;accompagne. Plein de fraîcheur, le single « I Don&rsquo;t Really Want To Be Social » est un hymne post punk, une petite claque comme il fait plutôt bon d&rsquo;en prendre. Nous voilà donc à l&rsquo;écoute d&rsquo;une chanson faisant l&rsquo;apologie de la mauvaise humeur. Il faut dire qu&rsquo;avec Broncho, les choses sont plutôt claires. Le groupe ne fait pas dans la demi-mesure. Pas besoin de tourner autour du pot pendant des heures. Même plume acerbe sur « Record Store », boogie adolescent aux paroles assez marrantes. Lindsey invite son ex à ne pas venir mettre les pieds chez son disquaire favori. La voilà tricarde de son endroit préféré. Bien vu. On retrouve ce sens assez direct de la prose sur « Get Off My Reservations », psychobilly simpliste d&rsquo;une minute et quatorze secondes. « Losers » montre que Broncho et ses trois guitares sait aussi faire dans le garage surf alors que « Psychatrist » et « Blown Fuse » prennent des tournures bien plus sauvages. On pense ici à des groupes comme Fidlar première mouture. Sans la hype. Of course. Et en bien plus honnête. Reste que « Can&rsquo;t Get Past The Lips » est un disque à découvrir et user sans modération. Ces jeunes loups le mérite amplement.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2011<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/Mvm7iuLG6w4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">I Don&rsquo;t Really Want To Be Social</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Vegan Burger<br />
<strong>Drink :</strong> Inka Cola</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2763" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-150x150.jpg" alt="Saturnalia_The_Gutter_Twins" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Faut pas être dépressif pour se plonger dans le premier album de <strong>The Gutter Twins</strong>. Le projet, né d&rsquo;un malentendu entre Mark Lanegan et un journaliste trop curieux, rassemble le chanteur de Screaming Trees et le frontman de The Afghan Whigs, Greg Dulli. Signé chez SubPop, fourvoyeur de tout ce qu&rsquo;il se fait de mieux sur la côte Pacifique nord-ouest depuis plusieurs décennies, le duo frappe fort avec ce disque sombre, rugueux, qui marquera les esprits après une performance mémorable sur le plateau du Late Show de David Letterman. La presse est conquise, et compare The Gutter Twins à U2, en plus noir, bien plus noir. C&rsquo;est vrai que le disque ne sent pas la bonne humeur et la joie. Les arpèges dissonants de « The Stations » donnent le ton de cet album pas comme les autres. La voix ténébreuse de Mark Lanegan se fond à merveille dans les échos et la reverb de son compère. « God&rsquo;s Children » reprend la même formule, avec un refrain plus musclé. Les deux musiciens plantent un décor d&rsquo;apocalypse, à la limite d&rsquo;une pop futuriste, large, voire parfois grandiloquente. Mais très vite, on revient à des choses bien plus brutales, comme la poignante « All Misert/Flowers », interprétée par un Lanegan à glacer le sang. Il faut dire que le timbre de voix du rouquin de Washington a un grain franchement rocailleux. On parle ici d&rsquo;un très grand chanteur, sorte de Tom Waits du rock burné qui règne en saint patron depuis près de trois décennies sur le genre. La production de « Saturnalia » est ultra-lêchée, tantôt métallique, tantôt intimiste, histoire de tirer le meilleur de ses protagonistes. Il faut dire que le duo s&rsquo;est entouré de beau monde. Troy Van Leeuwen (Queens of the Stone Age), Dave Catching (Eagles of Death Metal), Martina Topley-Bird ou bien même Jeff Klein sont venus prêter main forte à leurs camarades. Le single « Idle Hands », lancé au printemps 2008, est au croisement des genres, entre un monstre des années 1980 et le rock mécanique de Nine Inch Nails. Il permettra aux Gutter Twins d&rsquo;assurer une tournée au Royaume-Uni. « Who Will Lead Us » et ses guitares country mettent un peu d&rsquo;air dans ce disque à l&rsquo;atmosphère étouffante (« I Was In Love With You »). Mention plus que spéciale pour « Circle The Fringes » et ses breaks à vous faire exploser le cerveau. L&rsquo;arrivée de Lanegan à mi-morceau est à tomber par terre. Époustouflant.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2008<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/SWy_vFJwURw" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Circle The Fringes</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tagliatelles à l&rsquo;encre de sêche<br />
