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	<title>50 STARS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>50 STARS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>[OHIO] Derf Backderf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2017 12:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai découvert Derf Backderf il y a quelques années déjà, avec son livre Mon ami Dahmer (Çà et là, 2013). L’auteur revenait sur ses années lycée pendant lesquelles il avait côtoyé de loin, car il était son camarade de classe, Jeffrey Dahmer, un des plus tristement célèbres serial killer que l’Amérique ait engendré à la fin des années 80. Ce portrait dérangeant a la particularité de ne pas se pencher sur les meurtres de Dahmer et son identité de meurtrier, [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">J’ai découvert </span><b>Derf Backderf</b><span style="font-weight: 400;"> il y a quelques années déjà, avec son livre </span><b><i>Mon ami Dahmer</i></b><span style="font-weight: 400;"> (Çà et là, 2013). L’auteur revenait sur ses années lycée pendant lesquelles il avait côtoyé de loin, car il était son camarade de classe, Jeffrey Dahmer, un des plus tristement célèbres</span><i><span style="font-weight: 400;"> serial killer</span></i><span style="font-weight: 400;"> que l’Amérique ait engendré à la fin des années 80. Ce portrait dérangeant a la particularité de ne pas se pencher sur les meurtres de Dahmer et son identité de meurtrier, en prenant le parti pris de simplement recoller des souvenirs de jeunesse de l’auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">A la base journaliste, Derf Backderf (né en 1959 et ayant grandi à Richfield, Ohio) s’est tourné vers la bande-dessinée dès les années 90, en passant par le dessin de presse. Dans un style fortement influencé par la revue </span><i><span style="font-weight: 400;">Mad</span></i><span style="font-weight: 400;">, et les auteurs indépendants comme Robert Crumb, il propose une oeuvre décalée, à l’humour noir et absurde, dans un Ohio morne et en dehors du temps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">J’ai lu dernièrement son dernier ouvrage traduit en français, </span><b><i>Trashed</i></b><span style="font-weight: 400;">, où il s’inspire de son expérience d’éboueur pour raconter les aventures désopilantes et pathétiques de deux jeunes chargés du ramassage des ordures dans une petite ville de l’Ohio, tout en critiquant finement le traitement des déchets dans le monde occidental, grâce à un fond très documenté. Oui, je viens de dire qu’une BD sur les poubelles était géniale ! Il réussit avec finesse et drôlerie à en faire un sujet fun et punk, et c’est là tout le talent de Derf Backderf.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un autre livre inratable de cet auteur est </span><b><i>Punk rock et mobile homes</i></b><span style="font-weight: 400;">, sorti en France en 2014.<br />
Akron, début des années 1980. La vague punk a bien peiné à arriver au fin fond du Midwest. Otto, dit « Le Baron », est un lycéen un peu geek, fan du Seigneur des Anneaux, qui habite dans un parc de mobile homes, appartenant à sa famille. Découvrant le punk par hasard lors d’un concert, il devient alors une icône de la scène underground d’Akron, en travaillant notamment à The Bank, la seule salle proposant ce type de groupes dans la ville. On croise The Clash, The Ramones, Klaus Nomi et bien d’autres dans cette chronique déjantée de la scène musicale de la fin des </span><i><span style="font-weight: 400;">seventies</span></i><span style="font-weight: 400;">. Derf Backderf s’est encore une fois fortement inspiré de sa propre expérience pour écrire cet ouvrage, distillant ça et là les bons mots, et aventures hilarantes et rocambolesques de son héros. Vrai</span><i><span style="font-weight: 400;"> feel good comic</span></i><span style="font-weight: 400;">, cette BD dresse un beau portrait, bien qu’un peu triste, de la fin de la première vague punk, et d’une Amérique en pleine crise économique. A conseiller aux férus de musique !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Mon ami Dahmer</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">My Friend Dahmer</span></i><span style="font-weight: 400;">), 2013, 2012 pour la version originale<br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Punk Rock et Mobile Homes</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Punk rock and trailer parks</span></i><span style="font-weight: 400;">) 2014, 2010 pour la version originale<br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Trashed</span></i><span style="font-weight: 400;">, 2015<br />
</span><b>Derf Backderf<br />
