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	<title>LATINO &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #239 : SAOKO, ROSALÍA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 08:24:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est fascinant d’assister en direct au couronnement d’une pop star globale, de celles qui bougent tellement les lignes qu’elles en sont essentielles, faisant preuve d’une audace musicale et esthétique totale, tout en s’inscrivant dans un Zeitgeist leur permettant d’être accessibles par tous. La nouvelle Madonna, car c’est dans cette division qu’elle évolue, a grandi dans la banlieue industrielle de Barcelone, à Sant Esteve Sesrovires très exactement, son père est Asturien, sa mère Catalane. Elle s’exprime en catalan et en [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est fascinant d’assister en direct au couronnement d’une pop star globale, de celles qui bougent tellement les lignes qu’elles en sont essentielles, faisant preuve d’une audace musicale et esthétique totale, tout en s’inscrivant dans un Zeitgeist leur permettant d’être accessibles par tous. La nouvelle Madonna, car c’est dans cette division qu’elle évolue, a grandi dans la banlieue industrielle de Barcelone, à Sant Esteve Sesrovires très exactement, son père est Asturien, sa mère Catalane. Elle s’exprime en catalan et en espagnol et est responsable du tube mondial <em>Malamente</em>, trait d’union inédit entre le flamenco le plus pur et la club music la plus <em>hype</em>. Rosalía Vila Tobella, la <strong>Rosalía</strong> comme on l’appelle en Catalogne vient de sortir un troisième album «&nbsp;<em>MOTOMAMI</em>&nbsp;» complètement ébouriffant, disruptif comme dirait l’autre, très versatile mais parfaitement cohérent, moderne et déconcertant. Et, j’insiste, pourtant étrangement <em>mainstream</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous en étions restés à l’album sorti en 2018 «&nbsp;<em>El Mal Querer</em>&nbsp;» (<em>Pienso En Tu Mir</em>á est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-170-pienso-en-tu-mira-rosalia/">SOTW #170</a>), où figurait le tube <em>Malamente</em>. Premier succès majeur de celle qui adolescente découvrit le flamenco sur les autoradios de ses amis (elle connut une épiphanie en entendant sur un parking Camarón de la Isla) et s’inscrivit dans une école de musique barcelonaise (le progressiste Taller de Músics) pour en maîtriser la technique et acquérir le <em>duende</em>, ce don qui transfigure les interprétations des <em>cantaores</em>. Avec «&nbsp;<em>El Mal Querer</em>&nbsp;», Rosalía se place, et c’est une première, comme l’artiste espagnole la plus connue dans le monde latino, malgré le côté très conceptuel de l’album et certaines chansons franchement expérimentales (et tout autant remarquables…). Elle s’est ingéniée pendant les trois années qui ont suivi «&nbsp;<em>El Mal</em> <em>Querer</em>&nbsp;» à semer des chansons, collaborations et singles qui ont réussi à l’installer dans la première division de la pop mondiale, et non plus seulement latino. Elle enchaîne donc <em>Con Altura</em>, duo avec la star colombienne du reguetón (ou reggaeton, mais je préfère utiliser l’orthographe espagnole) J. Balvin et <em>Barefoot In The Park</em> avec James Blake. Revient au flamenco pur avec le déchirant <em>Juro Que</em>, tâte de la pop à guitare avec <em>Dolerme</em>, revisite la rumba catalana en chantant dans sa langue maternelle<em> Milionària</em>, se permet le luxe de faire chanter Billie Eilish en anglais pour la B.O. de la série «&nbsp;<em>Euphoria</em>&nbsp;» (<em>Lo Vas a Olvidar</em>), impressionne lors de la remise des Goyas (équivalent des Césars en Espagne) en interprétant de façon bouleversante le standard de flamenco pop <em>Me Quedo Contigo</em>&nbsp;avec un chœur lyrique. Enfin elle réalise le fantasme de toute femme espagnole, apparaître à l’écran (et en chantant) dans le «&nbsp;<em>Douleur et Gloire</em>&nbsp;» d’Almodóvar… Le chemin est donc pavé pour la sortie en fanfare de «&nbsp;<em>MOTOMAMI</em>&nbsp;», troisième album qui la placera, c’est certain, au firmament de la chose pop, la première star totale de la décennie. Et la dernière pièce à l’édifice aura été sa participation au prestigieux show TV américain «&nbsp;Saturday Night Live&nbsp;», où