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	<title>POST-PUNK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>POST-PUNK &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #240 : Chaise Longue, Wet Leg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Il est rare qu’un nouveau groupe sorte deux chansons et qu’elles soient super toutes les deux&#160;» s’enthousiasmait le magazine Variety en septembre 2021 à propos de Wet Leg en évoquant Chaise Longue et Wet Dream, les deux premières du jeune duo britannique. Il devient très rare aussi qu’on ait un coup de cœur en 2022 pour des chansons purement indie rock. Ces deux-là sont aussi bien fichues qu’irrésistibles et devraient réconcilier le grand public et le rock, ce qui n’est [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p><em>«&nbsp;Il est rare qu’un nouveau groupe sorte deux chansons et qu’elles soient super toutes les deux</em>&nbsp;» s’enthousiasmait le magazine <em>Variety </em>en septembre 2021 à propos de <strong>Wet Leg</strong> en évoquant <em><strong>Chaise Longue</strong></em> et <em>Wet Dre</em>am, les deux premières du jeune duo<strong> </strong>britannique. Il devient très rare aussi qu’on ait un coup de cœur en 2022 pour des chansons purement indie rock. Ces deux-là sont aussi bien fichues qu’irrésistibles et devraient réconcilier le grand public et le rock, ce qui n’est pas aujourd’hui la moindre des gageures.</p>



<p>Wet Leg est un duo formé par deux amies de lycée sur l’île de Wight, autrement dit à Champignac-en-Cambrousse. Rhian Teasdale et Hester Chambers font de la musique avant tout pour s’amuser («&nbsp;<em>Good times all the times</em>&nbsp;» est leur devise) et ne s’embarrassent pas d’alibis culturels pour se justifier, posture ô combien rafraîchissante. Deux filles différentes, complémentaires et parfaitement complices, Hester la timide blonde à la voix douce au physique de folkeuse et l’extravertie et plus physique aux cheveux châtain Rhian forment une solide entité qui leur a permis de passer impérialement à travers le formidable buzz qu’ont généré leurs deux premières chansons. Elles en ont depuis dévoilé trois autres qui figureront dans un premier album au nom du groupe à paraître le 8 avril et l’avenir se présente radieux pour les deux amies. Avant de se réunir, elles avaient chacune de leur côté tenté l’aventure musicale, Chambers avec son petit ami et Teasdale en tant que Rhian, auteure-compositrice aux inspirations folk, sans grand succès et pas mal de déceptions puisque la première était retournée travailler dans la bijouterie familiale tandis que la seconde devenait styliste à Londres. Un été passé entre copines à s’éclater dans les festivals leur donna l’envie de faire de la musique ensemble, pour le fun, sans tirer des plans sur la comète ni ambition particulière. Et ironiquement, c’est au moment où elles décidèrent de s’en foutre qu’elles trouvèrent la formule qui allait les propulser sur le devant de la scène. Sur la foi d’une démo, elles sont tout de suite signées par le prestigieux label indépendant Domino (Arctic Monkeys, Cat Power, etc.), ont trouvé trois garçons chevelus impeccables pour les accompagner (guitare, basse, batterie) et sont rentrées en studio avec Dan Carey, producteur britannique que tout le monde s’arrache, de Franz Ferdinand à Fontaines D.C., cela même avant d&rsquo;avoir foulé la moindre scène. Situation induite par le confinement et c&rsquo;est sans aucun doute ce qu&rsquo;elles avaient de mieux à faire !</p>



