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	<title>PEREZ &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #203 : Animaux, Perez</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 07:30:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Animal solitaire et nyctalope que Julien Perez… Et artiste bien singulier car avec son nouvel album « SUREX », PEREZ s’éloigne avec hardiesse de la pop, pourtant chez lui pas si calibrée que cela pour dessiner des paysages électroniques inédits. Je vous avais présenté le jeune homme avec « Le dernier tube de l’été », méditation électro issue de « Cavernes » , son excellent second album qui fit date en célébrant les noces de la chanson française et de la techno minimale à la berlinoise [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Animal solitaire et nyctalope que Julien Perez… Et artiste bien singulier car avec son nouvel album « <em>SUREX</em> », <strong>PEREZ</strong> s’éloigne avec hardiesse de la pop, pourtant chez lui pas si calibrée que cela pour dessiner des paysages électroniques inédits. Je vous avais présenté le jeune homme avec « Le dernier tube de l’été », méditation électro issue de « <em>Cavernes</em> » , son excellent second album qui fit date en célébrant les noces de la chanson française et de la techno minimale à la berlinoise (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-149-le-dernier-tube-de-lete-perez/">SOTW #149</a>). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce troisième album, Julien Perez a de nouveau fait équipe avec son acolyte bordelais installé à Berlin, le DJ et producteur electro Strip Steve qui l’a co-réalisé et co-arrangé. Toutefois, la paire n’a pas réitéré le climat «&nbsp;Liaisons dangereuses au Berghain&nbsp;» que diffusait «&nbsp;<em>Cavernes</em>&nbsp;» pour inventer un monde de rêve éveillé ou de conscience somnambule, l’électro dure ou minimale revêtant ici des atours plus pop et plus ludiques, sans pour autant revenir à l’electro-pop à la française de belle facture qui caractérisait son premier effort discographique de 2015, «&nbsp;<em>Saltos&nbsp;»</em>. Les histoires très écrites et bien mises en scène des deux premiers albums laissent place à de saillants fragments poétiques, parfois dadaïstes et absurdes. Et le sens plus éclaté des chansons permet à PEREZ de tenter d’autres mélodies vocales, de délaisser à l’envi son timbre grave, de jouer comme jamais avec sa tessiture, osant des aigus saisissants, utilisant sa voix comme une percussion («&nbsp;Allongé sur la plage&nbsp;»), osant la tordre avec des effets («&nbsp;El sueño&nbsp;»). Comme s’il s’était libéré de toute contrainte pour créer, et l’écoute de résultats nécessite pour l’auditeur un certain lâcher-prise pour pouvoir apprécier à leur juste valeur ces flashes aussi mélodiques qu’expérimentaux, cette pop qui n’utilise aucun des artifices qui la caractérisent habituellement. Celui qui est passé avant son aventure en solo par la musique à l’éthique bien balisée qu’est l’indie pop au sein de son groupe Adam Kesher a définitivement pris le maquis, se moquant de passer en un instant du mainstream au pointu et inversement. Et se laisse aller à honorer toutes ses influences, de la bossa nova à la techno minimale en passant par la musique répétitive, le hip hop ou la trap (ici déclinée dans l’étrange et très accrocheuse «&nbsp;Ticket&nbsp;»).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’habillage est aussi singulier, « <em>SUREX</em> », pour surexposition, surexcitation, mais nom qui sonne aussi comme celui d’une drogue de synthèse ou d’un narcoleptique. L’image de PEREZ sur la pochette est un avatar 3D de lui-même aux yeux exorbités, comme saisi par une sensation surpuissante (un cauchemar ?) colle parfaitement à la pop déconstruite et onirique déclinée ici. « <strong>Animaux</strong> », première des treize étranges chansons composant « <em>SUREX</em> » est sans doute la plus évidemment pop tout en étant très audacieuse. On peut douter que les radios s’en emparent, mais quiconque a l’oreille happée par elle ne la lâchera pas de sitôt. Sur une électro douce, planante et dansante à la fois, PEREZ enchaîne brefs couplets et refrain qui brille au milieu de la noirceur, en un un joli condensé techno variété parfaitement pertinent. La chanson parle en bribes de condition humaine et Julien Perez semble en résonance avec la crise actuelle de l’humanité, même si bien entendu il avait écrit ce texte bien avant que celle-ci ne nous tombe dessus… « <em>Et je suis en quête / Je prie avec les bêtes / Ainsi va la vie rapide et inquiète / S’il n’y a pas d’avenir, fais danser les squelettes / On sera tous égaux à la fin de la fête »… </em>Le clip futuriste, parfaitement idoine,  pourrait être un extrait d’un épisode de « <em>Black Mirror</em> ». Julien Perez a, c’est évident, une vie intérieure très riche et son intensité colle parfaitement à nos humeurs du moment.</p>