</b><span style="font-weight: 400;">Editions Çà et là</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[WYOMING] Little Bird de Craig Johnson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2017 12:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[CRAIG JOHNSON]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parfois, on ne comprend pas forcément ses propres goûts. Personnellement, je suis très peu portée sur la lecture de policiers, thrillers, polars, romans noirs. Et pourtant j&#8217;adore certaines créations du genre sur grand et petit écrans ! Dernièrement encore j&#8217;ai dévoré l’excellente série franco-suédoise Jour Polaire, à l’atmosphère si spéciale. Voilà où tout se joue au final, pour n’importe quelle lecture : l’atmosphère. Pas forcément angoissante, pas forcément crépusculaire, mais tangible, hors du temps tout en étant crédible, collant à [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/raphaelle-v/">Raphaëlle V</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Parfois, on ne comprend pas forcément ses propres goûts. Personnellement, je suis très peu portée sur la lecture de policiers, thrillers, polars, romans noirs. Et pourtant j&rsquo;adore certaines créations du genre sur grand et petit écrans ! Dernièrement encore j&rsquo;ai dévoré l’excellente série franco-suédoise </span><i><span style="font-weight: 400;">Jour</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Polaire</span></i><span style="font-weight: 400;">, à l’atmosphère si spéciale. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Voilà où tout se joue au final, pour n’importe quelle lecture : l’atmosphère. Pas forcément angoissante, pas forcément crépusculaire, mais tangible, hors du temps tout en étant crédible, collant à la peau des personnages. Ensuite,  qu&rsquo;importe l’intrigue (sauf si ça parle d’espionnage et de politique, là je passe mon tour !).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est ce que réussit à merveille </span><b>Craig</b> <b>Johnson </b>dans<b> </b><b><i>Little</i></b> <b><i>Bird</i></b><span style="font-weight: 400;">, premier opus de sa série consacrée au shérif Walt Longmire (un peu à l’image de l’auteur, véritable cow-boy), qui s’occupe d&rsquo;un petit comté dans le Wyoming. Petite communauté tout ce qu&rsquo;il y a de plus banale dans le midwest, mais dont la tranquillité va être troublée par le meurtre d&rsquo;un jeune gars du coin peu apprécié. Et pour cause, celui-ci avait été condamné quelques années plus tôt dans l’affaire du viol d&rsquo;une jeune native handicapée mentale. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Walt Longmire, bientôt à la retraite et lassé de son travail, va devoir se remettre en selle pour arrêter le coupable. Et la tempête gronde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On s’attache immédiatement à ce sexagénaire débonnaire, pris d&rsquo;une mélancolie liée à un veuvage qui le pèse, loin du cliché du flic torturé. Walt, c&rsquo;est le mec qu&rsquo;on aimerait emmener à la pêche avec soi, puis avec qui on boirait quelques bières autour d&rsquo;un barbecue. Ce roman policier réussit le tour de force de présenter la vie d&rsquo;une petite ville de manière légère et parfois très drôle, sans occulter la part sombre de tout un chacun, et qui sous ses airs de policier du terroir est en fait une belle peinture des sentiments humains. A cela s’ajoute une évocation sensible des paysages, plaines et forêts, d&rsquo;un état peu connu chez nous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces éléments captivent l’attention, dans l’avancement de l’enquête (somme toute assez banale), jusqu&rsquo;au twist final bien ficelé, déroutant et dramatique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Sortez des sentiers battus et n’hésitez plus : le polar campagnard est la nouvelle valeur sûre du roman noir ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Little Bird </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">The Cold Dish</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Craig Johnson<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2009 pour la traduction française, 2004 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Éditions Gallmeister et Points</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">N.B.: Les aventures de Walt ont rencontré un tel succès qu’elles ont été portées sur petit écran il y a quelques années, avec 5 saisons dont 2 produites par Netflix (inédites en France, à part une vague diffusion sur D8 à l’époque). </span></p>
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		<title>[IDAHO] Indian Creek de Pete Fromm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2017 12:29:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[IDAHO]]></category>
