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	<title>DEUS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>dEUS, idéal accident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 07:30:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Y aurait-il sensation aussi extraordinaire que celle d&#8217;assister à un concert dont on sait qu&#8217;il sera l&#8217;un des meilleurs qu&#8217;on aura vu de sa vie ? Je me suis posé cette question existentielle ce mardi 7 mai à la Cigale à Paris, accompagné de deux amis très chers pour le concert célébrant les vingt ans de « The Ideal Crash » de dEUS. Album définitif dans l&#8217;oeuvre majeure du groupe anversois, « The Ideal Crash » en 1999 parvenait enfin [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Y aurait-il sensation aussi extraordinaire que celle d&rsquo;assister à un concert dont on sait qu&rsquo;il sera l&rsquo;un des meilleurs qu&rsquo;on aura vu de sa vie ? Je me suis posé cette question existentielle ce mardi 7 mai à la Cigale à Paris, accompagné de deux amis très chers pour le concert célébrant les vingt ans de « <strong>The Ideal Crash</strong> » de dEUS.  </p>



<p>Album définitif dans l&rsquo;oeuvre majeure du groupe anversois, « The Ideal Crash » en 1999 parvenait enfin à unifier leurs envies bruitistes et déstructurées et leurs mélodies ciselées, deux côtés qui ont toujours caractérisé le style de dEUS. Jusqu&rsquo;ici, chaque pôle prenait le dessus l&rsquo;un après l&rsquo;autre et « The Ideal Crash » réussit, et comment, à les synthétiser en des chansons formidables de puissance et en de vigoureuses et somptueuses ballades. Enregistré sous le soleil andalou, « The Ideal Crash » est le sommet incontesté de la carrière des Belges, même si chacun de leurs albums est très au dessus du lot. Comme le disait dans un français impeccable Tom Barman, leader incontesté et frontman charismatique et chaleureux « Les chansons de dEUS commencent au paradis et se terminent en enfer »&#8230; Un enfer bien confortable, mais l&rsquo;idée est là, tant la puissance musicale souvent déployée en fin de morceau est pyrotechnique et renverse tout sur son passage.  </p>



<p>Vingt ans après, dans cette même Cigale où lors d&rsquo;un festival des Inrocks en 2004 Tom Barman a sérieusement pensé à tout arrêter tant son groupe se délitait (le groupe qui avait créé « The Ideal Crash » était alors en lambeaux et trois musiciens sur cinq ont quitté le navire lors de l&rsquo;enregistement du futur « Pocket Revolution ». Barman y avait vu la sortie en sentant le public réagir avec un enthousiasme délirant sur « Instant Street », chanson pivot de cet album et seul véritable tube de dEUS en France. Il recruterait ensuite les impeccables musiciens qui jouent encore avec lui), lui et son excellent groupe célèbrent le disque en gratifiant un public composé à 100% de fans hardcore d&rsquo;un show de première classe.</p>



