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	<title>ART &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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	<title>ART &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>La peinture et le jeu vidéo par Homo Ludens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 17:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle chaîne YouTube a fait son apparition sur les Internets et est remplie d&#8217;intérêt pour plusieurs raisons. La première, bien entendu, c&#8217;est qu&#8217;elle a été créée par Jean Jouberton (dit Jean Joub&#8217; dit JJ dit Homo Ludens ici), collaborateur de longue date de la Culture de l&#8217;Ecran et spécialiste ès jeux vidéo. La deuxième (qui est en fait la principale) c&#8217;est la qualité de la vidéo que M. Joub&#8217; nous propose. Sur le sujet de la peinture et du [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/gustave/">Gus</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Une nouvelle chaîne YouTube a fait son apparition sur les Internets et est remplie d&rsquo;intérêt pour plusieurs raisons.</h4>
<p>La première, bien entendu, c&rsquo;est qu&rsquo;elle a été créée par <a href="https://laculturedelecran.com/author/jeanjoub/">Jean Jouberton</a> (dit Jean Joub&rsquo; dit JJ dit Homo Ludens ici), collaborateur de longue date de la Culture de l&rsquo;Ecran et spécialiste ès jeux vidéo. La deuxième (qui est en fait la principale) c&rsquo;est la qualité de la vidéo que M. Joub&rsquo; nous propose. Sur le sujet de la peinture et du jeu vidéo et pendant presque 21 minutes, JJ présente de façon exhaustive, claire et détaillée les différentes utilisations et objectifs de l&rsquo;intégration de tableaux dans vos jeux préférés. Le genre de vidéo qui rend plus savant et pourrait être citée dans cette discussion en cours sur Wikipédia : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Prise_de_décision/Le_jeu_vidéo_est-il_un_art">Le jeu vidéo est-il un art ?</a></p>
<p>En attendant, prenez 20 minutes et jetez un oeil, ou deux, ci-dessous :</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/yXnx2SPR0Wo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/gustave/">Gus</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>SOTW #132 : Pills, St Vincent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Dérudet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2017 16:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SONG OF THE WEEK]]></category>
		<category><![CDATA[ANNIE CLARK]]></category>
		<category><![CDATA[ART]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2011, avec « Strange Mercy », St Vincent était une « desperate housewife » accro aux tranquillisants. En 2014, pour accompagner l&#8217;album à son nom, elle était la hiératique gourou aux cheveux argent d&#8217;une secte bizarre, ou le leader vaguement totalitaire d&#8217;une humanité en perte de repères. En 2017, avec « MASSEDUCTION », elle se décline en dominatrix d&#8217;hôpital psychiatrique, créature stylisée et fluo à la fois effrayante et séduisante. Cachée derrière ces différents avatars, l&#8217;artiste Annie Clark peut tout [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">En 2011, avec « Strange Mercy », <strong>St Vincent</strong> était une « desperate housewife » accro aux tranquillisants. En 2014, pour accompagner l&rsquo;album à son nom, elle était la hiératique gourou aux cheveux argent d&rsquo;une secte bizarre, ou le leader vaguement totalitaire d&rsquo;une humanité en perte de repères. En 2017, avec « MASSEDUCTION », elle se décline en dominatrix d&rsquo;hôpital psychiatrique, créature stylisée et fluo à la fois effrayante et séduisante. Cachée derrière ces différents avatars, l&rsquo;artiste Annie Clark peut tout se permettre tel le Bowie des seventies qui renouvelait à chaque disque son apparence et le discours accompagnant sa musique.</p>
