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	<title>BUZZCOCKS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>BUZZCOCKS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>Hommage à Pete Shelley</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Dec 2018 10:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ainsi Pete Shelley est mort le 7 décembre 2018 d&#8217;une crise cardiaque en Estonie où il vivait avec sa femme. Cette annonce a fait vibrer quelques cordes dans mon coeur et dans mes souvenirs. Car en effet, ses chansons ont accompagné mon passage à l&#8217;âge adulte, en tant que leader de son groupe les Buzzcocks ou en tant qu&#8217;artiste solo. Je me devais de lui rendre un&#160; hommage sincère.&#160; Né Peter McNeish en 1955 dans la banlieue de Manchester, étudiant [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ainsi Pete Shelley est mort le 7 décembre 2018 d&rsquo;une crise cardiaque en Estonie où il vivait avec sa femme. Cette annonce a fait vibrer quelques cordes dans mon coeur et dans mes souvenirs. Car en effet, ses chansons ont accompagné mon passage à l&rsquo;âge adulte, en tant que leader de son groupe les Buzzcocks ou en tant qu&rsquo;artiste solo. Je me devais de lui rendre un&nbsp; hommage sincère.&nbsp;</p>



<p>Né Peter McNeish en 1955 dans la banlieue de Manchester, étudiant aussi working class que lettré, il flashe sur Bowie, Alice Cooper et Roxy Music plutôt que sur Deep Purple et commence à écrire des chansons tout en tripatouillant un synthétiseur (après avoir vu Brian Eno) avant d&rsquo;être littéralement soufflé par le mouvement punk. Avec son compère Howard Trafford, étudiant lui aussi à l&rsquo;université de Bolton, ils recrutent une section rythmique, se baptisent the Buzzcocks (mot valise sans réelle signification mais évoquant sans coup férir une montée d&rsquo;hormones) et changent leur patronyme, Trafford devenant Devoto et McNeish Shelley. Et plutôt qu&rsquo;un hommage au grand poète anglais, c&rsquo;est une allusion au prénom que ses parents lui auraient donné s&rsquo;il était né fille, qu&rsquo;on peut interpréter comme une référence oblique à sa bisexualité, très active avant d&rsquo;être totalement assumée. Le premier coup d&rsquo;éclat du duo sera l&rsquo;organisation du premier concert des Sex Pistols dans une minuscule salle mancunienne en avril 1976. Ils auraient dû en assurer la première partie mais n&rsquo;étaient pas prêts, ce sera chose faite plus tard dans l&rsquo;année. Les Buzzcocks sortiront le premier disque auto-produit de l&rsquo;histoire du rock, concrétisation de l&rsquo;éthique DIY du punk qui fera date. « Spiral Scratch », où figure l&#8217;emblématique « Boredom » a été enregistré avec cinq-cents livres empruntées et leur permettra d&rsquo;être aussitôt signés par une major. Devoto quitte alors le groupe pour terminer ses études, il formera l&rsquo;excellent groupe Magazine un peu plus tard. Pete Shelley s&rsquo;adjoindra le guitariste Steve Diggle, qui sera tout au long de sa carrière son fidèle lieutenant. La première salve discographique des Buzzcocks nouvelle version est la séminale et ouvertement sexuelle « <strong>Orgasm Addict</strong>», chanson punk jouée pied au plancher. Pete Shelley trouvera, on le comprend, les halètements qu&rsquo;il exécute plutôt embarrassants par la suite&#8230;). Accessoirement, le collage surréaliste et rétro-futuriste de la pochette, signé Malcolm Garrett, permettra au punk d&rsquo;entrer au musée. </p>



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<p>Entre 1977 et 1979, les Buzzcocks sortiront trois excellents albums: « Another Music In A Different Kitchen », « Love Bites » (« Suçons »&#8230; Titre évoquant à lui seul toute la sexualité adolescente) et « A Different Kind Of Tension », tous les trois produits avec une justesse absolue par feu Martin Rushent. En ce qui me concerne, c&rsquo;est la compilation de singles sortie en 1980 « Singles Going Steady » (jeu de mots qu&rsquo;on pourrait traduire par « les célibataires se casent ») que j&rsquo;aurai usé sur ma platine. Une invraisemblable série de hits pop s&rsquo;y succèdent à un rythme effréné, mettant en valeur le mélodiste hors-pair qu&rsquo;était Pete Shelley et la puissance de feu du groupe (en particulier celle du batteur John Maher). Les anglicistes, quant à eux, se prosterneront devant le talentueux parolier qu&rsquo;est Pete Shelley, ce punk à carte de bibliothèque comme on aimait le qualifier. En 1978, les Buzzcocks décrochent un tube en Angleterre (N°11 dans les charts) avec la sucrerie pop « <strong>Ever Fallen In Love (With Someone You Shouldn&rsquo;t Have) ?</strong> », friandise survitaminée inspirée par son histoire avec Francis, son boyfriend de l&rsquo;époque. Notons que Shelley n&rsquo;a jamais sexué ses textes, on ne savait jamais si l&rsquo;objet de son désir (ou de sa douleur) était un garçon ou une fille et cette ambiguïté affolait le jeune homme totalement déboussolé vis à vis de son orientation sexuelle que j&rsquo;étais alors. </p>



