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	<title>STONER &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>On The Rocks #32</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2017 12:34:22 +0000</pubDate>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2898" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-150x150.jpg" alt="Superunknown" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />On ne s&rsquo;y attendait pas. Chris Cornell, chanteur de <strong>Soundgarden</strong>, s&rsquo;est donné la mort la semaine dernière dans sa chambre d’hôtel après un concert à Detroit, à tout juste 52 ans. Voilà donc une nouvelle icône des nineties à rejoindre le royaume des cieux. Le rock américain a perdu une de ses voix les plus marquantes, et une de ses plus belles gueules. Profitons donc de cette triste nouvelle pour revenir sur « Superunknown », quatrième opus du groupe de Seattle, forteresse imprenable du courant grunge qui atteint son pic de popularité en 1994, année elle aussi marquée par le décès d&rsquo;une autre légende locale dont on parlera sur ce site très prochainement. Moins rugueux que ces prédécesseurs, « Superunknown » est sans aucun doute l&rsquo;album le plus accessible du groupe. A peine sorti, les radios s&rsquo;affolent et passent en boucle les singles « Spoonman », « Fell On Black Days », et « Black Hole Sun ». Dans une interview à la télévision américaine, Dave Grohl décrit le son de ses compatriotes de Soundgarden comme « le croisement impossible entre The Beatles et Black Sabbath ». Bien vu l&rsquo;ami, il faut dire que sur ce coup là, le batteur de Nirvana voit juste. On retrouve une noirceur propre au quatuor sur de nombreux morceaux de l&rsquo;album, qui rappellent en effet les territoires défrichés par les pionniers du métal au début des années 1970. Sauf que Cornell et Kim Thayill ont un sens bien particulier de la mélodie. Cet amour des arrangements soignés et des refrains entêtants scandés par le frontman se marient parfaitement avec les riffs ténébreux brodés par Thayill. Il faut dire que la production de Michael Beinhorn (Hole, Violent Femmes, Red Hot Chili Peppers), puissante à souhait, rend plus que service aux compositions du groupe (« Limo Wreck », « The Day I Tried To Live »). On est au milieu des années 1990 et on n&rsquo;a pas peur d&rsquo;en mettre des tonnes. Avec une bonne dose de groove, Soundgarden gravent certains des riffs les plus mémorables d&rsquo;une décennie placée sous le signe de montagnes d&rsquo;amplis Marshall et de Gibson Les Paul baveuses. A l&rsquo;écoute de cet album au son de mammouth (lancez « Mailman » et montez le volume, vous ne serez pas déçu), il est saisissant de voir à quel point cette scène grunge a pu être marquée par la grandiloquence des pionniers du hard rock vingt ans plus tôt. Il faudrait au moins quatre mains pour compter sur ses doigts les clins d’œil à Zeppelin, Sabbath ou Purple tout au long de ce disque culte. Étonnement, les Inrockuptibles ont snobé le beau brun et sa bande dans de leur récent hors-série sur les meilleurs albums de l&rsquo;histoire du rock transatlantique, leur préférant des formations bien plus fragiles, tels que les néo-folkeux Bon Iver ou Sufjan Stevens. Sacrée injustice, quand on sait à quel point Soundgarden a participé à la renommée internationale de la ville de Seattle.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/ySzrJ4GRF7s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fell On Black Days</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tartelette citron meringuée<br />
<strong>Drink :</strong> Whisky Sour (bourbon, citron, sirop de canne)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2896" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-150x150.jpg" alt="Hydromatics" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Nick Royale a réussi son pari. Donner une seconde jeunesse aux morceaux poussiéreux de son groupe favori, The Sonic&rsquo;s Rendezvous Band. Projet aux noms prestigieux, avec Scott Asheton (ex-Stooges) ou bien même Fred « Sonic » Smith (Monsieur Patti Smith et membre fondateur du Motor City 5), le groupe de Detroit n&rsquo;a pas réussi à s&rsquo;imposer sur le circuit proto-punk à la fin des années 1970, rapidement