<p style="text-align: left;">Je vous avais déjà présenté Annie Clark, alias St Vincent avec « Digital Witness » (<a href="https://laculturedelecran.com/sotw-86-digital-witness-st-vincent/" target="_blank" rel="noopener">SOTW #86</a>). Je suis avec la plus grande attention cette auteure-compositrice et brillante guitariste depuis « Strange Mercy » en 2011 et suis resté bouche bée devant « MASSEDUCTION ». Entre-temps, la Texane établie à New York a connu la reconnaissance artistique totale mais aussi les vicissitudes de la presse people, ses romances avec rien moins que Cara Delevingne, puis Kirsten Stewart ayant fait d&rsquo;elle la cible des paparazzi. En en réflexe de bien légitime protection, Annie Clark a déménagé à Los Angeles (épisodes illustrés par la déchirante ballade « New York », premier single du disque, puis la sarcastique et funky « Los Ageless ») et a décidé d&rsquo;être la seule metteur en scène de son destin. Bien que secondée par les expertes oreilles de Jack Antonoff (producteur de Lorde et Taylor Swift), Annie Clark fait du pur St Vincent avec « MASSEDUCTION », déroulant une pop bizarre aussi viscérale que cérébrale, mélangeant les séquences rythmiques à la Kraftwerk, les dissonances de guitares façon Robert Fripp et la mélancolie country de la pedal-steel guitar avec une fluidité et la précision dignes d&rsquo;une production R n&rsquo;B. La voix d&rsquo;Annie Clark, toujours remarquable, si expressive et joueuse dans les graves, émouvante et tutoyant l&rsquo;azur dans les aigus servant de liant entre les différents styles des chansons.</p>
<p style="text-align: left;">«<strong> Pills</strong> », troisième single extrait de l&rsquo;album, commence par un refrain mantra à la mélodie de comptine hyper-accrocheuse qui énumère toutes les pilules nécessaires pour espérer vivre une vie « normale » (« Pills to wake, pills to sleep, pills pills pills everyday of the week, pills to walk, pills to think&#8230; ») (<em>des pilules pour rester éveillé, des pilules pour dormir, des pilules des pilules des pilules chaque jour de la semaine, des pilules pour marcher, des pilules pour penser, etc.</em>). Rythmique destructurée et dansante, riff de guitare malin (et surtout pas automatique), chant ironique et théâtral, « Pills » est entêtante, sarcastique et énergique et soudain, au deux-tiers de la chanson, le tempo ralentit, d&rsquo;amples accords de guitare installent une mélodie douce où Annie Clark croone avec conviction. Les guitares distordues laissent place à un solo de saxophone smooth jazz&#8230; Surprenant mais parfaitement cohérent.</p>
<p style="text-align: left;">Les spectateurs ayant assisté aux premiers concerts du « Fear Of Future Tour » en sont restés baba. Ont-ils assisté à un concert ou à une performance d&rsquo;art contemporain ? St Vincent balance t-elle un gigantesque fuck off à la face de tous ? Plutôt qu&rsquo;un concert rock avec groupe, Annie Clark se présente seule sur scène avec sa guitare devant un écran diffusant des projections fluo. Elle joue sur des bandes plutôt qu&rsquo;accompagnée par un groupe. L&rsquo;effet est très esthétique mais laisse dubitatif quand à la notion même de « concert ». On peut toutefois être certain que St Vincent est une oeuvre d&rsquo;art !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Live au Trianon 24/10/17</strong></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/zeCyVknShfc?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/rolandderudet/">Roland Dérudet</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>La 7ème biennale nationale de sculpture à Téhéran</title>
		<link>https://laculturedelecran.com/7eme-biennale-nationale-de-sculpture-a-teheran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2017 13:50:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[VOYAGE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 5 septembre au 14 octobre 2017 se déroule Situation, la 7ème biennale nationale de sculpture au musée d&#8217;art contemporain de Téhéran. C&#8217;est la première biennale de sculpture organisée dans la capitale iranienne depuis 2011, la première depuis l&#8217;élection de Hassan Rohani, successeur de Mahmoud Ahmadinejad, en 2013. Quelques infos avant de parler de l&#8217;exposition : le musée d&#8217;art contemporain de Téhéran a été conçu par l&#8217;architecte iranien Kamran Diba et inauguré en 1977 par l&#8217;impératrice Farah Pahlavi, deux ans avant [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/gustave/">Gus</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Du 5 septembre au 14 octobre 2017 se déroule <em>Situation,</em> la 7ème biennale nationale de sculpture au musée d&rsquo;art contemporain de Téhéran. C&rsquo;est la première biennale de sculpture organisée dans la capitale iranienne depuis 2011, la première depuis l&rsquo;élection de Hassan Rohani, successeur de Mahmoud Ahmadinejad, en 2013.</strong></p>