<p>La pochette pixellisée en fond de scène, avec cette femme en manteau rouge chutant sur un passage piétons, les musiciens entrent en scène. Le batteur Stéphane Misseghers, le bassiste Alan Gevaert, le violoniste et couteau suisse (claviers, choeurs, percussion, vibraphone&#8230;) Klaas Janzoons, compagnon de la première heure, le nouveau guitariste Bruno de Groote et un Tom Barman (c&rsquo;est son vrai nom) en pleine forme, ressemblant à Harvey Keitel en jupe ! Comme sur l&rsquo;album, un grand coup de larsen mal léché envoie « <strong>Put The Freaks Up Front</strong> » et c&rsquo;est parti pour l&rsquo;enchainement dans l&rsquo;ordre de tout l&rsquo;album, lequel est parfaitement séquencé. Cette chanson aux climats orageux, alternant tempêtes et éclaircies mélodieuses permet aux différents musiciens de prendre le chant, Barman se chargeant du rocailleux et du grave, de Groote et Misseghers excellant dans les registres aigus. Au beau milieu déboule une troupe d&rsquo;une dizaine de danseurs qui s&rsquo;intercalent entre les musiciens et se lancent dans une interprétation rythmique et chorégraphiée de la chanson et c&rsquo;est complètement convaincant. On savait Tom Barman en lien avec la scène de la danse contemporaine (voir le clip d&rsquo; « Instant Street »), il a vraisemblablement fait appel à qui il fallait. Cette troupe et son impressionnant meneur suit dEUS sur toute cette tournée européenne. Troupe qui s&rsquo;efface le temps de quelques chansons, les merveilleuses ballades « <strong>Sister Dew</strong> » et « <strong>The Magic Hour</strong> », la flottante et rêveuse « <strong>One Advice, Space</strong> », où la coda planante aux choeurs sublimes (lumineux accord des voix de Gevaert, Misseghers et de Groote) réussit à me faire frissonner et à m&rsquo;arracher des larmes et le morceau-titre, épique voyage sur batterie mötorik experte, qui lui aussi nous fait léviter vers la stratosphère. Le temps aussi de constater avec soulagement que le nouveau venu, Bruno de Groote était le bon choix. Ce guitariste venu du jazz et du blues remplit à merveille le vide laissé par le départ de Mauro Pawlowski. La troupe réinvestit la scène pour le tube certifié « <strong>Instant Street</strong> », dont l&rsquo;intro déchaîne les hourras du public. Je ne décrirai pas la structure si particulière de cet hymne (je l&rsquo;avais fait pour la <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-43-instant-street-deus/">SOTW #43</a>), mais quand la machine s&#8217;emballe après le break en une tempétueuse montée instrumentale aux embardées de guitares tonitruantes, le public chante le riff si reconnaissable, et continue de le chanter longtemps après que la chanson est finie, oui, comme ça se passait avec le riff du « Seven Nation Army » des White Stripes. On ne peut que s&rsquo;incliner devant une telle trouvaille. Si bien que Barman et ses hommes sont obligés (avec un grand sourire satisfait) de démarrer la délicate « <strong>Magdalena</strong> » alors que la foule chante encore. Dire que cette ballade nerveuse est une merveille ne rendrait pas justice à la joliesse inquiète de cette chanson, le sommet émotionnel du disque. Suivent les deux chansons les plus barrées de l&rsquo;album, la bien nommée « <strong>Everybody&rsquo;s Weird</strong> », aux dissonances synthétiques et la chaloupée et absurde « <strong>Let&rsquo;s See Who Goes Down First</strong> », sur laquelle le ballet rivalise de pas heurtés et de chutes contrôlées au beau milieu des musiciens. La première partie s&rsquo;achève comme l&rsquo;album avec la ballade « <strong>Dream Sequence #1</strong> »), ostinato qui prend de l&rsquo;ampleur sonique tout du long et qui dégage une mélancolie réconfortante assez spirituelle avant de laisser les distorsions de guitares prendre le dessus pour s&rsquo;achever sur un simple arpège répété à l&rsquo;infini&#8230; Une petite heure d&rsquo;éternité s&rsquo;achève alors et dEUS quitte la scène. Rien que comme ceci, c&rsquo;eût été parfait.</p>



<p>Ils reviennent pourtant (et heureusement) jouer quatre chansons aux styles très différents, montrant ainsi l&rsquo;étendue de leur spectre musical. En commençant par leur seule chanson en français, «&nbsp;<strong>Quatre mains</strong>&nbsp;», talk over à l&rsquo;ambiance de film noir bâti sur un rythme haletant, presque jazz, sur lequel le ballet trouve toute sa place expressive. Tom Barman cabotine juste ce qu&rsquo;il faut en disant de façon énigmatique «&nbsp;Je te regarde, qu&rsquo;est-ce que attends&nbsp;?&nbsp;». Suit «&nbsp;<strong>Fell Off The Floor, Man</strong>&nbsp;», moment de bravoure des débuts du groupe, collage dadaïste qui emprunte autant à Captain Beefheart qu&rsquo;à James Brown (Tom Barman exécute d&rsquo;ailleurs de furieux pas de danse). Funky, bruitiste, chef d&rsquo;oeuvre de pop abstraite mais certainement pas désincarnée, au contraire bougrement physique et paillarde, cette chanson fait renaître les débuts turbulents du groupe belge et ça fait du bien. Après un tel barouf, Tom Barman introduit «&nbsp;<strong>Nothing Really Ends</strong> » en rendant hommage à un ami DJ de radio récemment décédé. Cette ballade lounge au rythme indolent de bossa nova avec délicat vibraphone présente la facette la plus ouvertement langoureuse et romantique de dEUS et c&rsquo;est bien sûr un bonheur. Ils reviennent pour un second rappel avec les danseurs pour exécuter l&rsquo;un de leurs morceaux les plus populaires en France, et accessoirement l&rsquo;exemple de ce qu&rsquo;a pu donner le mix de grunge et de rock européen, le sombre et énervé ostinato « <strong>Roses</strong> » qui fait exulter le public. Belle façon de clore ce coup de maître.</p>



