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	<title>GLAM &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>SOTW #243 : She still leads me on, Suede</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p>Qui aurait cru que le shot de rock n&rsquo;roll du moment nous soit administré par un groupe de cinquantenaires bien installés dans le paysage musical britannique depuis trente ans? Le nouveau single de <strong>Suede</strong>, qui annonçait « Autofiction » neuvième album sorti la semaine dernière est pourtant l&rsquo;une des choses les plus revigorantes à écouter dans le style rock flamboyant, mélodique, nourri de glam et de pop et faisant immanquablement danser ou taper du pied. Et si <em><strong>She Still Leads Me On</strong></em> n&rsquo;invente rien, cette irrésistible chanson nous rappelle pourquoi nous avons tellement aimé le rock.</p>



<p>Suede est un groupe qui a connu plusieurs vies. La première, indiscutablement la meilleure, vit le groupe du sud de Londres devenir le « hot ticket » de la presse britannique en 1992, quand ils devinrent la promesse d&rsquo;un retour du rock à guitares à panache outre-Manche, à un moment où tout le monde là-bas semblait avoir revendu ses six-cordes et amplis pour acheter des synthés et des ordinateurs. Trait d&rsquo;union entre le grunge américain et la future britpop, Suede se positionnait comme une alternative séduisante, nourrie par les Smiths et par Bowie et proposait un duo de leaders et d&rsquo;auteurs-compositeurs impeccables en les personnes du fabuleux guitariste et arrangeur Bernard Butler et du chanteur androgyne à l&rsquo;impressionnante tessiture Brett Anderson. Le premier album fit un carton (<em>Animal Nitrate</em>, un de ses hymnes, est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-64-animal-nitrate-suede/">SOTW #64</a>). Le second « Dog Man Star » est un chef d’œuvre absolu, follement ambitieux et démesuré dont l&rsquo;accouchement se fit dans la douleur et conduisit à la brouille fatale entre les deux leaders, Bernard Butler débranchant sa guitare en 1994.</p>



<p>En recrutant le jeune guitariste Richard Oakes (seize ans à l&rsquo;époque) et le claviers Neil Codling, Anderson flanqué de sa section rythmique composée de Mat Osman (basse) et Simon Gilbert (batterie) mit en place Suede 2.0 et en fit un groupe d&rsquo;une rare efficacité pop comme le démontre l&rsquo;album « Coming Up » en 1996. Comprenant une collection de tubes imparables comme Trash, Filmstar ou la merveilleuse ballade Saturday Night, il souffre d&rsquo;une production métallique sonnant un peu datée, mais l&rsquo;album reste toutefois hautement recommandable aujourd&rsquo;hui. S&rsquo;ensuivirent des excès hédonistes et des périodes de contrition qui donnèrent des disques plus inégaux (« Head Music ») voire complètement anodins (« A New Morning », très blême) qui conduisirent au split du groupe en 2003. Brett Anderson se lança dans une carrière solo très confidentielle, tâtant d&rsquo;une folk acoustique très pastorale aux antipodes de ses extravagances avec Suede. Une reformation pour un concert en 2010, un nouvel album très réussi « Bloodsports » en 2013 célébrant les retrouvailles du groupe avec le producteur historique Ed Buller replacèrent Suede au centre de la chose pop rock. Avec en plus cette touche de nostalgie qu&rsquo;éprouvent tous ceux qui se voient replongés dans leurs jeunes années de fan, la mélancolie diffuse émanant des mélodies et de la voix de Brett Anderson n&rsquo;y étant pas pour rien.</p>