<strong>Drink :</strong> Irish coffee</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #21</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 08:31:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[ARCTIC MONKEYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[PRIMAL SCREAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les puristes lui préfèrent « Screamadelica », oeuvre bien plus déjantée et ambitieuse. Pourtant, « Give Out But Don&#8217;t Give Up » est un véritable shot de classic rock, une gifle qui sent bon la Gibson Les Paul et le mur de Marshall, les vieux riffs de la période américaine des Rolling Stones et le groove des géants de la musique noire. Pour déceler ce genre d&#8217;ambiance, les Ecossais de Primal Scream décident d&#8217;enregistrer leur quatrième album à Memphis, la ville d&#8217;Elvis et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2299" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/MI0003575380-150x150.jpg" alt="Primal Scream" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/MI0003575380-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/MI0003575380-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/MI0003575380.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/MI0003575380-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Les puristes lui préfèrent « Screamadelica », oeuvre bien plus déjantée et ambitieuse. Pourtant, « Give Out But Don&rsquo;t Give Up » est un véritable shot de classic rock, une gifle qui sent bon la Gibson Les Paul et le mur de Marshall, les vieux riffs de la période américaine des Rolling Stones et le groove des géants de la musique noire. Pour déceler ce genre d&rsquo;ambiance, les Ecossais de <strong>Primal Scream</strong> décident d&rsquo;enregistrer leur quatrième album à Memphis, la ville d&rsquo;Elvis et de Big Star. Sous le soleil du Tennessee, le groupe emmené par le très virulent Bobby Gillespie rompt avec la grisaille Glaswegian. En manque d&rsquo;inspiration, le groupe décide de puiser dans ses racines. Finis les samples et innombrables boucles psychédéliques flirtant avec la house et l&rsquo;acid rock, le band ressort ses vieux vinyls du MC5, Parliament, Funkadelic, le tout en se disant qu&rsquo;eux aussi pourraient sortir leur propre « Exile On Main St ». Bon, n&rsquo;est pas la paire Jaggers-Richards qui veut, mais le résultat est plus qu&rsquo;encourageant. Le single « Rocks » a tout du tube blues rock parfait. Un riff lourd , un refrain entraînant, et des choeurs soul qui donnent une véritable couleur locale au son des Britanniques. Avec un certain culot, Gillespie et son gang font le pont entre les Stones, T-Rex et Slade à coups de clavier boogie et de méchantes licks bluesy. On en redemande. Même chose sur « Jailbird », qu&rsquo;aurait facilement pu se retrouver sur un disque des Black Crowes avec son léger côté Southern rock. Avec « Get A Little Funky », Primal Scream rend hommage à George Clinton, considéré comme le parrain de la musique funk avec Sly Stone et James Brown. Le frontman de Funkadelic viendra même faire une apparition remarquée sur le disque. Équipé de toute une armée de choristes, le groupe s&rsquo;essaye même à la ballade soul, avec plus ou moins de bon goût (« Free »), quand il ne s&rsquo;agit pas de sortir l&rsquo;orgue hammond et la guitare slide (« I&rsquo;ll Be There For You », « Sad and Blue »). « Give Out But Don&rsquo;t Give Up » fait parti de ses albums britanniques dressant un certain portrait d&rsquo;une Amérique fantasmée dans ses clichés les plus extrêmes, donnant un charme tout particulier à ce disque complètement passéiste et conventionnel. Bon, et puis soyons honnête, qui n&rsquo;a jamais rêvé de monter sur scène pour empoigner une guitare et faire sautiller des milliers d&rsquo;allumés en interprétant le riff d&rsquo;intro de « Rocks » ? On en oublierait presque la pochette douteuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/Z3ZCZjhjguA" target="_blank">Rocks</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Chicken Wings<br />