elle chante <em>CHICKEN TERIYAKI</em> et <em>LA FAMA</em>, deux titres du futur album sortis en single et imposera son style ébouriffant. Car évidemment, le style de Rosalía est essentiel… Passée en six ans de la robe flamenca à une variation luxueuse du look «&nbsp;choni&nbsp;» (look de cagole espagnole, avec créoles énormes et streetwear de designer) pour aujourd’hui porter de la couture aventureuse, classe et sexy dans laquelle elle resplendit de fraicheur. Féministe convaincue, représentante de la femme forte, posant nue et casquée sur la pochette telle une Vénus de Botticelli du futur, Rosalía sait qu’une image forte vaut mieux qu’un long discours et le prouve à longueur de clips, toujours remarquables. La Motomami, c’est elle et elle a du chien à revendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce troisième album n’est pas un disque de flamenco, en tous cas pas littéralement. Rosalía prouve avec ces seize morceaux l’étendue du spectre musical qui l’intéresse, faisant de passionnants aller-retour entre futurisme et tradition. Le vrai flamenco n’apparaît que dans l’imposant <em>BULERÍAS</em>, mystère intégralement percussif avec chœurs masculins où elle décline sa philosophie créatrice et rend hommage à celles qui l’inspirent, citant Lil’ Kim ou M.I.A, et dans une moindre mesure dans le solennel morceau final, comme en live et quasiment a cappella <em>SAKURA</em>, où l’on prend en pleine face l’incroyable émotion procurée par sa voix. Les morceaux dansants (les «&nbsp;bangers&nbsp;»), série initiée par <em>Malamente</em> puis par son chapelet de singles collaboratifs trafiquent avec malice le reguetón, comme ces <em>CHICKEN TERIYAKI</em> ou <em>BIZCOCHITO</em>, qui devraient inspirer bien des chorés sur TikTok, et bien sûr ce <em><strong>SAOKO</strong></em> qui nous intéresse ici. On se doutera que ce que fait Rosalía du reguetón n’a rien à voir avec <em>Despacito</em>, mais qui d’autre aurait imaginé commencer une chanson de ce genre avec un shuffle de batterie free jazz, sur lequel on entend ce «&nbsp;<em>Chica, que dices</em>&nbsp;» (meuf, qu’est-ce que tu racontes&nbsp;?) liminaire qui annonce la couleur&nbsp;: vous allez être sacrément surpris. Par le son, par le style, par la langue. Et si elle cite un succès reguetón de 2004 (<em>Saoco</em>, de et par les rappeurs cubains Wisin et Daddy Yankee, le gimmick «&nbsp;<em>Saoko, papi, Saoko</em>&nbsp;» trafiqué à l’autotune revenant comme mur porteur de la chanson), elle s’en approprie le style bagarreur pour en faire quelque chose d’intrinsèquement personnel, mieux, une déclaration d’intentions.&nbsp;Elle rappe avec véhémence «&nbsp;<em>Eh soy muy mia, yo me transformo, Una mariposa, yo me transformo, Make-up de drag queen, yo me transformo, Lluvia de estrella’, yo me transformo, Pasa’ de vuelta’, yo me transformo, Como Sex Siren, yo me transformo, Me contradigo, yo me transformo, Soy todas las cosas, yo me transformo</em>&nbsp;» (eh, je suis vraiment moi-même, moi je me transforme, un papillon, moi je me transforme, make-up de drag queen, moi je me transforme, pluie d’étoiles, moi je me transforme, je vais et je viens, moi je me transforme, comme Sex Siren, moi je me transforme, je me contredis, moi je me transforme, je suis toutes les choses, moi je me transforme). Surtout ne pas reprocher à la jeune femme d’être toujours en mouvement, de faire siens tous les styles qu’elle approche, les gardiens du temple flamenco, ceux qui lui reprochaient de ne pas être authentique car ni Gitane ni Andalouse, comme ceux des genres plus «&nbsp;latinos&nbsp;» en prendront pour leur grade, c’est elle, bien sûr, qui est dans le vrai. Que dire alors de ce break free jazz, fracas de piano et de batterie qui déséquilibre <em>SAOKO </em>pendant quelques mesures sans pour autant nuire à l’incroyable efficacité de la chanson, et qui ne videra pas la piste de danse. La scansion rythmique, purement reguetón, est associée à une basse techno vraiment fat qui ouvre d’autres horizons. Aussi minimaliste que diaboliquement accrocheur… Le clip pétaradant met en scènes des pétroleuses sexy à moto, s’inspirant du «&nbsp;<em>Boulevard de la Mort</em>&nbsp;» de Tarantino ou du <em>Bad Girls</em> de M.I.A. (encore elle…), en une ambiance girl power très souriante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>MOTOMAMI</em>&nbsp;» regorge