<p>Alors bien sûr, quand on voit le génial bordel qui caractérisait les concerts de dEUS il y a vingt ans, avec cracheurs de feu, danseurs, jusqu&rsquo;au boutisme instrumental (voyez le clip de « <a href="https://youtu.be/QaAvShKyRj8">The Ideal Crash</a> », la chanson, pour vous faire une idée) on se dit que la version 2019 est bien mature. Certes, mais la passion suinte dans chaque note jouée, le résultat scénique est aussi beau qu&rsquo;intrigant et quels extaordinaires musiciens que ces cinq fringants quarantenaires&#8230; De quoi marcher sur les nuages en sortant de la Cigale suite à ce qui restera l&rsquo;un des concerts de ma vie, sans nul doute.</p>



<p><strong>Captation live amateur mais très convenable de l’événement :</strong></p>



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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #110 : Bad Timing, dEUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 10:00:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 10 février 2017, Mauro Pawlowski a joué pour la dernière fois avec ses camarades de dEUS, mettant fin à une fertile collaboration qui aura duré treize ans. Ce concert exceptionnel (ainsi que le warm-up show de la veille) s&#8217;est bien sur tenu dans la bonne ville d&#8217;Anvers, base du meilleur groupe belge de tous les temps. On peut arguer qu&#8217;un musicien quittant un groupe n&#8217;est pas une information capitale, tout juste une péripétie. D&#8217;ailleurs, dEUS a en vu [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Ce vendredi 10 février 2017, Mauro Pawlowski a joué pour la dernière fois avec ses camarades de <strong>dEUS</strong>, mettant fin à une fertile collaboration qui aura duré treize ans. Ce concert exceptionnel (ainsi que le warm-up show de la veille) s&rsquo;est bien sur tenu dans la bonne ville d&rsquo;Anvers, base du meilleur groupe belge de tous les temps. On peut arguer qu&rsquo;un musicien quittant un groupe n&rsquo;est pas une information capitale, tout juste une péripétie. D&rsquo;ailleurs, dEUS a en vu défiler un bon nombre depuis ses débuts au début des 90&rsquo;s, se succédant aux côtés des inamovibles Tom Barman (chant, guitare et principal compositeur) et Klaas Janzoons (violon et claviers). Mais l&rsquo;apport de ce guitariste racé au ténébreux physique a été d&rsquo;une importance capitale dans dEUS, Mauro Pawlowski y alternant avec bonheur les ambiances atmosphériques, les solos virtuoses et les assauts bruitistes, tel Blixa Bargeld au sein des Bad Seeds. Ajoutons sa belle voix dans un haut registre (contrepoint idéal de celle, rauque et parfois sarcastique de Tom Barman) et une présence magnétique et épileptique sur scène. Las, Mauro Pawlowski part vers d&rsquo;autres aventures avec élégance et on peut gager que le groupe aura bien du mal à le remplacer. J&rsquo;aurais tant aimé assister à sa dernière au sein de dEUS à Anvers&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">J&rsquo;ai choisi pour illustrer mon propos la première chanson du premier disque de dEUS où a participé Mauro Pawlowski, « <strong>Bad Timing</strong> » de « Pocket Revolution », immarcescible chef d&rsquo;oeuvre du groupe flamand sorti en 2005 dont je n&rsquo;arrive pas à me lasser et que je vous recommande ardemment. La plainte dissonante d&rsquo;un e-bow (genre d&rsquo;archet électronique pour guitare) pose un climat lourd et inquiet, prélude d&rsquo;un ostinato tendu qui va crescendo jusqu&rsquo;à un voluptueux climax. Si tout au long du marathon « Bad Timing  » (plus de sept minutes au compteur) dEUS rompt avec les structures acrobatiques qui caractérisaient ses chansons du début (telle la dadaïste quoique si funky « Fell Off The Floor, Man », qu&rsquo;on jurerait inspirée par Captain Beefheart), le groupe ne renonce pas aux embardées électriques tonitruantes, aux brutales accélérations rock qui créent de vertigineux reliefs. Le ciel se charge tout le long de cette chanson, la mélodie devient mélopée, l&rsquo;orage gronde avec fureur avant une accalmie qui permet à la foudre de frapper de plus belle. Bien sur le texte, à l&rsquo;avenant, parle d&rsquo;une angoissante obsession amoureuse qui ne rencontre pas sa simultanéité. Lui aime elle sans retour, puis c&rsquo;est l&rsquo;inverse. Mauvais timing, mais la musique, elle, est d&rsquo;une redoutable efficacité tout en ne cédant jamais à l&rsquo;évidence ni à la facilité.</p>