dépassé par la scène plus artsy du CBGB new yorkais. Vingt ans plus tard, Royale, frontman des Hellacopters et légende de l&rsquo;underground européen convainc Scott Morgan, chanteur de la formation oubliée, de reprendre du service. Pour ce faire, il fait appel à Tony Slug, guitariste de The Nitwitz, un américain basé à Amsterdam qui connait bien l&rsquo;ancienne gloire du Michigan. Rendez-vous pris en Hollande, les trois musiciens commencent à répéter et bookent trois dates histoire de voir ce que peut advenir de cette idée audacieuse. Six jours plus tard, le groupe a composé de quoi combler un set fait, en majorité, de vieilles chansons du Sonic&rsquo;s Rendezvous Band, que personne n&rsquo;a entendu en live depuis bien longtemps. Il faut dire que la formation de Scott Morgan était un véritable groupe de scène et hormis le mythique single « City Slang », le quatuor n&rsquo;a pas immortalisé son rock électrique en studio. Voilà désormais chose faite avec « Parts Unknown », qui voit Scott Morgan finalement enregistrer certaines de ses compositions plus de vingt ans après leur écriture. On retrouve par exemple les excellentes « Earthy », qui sent bon le garage punk des pionniers, et la très soul « Getting There (is Half The Fun) » et son changement de tempo ravageur. Malgré un certain goût pour les spiritueux et des années d&rsquo;absence devant un micro, Scott Morgan n&rsquo;a rien perdu de sa voix chaude. Ce grand fan de musique noire, qui s&rsquo;est fait un nom avec The Rationals pendant les sixties, a ce timbre de voix soul qui colle à merveille au jeu de guitare punk blues de Royale (« Runaway Slaves »). Il faut dire que le suédois se réjouit de prêter main forte à son idole, rendant ainsi un hommage plus que mérité au son de Detroit. Hargneux, rapide, enjoué, « Parts Unknown » plonge l&rsquo;auditeur dans un univers musical fascinant logé au croisement du punk rock et de la soul music. Imaginez les Stooges en train de reprendre les plus grands tubes du catalogue de Tamla Motown (« Nailed », « Get It Together »). La décharge sonore est de taille, le défi aussi. Pourtant, « Parts Unknown » n&rsquo;en est pas loin. Un disque d&rsquo;antiquaire du rock, qui mérite néanmoins de figurer parmi les œuvres les plus saisissantes de la riche carrière du gourou suédois et de ses acolytes du Midwest.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1999<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis/Suède<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/TbRlAWP6oAo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Getting There (Is Half The Fun)</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Gaufre au caramel<br />
<strong>Drink :</strong> Blue Lagoon (vodka, curaçao, citron vert)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2897" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-150x150.jpg" alt="California Crossing" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing.jpg 400w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Un groupe fun. Voilà comment on pourrait présenter <strong>Fu Manchu</strong>, formation estampillée rock burné depuis près de trente ans. Oui, cela fait trois décennies que le groupe originaire d&rsquo;Orange County, comté ensoleillé situé au sud de Los Angeles, pond des albums racés à faire rentrer le headbanging aux prochaines olympiades. Sorti en 2001, « California Crossing » reste le disque le plus solide de la discographie du combo emmené par Scott Hill. Aficionado des riffs crétins et des refrains monolithiques, Hill est l&rsquo;architecte du son de Fu Manchu. Fan invétéré des dinosaures du hard rock à papa, on parle ici d&rsquo;AC/DC, Motörhead, et KISS, Hill façonne des titres colossaux, d&rsquo;une simplicité déconcertante et d&rsquo;une efficacité rare. Signé chez Mammoth Records (rien n&rsquo;a été laissé au hasard), Fu Manchu dégraisse le heavy rock comme Margaret Thatcher a démantelé le service public britannique. Pas besoin de s&#8217;embêter avec des fioritures, le groupe fait dans le rock d&rsquo;hommes de croc-magnon et ça fonctionne à merveille. Sous sa magnifique pochette, « California Crossing » abonde de riffs à vous donner envie de revendre votre Clio 2 pour investir dans un mur d&rsquo;amplis à lampes et des