		<category><![CDATA[PETE FROMM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler du même auteur aussi rapidement mais dans deux registres différents n’est pas une chose anodine. Pourtant je vous embarque cette semaine dans l’Idaho, à la rencontre d’Indian Creek, le texte culte de Pete Fromm. Bien loin des turpitudes adolescentes de Lucy dans le Montana, l’auteur raconte dans ce premier ouvrage son propre vécu. Là où les deux romans nous parlent d’une initiation et d’un passage à l’âge adulte, ils diffèrent cependant énormément de par leurs essences et environnements. En [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Parler du même auteur aussi rapidement mais dans deux registres différents n’est pas une chose anodine. Pourtant je vous embarque cette semaine dans l’Idaho, à la rencontre d</span><i><span style="font-weight: 400;">’</span></i><b><i>Indian Creek</i></b><b>, le texte culte de Pete Fromm</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Bien loin des turpitudes adolescentes de <a href="https://laculturedelecran.com/lucy-in-the-sky-de-pete-fromm/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lucy dans le Montana</a>, l’auteur raconte dans ce premier ouvrage son propre vécu. Là où les deux romans nous parlent d’une initiation et d’un passage à l’âge adulte, ils diffèrent cependant énormément de par leurs essences et environnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En 1978, la tête pleine de fantasmes sur la vie sauvage et d’histoires de trappeurs, le jeune Pete Fromm accepte sur un coup de tête une mission qui en aurait effrayé plus d’un : 1) aller surveiller la ponte des saumons 2) seul 3) dans les Rocheuses 4) pendant la saison hivernale. Problème : il n’a jamais été confronté à une expérience de ce type, et ses connaissances en matière de survie se limitent aux bases du camping.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Face à ce défi insensé, le jeune homme de 20 ans va user de tout son culot et de son humour pour vivre au mieux ce moment hors du commun, qui changera toute sa vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C’est avec beaucoup de tendresse et d’autodérision que Pete Fromm nous livre ce témoignage très intime sur la survie et la confrontation avec la nature. Il ne se fait jamais de cadeaux, et n’hésite pas à se moquer de ce garçon naïf et incompétent qu’il était en arrivant dans les montagnes sauvages. Nous assistons avec délice à la transformation de cet étudiant nonchalant en homme capable de prendre des décisions parfois difficiles. L’auteur a également un talent d’évocation hors du commun : en voyant des photos de son campement après la lecture de son livre, je me suis rendu compte que j’imaginais telle quelle la clairière dans laquelle il a vécu de longs mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Outre une ode à la nature sauvage, c’est également un magnifique texte d’apprentissage. Devenu un classique du genre, </span><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek</span></i><span style="font-weight: 400;"> est ce genre de texte qui vous fait pétiller les yeux et vous met des étoiles plein la tête. Un plaisir de redécouvrir ce beau récit dans une nouvelle édition de poche chez Gallmeister !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">Indian Creek Chronicles : A winter in the wilderness</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Pete Fromm<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2006 pour la traduction française, 1993 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Editions Gallmeister</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[PENNSYLVANIE] Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 15:35:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[PENNSYLVANIE]]></category>
		<category><![CDATA[ROBERT OLMSTEAD]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Place à un peu de littérature historique pour continuer notre voyage, en passant par un épisode douloureux mais fondateur de la nation américaine. Robert Olmstead nous plonge, grâce à un récit initiatique et mystérieux, au coeur de la Guerre de Sécession, avec son roman Le voyage de Robey Childs. Le fil conducteur de l’histoire, c’est le périple qu’entreprend Robey Childs, jeune garçon que sa mère a investi d’une mission : retrouver son père, soldat parti combattre dans une guerre trop grande [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Place à un peu de littérature historique pour continuer notre voyage, en passant par un épisode douloureux mais fondateur de la nation américaine. </span><b>Robert Olmstead </b><span style="font-weight: 400;">nous plonge, grâce à un récit initiatique et mystérieux, au coeur de la Guerre de Sécession, avec son roman </span><b><i>Le voyage de Robey Childs</i></b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le fil conducteur de l’histoire, c’est le périple qu’entreprend Robey Childs, jeune garçon que sa mère a investi d’une mission : retrouver son père, soldat parti combattre dans une guerre trop grande pour lui. Accompagné d’un pur sang noir presque surnaturel, le héros va grandir, mûrir, devenir un homme, tout cela dans un monde en plein chaos, où l’homme ne sert que de chair à canon, faisant ressortir les plus bas instincts de chacun, et où l’humanité n’en est que plus fragile.