<strong>Drink :</strong> Jack&amp;Black (Whisky, Sirop de mûre, Limonade)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2298" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_Replacements_-_Sorry_Ma_Forgot_to_Take_Out_the_Trash_cover-150x150.jpg" alt="The_Replacements_-_Sorry_Ma,_Forgot_to_Take_Out_the_Trash_cover" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_Replacements_-_Sorry_Ma_Forgot_to_Take_Out_the_Trash_cover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_Replacements_-_Sorry_Ma_Forgot_to_Take_Out_the_Trash_cover.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/The_Replacements_-_Sorry_Ma_Forgot_to_Take_Out_the_Trash_cover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Pièce maîtresse du punk rock américain, « Sorry Ma, Forgot To Take Out The Trash » marque un tournant dans un genre musical qui commence à subir de profondes transformations. On est une demi-décennie après le premier album des Ramones et du côté du Minnesota, le scène New Yorkaise à fait des émules. Oui, <strong>The Replacements</strong> ont usé des disques des Heartbreakers, Dictators et Dead Boys. La paire Paul Westerberg-Bob Stinson  connaît parfaitement le registre joué au CBGB, et décide d&rsquo;y ajouter plus de mélodie sans pour autant remettre en question l&rsquo;approche brute des groupes qui ont fait la renommée du célèbre club logé au 315 Bowery, en plein Manhattan. Cette rage adolescente, mêlée à la frustration d&rsquo;avoir grandi dans un coin des States où il ne se passe pas grand chose, s&rsquo;entend dès les premières accords de guitare de « Takin A Ride », « Careless », « Love You Til Friday » ou « Rattlesnake  ». Ceux qui ont vu le fantastique long-métrage « Fargo » des frères Coen, tourné dans les plaines gelées de cet état réputé pour ses lacs et son blizzard hivernal comprendront de quoi il s&rsquo;agit. Les jeunes membres du groupe s&rsquo;ennuient fermement.  Les tempos rapides des chansons, qui dépassent rarement les deux minutes, permettent au combo du Midwest d&rsquo;aller droit au but. Pas de fioritures, mais des hymnes à scander bière à la main dans le fond d&rsquo;une salle bondée. Les guitares ultra-tranchantes rappellent étroitement le style mis au point par Johnny Thunders et ses New York Dolls dix ans auparavant (« More Cigarettes »).  Sur « Kick Your Door Down », les musiciens du Midwest innovent, en mélangeant urgence et sonorités plus sombres, à l&rsquo;instar de ce que proposent The Wipers sur la côte ouest. On retrouve cette combinaison savante sur « Shiftless When Idle » et ses parties de guitares sucrées. Avec leurs compatriotes de Hüsker Dü, le band de Minneapolis dont il est fait référence sur le titre « Something To Dü », The Replacements façonnent les prémisses du punk hardcore nord américain. Rapide, efficace et énervé, « Sorry Ma, Forgot To Take Out The Trash » est sans un aucun doute l&rsquo;un des albums les plus essentiels de ce début des années 1980. Un bijou du punk rock américain, trop rarement cité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1981<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/BQWpozAfXWM" target="_blank">Takin A Ride</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Mac N&rsquo;Cheese<br />
<strong>Drink :</strong> Sapont (Anisette au sapin)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2297" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Arctic_Monkeys_-_AM-150x150.png" alt="Arctic_Monkeys_-_AM" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Arctic_Monkeys_-_AM-150x150.png 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Arctic_Monkeys_-_AM.png 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Arctic_Monkeys_-_AM-125x125.png 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Je me souviens du jour où j&rsquo;ai entendu parler des <strong>Arctic Monkeys</strong> pour la première fois. J&rsquo;arrivais dans la cour du lycée, quelques mois avant le bac, et tout le monde commença à me bassiner avec leur premier album. Pas que la musique soit désagréable, ce qui me dérangeait profondément, c&rsquo;était cette attitude de petits morveux anti-rockstar, ce look improvisé fait de survêtements et de baskets ringards, genre on a de l’acné et on te laissera te droguer salement avec tes tatouages pendant qu&rsquo;on envahira les ondes radios du monde entier avec nos dégaines d&rsquo;éternels losers. Quand on a grandi sous des posters des frangins Gallagher et de Keith Richards, laissez moi vous dire que ça fait bizarre. Et puis le temps a fait les choses. Les années ont passé et les petites frappes indolentes de Sheffield ont fini par grandir. Après une rencontre clé avec Josh Homme, Alex Turner et sa bande ont changé de cap sans rien perdre de leur fraîcheur. Ils ont durci le ton, poli leur mélodies, et adopté une carrure à la hauteur de leurs ambitions. A l&rsquo;approche de la trentaine, ils n&rsquo;ont plus grand chose des minots qu&rsquo;ils étaient, sauf peut-être ce réel génie de raconter l&rsquo;Angleterre comme personne. Au fil du temps, Turner s&rsquo;est imposé comme un des paroliers et frontmen les plus exquis de sa génération, sachant jongler entre chroniqueur social d&rsquo;une jeunesse rosbif moribonde et rockstar ultime pleine d&rsquo;insolence. Il faut dire que la moitié de Miles Kane au sein des succulents Last Shadow Puppets repose sur des bases solides. Le travail de Matt Helders derrière les fûts ainsi qu&rsquo;aux choeurs est impressionnant de justesse. Sans tourner le dos à leurs racines, les lads du Yorkshire arrivent à mélanger influences rn&rsquo;b modernes (« One For The Road », « Why&rsquo;d You Only Call Me When You&rsquo;re High ») et rock puissant (« Do I Wanna Know », « R U Mine ») avec brio. Voilà de la vraie pop moderne à guitares, fine, inspirée, produite ingénieusement, la seule capable de rivaliser avec les tubes bubblegums des divas aseptisées de MTV. On aurait bien tort de s&rsquo;en priver.