pédales fuzz. Les hostilités démarrent avec « Separate Kingdom » et son refrain colossal. Sur la face A du disque, on retrouve « Mongoose », déjà présente sur l&rsquo;album « Eatin&rsquo;Dust » sorti deux ans auparavant. Cette nouvelle version, encore plus abrasive que l&rsquo;originale, est un concentré de ce que Fu Manchu a fait de meilleur. Un riff crétin, une cloche qui annonce l&rsquo;entrée d&rsquo;une ligne de guitare aussi lourde que chaude, avant que le tout se transforme en un hymne de heavy rock à écouter à balle le pied au plancher dans une vieille caisse américaine en faisant transpirer l&rsquo;asphalte poussiéreux d&rsquo;une autoroute déserte. On retrouve cette salve d&rsquo;énergie sur « California Crossing » et son riff plein de testostérone. Oui, à l&rsquo;instar de ses contemporains tout droit sortis du désert californien, Fu Manchu ne fait pas dans la dentelle. Cette chanson, plus gros son du groupe de la côte ouest, a d&rsquo;ailleurs tapé dans l’œil des ingénieurs d&rsquo;Activision qui décident de l&rsquo;inclure dans la bande son du jeu vidéo Tony Hawk Underground. Pas mal pour une bande de renégats ne jurant que par les grosse bagnoles et le son rétro des vieilles pédales de distorsion. Mention très spéciale pour « Squash That Fly », qui aurait très bien pu rejoindre la chanson éponyme de l&rsquo;album au rang des titres les plus ravageurs jamais sortis de Californie du Sud. Une leçon de rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il y a de plus primaire. Voilà donc un disque baraqué, robuste, qui ravira n&rsquo;importe quel fan de guitare électrique porté sur la puissance et l&rsquo;intensité de son instrument. Du lourd.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2001<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/H3bdZWrIMdM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mongoose</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Enchiladas<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila blanche citron vert</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #30</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 12:32:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[KING TUFF]]></category>
		<category><![CDATA[KINGS OF LEON]]></category>
		<category><![CDATA[KYUSS]]></category>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2814" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-150x150.jpg" alt="Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La vague « stoner » rock qui a refait surface ces vingt dernières années n&rsquo;a pas grand chose en commun avec ses origines. Car si le mouvement a fait beaucoup d&rsquo;émules récemment, en particulier en Scandinavie et en France, il est né dans la plus pure confidentialité à la fin des années 1980 dans le désert californien. Imaginez des bleds pourris à deux heures des portes de Los Angeles, où le soleil brûle l&rsquo;asphalte neuf mois sur douze. C&rsquo;est dans cet environnement poussiéreux, entre les cactus et les maisons de retraite, qu&rsquo;une frange alternative de la jeunesse se regroupait pour des jams psychédéliques autour de générateurs lors de fêtes pouvant durer plusieurs jours. Nourri à Black Sabbath et au punk hardcore de la cité des anges, <strong>Kyuss</strong> reste considéré comme le groupe le plus influent de cette scène qui ne fera parler d&rsquo;elle que bien des années plus tard. Formé par une bande d&rsquo;adolescents passionnée de science-fiction et de produits illicites à la fin des années 1980, le groupe se démarque en restant à la marge du mouvement grunge. Chez Kyuss, on ne retrouve pas d&rsquo;envolée pop ni de postures mielleuses qui pourraient amadouer les foules. Bien au contraire, le quatuor préfère miser sur de rugueuses improvisations interstellaires de plusieurs minutes. Cette attitude rebelle séduit tout de même Elektra qui sort « Welcome to the Sky Valley » au mois de juin de 1994. Dans un vacarme assourdissant, John Garcia se démarque comme un des chanteurs les plus puissants de sa génération. Sa prose frappe comme un marteau, pendant que le petit Josh Homme (le rouquin n&rsquo;avait alors que 21 ans) pose des accords lourds et distille quelques riffs lancinants qui deviendront par la suite sa marque de fabrique. On