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		<title>SOTW #183 : Final Form, Sampa The Great</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 07:30:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le rap du moment, en particulier sa version française qui a beaucoup de succès par ici me fatigue prodigieusement. L&#8217;abstract hip hop et le trap envapé ne suscitent en moi qu&#8217;une lasse indifférence. Alors quelle joie de tomber en 2019 sur une bonne rythmique old school, un sample funky et une voix nature et ignorant que l&#8217;AutoTune existe! « Final Form » réunit toutes les caractéristiques du hip hop que je goûte et m&#8217;a donc tiré de ma léthargie face à ce [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le rap du moment, en particulier sa version française qui a beaucoup de succès par ici me fatigue prodigieusement. L&rsquo;abstract hip hop et le trap envapé ne suscitent en moi qu&rsquo;une lasse indifférence. Alors quelle joie de tomber en 2019 sur une bonne rythmique old school, un sample funky et une voix nature et ignorant que l&rsquo;AutoTune existe! « <strong>Final Form</strong> » réunit toutes les caractéristiques du hip hop que je goûte et m&rsquo;a donc tiré de ma léthargie face à ce genre si important, si imposant. J&rsquo;exagère, me direz-vous, et « This Is America » de Childish Gambino (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-151-this-is-america-childish-gambino/">SOTW #151</a>), c&rsquo;était pas bien ? Si c&rsquo;était énorme, l&rsquo;intégralité du « Grey Area » de Little Simz est tout autant de la balle, mais je ne sais pas, « Final Form » a un je-ne-sais-quoi, une fraîcheur que les autres n&rsquo;ont pas&#8230; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Serait-ce dû à son auteure et interprète, <strong>Sampa the Great</strong> ? Quelqu&rsquo;un brandissant un tel nom d&rsquo;impératrice ne peut avoir qu&rsquo;un sacré tempérament. Et du tempérament, Sampa Tembo en a. Cette jeune femme de vingt-cinq ans, poétesse, auteure-compositrice et rappeuse est née en Zambie, a grandi au Botswana et vit aujourd&rsquo;hui à Melbourne, après s&rsquo;être installée quelque temps pour ses études en Californie avant d&rsquo;élire domicile à Sydney, où elle a suivi une formation d&rsquo;ingénieur du son. Ancestralement reliée à la musique, elle se souvient avoir chanté avec sa mère, sa famille et ses amis en Zambie et s&rsquo;être ainsi fondue dans l&rsquo;unisson, vivant une épiphanie qui lui fit comprendre combien le langage de la musique était universel. Adolescente, elle devient fan de Tupac et de Lauryn Hill, réalise la force des mots et de la poésie et décide alors de faire de la musique son métier, malgré des parents qui ne voient pas ce choix d&rsquo;un très bon oeil, au point qu&rsquo;elle leur cache la sortie d&rsquo;une première mixtape en 2015. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mixtape qui attire les oreilles de grands noms comme la chanteuse R n&rsquo;B Estelle, Joey Bada$$ (qui l&rsquo;a portée aux nues) ou Kendrick Lamar (ceux-ci l&rsquo;invitant en studio ou pour assurer leurs premières parties) et qui ouvre le chemin à une seconde deux ans plus tard (« Birds At The BEE9 »), qui mêle avec bonheur rap et soul, traite de politique et de spiritualité, bref l&rsquo;essentiel et rencontre un succès monstre dans son pays d&rsquo;adoption, l&rsquo;Australie.  L&rsquo;album « The Return » sort aujourd&rsquo;hui même et a suscité une fiévreuse attente de la critique (en confère le long article que lui ont consacré <em>les Inrocks</em>). Avec ce premier « véritable » album, Sampa the Great a focalisé de nouveau son attention sur l&rsquo;Afrique comme le montrent les vidéos filmées au Botswana et en Afrique du Sud, même si l&rsquo;album a été réalisé à Sydney, et elle clame que bien des chansons de ce disque ont été inspirées par celles qu&rsquo;elle chantait pendant son enfance. Définissant un vrai style avec brio, elle propose sa réappropriation de cette culture ancestrale en la déclinant via un hip hop chaleureux, dansant et décidément funky. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Final Form » relate sa quête artistique et humaine, le chemin emprunté pour arriver à la plénitude, même s&rsquo;il est constellé d&#8217;embûches, et revendique son africanité.  <em>« Great state I&rsquo;m in, In all states I&rsquo;m in, I might final form, In my melanin</em> »  (je suis dans un bel état, je suis dans tous les états, je pourrais trouver ma forme finale, dans ma mélanine). Musicalement, comme je le disais plus haut, c&rsquo;est un hymne très old school basé sur des samples d&rsquo;une chanson de 1973 des Sylvers, groupe familial funk proto-disco de Los Angeles « Stay Away From Me » et c&rsquo;est brillant. Nul doute que Sampa et son producteur ont su trouver le « Get Down » idéal dans cette pépite oubliée dont je vous livre la version originale ci-dessous.</p>