<p>Après deux albums plus sophistiqués avec thèmes sombres et arrangement orchestraux (<em>What I&rsquo;m Trying To Tell You</em> est la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-88-what-im-trying-to-tell-you-suede/">SOTW#88</a>), le fringant quintette de quinquas a tourné le hit album « Coming Up » sur les scènes du monde entier, de quoi redonner à Anderson de saines envies d&rsquo;électricité et d&rsquo;émotions directes, qui se concrétisent tout au long du tout récent « Autofiction ». <em>Banger</em> qui ouvre l&rsquo;album, <em>She Still Leads Me On</em> évoque paradoxalement la mère de Brett Anderson, décédée alors qu&rsquo;il était très jeune. Sans aucun pathos mais avec une émotion très crue, il raconte combien le souvenir de sa mère l&rsquo;inspire et l&rsquo;aide à certains moments de sa vie, lui insuffle une énergie créatrice. Un riff de guitare en arpège, un contrepoint en saccades punk, une basse mélodique et une batterie volubile donnent le ton d&rsquo;une chanson très traditionnellement bâtie: couplet, pont, refrain, couplet, pont, refrain, chorus, refrain shunté. Le tout à bride abattue, avec une mélodie vocale infectieuse surtout pendant le pont si énergique et des giclées de larsen mal peignées pour dynamiser le tout. Dire que ça fonctionne est un piètre euphémisme, tant la chanson et ses arrangements restent vissés dans votre cervelle. Si l&rsquo;autofiction est un genre littéraire en soi, elle trouve avec Suede une incarnation musicale. En revisitant le style pop glam scintillant qu&rsquo;ils personnifiaient à l&rsquo;époque de « Coming Up » mais en l&rsquo;observant avec leurs yeux de musiciens de cinquante ans, Suede met en musique une mise en abyme jamais ringarde ni hors de propos. Ainsi,<em>That Boy On The Stage</em>, <em>Personality Disorder</em> et <em>15 Again</em>, irrésistibles <em>bangers </em>ressuscitent le Brett Anderson de 1992 sans jamais sombrer dans la parodie. Avec <em>What Am I Without You ?</em>, les musiciens de Suede prouvent une fois encore qu&rsquo;ils sont orfèvres en ballades émotionnelles et nerveuses. Le reste de l&rsquo;album est au niveau. Les amateurs de pop rock flamboyant seront bien inspirés de ne pas passer leur chemin&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Live Bruxelles 2022 :  </h4>



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		<title>SOTW #235 : Panic in Detroit, David Bowie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 08:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que se mettent en place diverses célébrations du soixante-quinzième anniversaire de la naissance de David Bowie (opération Bowie 75), allant des pop-up shops à Londres et New York à la mise en lumière d’archives inédites et de rééditions version Deluxe de certains &#160;albums, alors que vient de décéder le fameux photographe Mick Rock (son vrai nom) qui a magnifié l’artiste durant toute la période Ziggy et dirigé des vidéos comme celles de Life On Mars&#160;? (ah… Le costume bleu [&#8230;]</p>
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<p>Alors que se mettent en place diverses célébrations du soixante-quinzième anniversaire de la naissance de <strong>David Bowie</strong> (opération Bowie 75), allant des pop-up shops à Londres et New York à la mise en lumière d’archives inédites et de rééditions version Deluxe de certains &nbsp;albums, alors que vient de décéder le fameux photographe Mick Rock (son vrai nom) qui a magnifié l’artiste durant toute la période Ziggy et dirigé des vidéos comme celles de <em>Life On Mars&nbsp;?</em> (ah… Le costume bleu glacier et l’image surexposée…), <em>John, I’m Only Dancing</em> ou <em>The Jean Genie</em> (ah&#8230; Bowie en blouson de vinyle étriqué tapinant sur les trottoirs de L.A. avec la délicieusement sexy Cyrinda Foxe…), je me penche à nouveau sur de mes chansons préférées de l’idole. Après tout, je n’ai pas écrit sur mon artiste favori de tous les temps <a href="https://laculturedelecran.com/infinie-tristesse/">depuis sa mort&nbsp;en janvier 2016</a>. Mort trivialement physique, tant l’œuvre de David Bowie continue de m’accompagner à chaque instant avec toujours autant d’intensité.</p>