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2013<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/PG8yTUeptFU" target="_blank">Fireside</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Donuts au chocolat<br />
<strong>Drink :</strong> Pabst Blue Ribbon</p>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #12</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2017 09:18:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[AEROSMITH]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[KASABIAN]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE VINES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;imaginaire de l’intellectuel français abonné à Marianne et friand de films de la nouvelle vague que seul lui semble capable de comprendre, Aerosmith est une des pires choses qui soient arrivées à la musique contemporaine. Et faut dire que le gang de Boston n&#8217;a pas fait que du bon. Pourtant, au début des 1970s, le duo Steven Tyler-Joe Perry était l&#8217;équivalent outre-Atlantique de la paire Jagger-Richards. A cette époque, pas de refrains sucrés à faire parader des bimbos dénudées [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1931" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Aerosmith_-_Get_Your_Wings-150x150.jpg" alt="Aerosmith_-_Get_Your_Wings" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Aerosmith_-_Get_Your_Wings-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Aerosmith_-_Get_Your_Wings-300x298.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Aerosmith_-_Get_Your_Wings.jpg 302w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Aerosmith_-_Get_Your_Wings-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Dans l&rsquo;imaginaire de l’intellectuel français abonné à Marianne et friand de films de la nouvelle vague que seul lui semble capable de comprendre, <strong>Aerosmith</strong> est une des pires choses qui soient arrivées à la musique contemporaine. Et faut dire que le gang de Boston n&rsquo;a pas fait que du bon. Pourtant, au début des 1970s, le duo Steven Tyler-Joe Perry était l&rsquo;équivalent outre-Atlantique de la paire Jagger-Richards. A cette époque, pas de refrains sucrés à faire parader des bimbos dénudées dans des halls de centre commerciaux. Les « glimmer twins » comme les surnommaient la presse musicale américaine puaient le danger et la luxure. Après un premier album très brut, Aerosmith s&rsquo;entoure de Jack Douglas et Bob Ezrin, artisan du son de KISS et d&rsquo;Alice Cooper, pour produire son deuxième opus. Sans perdre ses racines blues rock, Aerosmith lorgne désormais sur le glam. Influencé par les New York Dolls et la scène britannique (Slade et David Bowie en tête), Aerosmith joue les hardos transgenres, maquillés comme des bagnoles volés. Sexy, violent, agressif, « Get Your Wings » est un disque urgent au son unique ; un voyage dans les bas fonds d&rsquo;une Amérique urbaine qui se cherche une sexualité hybride. Tyler mise d&rsquo;ailleurs tout son physique androgyne, laissant le soin à Joe Perry de tricoter des perles blues rock à coups de riffs aiguisés (« Same Old Song and Dance », « Lord of the Thighs », « Woman of the World »). La touche glam fonctionne, et ça s&rsquo;entend nettement sur « Spaced » et son clavier boogie, ou la proto-punk « S.O.S. Too Bad ». Disque résolument sombre, nocturne, aux frontières du hard rock, « Get Your Wings » reste un des ces albums clés de l&rsquo;histoire du rock bien souvent méconnus. « Pas de promo, pas d&rsquo;interview, pas de chronique dans la presse » se souvient Perry dans son autobiographie. Voilà pourquoi plus de quarante ans après, on continue tristement de prendre Aerosmith pour une arnaque.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1974<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/gzdWPwVTWsI" target="_blank">Same Old Song and Dance</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Burger King&rsquo;s cheeseburger<br />