pose la galette sur le tourne-disque et la symphonie commence. « Gardenia » résonne et on se demande si nos enceintes vont tenir le coup. Dans un déluge de fuzz, le groupe navigue sur une ligne de basse poisseuse, guidé par un Garcia particulièrement agressif. Kyuss fait presque dans le mystique sur « Asteroid » et son riff de guitare malsain. En alternant passages bourrins et délires psychédéliques, la formation perd l&rsquo;auditeur, qui se prend une claque à chaque fois que Homme piétine sa Big Muff (« Demon Cleaner », « N.O. »). Et quand il calme ses ardeurs, c&rsquo;est pour broder une des rares accalmies au milieu d&rsquo;un océan de distorsion. Avec « Space Cadet », Kyuss signe en effet son « Planet Caravan ». Ce blues semi-acoustique monte en puissance sans jamais exploser. Du grand art, qui fait mieux digérer la deuxième face du disque, brutale à souhait. En flirtant avec le hard rock, le métal, le rock psychédélique et le krautrock, Kyuss brouille les pistes. Il faudra pourtant attendre la dissolution du groupe et la création de Queens of the Stone Age pour que le groupe soit enfin considéré à sa juste valeur. Pionnier d&rsquo;un mouvement qui s&rsquo;est désormais largement perdu dans le hard rock de bas étage, Kyuss a transformé le rock lourd de Black Sabbath en quelque chose de bouillant et de totalement halluciné. Une prouesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/-NHWF1cCRw0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Odyssey</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un steak de bison<br />
<strong>Drink :</strong> Un litre de mezcal</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2815" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-150x150.jpg" alt="young cover" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover.jpg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Si j&rsquo;avais dû parier sur le futur de <strong>Kings of Leon</strong>, j&rsquo;aurais perdu beaucoup d&rsquo;argent. Rien ne laissait présager que les trois frangins et leur cousin du Tennessee se transformeraient en une machine fade et policée à produire des tubes aussi infectes que le dernier single de U2. Avec leurs barbes anachroniques (en 2003, seul le gendarme à moustache du coin de la rue fréquentait un barbier) et leurs dégaines de ploucs tout droit sortis d&rsquo;un mauvais film américain, les Kings of Leon avaient réussi une belle OPA sur un rock plutôt porté sur le glamour. Oui, on est bien loin du gentleman chic et décalé façon Strokes et du dandy de Brick Lane façon Libertines. Pourtant, avec leur côté Creedence Clearwater Revival et les accents qui sentent bon la paille fraîchement séchée, les Kings of Leon s&rsquo;étaient imposés comme une des sensations musicales les plus excitantes de ce nouveau siècle. Ce premier album, aussi rural que naïf, avait jeté une vague de fraîcheur plutôt agréable sur une scène garage qui commençait à atteindre ses limites. Cradingue, parfois limite hésitant, le chant de Caleb Followill sur « Youth and Young Manhood » n&rsquo;a pas grand chose à voir avec ce qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. Tel un pasteur atteint d&rsquo;une méchante gueule de bois, le plus timide des frangins Followill ressuscite un style popularisé par John Fogerty. On pense au Creedence de « Green River » ou « Suzie Q ». A la frontière avec la country et le rock sudiste, les titres ont pourtant une sensibilité pop qui les rend particulièrement irrésistibles (« Red Morning Light », « California Waiting »). Les musiciens, qui n&rsquo;avaient à l&rsquo;époque pas l&rsquo;age légal de commander une binouze au comptoir de leur diner préféré, surprennent par leur décontraction. Ce côté foufou donne un côté attachant à la formation qui signera des hymnes adolescents totalement inoubliables, telle la mémorable « Molly&rsquo;s Chambers » ou l&rsquo;entêtante « Holly Roller Novocaine ». Jovial, les Kings of Leon reproduiront un effort similaire sur le « Aha Shake Heartbreak » sorti un an plus tard avant de sombrer dans la facilité et de commettre l&rsquo;erreur impardonnable de raser leur barbe. On n&rsquo;a toujours pas digéré.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2003<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/3ZVSEWMurgU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">California Waiting</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un double baconator<br />