<p>En juin 2021 sort <em>Chaise Longue</em>, premier single et joli moment de post-punk aussi surréaliste qu’apparemment simpliste. Avec sa batterie sèche, son riff de guitare reconnaissable entre mille et sa ligne de basse mélodique, on tape du pied immédiatement et le gimmick se visse dans la tête instantanément. Le <em>spoken word</em> pince-sans-rire de Rhian, faussement apathique et un poil insolent, dénotant un sens de l’humour acéré et le «&nbsp;<em>What&nbsp;</em>? » murmuré par Hester concourent à donner une vraie personnalité à la chanson. Les paroles ne sont pas en reste et personne ne butera sur le refrain en le reprenant en chœur <em>«&nbsp;On the chaise longue, on the chaise longue, all day long on the chaise longue</em>&nbsp;». Ce post-punk jovial donne avantageusement le change à toute la majorité sombre, voire dystopique du genre en vogue depuis quelques temps outre-Manche. Ajoutez à cela une vidéo où on les voit faire les imbéciles habillées comme s&rsquo;ils elles jouaient dans « <em>La petite maison dans la prairie</em> » dans la campagne de l&rsquo;île de Wight et vous aurez tous les ingrédients qui ont fait de Chaise Longue un hymne. Hymne féministe, car les filles prennent ici les commandes, tancent un petit ami peu entreprenant ou invitent un spectateur à les suivre dans leur loge, où chaise longue et packs de bière tiède sont à disposition. C’est extrêmement addictif, on pense aux Breeders et aux Yeah Yeah Yeahs, Iggy Pop serait fan, les amateurs d’artistes maudits repasseront, les autres sauteront de joie. Quelques concerts en Angleterre et aux Etats-Unis (et un aux Transmusicales annulé&#8230;), quelques télévisions bien choisies ont suffi à leur donner une bonne réputation scénique, les deux amies et leurs musiciens semblant prendre un vrai plaisir à jouer et se marrent souvent. En janvier, elles ouvraient pour IDLES à Londres, devant le groupe qui avait fait germer en elles l’idée de former le leur… On attend donc beaucoup de l’album à paraître. Le second single <em>Wet Dream</em> tourne beaucoup sur les radios françaises et reconduit la formule joyeusement pop et terriblement accrocheuse, par contre le troisième <em>Angelica</em>, chanson sur une vieille amie de Rhian laisse entrevoir tout autre chose. Tout en gardant un tempo enlevé, elle sonne plus sombre et psychédélique avec synthés très présents et propose un refrain plus grave, s’apparentant davantage à une indie pop façon Siouxsie &amp; the Banshees.</p>



<p><em>« Wet Leg »</em>, l&rsquo;album, est donc attendu comme le messie par le public rock et indie pop qui n&rsquo;avait rien d&rsquo;aussi populairement prometteur à se mettre sous la dent. Depuis le temps que les groupes à guitares reviennent en grâce, c&rsquo;est le moment d&rsquo;en avoir un qui fédère plus large. Qu&rsquo;il soit la réalisation du projet de deux filles nature et marrantes n&rsquo;en est que plus excitant. </p>



<p><strong><em>Live on Later With Jools Holland (BBC)</em></strong></p>



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		<title>TV Priest : l&#8217;uppercut londonien de ce début d&#8217;année</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 09:47:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vague post-punk continue de déferler sur le Royaume-Uni. Cette fois-ci, la nouvelle pépite du genre se nomme TV Priest et nous vient directement des faubourgs poisseux de la capitale britannique. Emmené par un frontman charismatique et intrigant, le quintet londonien voit juste avec un premier album aussi rugueux qu’efficace sorti chez Sub Pop le 5 février dernier. Sous ses airs patauds et sa démarche maladroite de hipster moustachu, Charlie Drinkwater (on peut en douter, tout de même) nous livre [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La vague post-punk continue de déferler sur le Royaume-Uni. Cette fois-ci, la nouvelle pépite du genre se nomme TV Priest et nous vient directement des faubourgs poisseux de la capitale britannique. Emmené par un frontman charismatique et intrigant, le quintet londonien voit juste avec un premier album aussi rugueux qu’efficace sorti chez Sub Pop le 5 février dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Sous ses airs patauds et sa démarche maladroite de hipster moustachu, Charlie Drinkwater (on peut en douter, tout de même) nous livre une vision acerbe de l’Angleterre contemporaine. Quoi de mieux que la voix monolithique d’un Briton désabusé pour secouer la période morose que nous traversons&nbsp;? Boosté par une section rythmique puissante et des guitares abrasives, le graphiste de profession solidement installé derrière son micro régale tout du long des douze titres de «&nbsp;Uppers&nbsp;».</p>