de sons électroniques qu&rsquo;on pourrait rencontrer dans des disques de Björk, de M.I.A, de James Blake ou de Burial (samplé ici dans l’excellent mid-tempo <em>CANDY</em>). Les palmas du flamenco rejoignent la scansion denbow (version jamaïcaine musclée du reguetón) dans le tubesque <em>LA COMBI VERSACE</em>, qui accueille la rappeuse dominicaine Tokischa, Rosalía adapte la bachata de Saint-Domingue dans le single <em>LA FAMA</em>, duo popissime sur les effets pervers provoqués par le succès avec The Weeknd, lequel s’exécute (pas mal d&rsquo;ailleurs) en espagnol. Donne dans le pur R n’B avec la brève chanson titre. Elle s’empare aussi de la salsa cubaine avec sa reprise (très personnelle et formidable) de <em>DELIRIO DE GRANDEZA</em>, standard sixties de Justo Betancourt. Des ballades à fleur de peau au piano comme <em>HENTAI</em> où elle chante avec délicatesse et audace le plaisir féminin ou aux doux paysages électroniques telles <em>GENIS</em>, codé<em> G3N15</em>, où elle s’adresse à son neveu qu’elle n’a pas vu depuis deux ans, conséquence d’une vie qui s’est à la fois délocalisée et confinée, ponctuée par un message en catalan de sa grand-mère… chanson suintant le mal du pays et c’est extrêmement émouvant et <em>COMO UN G</em> créent un équilibre digne des très grands albums.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors certains seront peut-être excédés par les touches d’AutoTune, par les scansions reguetón tellement moins solennelles que celles du flamenco, mais vous l’aurez compris, Rosalía ne saurait se contenter de ce qu’elle a déjà accompli et souhaite aborder d’autres rivages en adéquation avec sa vie et ses coups de cœur, faisant fructifier comme personne un bagage érudit avec tant de vérité et d’audace que ce disque est pour moi la première vraie baffe esthétique de cette année 2022. Il n’est pas près de quitter ma platine (enfin, virtuellement, le vinyle ne sera disponible qu’en juillet), ni mes écouteurs. Madre mia quel voyage&nbsp;!</p>
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		<title>SOTW #221 : Comerte entera, C. Tangana (ft. Toquinho)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’échappant des enceintes reliées à la radio, une voix fragile et filtrée susurrant un air suavement mélancolique sur un languide tempo de bossa ont réussi à me transporter vers cette Espagne qui me manque tant depuis quand vous savez. Adepte que je suis de la culture de mon pays de cœur, je n’en goûte pourtant pas vraiment la musique, enfin, la musique rock et pop, surtout quand celle-ci adopte des teintes franchement « latines ». En revanche, j’en apprécie grandement le flamenco [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">S’échappant des enceintes reliées à la radio, une voix fragile et filtrée susurrant un air suavement mélancolique sur un languide tempo de bossa ont réussi à me transporter vers cette Espagne qui me manque tant depuis quand vous savez. Adepte que je suis de la culture de mon pays de cœur, je n’en goûte pourtant pas vraiment la musique, enfin, la musique rock et pop, surtout quand celle-ci adopte des teintes franchement « latines ». En revanche, j’en apprécie grandement le flamenco et les hybridations aventureuses réalisées par des artistes très novateurs comme Rosalía (voir <em>Pienso En Tu Mirá</em>, <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-170-pienso-en-tu-mira-rosalia/">SOTW #170</a>). Shazam ! L’interprète de la chanson qui m’a transporté vers d’autres rivages s’appelle <strong>C. Tangana</strong> et je n’en avais jamais entendu parler… Et son album « <em>El Madrileño</em> » casse la baraque en ce moment outre-Pyrénées et dans tous les pays hispanophones, dans l’indifférence jusqu’ici totale des voisins que nous sommes… Pourtant, le fait est qu’il y a une vie hors de la sphère pop anglo-saxonne et une chanson telle que <strong><em>Comerte Entera</em></strong> le prouve aisément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas vraiment un nouveau venu qu’Antón Álvarez, madrilène de trente ans qui a déjà eu plusieurs vies. D’abord comme rapper, sous le pseudonyme de Crema. Ce fan des Beastie Boys a été secoué par la première vague rap hispanique et des artistes comme La Mala Rodríguez et balance ses premiers