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	<title>BIG STAR &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>On The Rocks #34</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2017 18:08:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait vingt ans que The Hives est le meilleur groupe de scène du monde. En studio, on ne peut pas dire que les suédois aient déçu non plus. Six albums qui s&#8217;écoutent comme des bolides &#8211; des riffs inoubliables, des singles accrocheurs à vous faire chopper des crampes en jouant de la guitare imaginaire. Il n&#8217;empêche que « Tyrannosaurus Hives » n&#8217;a pas tout à fait la même saveur que les autres disques de cette joyeuse bande d&#8217;excités scandinaves. Plus métallique, [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2970" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-150x150.jpg" alt="The_Hives_Tyrannosaurus_Hives" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Cela fait vingt ans que <strong>The Hives</strong> est le meilleur groupe de scène du monde. En studio, on ne peut pas dire que les suédois aient déçu non plus. Six albums qui s&rsquo;écoutent comme des bolides &#8211; des riffs inoubliables, des singles accrocheurs à vous faire chopper des crampes en jouant de la guitare imaginaire. Il n&#8217;empêche que « Tyrannosaurus Hives » n&rsquo;a pas tout à fait la même saveur que les autres disques de cette joyeuse bande d&rsquo;excités scandinaves. Plus métallique, plus brutal aussi, ce troisième album marque l&rsquo;entrée du combo dans le monde des majors avec un contrat juteux chez Polydor, qui vient de piger que le rock est entrain de s&rsquo;offrir une nouvelle jeunesse avec l&rsquo;éclosion de la scène garage en « The ». Finis les labels indépendants et les tournées en mini-bus bon marché, voilà donc un monument de l&rsquo;underground propulsé dans une nouvelle dimension. Emmené par des frangins Almqvist plus excités que jamais, le groupe se résout à jouir de son nouveau statut. Pour la première fois de leur carrière, The Hives, les ruches en anglais, prennent le temps de produire leur nouvel album. Ils réfléchissent, tentent de nouvelles choses, et s&rsquo;inventent un son froid qui diffère des aspirations sixties façon Troggs qui avaient fait leur réputation depuis une décennie. Le groupe à le temps, et décide de retourner dans sa toundra natale, à Fagersta, un bled gelé perdu au milieu des sapins, pour élaborer un successeur à la compilation « Your New Favorite Band ». « Abra Cadaver » donne le ton. Les tempos sont rapides et les titres défilent, plein électricité. Avec « Walk Idiot Walk », ces amoureux du garage rock des pionniers réinventent le style, saccadé, cérébral et glacial. Tels des robots, The Hives pondent des riffs à la Devo, défiant ainsi toute concurrence (« B Is For Brutus », « See Through Head »). Ils s&rsquo;essayent même au blues rock sur la décapante « Diabolic Scheme », sorte de slow blues à la Frankenstein, loufoque et tellement bien amené. « Love in Plaster » et ses accents new wave montrent que le groupe suédois est bien plus qu&rsquo;une pale copie de The Sonics. Sans perdre une approche résolument pop du rock n&rsquo;roll, The Hives fait preuve d&rsquo;un éclectisme fort appréciable sur cet album à l&rsquo;esthétique inoubliable. Voilà donc un album totalement fun qui fait rentrer un peu plus le combo suédois dans la légende.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2004<br />
<strong>Origine :</strong> Suède<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/ysGtBZX32I0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Walk Idiot Walk</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Glace à la pistache<br />