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		<title>SOTW #149 : Le dernier tube de l&#8217;été, PEREZ</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 May 2018 08:30:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle vague de pop chantée en français semble s&#8217;être abattue sur nos côtes, on ne compte en effet plus les nouveaux artistes qui allient recherche musicale, expériences pop et langue de Molière, qui vit un vrai retour en grâce après avoir été quasiment éradiquée par un usage exclusif de l&#8217;anglais, souvent pour de mauvaises raisons (« c&#8217;est difficile de faire swinguer le français », « pour exploser à l&#8217;international, il faut passer par l&#8217;anglais » et autres fadaises du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle vague de pop chantée en français semble s&rsquo;être abattue sur nos côtes, on ne compte en effet plus les nouveaux artistes qui allient recherche musicale, expériences pop et langue de Molière, qui vit un vrai retour en grâce après avoir été quasiment éradiquée par un usage exclusif de l&rsquo;anglais, souvent pour de mauvaises raisons (« c&rsquo;est difficile de faire swinguer le français », « pour exploser à l&rsquo;international, il faut passer par l&rsquo;anglais » et autres fadaises du genre) et avec une approximation linguistique souvent risible. Ainsi, le nouvel et second album de <strong>PEREZ</strong>, « <a href="https://geo.itunes.apple.com/fr/album/cavernes/1334264844?mt=1&amp;app=music&amp;at=1010lKgN" target="_blank" rel="noopener">Cavernes</a> », est tout simplement l&rsquo;un des meilleurs disques du moment.</p>
<p>Julien Pérez eut une première vie comme chanteur qui tenait les claviers dans le groupe bordelais Adam Kesher qui faisait de la pop anglaise à la New Order ou américaine à la Rapture en anglais. En 2011, après deux albums et quelques EP, quelques tournées et participations à de grands festivals, Adam Kesher splitte et PEREZ se débarrasse de son prénom et de son accent pour embrasser une carrière solo pour laquelle il revient à l&rsquo;usage exclusif du français pour écrire. Choix inspiré, car PEREZ n&rsquo;a pas son pareil pour écrire des micro-fictions particulièrement bien tournées, littéraires et percutantes, créant immédiatement un univers pour chacune des chansons qui composent « Saltos », son premier album sorti en 2013. Etienne Daho, fan de la première heure, le parraine en l&rsquo;invitant en première partie de sa tournée et il est vrai qu&rsquo;on retrouve chez PEREZ la fraîcheur electro pop de certains de ses disques. Les singles « Gamine », « Les vacances continuent » ou « Apocalypse » ne rencontreront toutefois pas vraiment le succès.</p>
<p>Pour son second effort solo, PEREZ désormais installé à Paris s&rsquo;exile à Berlin pour travailler avec le producteur bordelais expatrié Strip Steve, décide de prendre en charge toute l&rsquo;instrumentation purement électronique de ce que sera « Cavernes ». Au milieu des séances, les deux compères visitent compulsivement les musées et profitent des joies du clubbing au Berghain et autres clubs pointus de la capitale européenne de l&rsquo;electro, loisirs qui influenceront forcément l&rsquo;écriture et la mise en son. Et si les influences deep house et techno pointaient déjà dans « Saltos », elles s&rsquo;épanouissent tout au long de « Cavernes ». Le single « Niki » est aussi dansant que cinglant, avec des sons rêches. « Cerveau » déroule un bijou de texte sur un groove mécanique, « La salle de bain » est une mélancolique ballade flottante très réussie. « <strong>Le dernier tube de l&rsquo;été </strong>» ne sera jamais joué dans les boums de camping, trop décalé, trop étrange, trop ironique. Pourtant, cet ostinato a tous les attributs du tube entêtant, tout de suite identifiable par ses arpèges de synthés, la voix nimbée d&rsquo;écho chantant le malaise d&rsquo;un homme redoutant la chaleur de l&rsquo;été, la redoutable accélération du tempo et la mutation de la chanson en une bombe trance pour précipiter les danseurs sur la piste, ce qui est gonflé de la part de quelqu&rsquo;un qui avoue ne pas être un danseur naturel.</p>
<p>Danser au fond de la caverne, du night-club, de la psyché humaine, c&rsquo;est rien moins ce que PEREZ nous propose. Et c&rsquo;est une réussite.</p>
<p>NB: le clip officiel, tourné au hasard des rues de Berlin et diffusant un malaise diffus est stoppé net avant la fin du morceau. Pour une version complète, préférez la version live.</p>
<p><strong>Version live :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/nY1uAxGFB8g?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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