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		<title>SOTW #164 : Lightenup, Parcels</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2018 09:00:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe dont tout le monde parle en ce moment vient de Byron Bay, petit paradis pour surfers des Nouvelles Galles du Sud en Australie, a contre toute attente installé ses quartiers généraux dans la grisaille de Neukölln, Berlin et a été signé par Kitsuné, un label français. Les débuts de Parcels, combo parfaitement voyageur composé de jeunes mecs entre 21 et 24 ans sont fracassants. Formé dans leur bout du monde en 2014, le groupe sort deux premiers EP autoproduits [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le groupe dont tout le monde parle en ce moment vient de Byron Bay, petit paradis pour surfers des Nouvelles Galles du Sud en Australie, a contre toute attente installé ses quartiers généraux dans la grisaille de Neukölln, Berlin et a été signé par Kitsuné, un label français. Les débuts de <strong>Parcels</strong>, combo parfaitement voyageur composé de jeunes mecs entre 21 et 24 ans sont fracassants. Formé dans leur bout du monde en 2014, le groupe sort deux premiers EP autoproduits présentant au monde leur musique effrontément raffinée, mélange très bien dosé de disco funk et de soft rock sophistiqué aux racines pop et rock sixties et présentant une touche de modernité qu&rsquo;on jurerait française&#8230; C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs après leur premier concert parisien aux Bains auquel ils avaient assisté que Daft Punk décidèrent de co-composer et réaliser leur premier single pour Kitsuné, « Overnight », en 2017. Nul doute que les Robots ont reconnu en ces jeunes gandins au look néo-beatnik leurs héritiers. La chanson cartonne, ce qui permet à Parcels de tourner un peu partout, et plutôt que de marcher dans les traces des meilleurs musiciens de la french touch,  les Australiens se retirent dans un studio berlinois pour prendre le temps de peaufiner un premier album qui devra être bien plus qu&rsquo;un simple carte de visite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est à la hauteur de l&rsquo;attente. « Parcels », l&rsquo;album, arrive muni d&rsquo;une image iconique, représentant les cinq membres du groupe comme des pilotes et des mécaniciens d&rsquo;aéroport regardant une jeune femme s&rsquo;éloigner dans une mise en scène à la Beatles, en une vision post-moderne d&rsquo;une tradition pop de la pochette de disque. Imagerie parfaitement en accord avec le contenu de cet album, qui semble allier un sens aigu de la mélodie à l&rsquo;ancienne et un savoir-faire d&rsquo;une hallucinante musicalité, et ayant déjà l&rsquo;épaisseur d&rsquo;un classique à la fois parfaitement dans le Zeitgeist et l&rsquo;intemporel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le single avant-coureur, le très funky « Tieduprightnow » sonne comme Chic en 2018, enfin comme devrait sonner Chic en 2018, plutôt que comme la pâle copie que la légende disco funk new-yorkaise vient de rendre avec le médiocre « It&rsquo;s About Time ». Le guitariste moustachu Jules Crommelin semble en tous cas avoir découvert le secret de Nile Rodgers pour tricoter ses licks funky. Introduction très dansante mais la première chanson composée fut pourtant la ballade chaloupée et mélancolique, classiquement pop « Bemyself » , ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. « <strong>Lightenup</strong> » le second single qui nous intéresse ici est une bombe disco funk, portée par un irrésistible  riff de guitare sec comme un coup de trique sur lequel se greffent les entrelacs de six-cordes de Patrick Hetherington, les claviers de Louie Swain et l&rsquo;impeccable groove millimétré asséné par Noah Hill à la basse et Anatole Serret à la batterie. Comme souvent chez Parcels, le chant est choral, dominé par la voix de tête de Crommelin et les savantes harmonies vocales de ses petits camarades, un peu comme si les Beach Boys des sixties avaient été téléportés chez Daft Punk. Plus rare et gimmick unique que la présence de cette flûte traversière qui souligne la mélodie comme dans les vieux tubes soul de Motown, puis qui part dans un solo jazz tropical à la fin du morceau. Ca pourrait sonner vintage, et pour une raison pas vraiment explicable ce n&rsquo;est pas le cas et c&rsquo;est tout le paradoxe de ce groupe décidément singulier et de ce très bon disque. L&rsquo;introductif « Comedown » et son faux départ à l&rsquo;orgue au son filtré se mue en une tuerie funky 80&rsquo;s, « Withorwithout » un mid-tempo satiné que n&rsquo;auraient pas renié les Cars ou le Phoenix des débuts, « Tape » aurait facilement pu figurer dans un récent disque des Strokes. Le morceau fleuve « Everyroad » mélange avec audace pop californienne, disco funk et prog rock, l&rsquo;étrange et rêveuse « Exotica » groove comme du Fleetwood Mac. Avec ce disque dont on devient très vite accro, dont les finesses et la musicalité se laissent découvrir à chaque écoute, Parcels est sans aucun doute bien plus que le groupe du moment et devrait nous accompagner un bon moment, et pas seulement sur la piste de danse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Live TV allemande, avec orchestre cuivres et cordes (début: 0:48) :</h3>



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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
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