<strong>Drink :</strong> un verre de mauvais Brandy</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1932" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Westryderpauperlunaticasylum-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Westryderpauperlunaticasylum-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Westryderpauperlunaticasylum-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Westryderpauperlunaticasylum-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/Westryderpauperlunaticasylum.jpg 400w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Leicester City Football Club sait que ses fans les plus fidèles ne sont pas les hordes de hooligans venus fêter le titre de champions d&rsquo;Angleterre l&rsquo;été dernier. En effet, avant cet éphémère succès footballistique, la ville des Midlands était déjà connus des amateurs de rock anglais. Tout ça grâce à qui ? <strong>Kasabian</strong>, évidemment. En 2009, le groupe qui a vu le jour dans cette cité industriel considérée comme un des trous les plus pourris d&rsquo;Angleterre, sort finalement son troisième album : « West Ryder Pauper Lunatic Asylum ». Sapés comme des nobles Britons s&rsquo;en allant en guerre contre les troupes napoléoniennes, les bad boys de Leicester réinvente le dandysme made in Albion avec un swag et une classe que l&rsquo;on avait pas vu depuis les Stones de Beggar&rsquo;s Banquet (les Libertines ont presque réussi, mais avec moins de burnes). Présenté comme le meilleur nouveau groupe anglais depuis que Pete Doherty flirte avec la correctionnelle, Kasabian confirme enfin son statut avec des hymnes épileptiques (« Underdog », « Swarfiga ») et des refrains à faire chavirer toute une tribune de Wembley (« Where Did All The Love Go », « Fire »). Sergio Pizzorno, homme le plus élégant du Royaume, se sent tellement puissant qu&rsquo;il s&rsquo;essaie même au gypsy rock. Et ça fonctionne : « Take Aim » et « Thick As Thieves » prouvent à tous ses détracteurs que Kasabian à autant à voir avec Keith Richards qu&rsquo;avec les Happy Mondays. Halluciné, hallucinant, le chanteur Tom Meighan contraste à merveille l&rsquo;image de dandy victorien de son acolyte aux origines ritales. Dans la tradition d&rsquo;un Liam Gallagher sous acide, Meighan crache son flow sur des beats électro-rock survitaminés (« Vlad The Impaler »). Avec ce troisième album, Kasabian sort du pub et fait son entrée au stade. Le cock rock anglais ne s&rsquo;est jamais aussi bien porté.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2009<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/5up8kJoCsJM" target="_blank">Underdog</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Toasts au caviar<br />
<strong>Drink :</strong> Side car cocktail (Cognac, Cointreau, jus de citron)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1933" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/220px-TheVines_HighlyEvolved-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/220px-TheVines_HighlyEvolved-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/220px-TheVines_HighlyEvolved-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/12/220px-TheVines_HighlyEvolved.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Au début des années 2000, deux groupes crèvent l&rsquo;écran lors des MTV Awards. Sur le plateau, The Hives et leurs cousins australiens <strong>The Vines</strong> mettent le feu à la cérémonie et enterrent une demi-décennie de new metal et de musique d’ascenseur façon Coldplay à grands coups de riffs et de beuglements éraillés. Le rock à guitare est de retour, les jeans cigarettes troués et les cheveux gras redeviennent le summum de la coolitude dans la cour du lycée. Écouter The Vines en 2002, c&rsquo;était la grande classe, un moyen de se distinguer de la masse boutonneuse qui ne jurait que par Limp Bizkit, Korn et autres immondices. Ce premier album du groupe de Sydney, c&rsquo;est une aventure sonore entre grunge et pop psychédélique, le tout joué par une bande d&rsquo;adolescents hirsutes et arrogants. Imaginez Paul McCartney et John Lennon qui s’incrustent à une répétition de Mudhoney. Emmenés par un frontman tête à claque atteint du syndrôme d&rsquo;Asperger, The Vines séduit par sa fougue électrisante (« Highly Evolved », « Get Free », « Ain&rsquo;t No Room ») et ses ballades planantes (« Homesick », « Mary Jane »). On est en 2002, et pourtant, on a l&rsquo;impression qu&rsquo;on assiste à la rencontre des sixties et du penchant punk de Nirvana (« Outtathaway »). Nombreux s&rsquo;y sont risqués depuis (pensez à Cage The Elephant, notamment) mais on doit se rendre à l&rsquo;évidence, on ne fera plus des groupes comme The Vines, nihilistes dans l&rsquo;âme et complètement allumés sur scène. A réécouter cette fraîcheur juvénile, je prends soudain un coup de vieux et me dis que la vie, c&rsquo;était quand même plus marrant à dix-sept qu&rsquo;à trente ballets. The Vines vous fait cet effet là, et ça ne fait pas toujours plaisir.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2002<br />