<p style="text-align: left;">Quelques infos avant de parler de l&rsquo;exposition : le musée d&rsquo;art contemporain de Téhéran a été conçu par l&rsquo;architecte iranien Kamran Diba et inauguré en 1977 par l&rsquo;impératrice Farah Pahlavi, deux ans avant la révolution de 1979. Il rassemble les plus grandes collections d&rsquo;art contemporain occidental en dehors de l&rsquo;Europe et des Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: left;">De ces collections, nous n&rsquo;avons presque rien vu, le musée ayant monopolisé temporairement tous ses espaces d&rsquo;exposition pour la biennale. Subsistent seulement quelques sculptures ici et là, habilement mises en parallèle des dernières créations artistiques iraniennes. On croisera, entre autres, des <span style="color: #000000;">œuvres</span><span style="color: #339966;"><em> </em></span>de Giacometti, Brancusi, Calder, Ernst, Magritte ou encore une sculpture de Donald Judd finalisant la visite de l&rsquo;exposition avec humour.</p>
<p style="text-align: left;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-3361 size-full" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650.jpg" alt="Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art" width="980" height="650" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650.jpg 980w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650-300x199.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650-100x65.jpg 100w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650-360x240.jpg 360w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/Tehran_Museum_Of_Contemporary_Art-brid_view-980x650-560x371.jpg 560w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></p>
<p style="text-align: left;">À l&rsquo;arrivée au musée, le décor est immédiatement planté. Une sculpture à base d&rsquo;échafaudage recouvre l&rsquo;intégralité de la toiture de l&rsquo;édifice. Avec <em>In the Situation</em>, <strong>Amir Mobed</strong> a souhaité montrer que l&rsquo;institution muséale est en perpétuelle construction, au service des artistes. On peut aussi y voir le renouveau de la biennale après ces six années d&rsquo;absence.</p>
<p style="text-align: left;">D&rsquo;ailleurs, pour la première fois, et dans sa volonté de diminuer son implication dans les événements culturels, le Département des Arts Visuels du gouvernement a laissé les rênes de l&rsquo;organisation à la Société Iranienne des Sculpteurs. Possible lien de cause à effet, la plupart des thèmes récurrents que nous avons retrouvé tout au long de l&rsquo;exposition portent un engagement politique vis-à-vis de la société iranienne actuelle.</p>
<p style="text-align: left;">La visite mérite au moins trois heures de votre temps, le nombre d’œuvres étant important (ce n&rsquo;est rien de le dire). Seule une sélection faite par votre serviteur sera présentée ici.</p>
<p style="padding-left: 90px; text-align: left;"><span style="color: #a8170d;"><strong>« &#8230; ce qu&rsquo;il y a de redoutable dans l&rsquo;écriture, c&rsquo;est qu&rsquo;elle ressemble vraiment à la peinture : les créations de celle-ci font figure d&rsquo;êtres vivants, mais qu&rsquo;on leur pose quelque question, pleines de dignité, elles gardent le silence. Ainsi des textes : on croirait qu&rsquo;ils s&rsquo;expriment comme des êtres pensants, mais questionne-t-on, dans l&rsquo;intention de comprendre, l&rsquo;un de leurs dires, ils n&rsquo;indiquent qu&rsquo;une chose, toujours la même. Une fois écrit, tout discours circule partout, allant indifféremment de gens compétents à d&rsquo;autres dont il n&rsquo;est nullement l&rsquo;affaire, sans savoir à qui il doit s&rsquo;adresser. Est-il négligé ou maltraité injustement ? il ne peut se passer du secours de son père, car il est incapable de se défendre ni de se secourir lui-même. » </strong></span>&#8211; Socrate dans <em>Le Banquet / Phèdre</em> de Platon (Editions Garnier-Flammarion, n°4, Paris, 1964, p. 166)</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Mahsa Aleph</strong> présente <em>Aleph&rsquo;s Library</em>, installation tirée de l&rsquo;œuvre <em>Only the Author has read the Book</em> créée en 2013. Cette dernière consistait à enterrer un livre dans le sel d&rsquo;un lac iranien, technique habituellement utilisée pour conserver la nourriture. Le titre et l&rsquo;auteur du livre disparaissaient de la couverture après séchage, le livre devenait alors anonyme et sculpture au même moment. <em>Aleph&rsquo;s Library</em> est la bibliothèque recueillant maintenant plus de mille livres ayant subi ce même traitement.</p>