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<p>Les chansons du groupe se sont graduellement complexifiées pour devenir de plus en plus personnelles, tout en respectant un cahier des charges imposant des rythmiques enlevées, des riffs de guitares parfois gainées de phasing, un chant altier et un poil ironique (la voix nasillarde et haut perchée de Shelley le permettant volontiers). Comme ce « <strong>Why Can&rsquo;t I Touch It ?</strong> », à la structure et au tempo plus sophistiqué. </p>



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<p>Et bien sûr, la plupart des chansons traitent de relations amoureuses, ce qui différenciait grandement les Buzzcocks de leurs pairs, the Clash comme the Sex Pistols, plus ouvertement revendicatifs et politiques. Ainsi, le chef d&rsquo;oeuvre de Pete Shelley à mon avis est l&rsquo;irrésistible « <strong>You Say You Don&rsquo;t Love Me</strong> », issue du troisième et dernier album, petite perle de mélancolie à l&rsquo;impériale mélodie.</p>



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<p>Le groupe se sépare en 1980 et Pete Shelley embrasse alors une carrière solo en misant sur son goût de nerd pour les synthétiseurs et travaille avec Martin Rushent dans son studio Genetic à un album où seules quelques lignes de guitare s&rsquo;ajouteront à une orchestration 100% synthétique. Résolument dans l&rsquo;air du temps, ce disque qui présentait l&rsquo;avantage de ne pas essayer de reproduire ce que faisaient les Buzzcocks préfigurait le « Dare » de the Human League, énorme carton mis en son la même année par le même Martin Rushent (voir <a href="https://laculturedelecran.com/sotw-115-love-action-i-believe-in-love-the-human-league/">SOTW #115</a>). « <strong>Homosapien</strong> » est un excellent disque aux très solides compositions, comme cet irrésistible titre éponyme, qui se comprend à double sens et qui traite, ça m&rsquo;est apparu totalement évident à l&rsquo;époque, d&rsquo;une relation de nature homosexuelle&#8230; Encore une fois, Pete Shelley tapait très juste chez celui que j&rsquo;étais à l&rsquo;époque.</p>



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<p>Un second effort discographique du même tonneau et presque aussi bon « XL1 », puis un troisième le voyant revenir (avec moins de bonheur) à une musique plus « organique » (l&rsquo;inégal « Heaven &amp; the Sea ») ne rencontrèrent pas le succès escompté. Pete Shelley et Steve Diggle se réunirent de nouveau en tant que Buzzcocks et enchaînèrent alors tournées et enregistrements, lesquels, tout en restant très dignes, ne retrouvèrent jamais vraiment l&rsquo;urgence et l&rsquo;originalité des trois premiers albums.&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est dans cette longue fin de carrière somme toute assez modeste que s&rsquo;est éteint beaucoup trop tôt, à seulement 63 ans, Pete Shelley.&nbsp; Son héritage est énorme, demandez à n&rsquo;importe quel groupe de punk californien de type Green Day ce qu&rsquo;ont représenté les Buzzcocks pour eux, et vous en aurez la mesure. Quant à moi, je ne le remercierai jamais assez d&rsquo;avoir su mettre des mots sur des sentiments que j&rsquo;éprouvais sans vraiment pouvoir les nommer&#8230; RIP dear Pete.</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #24</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2017 08:40:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[BLACK SABBATH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France a toujours préféré Deep Purple à Black Sabbath. Faute de goût impardonnable à mes yeux. Il faut dire que les deux formations n&#8217;évoluent pas tout à fait dans le même registre. Monstre vénéré aux Etats-Unis, en Scandinavie et au Brésil, la formation menée par Ozzy Osbourne a marqué l&#8217;histoire du rock par son approche néandertalienne du genre. Enregistrée à Londres au premier trimestre de 1971, « Master of Reality » est une des pièces fondatrices du heavy metal, et du [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2464" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/masterofreality-500-1377611131-150x150.jpg" alt="masterofreality" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/masterofreality-500-1377611131-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/masterofreality-500-1377611131.