<strong>Drink :</strong> Four Roses</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2813" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-150x150.jpg" alt="king tuff" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210.jpg 658w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Troisième album du génial Kyle Thomas, connu sous le pseudonyme de <strong>King Tuff</strong>, « Black Moon Spell » a mis un peu de power pop sucrée dans l&rsquo;année musicale 2014. Membre actif de la scène garage actuelle, homme à la six corde et à la combinaison orange chez The Muggers (qui ont accompagné Ty Segall sur son avant dernier opus), cerveau derrière le projet sabbathien Witch en compagnie de J. Mascis de Dinosaur Jr, King Tuff n&rsquo;a plus besoin de présentation. Excellent du début à la fin, ce disque montre que la scène garage pop américaine a de beaux jours devant elle. Fans de Kiss, de Cheap Trick ou de punk new yorkais, voici votre nouvel album favori. Avec une production ultra-léchée, des accents pops complètement assumés, King Tuff remet un peu de soleil dans le rock américain. Voici un disque qui met le smile, sans prétention, qui prend presque des tournures glam rock sur certains titres sans jamais faire dans la vulgarité (« Rainbow&rsquo;s Run », « Beautiful Thing » qui ressusciterait presque Marc Bolan, ou la succulente « Madness »). Autre grand moment de rock bien calibré sur le morceau éponyme de l&rsquo;album, qui s&rsquo;ouvre sur un riff colossal réchauffé par un son de fuzz qui semble tout droit sorti du début des seventies, avant d&rsquo;évoluer vers un refrain bubblegum qui risque de vous hanter plusieurs jours. Même combat sur les hymnes garage pop « Headbanger » et « Sick Mind », sur lequel l&rsquo;ami King Tuff fait couiner sa Gibson SG avec un certain talent. Sur « I Love You Ugly », le natif du Vermont se la joue Black Lips avec une ballade lo-fi sans prétention aux paroles légères. On retrouve cette même légèreté sur « Eyes Of The Muse » et son gimmick de guitare stonien. L&rsquo;album termine en beauté sur une power ballade glam qui se clôt dans une marre d&rsquo;écho et de feedback. Sans trop se prendre au sérieux, King Tuff est en passe de s&rsquo;imposer comme l&rsquo;un des personnages les plus intrigants du rock nord-américain actuel. Fidèle à Burger Records et Sub Pop Records, l&rsquo;homme aux Rayban aviators et à la casquette trucker vissée sur la tête n&rsquo;a pas fini de faire parler de lui, pour le plus grand bonheur des amateurs de rock n&rsquo;roll. Faites moi confiance, ce disque est une petite perle qui mérite largement sa place parmi les disques les plus agréables de ces dernières années. Délicieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2014<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/yy6IPmzGLDY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Black Moon Spell</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Queue de castor<br />
<strong>Drink :</strong> Un sirop de grenadine</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #16</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2017 09:10:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[JIMI HENDRIX]]></category>
		<category><![CDATA[NEBULA]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[STONER]]></category>
		<category><![CDATA[THE D4]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Personne ne résume mieux les années 1960 que Jimi Hendrix. Le natif de Seattle a popularisé la six cordes aux quatre coins de la planète en donnant un bonne dose de folie au blues. Architecte d&#8217;un son et d&#8217;une dégaine hors du commun, le gaucher aux origines afro-américaines et Cherokee a su conquérir le tout « Swinging London », reléguant ainsi le « dieu » Eric Clapton de Cream à la seconde place du classement des meilleurs guitaristes de l&#8217;époque. Beaucoup voient en Hendrix [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2080" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland-150x150.jpg" alt="Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland-300x297.