<strong>Drink :</strong> Vodka à l&rsquo;herbe de bison</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2969" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-150x150.jpg" alt="Big Star" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Big Star</strong> n&rsquo;est pas tout à fait un groupe comme les autres. Ses fans non plus. La formation au destin tragique, qui comptabilise deux des albums les plus fins des seventies, est l&rsquo;objet d&rsquo;un véritable culte chez tout mélomane averti. Comment ne pas fondre pour la délicatesse du folk rock envoûtant de Chris Bell et Alex Chilton, duo prolifique et sous estimé. L&rsquo;histoire commence à Memphis, cité au croisement musical du Delta blues, de la soul et du rock, logée sur les bords du Mississippi. Obsédé par The Beatles et toute la British Invasion, le combo sort un premier album en juin 1972. Signé chez Ardent Records, Big Star galère pour s&rsquo;imposer sur le circuit nord-américain. En effet, le label appartient à la maison de disque Stax, habituée à lancer des artistes soul. Ardent a bien du mal à faire presser le disque, qui ne s&rsquo;écoule qu&rsquo;à 10,000 exemplaires. Malgré ce bide monumental, le groupe continue de croire en son étoile. Pourtant, l&rsquo;ambiance est épouvantable. La dope ronge les musiciens qui ne peuvent plus s&rsquo;encadrer. Fin 1972, Bell jette l&rsquo;éponge et la formation fait une pause de quelques mois. Après mûre réflexion, Chilton relance le projet Big Star sans son compagnon de route. Big Star reprend de l&rsquo;activité sous la forme d&rsquo;un power trio et s&rsquo;enferme dans les Ardent Studios pour bosser sur un nouvel album. Malgré l&rsquo;absence de Bell pendant les sessions, son influence reste palpable. C&rsquo;est lui qui signe « O My Soul » et « Back of Car », laissant ainsi son empreinte sur l&rsquo;enregistrement de « Radio City ». Disque mélancolique, aux nappes de guitare planantes et aux arrangements ingénieux, ce deuxième album de Big Star nous plonge dans un univers électrique qui rappelle « Revolver » des Beatles et The Byrds. Plus efficace que jamais, le trio décide de tout enregistrer en live, ou presque, donnant ainsi une fraîcheur nouvelle aux compositions. Sur des titres comme « Way Out West » et la très dylanienne « Yoy Get What You Deserve », la demi-caisse de Chilton donne la chair de poule. Ses descentes d&rsquo;accords aussi. Songwriter visionnaire, à la sensibilité pop remarquable, il se distingue sur la magnifique « Life Is White », à vous faire verser une larme dans votre bourbon un soir de blues. La très sixties « September Girls » annonce le début de l&rsquo;heure de gloire de la power pop américaine, dont on retrouve l&rsquo;influence dans des formations comme Cheap Trick ou The Posies vingt ans plus tard. Malheureusement, la malédiction aura raison du groupe. En conflit avec Columbia Records, en charge du catalogue de chez Stax, Big Star ne vendra que 20,000 exemplaires de son deuxième effort qui ne bénéficiera d&rsquo;aucune promotion. Peu importe, « Radio City » est aujourd&rsquo;hui un objet culte du rock américain.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1974<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/zUma7C3bEy4?t=5m40s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Life is White</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Caesar Salad<br />
<strong>Drink :</strong> Blanton Single Barrel</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2975" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-150x150.jpg" alt="the saints" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-300x298.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586.jpg 500w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Pas besoin de rappeler que l&rsquo;Australie est une grande terre de rock. Rose Tattoo, Nick Cave, AC/DC, Radio Birdman, Courtney Barnett… nombreux sont les artistes à avoir porté leur pierre à l&rsquo;édifice. A la fin des seventies, le punk débarque comme un électrochoc au pays des kangourous. <strong>The Saints</strong> éclot à Brisbane, dans le sud du Queensland. Emmené par un chanteur charismatique, le groupe se fait vite un nom dans les pubs du coins. Un premier album arrive dans les bacs en 1976. « I&rsquo;m Stranded » passe complètement inaperçu. Pourtant, à Londres, le disque plait aux majors qui y voient de nombreuses similitudes avec la hargne des Sex Pistols et The Damned qui font un carton au même moment. L&rsquo;album est réédité EMI et propulse le groupe sur le devant de la scène. Deux ans plus tard, l&rsquo;effervescence punk retombée, le groupe, toujours basé au Royaume-Uni, retourne vers ses premières amours. Plus soul, plus stonien, « Eternally Yours » reste considéré comme l&rsquo;album de la maturité de la formation océanienne. Voici donc leur « Exile On Main Street », qui démarre sur un riff ravageur doublé par un gimmick de saxophone inspiré. En effet, sur « Know Your Product », on