<p style="text-align: left;">Pour l&rsquo;artiste, seul l&rsquo;auteur d&rsquo;un livre l&rsquo;a vraiment lu. Elle pense que la lecture et l&rsquo;écriture ne sont pas seulement inséparables, mais aussi une seule et même chose. L&rsquo;auteur d&rsquo;un livre ne pourrait pas exprimer tout ce qu&rsquo;il souhaite par l&rsquo;écriture et serait donc le seul à pouvoir comprendre et réellement lire son propre livre. Le livre ne serait alors qu&rsquo;un médium dans lequel seraient stockées ses pensées et ses émotions, et non pas un moyen de communication. Sujet donnant matière à débattre. Vous avez quatre heures&#8230;</p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="color: #a8170d;">L&rsquo;art comme arme féministe</span></h2>
<p style="text-align: left;">Parmi les œuvres croisées lors de la visite, <em>Reflections (?)</em> de <strong>Sepideh Razmjoo</strong> est l&rsquo;une des plus marquantes. L&rsquo;artiste met en place des portraits photographiés de femmes dans des médaillons transparents suspendus par des fils de nylon. A l&rsquo;arrière-plan, des copies de nécrologies aux photos absentes, ou seulement masculines, sont accrochées au mur. Explication sur le cartel associé : en Iran, il est fréquent que les nécrologies de femmes ne comportent pas de photos, ou même de nom. Leur identité propre est effacée lors de leur mort et elles ne sont alors définies que comme mère, sœur ou femme d&rsquo;un autre. Violent.</p>
<p style="text-align: left;"><a  href="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728.jpg" data-rel="lightbox-gallery-1" data-rl_title="" data-rl_caption="" title=""><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-3375 size-large" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728-1024x768.jpg 1024w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728-300x225.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728-560x420.jpg 560w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4728.jpg 1366w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="color: #a8170d;">Les Iraniens, peuple résilient</span></h2>
<p><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-3378" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-3.jpg" alt="" width="260" height="272" /></p>
<p style="text-align: left;">Une révolution en 1979, une tentative de révolution en 2009, sans compter les multiples combats quotidiens liés à la vie sous un régime autoritaire, avec <em>Still standing, </em><strong>Enayat Sahraei</strong> fait partie des artistes mettant le sujet en exergue lors de cette biennale. Son œuvre présentée est formée de deux sculptures d&rsquo;enfants en fibre de verre, un garçon et une fille en sous-vêtements. Le garçon est suspendu dans le vide par une structure en métal et semble abattu, la jeune fille, malgré les blessures portées à son corps, est toujours debout. Enayat Sahrayei parle de l&rsquo;Iran, mais également du reste du monde : « à une période où les peuples n&rsquo;ont jamais été aussi dociles, les gouvernements n&rsquo;ont jamais eu aussi peur d&rsquo;eux » dit-il. L&rsquo;artiste finit le cartel par cette citation dont il ne donne pas la source, mais qui pourrait être attribuée à Noam Chomsky : « Dans l&rsquo;opinion de ceux au pouvoir, rien ne ressemble plus à un terroriste qu&rsquo;une personne ordinaire ».</p>
<p style="text-align: left;">Avec <em>Ahmadinejad&rsquo;s Subsidies</em>, <strong>Mohammad Bahabadi</strong> montre avec simplicité et humour l&rsquo;hypocrisie et le populisme engendrés par la politique de donations d&rsquo;argent liquide de l&rsquo;ancien président iranien. Les sucettes formées grâce à des billets de 20 000 rials ne nécessitent pas plus d&rsquo;explications, vous avez compris l&rsquo;idée.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;installation de <strong>Barbad Golshiri</strong> est celle qui m&rsquo;aura le plus marqué et la photo en une de l&rsquo;article ne peut en donner qu&rsquo;un aperçu minime. Imaginez une salle remplie d&rsquo;une quinzaine d’œuvres entremêlées, toutes plus morbides les unes que les autres : un cimetière de sable parsemé de pierres et de cendres, des sculptures façonnées avec des bouts d&rsquo;immeubles bombardés et des photos de rituels mortuaires. La puissance de la mise en scène se ressent dès l&rsquo;entrée dans la salle, on est happé par l&rsquo;émotion bien avant de lire une quelconque description. Barbad Golshiri parle ici du conflit syrien, de la situation actuelle des Kurdes, des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Chain_murders_of_Iran" target="_blank" rel="noopener">Chain Murders of Iran</a> (série d&rsquo;assassinats d&rsquo;intellectuels iraniens entre 1988 et 1998, dont des proches de son père, l&rsquo;écrivain Houshang Golshiri, ont été victimes) ou encore de la mort d&rsquo;un de ses amis. C&rsquo;est dur, c&rsquo;est brut et minimaliste à la fois. On se déplace autour des œuvres et on retourne voir le cartel pour être bien sûr de comprendre ce qu&rsquo;on observe.</p>