<p>Et de l’intensité, il en déborde tout au long de <strong><em>Panic In Detroit</em></strong>, bombe sonique et l’une des cimes d’« <em>Aladdin Sane</em> », premier album de Bowie enregistré alors que celui-ci est devenu une star. Enregistré ça et là pendant les pauses des éreintantes et triomphales tournées britanniques et américaines qui ont suivi le succès de « <em>The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars</em> » entre mi-72 et début 1973, « <em>Aladdin Sane</em> » ne sonne pas pour autant décousu, mais offre une variété cohérente et surpuissante, sans doute grâce à ce merveilleux groupe qu’étaient les Spiders, lesquels n’ont jamais aussi bien joué qu’à la fin 72 tant ils étaient affûtés et reliés comme par télépathie après avoir assuré tant de concerts. Mick Ronson pouvait alors légitimement être considéré comme le meilleur guitariste de son temps et les Spiders ont énormément gagné quand Bowie a incorporé au groupe le pianiste Mike Garson, New-Yorkais venu du jazz dont le jeu affolant a radicalement modernisé le glam rock et a permis à Bowie de se tourner vers l’expérimentation. « <em>Aladdin Sane</em> » pourrait être sous-titré « <em>Ziggy goes to America</em> ». Le <em>doppelgänger</em> prend alors le dessus sur l&rsquo;artiste, car c’est bien Ziggy la star et non pas David Jones alias Bowie qui restait sur le côté, observant méticuleusement le freak show et faisant son miel du spectacle pour composer des chansons souvent paranoïaques et apocalyptiques, toujours formidables. Après « <em>Ziggy Stardust</em> », intrinsèquement anglais avec ses délicats arrangements de cordes et son fabuleux sens de la pop, Bowie avait envie d’emphase, avec plus de cuivres, plus de chœurs, plus d’électricité, plus de drame, plus de rock… En quelque sorte, il voulait en découdre avec les Stones (obsession qui durera jusqu’à « <em>Diamond Dogs</em> » en 74). C’est évident avec le morceau qui ouvre l’album <em>Watch That Man</em>, avec le riff impérial et les solos mal peignés de Ronson, ce piano post boogie-woogie, ces cuivres pétaradants et ces puissants chœurs féminins, la voix de Bowie étant noyée dans le mix, comme l’était celle de Jagger dans les morceaux les plus rock du moite « <em>Exile On Main Street</em> » (1972). On trouve aussi une reprise ouvertement sexuelle, pyrotechnique, extravertie au possible du sage single des Stones <em>Let’s Spend The Night Together</em>. <em>Cracked Actor</em> est un boogie pervers et impitoyable dégoulinant d&rsquo;électricité grinçante mettant un scène un acteur vieillissant essayant de séduire (voire plus) une groupie.</p>



<p><em>Panic In Detroit</em>, dernier morceau purement rock de l’album s’éloigne un peu du style Stones pour s’approcher de celui d’une autre influence majeure de Bowie, Iggy Pop et the Stooges. Porté par un riff de guitare monstrueux doublé de wah-wah, le groupe part dans un groove tribal à la Bo Diddley, les doigts du bassiste Trevor Bolder se promènent sur le tout le manche et asseyent la mélodie, la batterie tout en cymbales rageusement frappées par Woody Woodmansey est enrichie par les congas et percussions jouées par l’ami d’enfance Geoffrey McCormack, alias Warren Peace, qui allait partager les errances américaines de Bowie, mais aussi ses aventures musicales jusqu’en 76. D’une voix de gorge aiguë et un poil affectée, Bowie raconte sa rencontre avec une figure qui ressemblait beaucoup à Che Guevara, installant ainsi un glamour mêlant rock et activisme politique d’extrême-gauche très de son temps (Bowie se plaçant ainsi parfaitement dans le Zeitgeist, en ces années du mouvement Black Panthers et de la bande à Baader, quand le poster du Che commence à orner tous les murs des adolescents occidentaux). «&nbsp;<em>The only survivor of the National People’s Gang</em>&nbsp;» de la chanson étant en fait un camarade d’école devenu dealer d’envergure qu’il avait revu à New York. Bowie s’inspira aussi des souvenirs des émeutes de Detroit en 67 que lui avait racontés Iggy Pop. Le tout pour créer une dystopie exaltante riche en métaphores et cut-ups à la Burroughs, style d’écriture que Bowie continuera à développer jusqu’à la fin. Le chant félin et sensuel de Bowie ajoute un côté très sexy à l’ensemble