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’écriture très fluide d&rsquo;Olmstead permet une immersion immédiate dans son récit, qui nous tient en haleine tout du long. L’auteur sait à merveille comment nous transporter dans l’Amérique meurtrie de 1865, et les évocations de paysages sont sublimes, sauvages, cruelles, magnifiques ! La mort qui rôde ne fait que ressortir de manière encore plus vive les interrogations du personnage principal (mais également les nôtres) sur la vie. Une grande partie de l’action se déroule en Pennsylvanie, juste pendant la bataille sanglante de Gettysburg, dont les références épiques nous plongent dans la fureur et la cacophonie d’un moment de l’Histoire de l’Amérique où plus de 600 000 vies furent perdues.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La beauté du </span><i><span style="font-weight: 400;">Voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est également de ne jamais tomber dans le manichéisme. C’est tout juste si l’on arrive à identifier le « camp » dont fait partie Robey (Confédération ou Union ?) et au final, on comprend rapidement qu’il est juste un observateur extérieur qui va commenter cette page de l’histoire, mais aussi la nature humaine qui se présente alors à lui, nue et crue, parfois veule, mais jamais réellement méchante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce roman puissant est d’une crudité et d’une cruauté qui sont autant égales à sa beauté et sa générosité. Ce n’est donc pas pour rien que </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;"> a reçu le Heartland Prize for Fiction et le Ohioana Award. La grosse (mauvaise) surprise, c’est d’apprendre que ce livre est le premier et seul roman traduit en français de Robert Olmstead ! J’ai hâte que d’autres de ces écrits trouvent écho dans l’Hexagone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Le voyage de Robey Childs</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Coal Black Horse</span></i><span style="font-weight: 400;">)<br />
</span><b>Robert Olmstead<br />
</b><span style="font-weight: 400;">2014 pour la traduction française, 2007 pour la version originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Gallmeister</span></p>
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		<title>[MONTANA] Lucy in the sky de Pete Fromm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2017 09:42:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[MONTANA]]></category>
		<category><![CDATA[PETE FROMM]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des romans qui illuminent votre vie. Si justes, si équilibrés, que vous ne souhaitez pas les refermer, car ils ralentissent, suspendent le temps. C’est un peu le cas de Lucy in the sky, de Pete Fromm. Plus connu pour son oeuvre de nature writing, l’auteur se livre ici à un exercice délicat : raconter à la première personne le passage à l’âge adulte&#8230;d’une jeune fille de 15 ans. Lucy Diamond vit à Great Falls, Montana. Père adoré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Il y a des romans qui illuminent votre vie. Si justes, si équilibrés, que vous ne souhaitez pas les refermer, car ils ralentissent, suspendent le temps. C’est un peu le cas de </span><i><span style="font-weight: 400;">Lucy in the sky</span></i><span style="font-weight: 400;">, de Pete Fromm.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Plus connu pour son oeuvre de </span><i><span style="font-weight: 400;">nature writing</span></i><span style="font-weight: 400;">, l’auteur se livre ici à un exercice délicat : raconter à la première personne le passage à l’âge adulte&#8230;d’une jeune fille de 15 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Lucy Diamond vit à Great Falls, Montana. Père adoré mais toujours en vadrouille, mère (trop) jeune et (trop) libre, Lucy est entourée d’amour mais n’a pas conscience de l’implosion qu&rsquo;est prête à connaître sa cellule familiale. </span><i><span style="font-weight: 400;">Tomboy</span></i><span style="font-weight: 400;"> aux cheveux rasés, elle traîne son ennui et sa gouaille adolescente dans sa morne ville, de la cage à écureuils du parc aux chutes des rivières toutes proches, flanquée de son meilleur ami Kenny.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On n’est pas sérieux quand on a 15 ans, et pourtant chaque micro événement peut prendre des proportions considérables. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Notre héroïne va voir son corps changer. Mais surtout le regard des autres sur celui-ci. Être une fille pas encore femme, mais plus une enfant, c&rsquo;est une grande détresse. Lucy va découvrir l’amour et le sexe, perdre la tête, jouer « aux grands »,  mais aussi se rendre compte à quel point il est difficile de quitter le confort de l’enfance. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le passage à l’âge adulte peut être cruel, et Lucy sera confrontée de plein fouet à cette réalité, tentant désespérément de se raccrocher à quelques miettes des dernières années d’innocence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Difficile d&rsquo;en dire plus sans risquer de briser le charme de cette belle histoire, à travers laquelle Pete Fromm explore avec finesse le poids de la famille, la difficulté des relations humaines, cette période ingrate qu’est l’adolescence (et pas uniquement physiquement !) et l’amour, l’amour, l’amour, sous toutes ses formes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un magnifique roman sur le fait de grandir, de mûrir, d&rsquo;une grande mélancolie, mais servi par une énergie folle et beaucoup de tendresse !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Lucy in the sky</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">As cool as I am)<br />