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/masterofreality-500-1377611131-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La France a toujours préféré Deep Purple à <strong>Black Sabbath</strong>. Faute de goût impardonnable à mes yeux. Il faut dire que les deux formations n&rsquo;évoluent pas tout à fait dans le même registre. Monstre vénéré aux Etats-Unis, en Scandinavie et au Brésil, la formation menée par Ozzy Osbourne a marqué l&rsquo;histoire du rock par son approche néandertalienne du genre. Enregistrée à Londres au premier trimestre de 1971, « Master of Reality » est une des pièces fondatrices du heavy metal, et du rock de manière générale. On parle ici d&rsquo;une musique obscure à la simplicité déconcertante. Car c&rsquo;est cette approche basique du riff et de la mélodie qui a permis à Black Sabbath de s&rsquo;imposer comme l&rsquo;un des groupes les plus marquants des cinquante dernières années. Ici, pas de solos clinquants et de rythmiques farfelues. Du riff, et encore du riff, qui servent de bases aux incantations planantes du jeune Ozzy. Avec ses deux phalanges atrophiées, le guitariste Tony Iommi ralenti la cadence, inventant ainsi un style complètement nouveau, à l&rsquo;opposé de ce que propose les musiciens du rock progressif qui infestent les ondes radios et remplissent des salles aux quatre coins du royaume. Tel un char écrasant tout sur son passage, le groupe originaire d&rsquo;une banlieue ouvrière de Birmingham martelle ses hymnes hallucinés à grands renforts de distorsion et roulements de batterie d&rsquo;une impressionnante lourdeur (« After Forever »). D&rsquo;une puissance remarquable, « Children Of The Grave » se distingue comme le morceau le plus consistant de l&rsquo;album. Hautement addictive, cette chanson reprend la recette expérimentée sur « Paranoid » quelques mois plus tôt : une batterie au galop, un riff qui cavale sans relâche et une voix de prêcheur à glacer le sang du prêtre de la paroisse la plus proche. Même combat sur « Lords of This World », autre titre complètement malsain. Histoire de donner une petite touche locale, le groupe insère deux interludes acoustiques puisant dans le folklore médiéval anglais (« Embryo » et « Orchid »), avant de terminer sur la démoniaque « Into The Void » et son riff préhistorique. Imbattable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « Children of the Grave »<br />
<strong>Eat :</strong> Rumsteak à point<br />
<strong>Drink :</strong> Un Saint Emilion Grand Cru</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2465" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Buzzcocks_-_Singles_Going_Steady_LP_album_cover-150x150.jpg" alt="Buzzcocks_-_Singles_Going_Steady_LP_album_cover" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Buzzcocks_-_Singles_Going_Steady_LP_album_cover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Buzzcocks_-_Singles_Going_Steady_LP_album_cover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Il faut essayer de s&rsquo;imaginer à quoi pouvait ressembler Bolton à la fin des années 1970. La pluie, les briques et pas grand chose d&rsquo;autre à faire que d’enchaîner les pintes de bières au pub du coin les soirs de paye. C&rsquo;est dans cette Angleterre tristounette, aux portes de Manchester, que les <strong>Buzzcocks</strong> voient le jour en 1976. Pete Shelley a tout juste vingt et un ans, et décide de combattre la grisaille ambiante à grands coups d&rsquo;hymnes power pop ultra-rapides. Alors que les londoniens de The Damned, The Clash et The Sex Pistols inventent un punk rugueux et politisé, The Buzzcocks décident de faire dans le divertissant. Rien de mieux pour découvrir ce groupe plein de fraîcheur que de se plonger dans la compilation « Singles Going Steady » sortie en 1979 chez IRS Records, dans le but de populariser la formation mancunienne de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. En s&rsquo;inspirant du rock crétin des Ramones et des mélodies imparables des Beach Boys, Shelley et ses deux compères distillent des pépites pop aux refrains inoubliables et d&rsquo;une légèreté déconcertante (« Promises », « Ever Fallen In Love », « I Don&rsquo;t Mind »). Le songwriter décrit les joies et les déboires de l&rsquo;adolescence mieux que personne. Tout y passe, des premières joies de l&rsquo;amour solitaire (« Orgasm Addict ») à la déception amoureuse lycéenne (« You Say You Don&rsquo;t Love Me »). Les chansons, toutes plus mémorables les unes que les autres, défilent à une vitesse ahurissante, sans jamais fatiguer l&rsquo;auditeur ne qui peut que sourire à l&rsquo;écoute de la prose naïve de Shelley. Sur « Strange Thing » et sa rythmique saccadée, on entend les prémisses de la new wave. Plus dark, le titre annonce le début d&rsquo;une nouvelle ère musicale pour le groupe. Grâce à cette ingénieuse combinaison de textes juvéniles et de chansons basiques à scander dans la cour du lycée, The Buzzcocks sont les morveux les plus divertissants du mouvement punk. Pères spirituels de Nirvana, The Offspring ou plus récemment Slaves, leur empreinte sur le rock reste indélébile.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1979<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/51OB2YoC4sg" target="_blank">Ever Fallen in Love</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Beef Wellington<br />
<strong>Drink :</strong> Une pinte de Carling</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2463" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Gluecifer_-_Ridin_The_Tiger-150x150.jpeg" alt="Gluecifer_-_Ridin'_The_Tiger" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Gluecifer_-_Ridin_The_Tiger-150x150.jpeg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Gluecifer_-_Ridin_The_Tiger-298x300.jpeg 298w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Gluecifer_-_Ridin_The_Tiger.jpeg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/03/Gluecifer_-_Ridin_The_Tiger-125x125.jpeg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Une pochette qui ne dit pas grand chose. Un nom évocateur, union détournée des mots « Glue » et « Sniffer », afin de donner « <strong>Gluecifer</strong> ». Pas mal pour ces Norvégiens sortis de nulle part. Dès les premières notes de « Leather Chair », on comprend très vite à qui on a affaire. Sous des pseudonymes plus que douteux (le chanteur se fait appeler Biff Malibu, les guitaristes Captain Poon et Raldo Useless, rien que ça), le groupe joue vite et fort. Les influences sont évidentes : The Dead Boys, MC5, Radio Birdman ou bien même AC/DC. A mi-chemin entre classic punk et boogie déjanté, l&rsquo;album donne envie de monter sur les tables et mimer des envolées de six cordes à s&rsquo;en décoller les ongles. Replaçons les choses dans leur contexte. On est en 1997. En compagnie de leurs compatriotes de Turbonegro, Gluecifer fait office de sauveur d&rsquo;un rock de comptoir qui sent bon la transpiration et le power chord. Voilà une formation que ni le grunge, ni la britpop ne semblent avoir détournée d&rsquo;un objectif noble et clairement affiché : rocker plus vite et plus fort que tout le monde. Oui, Gluecifer a un but et ne s&rsquo;en cache pas : celui de devenir les rois du rock. Sur « Rockthrone », la formation scandinave s&rsquo;autoproclame (avec une certaine arrogance) monarque d&rsquo;un genre qu&rsquo;elle maîtrise avec brio. Dépourvue de tout rival de taille, la bande à Biff Malibu trace sa route sans regarder dans le rétro. Les titres, qui ne dépassent que rarement trois minutes, remettent l&rsquo;ampli Marshall et la pédale fuzz à la mode. Pas de fioritures, seulement des hymnes garage punk hargneux et accrocheurs, dans la lignée de ce qu&rsquo;il se fait au même moment dans le circuit underground du midwest américain (« Leather Chair », « Titanium Sunset »). On pense à des formations telles que The Gaza Strippers de Rick Sims ou les New Bomb Turks emmenés par le très énergique Eric Davidson. Rapidement, Gluecifer quitte son petit local de répétition d&rsquo;Oslo et se lance sur les routes d&rsquo;Europe, avec un certain succès en Allemagne et en Espagne. Plus brut que les albums qui suivent, « Ridin The Tiger » est une leçon d&rsquo;efficacité, un hommage musclé au rock des anciens, à consommer sans modération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Norvège<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/383fBg47ne8" target="_blank">Leather Chair</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sandwich au saumon<br />
<strong>Drink :</strong> Un pack de lager</p>
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