quant au final, il est dantesque. Les crépitements de percussions, les chœurs soul et furieux de Juanita «&nbsp;Honey&nbsp;» Franklin, Linda Lewis et McCormack peinant à contenir la guitare distordue en fusion d’un Mick Ronson inspiré comme jamais. On ressort pantelant de cette écoute, comme ayant l’impression d’avoir assisté à une cérémonie vaudou ou de se trouver au beau milieu d’une guerilla urbaine. Panic In Detroit figurera dans la setlist de plusieurs tournées mais Bowie n’a jamais réussi à recréer la tension incendiaire de cette version studio. Il tentera aussi d’en faire une version urgente et new-wave pour un show TV en 1979, version à l’intérêt tout relatif qu’il laissera de côté et qui ne verra le jour que comme bonus de «&nbsp;<em>Heathen&nbsp;</em>» en 2002.</p>



<p>« <em>Aladdin Sane</em> », album phare du glam rock et où l’on trouve les chansons les plus clairement rock n’roll de David Bowie ouvre également grand la porte à l’expérimentation. Bowie avait Roxy Music dans le viseur, groupe à la musique rétro-futuriste extrêmement sophistiquée qu’il admirait et jalousait. Ainsi, le single <em>Drive-in Saturday</em> et la version de <em>The Prettiest Star</em> (qu&rsquo;il avait déjà sortie, dans une version plus soft avec Marc Bolan à la guitare en 1970) ont une saveur doo wop très fifties sans sonner nostalgiques, <em>Time</em> combine le cabaret Mitteleuropa de Kurt Weill et Bertolt Brecht avec les torrents d’électricité rock n’roll de la guitare (fabuleuse) de Mick Ronson, <em>Lady Grinning Soul</em> est une ballade hispanisante à la mélodie cotonneuse d&rsquo;une rare beauté. Enfin le morceau titre exhale une mélancolie vénéneuse et rétro où explose l’invraisemblable solo de piano flirtant avec le jazz atonal et la musique latine de Mike Garson, lequel reconnaît qu’aujourd’hui encore que c’est de cette immarcescible pièce musicale vraiment décoiffante qu’on veut encore et toujours l’entretenir. La photo de Bowie qui orne la pochette, signée Brian Duffy reste son image la plus forte avec cet éclair rouge et bleu sur le visage, ses cheveux roux gelés et la goutte de mercure dans la clavicule. A vingt-sept ans, il devenait ainsi la star totale qu’il ne cessera plus jamais d’être…</p>
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		<title>SOTW #208: Be an astronaut, Declan McKenna</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 07:30:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Wunderkind de la pop britannique, Declan McKenna a dû ronger son frein avant de présenter à la terre entière son second album « Zeros » qu&#8217;il avait enregistré à Nashville pendant cinq semaines avant le confinement et dont il est très fier, sa maison de disque ayant décidé d&#8217;en reporter la sortie. Et s&#8217;il en avait déjà présenté quelques chansons lors de festivals en 2019, pas grand chose n&#8217;aurait pu laisser présumer que ce très jeune homme de vingt-et-un ans [&#8230;]</p>
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<p>Wunderkind de la pop britannique, <strong>Declan McKenna</strong> a dû ronger son frein avant de présenter à la terre entière son second album <em>« Zeros »</em> qu&rsquo;il avait enregistré à Nashville pendant cinq semaines avant le confinement et dont il est très fier, sa maison de disque ayant décidé d&rsquo;en reporter la sortie. Et s&rsquo;il en avait déjà présenté quelques chansons lors de festivals en 2019, pas grand chose n&rsquo;aurait pu laisser présumer que ce très jeune homme de vingt-et-un ans allait pondre l&rsquo;un des albums pop rock les plus intéressants de l&rsquo;année&#8230;</p>