</span></i><span style="font-weight: 400;">Pete Fromm<br />
</span><span style="font-weight: 400;">2015 pour la traduction française, 2003 pour l’édition originale<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Éditions Gallmeister</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[OREGON] L&#8217;Expérience Oregon &#8211; Keith Scribner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:52:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[KEITH SCRIBNER]]></category>
		<category><![CDATA[OREGON]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En bonne hipster que je suis, je rêve de découvrir Portland, Oregon. Ville de la côte Nord-Ouest Pacifique américaine, et proche du Canada, Portland est très vite devenue un symbole de modèle alternatif et écologique, siège de toutes les tentatives libertaires (végétarisme et veganisme, communautés, expériences sur l’écologie, développement des transports durables, agriculture alternative, luttes féministes, etc). Un bien bel endroit donc, mais qui peut aussi en agacer certains ! Ca ne m’empêche pas de rêver d’y aller, voire de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En bonne hipster que je suis, je rêve de découvrir Portland, Oregon. Ville de la côte Nord-Ouest Pacifique américaine, et proche du Canada, Portland est très vite devenue un symbole de modèle alternatif et écologique, siège de toutes les tentatives libertaires (végétarisme et veganisme, communautés, expériences sur l’écologie, développement des transports durables, agriculture alternative, luttes féministes, etc). Un bien bel endroit donc, mais qui peut aussi en agacer certains ! Ca ne m’empêche pas de rêver d’y aller, voire de m’y installer. C’est un véritable bastion artistique, avant-gardiste et anti-conformiste. La devise de la ville parle d’elle-même : « Keep Portland Weird ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et tout cela nous amène à notre livre du jour :</span> <i><span style="font-weight: 400;">L’Expérience Oregon</span></i><span style="font-weight: 400;">, de Keith Scribner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C’est le troisième roman de cet auteur, également professeur à l’université d’Oregon. Dans ce livre, il s’intéresse à cette image alternative renvoyée par cette région des Etats-Unis, et l’idéalisme qui en découle dans les combats politiques et sociaux menés sur place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Scanlon et Naomi sont un jeune couple new-yorkais. Lui est professeur spécialisé dans les mouvements « sécessionnistes », elle, nez dans la parfumerie. Bien qu’il n’ait jamais montré de véritable engagement de terrain, Scanlon est complètement obnubilé par les courants indépendantistes et libertaires. Quand on lui propose un poste dans une petite ville proche de Portland, lui permettant d’avancer sur ses recherches, lui qui peine à faire décoller sa carrière, il saute sur l’occasion. Naomi, quant à elle, est enceinte de leur premier enfant, et peine à se remettre d’une dépression survenue suite à la perte de son odorat. Elle suit sans grande conviction son époux dans cette aventure, et lorsque celle-ci arrive de nouveau à sentir des odeurs en arrivant sur place, elle décidera de garder cela secret.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces deux bobos trentenaires au prise avec leurs démons, envies, ambitions et frustrations, verront alors leur couple mis à l’épreuve après leur rencontre avec une jeune mère célibataire, Sequoia, à la tête d’un mouvement alternatif sécessionniste, et un jeune anarchiste paumé, Clay.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On suit alors le destin de ces personnages, tragique pour certains, acide pour d’autres, le tout dans un style très cinématographique, ponctué par les odeurs que Naomi réapprend à analyser, décortiquer, imaginer. Ici, même l’engagement politique ne permet pas d’échapper à ses démons. Ici, même si tout le monde semble vivre en symbiose dans la communauté et avec la nature, cette harmonie n’est que façade, et cache les mêmes problèmes que partout ailleurs. Ici, il n’est pas possible d’effacer le passé, même en donnant de son temps et de son énergie pour les autres. Ici, il se pourrait bien que les idéaux révolutionnaires viennent à bout de ce couple qui s’effrite sans le voir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Malgré quelques longueurs un peu dommageables, ce roman nous entraîne à la découverte d’un mode de vie qui repense les codes sociaux, qui décide que le monde peut être meilleur, tout en nous montrant que le ver peut se trouver dans la pomme, même là où on le l’attendait pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">L’Expérience Oregon</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">The Oregon Experiment</span></i><span style="font-weight: 400;">)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Keith Scribner</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">2012 pour la traduction française, 2011 pour la version originale</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Editions Christian Bourgeois</span></p>