<strong>Origine :</strong> Australie<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/ppJAAC69uE8" target="_blank">Highly Evolved</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Cookies au chocolat blanc<br />
<strong>Drink :</strong> Label 5 Coca-Cola</p>
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		<title>Post-scriptum pyrotechnique des Last Shadow Puppets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2016 08:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SHOTS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[THE LAST SHADOW PUPPETS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On aime the Last Shadow Puppets à la Culture de l&#8217;Ecran ! Et comment pourrait-il en être autrement quand les deux divins Anglais nous envoient en post-scriptum de leur épique année 2016 (disque et tournée à succès massif, image et style définitivement gravés dans nos esprits) « Is This That You Wanted« , reprise de Leonard Cohen et signe avant coureur de l&#8217;EP « The Dream Synopsis », à paraître en décembre. Cette version grandiose en studio comme en vidéo est outrancière dans le [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/s8LtrwbEUow?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">On aime <strong>the Last Shadow Puppets</strong> à la Culture de l&rsquo;Ecran ! Et comment pourrait-il en être autrement quand les deux divins Anglais nous envoient en post-scriptum de leur épique année 2016 (disque et tournée à succès massif, image et style définitivement gravés dans nos esprits) « <strong>Is This That You Wanted</strong>« , reprise de Leonard Cohen et signe avant coureur de l&rsquo;EP « The Dream Synopsis », à paraître en décembre.<br />
Cette version grandiose en studio comme en vidéo est outrancière dans le bon sens du terme. Alex Turner, irrésistible séducteur virevoltant en fait des tonnes, croone comme si son sort en dépendait, en fait des caisses dans l&rsquo;ambiguité de sa bromance avec Miles Kane, mais jamais on ne se dit « c&rsquo;est trop ». Serait-ce simplement parce que c&rsquo;est si bon? « Is This What You Wanted » reste en tous les cas solidement vissée dans nos crânes.<br />
PS/ Mais où Miles a t-il donc dégoté cette inénarrable tunique à voiles?</p>
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		<title>On The Rocks #1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2016 06:27:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[ALICE COOPER]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[THE LAST SHADOW PUPPETS]]></category>
		<category><![CDATA[TLSP]]></category>
		<category><![CDATA[WHITE REAPER]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1971 fut une année prolifique pour Vincent Furnier, aka Alice Cooper. Le kid de l&#8217;Arizona vient de débarquer à Detroit. La cité ouvrière est en effervescence : Stooges, MC5, Motown, la scène locale à de l&#8217;énergie à revendre. Ça tombe bien, le Coop&#8217; et son backing band surfent sur la vague. Cooper doit muscler son jeu, contraint de mettre de côté ses premiers amours avant-gardistes si chers à son mentor, Frank Zappa. Enregistré par Bob Ezrin (KISS, T-Rex), « Love It To [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1590 " src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/220px-Aclove-150x150.jpg" alt="Alice Cooper - Love it to Death" width="148" height="148" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/220px-Aclove-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/220px-Aclove-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/220px-Aclove.jpg 220w" sizes="(max-width: 148px) 100vw, 148px" />1971 fut une année prolifique pour Vincent Furnier, aka <strong>Alice Cooper</strong>. Le kid de l&rsquo;Arizona vient de débarquer à Detroit. La cité ouvrière est en effervescence : Stooges, MC5, Motown, la scène locale à de l&rsquo;énergie à revendre. Ça tombe bien, le Coop&rsquo; et son backing band surfent sur la vague. Cooper doit muscler son jeu, contraint de mettre de côté ses premiers amours avant-gardistes si chers à son mentor, Frank Zappa. Enregistré par Bob Ezrin (KISS, T-Rex), « Love It To Death » tutoie