<p>Benjamin d&rsquo;une famille très artistique de six enfants établie à Cheshunt, petite ville du Hertfordshire au nord de Londres, Declan McKenna s&rsquo;est nourri de la musique qu&rsquo;écoutaient ses frères et soeurs avant de sérieusement vouloir en faire lui-même et écrire des chansons. Il n&rsquo;avait pas seize ans quand il a balancé sur Bandcamp sa chanson « Brazil », impeccable composition aux atours indie avec son riff de guitare et sa mélodie à la Arctic Monkeys des débuts où le lycéen spécialité sociologie taclait avec pertinence le monde corrompu du football&#8230; Succès immédiat outre-Manche qui voit le jeune homme se faire courtiser par toutes les maisons de disques, puis enregistrer un premier album « <em>What Do You Think About The Car ?</em> » en 2017, réalisé par James Ford (Arctic Monkeys). Premier effort qui cartonne, Declan McKenna se retrouvant un peu malgré lui porte-parole d&rsquo;une génération paumée et laissée pour compte grâce à des paroles engagées et inspirées par l&rsquo;actualité, comme l&rsquo;attentat du Bataclan (« The Kids Don&rsquo;t Wanna Come Home »), l&rsquo;intolérance religieuse (« Bethlehem ») ou le suicide d&rsquo;un jeune transsexuel (« Paracetamol »). Si l&rsquo;ambiance musicale entre indie et pop ne brille pas encore par une grande originalité, surtout à cause de mélodies encore un peu faibles, la fougue de l&rsquo;interprétation fait le job sans hésitation. « Listen To Your Friends », collaboration avec Rostam Batmanglij (Vampire Weekend) qui termine l&rsquo;album ouvre toutefois grand les fenêtres et laisse apparaître un potentiel radieux. </p>



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<p>Un blouson épaulé en lamé argenté et des paillettes dégoulinant sur ses joues encore poupines, un « mullet » en désordre, Declan McKenna incarne sur la pochette de « <em>Zeros</em> » le David Bowie de 1970, celui qui avec son groupe the Hype posait les bases du glam rock. Celui-ci avait alors à peu près le même âge et venait de composer « Space Oddity », ce space opéra intime qui lança sa carrière. Declan McKenna tente de se mesurer à un tel monument avec « <strong>Be An Astronaut »</strong>. Où l&rsquo;on retrouve des éléments bowien, mais aussi le bon Elton John de « Rocket Man », encore un chanson spatiale. Mais plutôt qu&rsquo;un voyage astral, « Be An Astronaut » est un encouragement à s&rsquo;accrocher à ses rêves et à braver les sarcasmes de tout ceux qui s&rsquo;en moquent, à s&rsquo;affirmer tel qu&rsquo;on est et comme on veut l&rsquo;être. Ample ballade mid-tempo scandée au piano, elle a le côté instantanément accrocheur des grandes chansons glam rock du début des 70&rsquo;s (le bon, celui de Bowie bien sûr, de Roxy Music) tout en osant une grande sophistication musicale&#8230; On jurerait que c&rsquo;est un virtuose genre Mick Ronson qui tient la guitare. Le maximalisme et le lyrisme de l&rsquo;entreprise nous renvoie aussi au revival 70&rsquo;s opéré par les jeunes Américains the Lemon Twigs, sans le côté Broadway toutefois. Le reste de « Zeros » est tout aussi savoureux, de l&rsquo;explosion rock inaugurale de « You Better Believe !!! » à l&rsquo;excellente « The Key Of Life On Earth » qui est clairement inspirée par « Ashes To Ashes » (voyez l&rsquo;excellente vidéo, où McKenna fait face à un double embarrassant, joué par Alex Lawther, l&rsquo;acteur de « <em>The End Of The F***g World »</em>, ça tombe bien, ces deux-là se ressemblent et sont un peu les visages d&rsquo;une génération de vingtenaires britanniques). La très catchy « Beautiful People » et son rythme pop funk rappelle Blur et « Daniel, You&rsquo;re Still A Child » est un joli moment de space pop (Daniel étant le personnage récurrent des chansons de McKenna). Suffisamment fluide pour plaire à toutes et tous (il confesse expérimenter son champ sentimental et se revendique pansexuel), Declan McKenna est un jeune homme de son temps, quand bien même il se love dans les satins du glam, musique rétro-futuriste bougrement excitante dont les bases ont été posées il y a tout juste cinquante ans. </p>
<p>Pas encore vingt-deux ans et on ne voit guère ce qui pourrait s&rsquo;opposer à l&rsquo;ascension fulgurante de Declan McKenna. Lequel confesse vouloir embrasser une carrière à la Bowie et ne jamais se répéter. On vérifiera sur scène, dès qu&rsquo;on le pourra, s&rsquo;il a l&rsquo;étoffe d&rsquo;un très grand.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>SOTW #172 : Ton hôtel, Hubert Lenoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 08:30:11 +0000</pubDate>