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		<title>[ALASKA] Le grand marin &#8211; Catherine Poulain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2017 10:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[ALASKA]]></category>
		<category><![CDATA[CATHERINE POULAIN]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a de ces livres qui vous embarquent, vous prennent tout entier, vous collent à la peau comme le sel irritant de l’océan, vous giflent comme une vague en colère. C&#8217;est le cas du Grand Marin, ce très beau premier roman d’une auteure française un peu atypique, Catherine Poulain, qui a puisé dans sa propre expérience pour nous livrer ce bijou. Après avoir voyagé aux quatre coins du monde, et exercé des métiers difficiles dans des milieux ultra masculins [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Il y a de ces livres qui vous embarquent, vous prennent tout entier, vous collent à la peau comme le sel irritant de l’océan, vous giflent comme une vague en colère. C&rsquo;est le cas du </span><i><span style="font-weight: 400;">Grand Marin</span></i><span style="font-weight: 400;">, ce très beau premier roman d’une auteure française un peu atypique, Catherine Poulain, qui a puisé dans sa propre expérience pour nous livrer ce bijou.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après avoir voyagé aux quatre coins du monde, et exercé des métiers difficiles dans des milieux ultra masculins (conserverie en Islande, bar à Hong-Kong, pêche en Alaska), Catherine Poulain s’occupe aujourd’hui d’un troupeau de brebis dans le sud de la France. Cette vie multiple, on la devine derrière le personnage de Lili, ce petit bout de femme qui débarque à Kodiak (Alaska) pour la pêche au flétan, rêvant d’aller toujours plus au nord et de rejoindre Point Barrow.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Petit à petit, elle trouve sa place dans ce monde d’hommes abîmés, où tous fuient la réalité, dans une véritable course en avant. Un grand poète français disait « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme » (référence de haute qualité). Catherine Poulain rend palpable ce désir presque charnel de se retrouver sur le Pacifique Nord, de prendre le large. On vit avec l’équipage pendant les sorties en mer, on vit le choc des embruns et des vagues, on ressent dans nos os la douleur et l’humidité, le sang des poissons, la laitance… La nature y est sublime, c’est-à-dire grande, sans bornes, terrifiante. Car c’est un véritable roman physique et sauvage, qui malmène ces anti-héros. La rudesse de cette vie et sa dangerosité n’effraient pas cette femme et ces hommes, qui peu à peu s’enfoncent dans un rapport malsain à cette aventure, repoussant leurs limites jusqu’à l’irréparable, en véritables trompe-la-mort.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">La dernière partie du livre illustre bien cette « toxicomanie » du danger qui se met en place. L’alcool et la drogue sont omniprésents, et illustrés par cette formidable expression : « repeindre la ville en rouge ». L’amour qui va lier Lili et son « grand marin » sera presque aussi mortifère que cette recherche de l’extrême.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">C’est une expérience de lecture très pure qui nous est proposée avec ce roman, mais également très amère, et violente. On ne ressort pas tout à fait indemne d’un livre comme celui-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">Le grand marin</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Catherine Poulain</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">2016</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Editions de l’Olivier</span></p>
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		<title>[CALIFORNIE] Intolérable cruauté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaëlle V]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 11:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[50 STARS]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[CALIFORNIE]]></category>
		<category><![CDATA[ROMAN]]></category>