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland.jpg 303w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/Jimi_Hendrix_-_Electric_Ladyland-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Personne ne résume mieux les années 1960 que <strong>Jimi Hendrix</strong>. Le natif de Seattle a popularisé la six cordes aux quatre coins de la planète en donnant un bonne dose de folie au blues. Architecte d&rsquo;un son et d&rsquo;une dégaine hors du commun, le gaucher aux origines afro-américaines et Cherokee a su conquérir le tout « Swinging London », reléguant ainsi le « dieu » Eric Clapton de Cream à la seconde place du classement des meilleurs guitaristes de l&rsquo;époque. Beaucoup voient en Hendrix le <em>guitar hero</em> ultime, capable de faire hurler sa Stratocaster comme personne. Le « Voodoo Child » est bien plus que ça. Chanteur hors-pair, arrangeur de génie, il a su transformer son blues en une pop musclée et inspirée, résumant à elle seule la décennie musicale la plus créative de l&rsquo;histoire. Sur « Electric Ladyland », son troisième et dernier album studio, Hendrix touche à tout. Il expérimente le funk sur la très groovie « Crosstown Traffic », plonge les deux mains dans le hard rock sur le riff de « Voodoo Child (Slight Return) », et se permet même de reprendre Bob Dylan en signant une interprétation magistrale de « All Along The Watchtower », parue un an plus tôt sur l&rsquo;album « John Wesley Harding ». « Electric Ladyland » s&rsquo;écoute comme un voyage psychédélique au coeur des sixties. Lassé humainement et musicalement de son bassiste Noel Redding, Hendrix décide alors d&#8217;empoigner la quatre cordes sur la plupart des morceaux de l&rsquo;album et se montre d&rsquo;un perfectionnisme radical. A la recherche du son parfait, il s&rsquo;arme d&rsquo;une multitude d&rsquo;effets et n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;y reprendre à 43 reprises afin d&rsquo;immortaliser « Gypsy Eyes ». Peu après la sortie du disque, Hendrix abandonnera peu à peu ces aspirations pop pour s&rsquo;enfermer dans des jams à n&rsquo;en plus finir qui marqueront le déclin d&rsquo;un des artistes les plus singuliers de sa génération. « Electric Ladyland » reste l’oeuvre la plus ambitieuse de celui sans qui nous n&rsquo;aurions jamais eu Prince, Lenny Kravitz ou Josh Homme, trois de ses adeptes les plus fameux. Hautement recommandé.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1968<br />
<strong>Origine :</strong> Etats Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « Crosstown Traffic »<br />
<strong>Eat :</strong> Steak de bison<br />
<strong>Drink :</strong> Red Stripe Lager</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2081" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/D4_6twenty-150x150.jpg" alt="D4_6twenty" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/D4_6twenty-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/D4_6twenty.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/D4_6twenty-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Au début des années 2000, l&rsquo;Australie et la Nouvelle Zélande se sont imposées comme un des viviers à groupe de rock les plus importants de la nouvelle scène garage. <strong>The D4</strong> font partie de cette horde de jeunes excités nourris à la pédale fuzz, aux riffs incisifs et à l&rsquo;énergie débordante. Largement influencés par le punk new yorkais du CBGB (Ramones, Johnny Thunders), le son brut des Kinks et des Small Faces (auxquels ils vouent un véritable culte), The D4 surfent sur la vague du renouveau du rock pour sortir un des albums les plus explosifs de ce début de siècle. Rien de bien nouveau, deux guitares aiguisées, des tempi à 100 km/h et un chant insolant, la recette idéale pour convaincre David Letterman d&rsquo;inviter le groupe kiwi à New York pour mettre le feu au plateau de sa très célèbre émission. Avec « 6Twenty », le quatuor originaire d&rsquo;Auckland s&rsquo;offre un semblant de renommée et vient même partager la scène de la Boule Noire à Paris en 2002 avec leurs compatriotes de The Datsuns. Il faut dire que le disque est une mine de tubes garage punk tous aussi accrocheurs les uns que les autres. L&rsquo;album ouvre en grande trombe avec le