<p style="text-align: left;">Les œuvres en lien avec la lutte actuelle des Kurdes seront installées à la fin de la biennale au Kurdistan irakien. D&rsquo;autres ont déjà pu être vues à la <a href="http://www.saatchigallery.com/artists/barbad_golshiri_unveiled.htm" target="_blank" rel="noopener">Saatchi Gallery</a> ou encore lors de l&rsquo;exposition <em>Unedited History, Iran 1960 &#8211; 2014</em> qui a eu lieu au Musée d&rsquo;Art Moderne de la Ville de Paris en 2014. Son œuvre, <a href="https://vimeo.com/96058421"><em>Concession éphémère</em></a> (1955-1996-2014) était alors montrée au cimetière de Pantin.</p>

<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4715-e1526975585404.jpg' title="Aleph&#039;s Library, Mahsa Alef (Ahsani)" data-rl_title="Aleph&#039;s Library, Mahsa Alef (Ahsani)" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Aleph&#039;s Library, Mahsa Alef (Ahsani)" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4715-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4715-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4715-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4719-e1526975610507.jpg' title="Reflections (?), Sepideh Razmjoo" data-rl_title="Reflections (?), Sepideh Razmjoo" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Reflections (?), Sepideh Razmjoo" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4719-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4719-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4719-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4710.jpg' title="Still standing, Enayat Sahrayee" data-rl_title="Still standing, Enayat Sahrayee" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Still standing, Enayat Sahrayee" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4710-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4710-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4710-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4702.jpg' title="Ahmadinejad&#039;s Subsidies, Mohammad Bahabadi" data-rl_title="Ahmadinejad&#039;s Subsidies, Mohammad Bahabadi" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Ahmadinejad&#039;s Subsidies, Mohammad Bahabadi" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4702-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4702-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4702-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4687.jpg' title="Cure of Folly, Shahryar Hatami" data-rl_title="Cure of Folly, Shahryar Hatami" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Cure of Folly, Shahryar Hatami" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4687-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4687-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4687-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4697.jpg' title="Magritte et Shahryar Hatami" data-rl_title="Magritte et Shahryar Hatami" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Magritte et Shahryar Hatami" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4697-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="Magritte et Shahryar Hatami" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4697-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4697-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4692-e1526975667779.jpg' title="Step in Twice, Ahmad Zolfagharian" data-rl_title="Step in Twice, Ahmad Zolfagharian" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Step in Twice, Ahmad Zolfagharian" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4692-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4692-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4692-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4705.jpg' title="Vue d&#039;exposition" data-rl_title="Vue d&#039;exposition" class="rl-gallery-link" data-rl_caption="Vue d&#039;exposition" data-rel="lightbox-gallery-1"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4705-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4705-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4705-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<h2 style="text-align: left;"><span style="color: #a8170d;">Folie et ego</span></h2>