<p>Il y a quelque chose de grisâtre, d’industriel, d’avant-gardiste et de terriblement insolent dans le son métallique et rébarbatif de ces adeptes de The Fall, Gang of Four et PiL. Sorte de réponse britonne à la verve américano-suédoise de Viagra Boys, TV Priest partage ce goût immodéré pour les parties de basse minimalistes, les gimmicks de guitares criards et un chant hypnotique aussi loufoque qu’entêtant.</p>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le truc sympa avec ce revival post-punk qui n’en finit plus, c’est qu’on ne sait jamais si on a affaire à des punks opportunistes s’improvisant artsy le temps d’un album ou à des hipsters en manque de sensations fortes surfant sur un énième retour du rock à guitares. A l’écoute de ce premier opus, la frontière reste floue. Il n’empêche que les morceaux sont bougrement bien ficelés. Pas tendre avec son gouvernement et les rebondissements pathétiques que traverse actuellement l’Angleterre post-Brexit, TV Priest arrose sur «&nbsp;This Island&nbsp;». Même regard cynique sur «&nbsp;Press Gang&nbsp;» et son attaque frontale sur les dérives du journalisme moderne.</p>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On retiendra également la puissante « The Big Curve », ouverture assez magistrale de cet album vigoureux. Le single « Decoration » déboite, c’est indéniable. Et comme n’importe quelle sensation actuelle outre-Manche, TV Priest soigne son image. Looks de millenials branchouilles, artwork faussement minimaliste et video clips méga soignés, le gang de la East End n’a rien laissé au hasard. Bien vu.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #212 : Valleys, Working Men&#8217;s Club</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[ELECTRONIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et nous revoici sous cloche pour un temps indéterminé. Pas de musique live, pas de retrouvailles entre amis, pas de communion par la danse, rien de tout ce qui nous fait nous sentir vivants. Ajoutons à cela l&#8217;hiver et l&#8217;obscurité qui s&#8217;installent et les news pour le moins anxiogènes qui nous pilonnent incessamment. De là à aller chercher la ciguë, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas qu&#8217;on ne franchira pas mais sans être dépressif chronique, il y a de quoi désespérer. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Et nous revoici sous cloche pour un temps indéterminé. Pas de musique live, pas de retrouvailles entre amis, pas de communion par la danse, rien de tout ce qui nous fait nous sentir vivants. Ajoutons à cela l&rsquo;hiver et l&rsquo;obscurité qui s&rsquo;installent et les news pour le moins anxiogènes qui nous pilonnent incessamment. De là à aller chercher la ciguë, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas qu&rsquo;on ne franchira pas mais sans être dépressif chronique, il y a de quoi désespérer. La seule chose qui me parait alors sensée, c&rsquo;est de jeter son dévolu sur de la musique énergique, colérique à l&rsquo;ardeur juvénile. Ça tombe bien, <strong>Working Men&rsquo;s Club</strong> vient de sortir un premier album cochant toutes ces cases. </p>



<p>Ces très jeunes gens viennent de Todmorden, riante bourgade du West Yorkshire à quelques quarante kilomètres de Manchester et ce groupe au nom prolétaire (un <em>Working Men&rsquo;s Club</em> outre-Manche est un lieu hautement social, un peu l&rsquo;équivalent de nos anciens cercles du travail ou fraternelles où les ouvriers pouvaient se retrouver, se relaxer ou prendre un verre) est le bébé du très jeune Sydney Minsky-Sargeant, qui du haut de ses dix-neuf ans écrit, compose et façonne le son du groupe. Biberonné aux chansons de Bowie par ses parents (on connaît pire formation), le jeune homme sait ce qu&rsquo;il veut et n&rsquo;y va d&rsquo;ailleurs pas par quatre chemins pour imposer sa vision. Après « <em>Bad Blood</em> », premier single sorti en 2019 s&rsquo;inscrivant dans un registre très post-punk à la Fall très en vogue dans l&rsquo;Angleterre d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il se sépare de ses deux acolytes suite à un désaccord sur la direction musicale à prendre et embauche trois nouveaux musiciens, le nouveau line-up se caractérisant par le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de batteur&#8230; En optant pour une instrumentation plus synthétique avec boîte à rythmes autoritaire, WMC se distingue des autres jeunes groupes post punk britanniques, de Shame à LIFE, et fait le lien avec la vague hédoniste dance, rock et trance Madchester du début des 90&rsquo;s, faisant se rencontrer le post punk et l&rsquo;acid house. Le roué producteur Ross Orton (Arctic Monkeys, The Fall, M.I.A&#8230;), qui a dirigé les séances de l&rsquo;album, les a d&rsquo;ailleurs encouragés dans ce sens.</p>