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<p>Ça fait déjà un an que « Darlène », le premier album d&rsquo;<strong>Hubert Lenoir</strong> est sorti outre-Atlantique, au Canada et aux USA mais il ne paraît qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui en France. Entre ces deux dates, l&rsquo;image de cet étrange jeune homme est apparue ça et là et quelques concerts l&rsquo;ont tout de suite placé comme l&rsquo;une des promesses les plus excitantes de la pop au sens large, notamment une prestation fort remarquée aux Transmusicales de Rennes qui a laissé tout le public sur le cul. Les deux concerts qu&rsquo;il donnera la semaine prochaine dans le cadre du <a href="https://generiq-festival.com">festival Génériq</a> devraient confirmer ces bons auspices. </p>



<p>Natif et résident de Québec-ville, cité n&rsquo;ayant pas, loin de là, le côté branché de Montréal, enfant d&rsquo;une famille de classe moyenne peu portée sur la culture et franchement conservatrice, Hubert Chiasson (c&rsquo;est son vrai nom) a beaucoup écouté de punk rock avant de former en 2014 un groupe d&rsquo;indie pop avec son frère, The Seasons qui a deux disques à son actif. Rien ne laissait toutefois présager le tremblement de terre qu&rsquo;Hubert renommé Lenoir allait susciter avec son projet solo, fomenté pour dynamiter la sacro-sainte chanson francophone, peut-être encore plus sacralisée au Québec que par ici&#8230; « Darlène » est l&rsquo;adaptation en chansons du roman de sa manageuse de compagne, Noémie D. Leclerc, adaptation que le musicien qualifie « d&rsquo;opéra moderne ». Rien d&rsquo;opératique pourtant dans le traitement vocal et musical de la chose, par contre la dose massive de théâtralité, l&rsquo;outrance des interprétations et le refus de toute tiédeur nous ramènent au bon temps des opéras-rock des seventies et du glam rock. Comme dans le glam, l&rsquo;image est cruciale et fait un peu mal aux yeux. Hubert Lenoir s&rsquo;est créé un personnage de freak ambigu maquillé à la truelle, revendiqué queer (on disait androgyne autrefois), toujours à deux doigts du mauvais goût comme du pastiche, il n&rsquo;en est pas moins aussi réjouissant que passionnant. </p>



<p>Cet enfant de l&rsquo;internet n&rsquo;a aucune retenue ni réserve concernant sa musique, tant il a pioché sans vergogne dans tous les genres pour parvenir à créer sa synthèse. « <strong>Ton hôtel</strong> », qui nous intéresse ici, m&rsquo;enthousiasme par par sa folle liberté et son absence totale de surmoi. Comment sinon fournir une telle mixture de glam rock (le tempo, les guitares, le piano cabaret, la mélodie du refrain), de chanson (avec voix androgyne séduisante et narquoise toisant son auditoire),  de culture pop suintant le R n&rsquo;B (ces cornes de brume parfaitement incongrues mais à l&rsquo;effet maximal), cette coda jazz lounge ? Le clip banlieusard qui l&rsquo;illustre, mélangeant fierté queer, bisexualité et délires redneck est à l&rsquo;avenant, reliant avec gourmandise des univers à priori irréconciliables. Hubert Lenoir ayant d&rsquo;ores et déjà trusté toutes les récompenses dans son Québec (Les Félix, équivalents de nos (pauvres) Victoires, de la meilleure chanson, de l&rsquo;album pop et de la révélation de l&rsquo;année), rien ne semble s&rsquo;opposer aujourd&rsquo;hui à une invasion massive de notre paysage musical, qui a sans nul doute bien besoin qu&rsquo;on lui adresse un bon doigt d&rsquo;honneur. Attendez-vous à faire face à cet étrange minois et à cette personnalité hors norme plus souvent qu&rsquo;à votre tour cette année, vous aurez été prévenus! Et oui, laisse moi dormir devant ton hôtel.</p>