croirait retrouver les grands Rolling Stones à leur sommet. Chris Bailey se prend pour Jagger. Son chant totalement crâneur swingue sur la guitare rugueuse d&rsquo;Ed Kuepper. Pas étonnant que le génial King Khan et ses Shrines reprennent ce titre puissant en concert. « Lost and Found », « Private Affair » et « No Your Product » imposent The Saints comme le groupe de punk australien le plus frontal de sa génération. A la différence de Radio Birdman, les saints la jouent simple, sans fioriture, et récitent leur garage punk avec économie. Un retrouve un brin de mélancolie sur les excellentes « Memories are made of This » et « This Perfect Day », cette dernière apparaissant également sur une compilation des danois de Baby Woodrose sortie en 2004. A l&rsquo;époque de sa sortie, le magazine Roadrunner applaudissait le groupe. La publication australienne jugeait que le séjour intensif de The Saints à écumer les salles et squats londoniens avait fait du quatuor une machine huilée pour la scène. En effet, « Eternally Yours » est un solide disque de rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il a de plus pur. Pas étonnant que Kurt Cobain le cite dans la première moitié de ses cinquante albums préférés. Tout simplement exquis.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1978<br />
<strong>Origine :</strong> Australie<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/h9M3b9lh-7s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Know Your Product</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un steak d&rsquo;autruche<br />
<strong>Drink :</strong> Aussie cocktail (rhum, cointreau, jus de citron, fruit de la passion)</p>
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		<title>SOTW #99 : I Am The Cosmos, Chris Bell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2016 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[AMERICA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu il y a quelques années une véritable révélation en découvrant le premier album de Big Star, « #1 Record », pépite pop rock mélodique datant de 1972 qui ne rencontra à cause d&#8217;une poisse monumentale aucun succès public à sa sortie mais fit au fil des années bon nombre de convertis parmi la crème des rockers, de REM à Primal Scream, gagnant rétrospectivement le statut d&#8217;album culte. Destin rare et tragique pour un disque, et destin plus tragique encore pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">J&rsquo;ai eu il y a quelques années une véritable révélation en découvrant le premier album de Big Star, « #1 Record », pépite pop rock mélodique datant de 1972 qui ne rencontra à cause d&rsquo;une poisse monumentale aucun succès public à sa sortie mais fit au fil des années bon nombre de convertis parmi la crème des rockers, de REM à Primal Scream, gagnant rétrospectivement le statut d&rsquo;album culte. Destin rare et tragique pour un disque, et destin plus tragique encore pour ses créateurs, les auteurs-compositeurs, chanteurs et musiciens Alex Chilton, et <strong>Chris Bell</strong>. Je me suis depuis penché sur leurs carrières respectives et ai développé une grande admiration doublée de tendresse pour ce dernier. Je vous ai d&rsquo;ailleurs déjà soumis sa vigoureuse et merveilleuse composition « Feel » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-31-feel-big-star/" target="_blank" rel="noopener">Song of the Week #31</a>), qui ouvre en fanfare « #1 Record ».</p>
<p style="text-align: left;">Né en 1951 à Memphis, Mecque musicale du Sud profond aussi truculent que conservateur, Chris Bell s&rsquo;est donné corps et âme dans le projet Big Star, peaufinant jusqu&rsquo;à l&rsquo;obsession cette pop aussi brillante que sensible et l&rsquo;échec public l&rsquo;a complètement démoli, le conduisant dans les affres de la dépression et à tous les excès hédonistes. Dans un accès de rage, il détruisit les masters de son chef d&rsquo;oeuvre et quitta Big Star. Et si Chris Bell a enregistré des chansons en tant qu&rsquo;artiste solo ensuite, en Europe (au Château d&rsquo;Hérouville en 1974, à Londres en 1975 où il rencontra son idole Paul McCartney) puis de retour dans le Tennessee, seul un single a vu le jour en automne 1978, comprenant la délicate ballade « You And Your Sister » (avec les choeurs d&rsquo;Alex Chilton) et « <strong>I Am The Cosmos »</strong>, formidable chanson mid-tempo où l&rsquo;on retrouve tout ce qui faisait le sel des compositions de Chris Bell avec Big Star.</p>