<p>Si bien des chansons de WMC tapent dur et dénotent une vraie énergie punk (avec des synthés, mais de méchantes guitares parviennent à se frayer un passage dans le magma sonore), « <strong>Valleys</strong> », le long morceau qui ouvre l&rsquo;album est étonnement dansant, avec une gaieté mécanique primesautière qui rappelle les grands moments de New Order et le laisser-aller hédoniste et mal peigné des Happy Mondays, groupes totem de la voisine Manchester. Une basse ronde donne de la souplesse et contraste avec la raideur des synthés et programmations de rythmes. Syd se lance alors dans un talk over plein de morgue pour raconter l&rsquo;ennui abyssal rencontré par les adolescents et lui-même à Todmorden, dans ces vallées du Yorkshire où il n&rsquo;y a rien à faire et où l&rsquo;hiver est interminable et les nuits sans fin. Cette frustration a sans aucun doute nourri son écriture et sa musique. Chanson dansante sous forme de dragée au poivre, « Valleys » devrait, un jour béni, faire un malheur sur les pistes de danse.</p>



<p>Ce premier album présente une grande variété malgré un style musical très balisé. Ainsi, on trouve des morceaux rapides très bagarreurs à l&rsquo;effet d&rsquo;uppercut (« <em>A.A.A.A.</em> », « <em>Teeth</em> »), un hommage bizarrement groovy au poète punk mancunien « <em>John Cooper Clarke</em> », l&rsquo;un des sommets de l&rsquo;album, une fantaisie presque new-wave qui nous téléporte au début des 80&rsquo;s (« <em>White Rooms and People</em> »), de la cold wave (« <em>Cook A Coffee</em> ») et l&rsquo;étonnant « <em>Angel</em> », longue chevauchée de douze minutes à la saveur krautrock et psychédélique qui clot l&rsquo;album. Plus encore que l&rsquo;option musicale culottée, c&rsquo;est le charisme du leader Sydney Minsky-Sargeant qui fait de Working Men&rsquo;s Club un groupe unique et excitant. Des extraits de concerts filmés montrent son abandon scénique, cette intensité insolente et juvénile qui force le respect. On espère donc pouvoir vérifier ça en live le plus tôt possible.</p>



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		<title>SOTW #210: Grounds, IDLES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 07:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[IDLES]]></category>
		<category><![CDATA[POST-PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[PROTEST SONG]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Do you hear that thunder ? It&#8217;s the sound of strength in numbers » (entendez-vous ce tonnerre ? C&#8217;est le son de l&#8217;union qui fait la force). Appel à la révolte ? A la révolution ? Un tel avertissement aux puissants n&#8217;avait pas été chanté depuis bien longtemps. Protest song ? Appel à l&#8217;insurrection ? Peut-être, même si Joe Talbot, porte-voix de IDLES rectifie le tir en précisant « I am I » (moi, c&#8217;est moi), prouvant par ici [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>« <em>Do you hear that thunder ? It&rsquo;s the sound of strength in numbers</em> » (entendez-vous ce tonnerre ? C&rsquo;est le son de l&rsquo;union qui fait la force). Appel à la révolte ? A la révolution ? Un tel avertissement aux puissants n&rsquo;avait pas été chanté depuis bien longtemps. Protest song ? Appel à l&rsquo;insurrection ? Peut-être, même si Joe Talbot, porte-voix de <strong>IDLES</strong> rectifie le tir en précisant « <em>I am I »</em> (moi, c&rsquo;est moi), prouvant par ici qu&rsquo;il n&rsquo;entend pas se transformer en leader d&rsquo;opinion. IDLES (désoeuvrés, futiles&#8230;) est, parmi les nombreux et très bons groupes britanniques qui ont remis le punk (ou plutôt le post-punk) sur la carte musicale et dont je vous ai déjà parlé dans ces colonnes, Fat White Family, Fontaines DC, LIFE ou Shame, le plus revendicatif, le plus proche de l&rsquo;éthique tolérante et progressiste qui caractérisait des groupes emblématiques comme the Clash. Et depuis leurs débuts discographiques en 2016 (le brûlot « <em>Brutalism</em> ») ils s&rsquo;attaquent à une société occidentale malade d&rsquo;avidité, de racisme, de sexisme en fonçant dans le tas, pas toujours dans la subtilité mais avec un panache admirable, ce qui leur a valu des critiques parfois saignantes de leurs confrères par salves dans la presse interposées.</p>