<p style="text-align: left;">Souvenir toujours vivace d&rsquo;un extraordinaire concert à la Vapeur à Dijon en automne 2005 où je ne suis pas le seul à avoir pris une baffe colossale (les intéressés se reconnaîtront!). La classe de dEUS en live est insolente. Souvent joué en fin de set, voire en rappel, « Bad Timing » est depuis un moment incontournable de tout concert de dEUS. Autre souvenir, celle de la longiligne silhouette de Mauro Pawlowski déambulant dans un parc à Bourges, avant leur set lors du Printemps 2006. Et lui aussi, on peut dire qu&rsquo;il l&rsquo;a, la classe!</p>
<p style="text-align: left;">Live Sziget 2012:</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/p_8PtsS06qU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #43 : Instant Street, dEUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 16:34:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oldie but goldie et pièce maitresse d&#8217;une pop européenne aussi brûlante qu&#8217;originale. Le groupe anversois dEUS fête ses vingt ans d&#8217;existence, une carrière caractérisée par un esprit aventurier jamais renié et une qualité musicale constante. « Instant Street » est sans doute leur morceau emblématique, celui qui a su fondre leurs deux tendances majeures, une écriture pop étincelante et une ambition noisy et destructurée. Fan du Velvet, de Captain Beefheart et de James Brown, le chanteur, guitariste et compositeur principal Tom Barman (c&#8217;est son [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Oldie but goldie et pièce maitresse d&rsquo;une pop européenne aussi brûlante qu&rsquo;originale. Le groupe anversois <strong>dEUS</strong> fête ses vingt ans d&rsquo;existence, une carrière caractérisée par un esprit aventurier jamais renié et une qualité musicale constante. « <strong>Instant Street</strong> » est sans doute leur morceau emblématique, celui qui a su fondre leurs deux tendances majeures, une écriture pop étincelante et une ambition noisy et destructurée. Fan du Velvet, de Captain Beefheart et de James Brown, le chanteur, guitariste et compositeur principal Tom Barman (c&rsquo;est son vrai nom&#8230;), maître à bord et seul membre d&rsquo;origine aujourd&rsquo;hui (avec le violoniste/claviers Klaas Janzoons) a su greffer ses obsessions pour créer cette musique intrigante, virtuose, dissonante et toutefois complètement évidente.</p>
<p>« Instant Street », extrait de l&rsquo;excellent « The Ideal Crash » sorti en 1999 commence relax avec son rythme chaloupé de rumba et ses guitares au son de banjo. Le couplet à la mélodie dylanienne qui vous cramponne mène au refrain mélancolique (chanté par le guitariste d&rsquo;alors Craig Ward) souligné d&rsquo;une ample vague de violon. Des coups de sifflet sonnent le départ d&rsquo;un long coda absolument passionnant, inattendu et d&rsquo;une haute pyrotechnie. Un riff de guitare distordu prend possession de la chanson, le tempo accélère encore et encore en tourbillon haletant jusqu&rsquo;au climax. Et c&rsquo;est grandiose. Le clip, au même titre, montre une personnalité double. Passant d&rsquo;une scène éthylique et suspendue en discothèque aux rues d&rsquo;Anvers au petit matin, pour un flashmob arty et clairement redevable à la danse contemporaine. Brillant.</p>
<p>J&rsquo;adore ce groupe, et j&rsquo;aime absolument tout chez eux, tous leurs disques. De plus, c&rsquo;est sans doute l&rsquo;un des meilleurs groupes live en exercice. Espérons qu&rsquo;ils tourneront bien vite pour célébrer avec faste leur vingt ans. C&rsquo;est un bien bel âge&#8230;</p>
<p><strong>Version intégrale studio :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/wBRLSHI6Gpc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p><strong>Live Rock en Seine 2012 :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/9yel4INWfWA?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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