freestyles dès 2005, avant de former le collectif Agorazein. En 2011, celui qu’on surnomme Pucho se rebaptise C. Tangana et rompt avec l’esthétique rap à l’américaine pour adopter un look influencé par l’esthétique gitane suburbaine, intrinsèque à l’Espagne et édite mixtapes et EPs tout en travaillant dans des sandwicheries ou des agences de téléphonie mobile… Il s’inspire alors des nouveaux sons générés par Pharrell Williams, Kanye West et surtout Drake, dont il utilise des instrumentaux. S’exprimant en espagnol,&nbsp;C. Tangana se rapproche inexorablement des musiques urbaines hispaniques. Il signe chez Sony et obtient un hit avec <em>Mala Mujer</em>, chanson de l’été 2017 et numéro un en Espagne et dans la plupart des pays d’Amérique Latine. Il multiplie alors les featurings et collaborations, et travaille comme auteur de textes d’ «&nbsp;<em>El Mal Querer</em>&nbsp;» , le formidable album aux multiples récompenses de sa compagne Rosalía.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs la rupture d’Antón Álvarez avec celle-ci qui inspirera certaines chansons d’ «&nbsp;<em>El Madrileño&nbsp;» , </em>le nouvel album de C. Tangana sorti début 2021, comme <em>Tú Me Dejaste De Querer</em> (tu as cessé de m’aimer), vigoureuse chanson sous forme de mix audacieux de flamenco (avec les participations emblématiques de la chanteuse de nuevo flamenco la Húngara et le prodige de la guitarra flamenca El Niño de Elche), de rumba, de R n’B et de bachata, cette musique festive traditionnelle portoricaine très en vogue dans le monde latino. Carton intégral des deux côtés de l’Atlantique. C. Tangana s’attaque à toutes les formes de musiques du monde hispanique et décide de chanter toutes les chansons au lieu de rapper. Ainsi, les percussions et les cuivres d’une fanfare mexicaine de cortège funèbre ouvre l’étrange et très réussi <em>Demasiadas Mujeres</em>, l’énergique rumba catalane des Gipsy Kings (oui oui, les Camarguais responsables de <em>Bamboleo</em>…) résonne dans <em>Ingobernable</em>. <strong><em>Comerte Entera</em></strong> (te manger toute entière) qui nous intéresse ici, regarde pourtant du côté de Rio de Janeiro en conviant dans l&rsquo;aventure le guitariste brésilien Toquinho. Suave bossa nova où la voix tordue par l’AutoTune (au début seulement) raconte avec crudité la fascination du narrateur pour une passante, et elle n’est pas platonique. La mélodie douce et naïve du couplet rappelle celles que Philippe Katerine troussait à ses débuts quand il abordait la bossa. Le refrain arrive comme une rafale de beats secs ponctuée par le sample d’une autoritaire voix féminine brésilienne et ça frappe très fort, donnant l’envie irrépressible de se remuer dans tous les sens. L’énergie vient clairement du rap mais est transcendée de façon très personnelle. La finesse de la production (discrets sons d’orgue, travail sur les voix et les choeurs, trafiqués ou non, tablas indiens en guise de cajón) laisse une marque indélébile à cette chanson de torpeur estivale et sensuelle. Au même titre que son ex-compagne Rosalía, C. Tangana bouscule la musique latine traditionnelle avec grâce et modernité, sans perdre une once d’authenticité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quatorze titres brefs mais intenses, le Madrilène (qui affiche une allure de torero sur la peinture le représentant sur la pochette) empile les collaborations intergénérationnelles prestigieuses pour atteindre son but. Ainsi, on retrouve outre les artistes cités plus haut la star portoricaine José Feliciano (carton international dans les 60’s&nbsp; et 70’s avec ses reprises de tubes pop et son&nbsp;<em>Ché Sara</em>, repris en français par Mike Brant), le chanteur pop espagnol Kiko Veneno (certains sauront très bien de qui je parle…), le rocker argentin Andrés Calamaro ou le guitariste Cubain Eliades Ochoa, membre du Buena Vista Social Club. Tout cela pour atteindre une variété de styles ébouriffante en conservant une unité de ton indiscutable. M’est avis que je vais user ce disque les jours de blues, qui, Jupiter vient de l’annoncer, ne manqueront pas d&rsquo;advenir.</p>



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</div><figcaption>Live acoustique studio et distanciel avec Toquinho</figcaption></figure>
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