<p>« <em>Ultra Mono</em> » , nouvel album qui truste déjà les premières places des charts outre-Manche et ayant une grande résonance ailleurs ne déroge pas à la règle instaurée dès le début d&rsquo;un punk rock monolithique et bagarreur, mais présentant des nuances et des subtilités bienvenues. Après le bien titré « <em>Brutalism</em> » (comprenant les tubes aussi improbables qu&rsquo;immédiats que sont « Well Done » et « Mother ») et un second album qui les a portés aux nues critiques comme publiques « <em>Joy As An Act Of Resistance</em> » (la joie comme acte de résistance, joli programme&#8230;) avec les imparables « Danny Nedelko », « Never Fight A Man With A Perm » et « I&rsquo;m Scum », le gang de Bristol parvient à évoluer sans pour autant lâcher un iota de rage et d&rsquo;énergie brute. Et ils y sont parvenus en ouvrant un peu les portes de leur monde, délocalisé au très chic manoir-studio de la Frette près de Paris, et en laissant entrer quelques invités, comme la sémillante Jehnny Beth (Savages) sur le très féministe et farouchement punk « Ne Touche Pas Moi », Warren Ellis l&rsquo;instrumentiste surdoué des Bad Seeds, le pianiste néo-jazz Jamie Cullum ou le beatmaker hip hop Kenny Beats, et en renouvelant leur confiance envers le très professionnel Nick Launay, émérite producteur de Nick Cave, lequel leur a peaufiné le son qu&rsquo;il leur fallait. Retour d&rsquo;ascenseur pour Joe Talbot dont on a entendu la voix rauque sur l&rsquo;album de Jehnny Beth justement ou sur la dernière mixtape de the Streets. « <em>Ultra Mono</em> » ouvre avec un déclaration de « War », avec rafales de batteries, onomatopées hurlées et méchantes guitares. Le ton est donné et aussitôt on embraye sur l&rsquo;implacable groove de « <strong>Grounds</strong> ». Avec son riff de synthé et son tempo éléphantesque invitant presqu&rsquo;à la danse, la chanson rappelle un certain after-punk de la fin des 70&rsquo;s comme excellaient à la faire des groupes comme Killing Joke ou Gang Of Four. Le phrasé presque rap, le chant en talk-over accentue la grande précision de la rythmique influencée sans aucun doute par la présence d&rsquo;un producteur hip hop dans l&rsquo;aventure et rappelant que Joe Talbot et le guitariste aux impressionnantes bacchantes Mark Bowen ont officié comme DJs dans une vie antérieure. L&rsquo;union fait la force, levons le poing ensemble, tel est le message martelé par « Grounds ». Tel est le son de la révolte à venir&#8230;</p>