très explicite « Rockn&rsquo;Roll Motherfucker », suivi de « Party » et « Come On », deux sérénades qui auraient facilement pu se retrouver dans la bande-son d&rsquo;une publicité pour de la bière bon marché. Le groupe emmené par Jimmy Christmas et Dion Lunadon (qui officiera ensuite dans True Lovers et A Place To Bury Strangers) s&rsquo;offre même le luxe de reprendre « Pirate Love » des Heartbreakers, « Invader Ace » des japonais déjantés de Guitar Wolf,  et « Mysterex », sombre tube des Scavengers, premier groupe de punk néo-zélandais a avoir rencontré une certaine renommée durant la deuxième moitié des seventies. L&rsquo;album, qui ne dépasse pas quarante minutes, fini en beauté avec « Exit To The City » et la power ballade « Heartbreaker ». Plus de quinze ans après sa sortie, « 6Twenty » continue d’impressionner les fans de garage rock primaire par sa fraîcheur et la qualité de ses titres. Une oeuvre méconnue dont le vinyle est aujourd&rsquo;hui malheureusement en rupture de stock.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2001<br />
<strong>Origine :</strong> Nouvelle-Zélande<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/UpRcTU6NJXU" target="_blank">Heartbreaker</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Pepperoni Pizza<br />
<strong>Drink :</strong> Un pack de Red Lion</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2082" src="http://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/nebula-to-the-center-150x150.jpg" alt="nebula-to-the-center" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/nebula-to-the-center-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/nebula-to-the-center-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/nebula-to-the-center-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/01/nebula-to-the-center.jpg 1000w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />C&rsquo;est un ami fan de jazz qui avait dégoté « To The Center » dans un vulgaire magasin de disques d&rsquo;occasion de province. Il s&rsquo;était laissé séduire par la pochette énigmatique de cet album montrant une scène vide perdue au milieu du désert californien. Il n&rsquo;avait pas eu tort. L&rsquo;armée d&rsquo;amplis Marshall présente sur la couverture donne le ton. Oui, <strong>Nebula</strong> ne fait pas dans la dentelle. Le power trio propose un rock heavy avec des forts accents psychédéliques, et ça s&rsquo;entend dès les premières notes du morceau éponyme de l&rsquo;album. Imaginez Black Sabbath, Hawkwind et Iggy Pop and the Stooges contraints d&rsquo;improviser pendant des heures sous le soleil brûlant du désert de Mojave. Le résultat est un véritable déluge de fuzz et de wah-wah, soutenant le chant halluciné d&rsquo;Eddie Glass (ex. Fu Manchu) dont l&rsquo;intonation rappelle étrangement celle d&rsquo;Ozzy Osbourne au début de sa carrière. Sur la succulente « Freedom », ces rockeurs nourris au jus de cactus décident de conquérir de nouveaux horizons en s&rsquo;équipant d&rsquo;une cithare, comme l&rsquo;avait fait leurs potes de Monster Magnet quelques années auparavant sur l&rsquo;excellente « Black Balloon » de 1993. Si Nebula fait dans le lourd, il y a fort à parier que le proto punk ait également laissé des traces dans le passé musical du combo. « Clear Light » rappelle le MC5, et lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de reprendre « I Need Somebody » des Stooges, la bande à Eddie Glass y met tout son cœur, signant une des covers les plus marquantes du groupe des frères Asheton. Si Truckfighters, Graveyard et Red Fang ont autant de succès aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est grâce à des disques de ce calibre, a mi-chemin entre le psychédélisme des Doors, le punk de Detroit et la puissance de Sabbath. A consommer sans modération, avec le volume à balle évidemment, quitte à faire déménager ses voisins.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1999<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/knFfTkxYC5U" target="_blank">To The Center</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tacos ahogados<br />
<strong>Drink :</strong> Mezcal Beneva (avec ver, of course)</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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