		<category><![CDATA[STEVE TESICH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a tous nos obsessions de lecture. Lieux, moments, conditions. Moi c&#8217;est la littérature américaine. Et les livres objets. Ça tombe bien, les éditions Monsieur Toussaint Louverture nous ont offert de quoi faire. Et je vous parle donc de Karoo de Steve Tesich. Steve Tesich meurt en 1996. Il n’aura pas eu le temps de voir son second roman publié. Originaire d’ex-Yougoslavie, ce dramaturge et scénariste serbo-américain reconnu publie en 1982 Summer Crossing, traduit en français en 2014 sous le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">On a tous nos obsessions de lecture. Lieux, moments, conditions. Moi c&rsquo;est la littérature américaine. Et les livres objets. Ça tombe bien, les éditions Monsieur Toussaint Louverture nous ont offert de quoi faire. Et je vous parle donc de </span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Steve Tesich.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Steve Tesich meurt en 1996. Il n’aura pas eu le temps de voir son second roman publié. Originaire d’ex-Yougoslavie, ce dramaturge et scénariste serbo-américain reconnu publie en 1982 </span><i><span style="font-weight: 400;">Summer Crossing</span></i><span style="font-weight: 400;">, traduit en français en 2014 sous le titre de </span><i><span style="font-weight: 400;">Price</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><span style="font-weight: 400;">je reviendrai dessus un jour).</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Mais c’est </span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;">, publiée pour la première fois en 1998 (2012 pour la version française), soit deux ans après son décès, qui remporte le plus gros succès !</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Karoo, c’est le nom du héros de ce roman, grand témoignage de la petitesse et de la dimension pathétique de la nature humaine. Saul Karoo est <em>script doctor</em> à Hollywood, c’est-à-dire qu’il réécrit des scénarios. Ainsi, son talent transforme de vagues histoires bancales en films ultra <em>bankables</em>, mais réduit aussi de purs chef-d’œuvres en médiocres produits de consommation aseptisés.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Karoo est persuadé d’être une bonne personne. S’il n’appelle jamais son fils adoptif adoré, c’est que leur amour peut se passer de ce genre de contact trivial. Si son mariage a capoté, c’est que de toute manière, lui et son épouse (dont il n’a pas divorcé) forment un couple beaucoup plus flamboyant maintenant qu’ils sont séparés. Il rechigne à prendre une assurance santé malgré sa décadence physique : pas grave, cela lui permet de vivre réellement, au jour le jour. Lâche, menteur, névrosé, cynique : autant de traits de caractère qui pourraient nous faire détester, voire haïr Saul Karoo. Pourtant, on aime suivre les pérégrinations égocentriques et minables de cet anti-héros, antipathique et pathétique.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Lorsque celui-ci se retrouve à accepter de remanier un joyau du 7ème art réalisé par le plus grand génie de ce siècle, malgré tous les scrupules qui l’assaillent, il reconnaît une des actrices. C’est alors que va s’enclencher son grand projet. Cette quête va le conforter dans le rôle qu’il veut bien se donner, mais s’avérera plus dangereuse et vénéneuse qu’il ne l’avait prévu.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est un tableau new yorkais plus sombre que Woody Allen. C’est une névrose moins déjantée que les Frères Cohen. C’est un désespoir sous-jacent qui rappelle Shalom Auslander.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Les deux parties bien distinctes nous opposent l’apogée et la chute inévitable de ce personnage nombriliste et à côté de la plaque. En instillant un peu de romantisme premier degré, Steve Tesich surprend même en évitant l’écueil du roman ultra noir, et rendant ainsi de l’humanité aux protagonistes de l’histoire.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Au-delà de l’aspect purement drôle, c’est une satire du monde du showbiz et plus particulièrement de l’industrie du cinéma qui nous est livrée ici dans ce qu’on peut qualifier de chef-d’oeuvre (et les critiques sont unanimes !). Tout le monde en prend pour son grade, et l’auteur arrive à nous convaincre de la vacuité de notre existence, de l’amoralité de notre société et de l’hypocrisie de tout un chacun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Et la cerise sur le pompon du top du top, c&rsquo;est la magnifique édition comme sait les faire M. Toussaint Louverture : une belle couverture imprimée en </span><i><span style="font-weight: 400;">offset</span></i><span style="font-weight: 400;">, des polices choisies avec soin, un dos au texte mystérieux… Bref un objet imprimé pour les amoureux du papier.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Inratable !</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">Karoo</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Steve Tesich</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">2012 pour la traduction française, 1998 pour la version originale</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Editions Monsieur Toussaint Louverture</span></p>
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