<p>« Ultra Mono » est un album de chansons post-punk revendicatrices et humanistes très réussi, qui dépoussière un genre qu&rsquo;on a trop vite jugé ringard. En atteste la réjouissante « Kill Them With Kindness » (avec l&rsquo;intro rêveuse au piano de Jamie Cullum et un euphorisant tempo à deux temps), le musclé et sarcastique « Model Village » (et son clip bricolé signé Michel Gondry, ça faisait longtemps&#8230;), l&rsquo;impressionnante et majestueuse « A Hymn » ou la très catchy « The Lover ». Avec de telles cartouches mélodiques et percutantes, IDLES peut espérer atteindre sa cible et faire enfin se lever le public !</p>
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		<title>SOTW #195 : Shock Collar, Humanist (feat. Dave Gahan)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2020 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
		<category><![CDATA[DAVE GAHAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The Voice. Si un chanteur peut revendiquer ce titre, c’est bien Dave Gahan, émérite frontman de Depeche Mode, et celui-ci se rappelle à notre bon souvenir en posant sa voix, cette voix, sur le premier single de Humanist, projet du guitariste et producteur britannique Rob Marshall pour lequel le musicien fait appel à de prestigieux invités pour chanter ses chansons. L’album ne sortira qu’en février, mais Rob Marshall n’en est pas à son coup d’essai. Il a été membre du [&#8230;]</p>
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<p>The Voice. Si un chanteur peut revendiquer ce titre, c’est bien <strong>Dave Gahan</strong>, émérite frontman de Depeche Mode, et celui-ci se rappelle à notre bon souvenir en posant sa voix, cette voix, sur le premier single de <strong>Humanist</strong>, projet du guitariste et producteur britannique Rob Marshall pour lequel le musicien fait appel à de prestigieux invités pour chanter ses chansons. L’album ne sortira qu’en février, mais Rob Marshall n’en est pas à son coup d’essai. Il a été membre du groupe anglais Exit Calm qui déployait une pop psychédélique au son touffu, pas très loin de ce que pouvait proposer the Verve, et se faisait remarquer par la luxuriance de son jeu de guitare. Exit Calm dissous, Rob Marshall a collaboré avec l’immense Mark Lanegan, co-composant et produisant six titres de son album « <em>Gargoyle</em> » en 2017 (dont l’excellent single « Beehive »), puis autant du dernier « <em>Somebody’s Knocking </em>», le guitariste se fondant parfaitement dans l’univers gothique de l’ex-leader des Screaming Trees et collaborateur régulier de Queens of the Stone Age, bâtissant spécialement pour lui une cathédrale de son, écrin parfait pour sa voix profonde.</p>
<p>C’est donc naturellement avec Mark Lanegan que Rob Marshall a posé la première pierre de son projet solo, composant une nouvelle chanson avec lui qui ouvrira l’album. Avec générosité, Lanegan en propose une autre à Marshall qu’il ne pourrait chanter sur l’album « Humanist », chacun des invités ne pouvant poser sa voix sur une seule chanson. Il lui suggère alors de la confier à Dave Gahan. Celui-ci l’apprécie et donne son accord, Marshall lui envoie les fichiers, Gahan y pose sa voix chez lui à New York et deux jours après l’affaire est faite, une promenade pour un artiste au tel métier. Dave Gahan s’approprie pourtant réellement ce « <strong>Shock Collar</strong> », lui prêtant une intensité au moins aussi irradiante que celle de Mark Lanegan, mais à sa façon, avec son aura de star. Minet electro-pop au début des années quatre-vingt devenu dieu du rock au début de la décennie suivante avec tous les excès qui vont avec, le chanteur de Depeche Mode, alors uniquement interprète de son auteur-compositeur Martin Gore a pris une stature assez imposante à la fin des années quatre-vingt-dix. Remarquable bête de scène capable d’un engagement physique total, Dave Gahan incarne toutes les chansons avec un allant qui force le respect, donnant aux compositions les plus gothiques et mélancoliques de Martin Gore de la chair et une dynamique emportant tout sur son passage. S’il s’est mis à l’écriture, et si les concerts de Depeche Mode sont toujours de grands moments, leurs albums récents, en tous les cas depuis les années deux-mille, tout comme les efforts solo de Dave Gahan ne brillent plus que par quelques chansons (je pense à « Precious » ou « In Chains » de Depeche Mode, ou à « Dirty Sticky Floors » ou « Saw Something » de Gahan), loin de leurs intouchables classiques qui ont illuminé la fin des eighties et des nineties, de « <i>Music For The Masses</i> » à « <em>Exciter</em> ». Et ce « Shock Collar » est tout bonnement la meilleure chose passée par les cordes vocales de Dave Gahan depuis longtemps.</p>
<p>Sur une cavalcade rythmique programmée et une basse roide directement issue du post punk, Rob Marshall pose un déluge de guitare, ni rythmique à proprement parler ni solo, fougueux et mélodique, tous effets dehors qui nous ramène à une certaine new-wave britannique rêveuse et dynamique, celle d’Echo &amp; the Bunnymen, de Psychedelic Furs ou encore de Siouxsie &amp; the Banshees, soit la crème du genre. La mélodie vocale signée Mark Lanegan est parfaitement déclinée par Dave Gahan, qui en grand professionnel met toute la dramaturgie et l’emphase nécessaire à « Shock Collar », sa voix de baryton aux puissantes montées est tout bonnement impeccable, n’en fait jamais plus qu’il n’en faut et tape dans le mille. A noter que Dave Gahan déclare être ravi de cette collaboration à priori <em>low-key</em>. Les deux artistes se sont enfin rencontrés, signe des temps, après l’enregistrement pour tourner la vidéo à Brooklyn. On peut gager qu’après un tel parrainage le nom de Humanist, et donc de Rob Marshall résonnera différemment.</p>
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		<title>Fontaines D.C. : Le coup de sang irlandais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 08:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[FONTAINES D.C.]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&#8217;est du côté des îles britanniques qu&#8217;il faut désormais tendre l&#8217;oreille. Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&#8217;Outre-Manche. Fontaines D.C. s&#8217;est rapidement imposé comme l&#8217;une des formations les plus solides de ces derniers mois. Après une série [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading">Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&rsquo;est du côté des îles britanniques qu&rsquo;il faut désormais tendre l&rsquo;oreille. </h4>