tantôt le garage rock primaire (« Caught In A Dream », « Is It My Body »), tantôt la pop sombre aux accents Lennonesques (« Second Coming », « Ballad of Dwight Fry »), le tout avec brio. Le disque, couronné par le single « I&rsquo;m Eighteen », restera le premier succès commercial d&rsquo;Alice Cooper. Suivront trois chefs d’oeuvre qui imposeront Cooper comme le parrain du rock qui tâche, un espèce de David Bowie trash nourri aux Stones et aux pages des faits divers du Michigan Chronicle, partisan des mises en scène les plus loufoques et de concepts albums aux goûts parfois douteux. Ce disque est pourtant la preuve d&rsquo;un certain génie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/jXZcJojTucg" target="_blank">I&rsquo;m Eighteen</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Grilled Beef and Mushroom Burger<br />
<strong>Drink :</strong> Jack Daniels sans glace</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1591 " src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/The_Age_of_the_Understatement_Front_Cover-150x150.png" alt="TLSP - The Age of the Understatement" width="148" height="148" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/The_Age_of_the_Understatement_Front_Cover-150x150.png 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/The_Age_of_the_Understatement_Front_Cover-125x125.png 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/The_Age_of_the_Understatement_Front_Cover.png 220w" sizes="(max-width: 148px) 100vw, 148px" />En 2008, <strong>Alex Turner</strong> et son compatriote <strong>Miles Kane</strong> décident de revisiter les sixties à coup d&rsquo;hymnes pop ambitieux. Sans tomber dans le ringard et la nostalgie facile, les deux lads pondent un premier album qui sent bon l&rsquo;asphalte mouillé des cités ouvrières en Merseyside, les jupes plissées des uniformes de leurs ex de lycée et le spleen que peut éprouver une certaine jeunesse d&rsquo;outre Manche. Les fans du Swinging London des sixties s&rsquo;y retrouvent, alors que la nouvelle génération boutonneuse se rend compte que le talent de Turner dépasse largement le succès de son band, The Arctic Monkeys. L&rsquo;axe Sheffield-Liverpool est en place. Malgré son jeune âge, le duo Turner-Kane soigne son songwriting. Secondé par le London Metropolitan Orchestra, les deux jeunes loups enchaînent les clins d&rsquo;oeil aux Beatles, Kinks, jusqu&rsquo;au grand « Melody Nelson » de Gainsbourg. Le résultat est convaincant. Vinnie Jones en lacherait presque une larme dans sa pinte de ale (« Standing Next To Me », « My Mistakes Were Made For You »). Un classique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2008<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/XGV8xCkpXjE" target="_blank">The Age of the Understatement</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Une dinde au miel au four<br />
<strong>Drink :</strong> Un Bordeaux rouge d&rsquo;exportation (type Mouton Cadet)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1592 " src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10-150x150.jpg" alt="White Reaper" width="148" height="148" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10-1024x1024.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2016/10/a0952671491_10.jpg 1200w" sizes="(max-width: 148px) 100vw, 148px" />Il fait bon grandir dans le Kentucky. Sans faire de bruit, la bande emmenée par Tony Esposito a su s&rsquo;imposé au sein de la nouvelle scène garage punk américaine (FIDLAR, Together Pangea, The Orwells, Twin Peaks). A coups de notes d&rsquo;orgues déjantés et de riffs tout en urgence, le second opus de <strong>White Reaper</strong> sent bon les premières années de fac sur les gigantesques campus de leur Midwest natal (« Make Me Wanna Die », « Pills »). Le son est lourd, racé, et les titres défilent à une vitesse ahurissante. Mention spéciale pour « Friday The 13th », sorte de comptine glauque et survitaminée. Un peu comme si les Misfits s&rsquo;étaient enfermés en studio un soir de pleine lune sous les ordres d&rsquo;un Phil Spector défoncé, chargé à bloc comme un pur sang arabe en piste au meeting de Vincennes. Le genre d&rsquo;épisode qui laisse des traces.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2015<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/2ldpqv3rzrU" target="_blank">I Don&rsquo;t Think She Cares</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un breakfast burrito<br />
<strong>Drink </strong>: Un pack de vingt cannettes de Rolling Rocks</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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