<p style="text-align: left;">Une telle mélodie qui tue chantée façon folk soul ne saurait laisser quiconque indifférent. La voix aiguë mais virile de Chris Bell l&rsquo;élève vers la stratosphère, la magnificence de la guitare fait que cette chanson au titre un peu ridicule est à tous points bouleversante, et devient vite obsédante. Car cet écorché vif beau comme un Caravage chante le désespoir amoureux de façon universelle. Cette grande chanson américaine n&rsquo;eut, on pouvait s&rsquo;y attendre, aucun succès. Chris Bell n&rsquo;eut pas le temps d&rsquo;en souffrir, il mourut en décembre 1978 à 27 ans dans un accident de voiture, seul contre un poteau. Heureusement, des musiciens amis et thuriféraires réussirent à compiler tous ces enregistrements en 1992, dans l&rsquo;album posthume « I Am The Cosmos », que je vous conseille ardemment.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Reprise très réussie et cohérente par un fan ultime, Beck, en 2013 :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/qByYlOCAVho?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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		<title>SOTW #31 : Feel, Big Star</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 15:35:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oldie but goldie, et en plus pépite méconnue du grand public mais chérie des mélomanes tombés sous le charme de Big Star. Formé à Memphis en 1971, ce super groupe réunissant les talents des deux songwriters Alex Chilton (qui avait déjà connu le succès avec les Box Tops et leur hit mondial « the Letter » en 68) et Chris Bell, avec le bassiste Any Hummel et le batteur Jody Stephens s&#8217;est nommé ainsi en voyant le logo d&#8217;une chaine de magasins. Signés [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Oldie but goldie, et en plus pépite méconnue du grand public mais chérie des mélomanes tombés sous le charme de <strong>Big Star</strong>. Formé à Memphis en 1971, ce super groupe réunissant les talents des deux songwriters Alex Chilton (qui avait déjà connu le succès avec les Box Tops et leur hit mondial « the Letter » en 68) et Chris Bell, avec le bassiste Any Hummel et le batteur Jody Stephens s&rsquo;est nommé ainsi en voyant le logo d&rsquo;une chaine de magasins.</p>
<p>Signés par Ardent, branche rock du célèbre label soul Stax, Big Star sort en 1972 le simplement nommé « #1 Record », aussitôt encensé par une critique unanime pour connaìtre un bide public assez inexplicable. Car Big Star proposait une synthèse qui fera école, mélanger le gros son rhythm n&rsquo;blues de Memphis avec des harmonies complexes dignes des groupes psychédéliques anglais. Chemin qu&#8217;empruntera toute une power pop dans les années 80 et 90, avec des groupes comme REM, les Posies ou Pavement. Primal Scream se réclame aussi de Big Star&#8230;</p>
<p><strong>« Feel »</strong>, qui ouvre ce magnifique album met en avant la voix aiguë et très rock n&rsquo;soul de Chris Bell (les Black Crowes referont la même chose avec succês vingt ans aprês) et on est ébloui par l&rsquo;élégance mélodique de la chanson et par l&rsquo;inventivité des arrangements (ce saxophone qui surgit dans le pont, le piano stonien honky tonk, la rythmique si groovy, la structure alternant le doux et l&rsquo;appuyé). Un tel chef d&rsquo;oeuvre de morceau aurait dû figurer au pinacle du rock 70´s. Bell, écoeuré, quittera le groupe en 73 et disparaîtra en 78 après un album solo. Heureusement, des fans thuriféraires emmèneront Big Star à la postérité. Car malgré les échecs et la mort de la plupart de ses membres, ce groupe séminal a bonne place aujourd&rsquo;hui au panthéon du rock.</p>
<p>Alex Chilton dês 93, puis le batteur survivant Jody Stephens après le décès de celui-ci ont remis sur pied une version live de Big Star avec leurs plus grands fans et meilleurs élèves, les excellents Ken Stringfellow et Jon Auer du groupe de Seattle the Posies.</p>
<p><strong>Live 2008, avec les Posies Jon Auer et Ken Stringfellow (qui prend le chant lead) :</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/obixXiy9ses?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
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