<p>Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&rsquo;Outre-Manche. <strong>Fontaines D.C. s&rsquo;est rapidement imposé comme l&rsquo;une des formations les plus solides de ces derniers mois.</strong> Après une série d&rsquo;EP prometteurs aux singles fédérateurs,<strong> le quintet irlandais vient de passer le test du premier album avec brio.</strong> « Dogrel », ou une écriture « crue et venue de la classe ouvrière, souvent tenue en piètre estime par la critique littéraire » comme l&rsquo;explique le groupe sur les réseaux sociaux, rassemble des titres déjà parus sur les précédents efforts ainsi que des inédits de haute qualité. Pas flemmard, le combo gaélique emmené par le chanteur Grian Chatten, sorte de réincarnation de Ian Curtis et de Liam Gallagher façon 21ème siècle, s&rsquo;est même permis de réenregister ses singles, histoire de rafraichir un peu les oreilles de ceux qui les suivent depuis quelques temps déjà.</p>



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<p>Serré, tendu et particulièrement envoutant, le post-punk abrasif de Fontaines D.C. sait appuyer là où ça fait mal. « Big » démarre les hostilités en toute beauté. Hymne solide comme un roc au refrain à beugler en se tappant sur le torse, on se dit qu&rsquo;on aurait presque aimé avoir passé son enfance sous le smog dublinois à mettre des coups de pied dans des canettes vides tant le morceau est puissant. En effet, la musique de <strong>Fontaines D.C. a ce truc légèrement sophistiqué, sans être chiant pour autant, qui rappelle le début des Strokes</strong>, le <em>fighting spirit</em> irlandais en plus. Avec leur attitude de jeunes branleurs aux références littéraires aiguisées, <strong>ces fans de The Fall ne tournent pas autour du pot en pondant quelques pépites à l&rsquo;urgence assez rare</strong> : « Too Real », « Hurricane Laughter », « The Boys in the Better Land », « Liberty Belle ». Pas de fioriture malgré des guitares leads aux sonorités dissonantes et les nuages d&rsquo;effet bien venus qui ajoutent un peu de noirceur aux refrains scandés par le jeune Grian Chatten.</p>



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<p>Le choix de mettre la voix devant les guitares peut paraître surprenant. Si les nouvelles versions des anciens singles semblent légèrement moins percutantes (guitare derrière et voix en avant) que sur les EP précédents, les nouveaux titres confirment quant à eux tout le bien que l&rsquo;on pensait de la formation dublinoise. Avec « The Lotts » et « Dublin Sky City », le tempo ralentit pour nous transporter dans des univers brumeux et mélancoliques. Intelligemment écrit, <strong>ce premier album place Fontaines D.C. parmi les formations les plus excitantes du moment</strong>. Le clip de « Roy&rsquo;s Tune » montre une jeunesse irlandaise capable de vaincre l&rsquo;ennui au milieu des moutons et des prairies de la verte Eirin. De quoi contraster avec le ton plutôt urbain de ce premier effort remarquable. Décomplexés, les cinq lads de Fontaines D.C. n&rsquo;ont pas fini de faire parler d&rsquo;eux. On s&rsquo;en réjouit.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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