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		<title>SOTW #129 &#038; #129bis : Something To Remember Me By &#038; Weighed Down, The Horrors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 10:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;étais resté sur une impression bien mitigée de The Horrors. Un concert franchement mollasson à Rock en Seine 2014 qui suivait un album qui portait bien mal son titre « Luminous », trop long, trop planant, trop plein, où même la voix de crooner dark de Faris Badwan, que par ailleurs je trouve parfaite, ne parvenait pas à susciter mon intérêt. C&#8217;est donc avec des pincettes que j&#8217;ai abordé le tout nouveau « V » (V de la victoire, ou [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&rsquo;étais resté sur une impression bien mitigée de <strong>The Horrors</strong>. Un concert franchement mollasson à Rock en Seine 2014 qui suivait un album qui portait bien mal son titre « Luminous », trop long, trop planant, trop plein, où même la voix de crooner dark de Faris Badwan, que par ailleurs je trouve parfaite, ne parvenait pas à susciter mon intérêt. C&rsquo;est donc avec des pincettes que j&rsquo;ai abordé le tout nouveau « V » (V de la victoire, ou cinquième album du groupe, allez savoir) et sa pochette repoussante (genre vacances à Fukushima, avec un hybride gore de toutes les têtes du groupe).</p>
<p style="text-align: justify;">Enfants de Southend-on-Sea (prononcer « Sarthend », ville balnéaire forcément glauque à l&#8217;embouchure de la Tamise) où ils étaient piliers du « Junk Club », boîte branchée du bled, the Horrors ont débuté comme un groupe de garage rock acide à l&rsquo;allure parodique, comme si les cinq jeunes gens étaient figurants dans un remake outré de la Famille Addams. Premiers symptômes sans conséquence, car leur excellent second album « Primary Colours » les voyait expérimenter dans la pop sombre et le krautrock (je vous recommande l&rsquo;écoute approfondie de l&rsquo;incroyable single « Sea Within A Sea », huit minutes de musique répétitive hallucinatoire et grandiose). Le troisième album « Skying » est tout aussi bon, ravivant les souvenirs new-wave avec brio et installant les désormais Londoniens comme des maîtres des ambiances et de l&rsquo;espace, tout en ayant un sens de la mélodie toujours pertinent. Après le tiède « Luminous », voici donc « V », disque pour lequel ils ont permis à un producteur de se mêler de leur musique, et pas n&rsquo;importe lequel puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la star des consoles Paul Epworth, plus communément vu derrière Adele ou Florence &amp; the Machine. Il y avait de quoi avoir peur&#8230; Force est de constater que le ton a été considérablement durci, les ambiances, en particulier au niveau des synthés sont plus abrasives, les guitares plus appuyées et les grooves plus massifs.</p>
<p style="text-align: justify;">En cette ambiance sonore poisseuse et reptilienne, la voix de Faris Badwan trouve un écrin idéal. Sa voix, quelque part entre celle de Dave Gahan de Depeche Mode (the Horrors en sont de beaux héritiers) et celle de Marc Almond, crooner funambule qui brilla dans les eighties, notamment au sein de Soft Cell. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs dans cette mouvance early eighties que se situe le single qui clôt l&rsquo;album, l&rsquo;enjoué « <strong>Something To Remember Me By</strong> », petit bijou d&rsquo;electro pop à la mélodie platinée qui ne dépareillerait pas dans le répertoire de New Order et vous reste vissée à la mémoire pour longtemps. La voix de Badwan y est impériale. Cette saillie poppissime est toutefois unique sur « V », le reste d&rsquo;album installant de sinueuses ténèbres, comme ce remarquable « <strong>Weighed Down</strong> », puissante mélopée aux arrangements dub bâtie sur un lent tempo majestueux et où les guitares savantes de Josh Hayward s&rsquo;illustrent comme jamais. De la belle ouvrage qui me réconcilie pour de bon avec ces plaisantes Horreurs&#8230;</p>
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