<p><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-3379" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-5-248x300.jpg" alt="" width="248" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-5-248x300.jpg 248w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-5.jpg 405w" sizes="(max-width: 248px) 100vw, 248px" /></p>
<p style="text-align: left;">Dans le jardin de sculptures, deux œuvres se distinguent. La première, <em>Cure of Folly</em> de <strong>Shahryar Hatami,</strong> est une installation interactive inspirée par le tableau éponyme de Jerome Bosch (<em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Lithotomie" target="_blank" rel="noopener">La Lithotomie</a></em> en français). Couché.e sur un divan en cuir mobile, la tête dans un casque en laiton en forme de cerveau, vous pénétrez dans<br />
un entonnoir géant. À travers un autre entonnoir, inversé et plus petit, vous observez alors une représentation sur verre du tableau de Bosch sus-cité, traversée par la lumière du soleil. La description n&rsquo;est peut-être pas claire, mais l&rsquo;effet est en tout cas au rendez-vous. Les questions sur qui est fou et qui le décide viennent instinctivement. Le placement de l&rsquo;œuvre n&rsquo;est pas vain non plus. Elle est installée directement derrière <em>Le Thérapeute</em> de René Magritte, qui se retrouve lui-même coiffé de l&rsquo;entonnoir.</p>
<p style="text-align: left;">A quelques mètres se trouve <em>Step in Twice</em> d&rsquo;<strong>Ahmad Zolfagharian</strong>. C&rsquo;est un labyrinthe de bois mobile où les méandres forment des mots en farsi composant eux-mêmes un poème de Rumi. Le visiteur est là aussi mis à contribution (c&rsquo;est apparemment courant dans les expositions en Iran). Il doit prendre une balle de verre face à un miroir. Après avoir placé la balle dans le labyrinthe, il va la diriger jusqu&rsquo;à son destin, sa chute à travers l&rsquo;un des trous et sa destruction inexorable. La balle est censée représenter l&rsquo;ego et le bruit qu&rsquo;elle fait en roulant est celui de la mer, sujet récurrent dans les poèmes de Rumi.</p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="color: #a8170d;"><strong>Fin de l&rsquo;expo, </strong>extinction des feux</span></h2>
<p style="text-align: left;"><a  href="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4724.jpg" data-rel="lightbox-gallery-1" data-rl_title="" data-rl_caption="" title=""><img decoding="async" class="alignleft wp-image-3373 size-medium" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4724-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4724-225x300.jpg 225w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4724.jpg 768w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_4724-560x747.jpg 560w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Deux oeuvres sont présentes sur la photo à gauche. <em>Untitled</em>, de Donald Judd (1966) fait partie de la collection du musée depuis son ouverture. A sa droite se situe un extincteur. Livré à l&rsquo;ouverture du musée, en 1977, l&rsquo;objet est en fait un <em>readymade</em> de l&rsquo;artiste <strong>Homayoun Askari Sirizi</strong>, titré <em>Judd (221)</em>, mais n&rsquo;a jamais été reconnu comme œuvre d&rsquo;art. L&rsquo;extincteur restera cependant accroché sur les murs du musée et l&rsquo;artiste refera une demande de classification en tant qu&rsquo;œuvre d&rsquo;art en 2002 lors de l&rsquo;exposition New Media, qui sera refusée. L&rsquo;œuvre ne sera reconnue comme telle seulement à l&rsquo;ouverture de cette 7ème biennale et restera dorénavant installée à la droite de celle de Donald Judd, comme initialement prévu.</p>
<h3 style="text-align: left;"><img decoding="async" class="alignright wp-image-3377 size-medium" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-2-256x300.jpg" alt="" width="256" height="300" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-2-256x300.jpg 256w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/09/rev-situation-2.jpg 337w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" />Infos pratiques</h3>
<p style="text-align: left;">Si vous avez l&rsquo;occasion de vous rendre à Téhéran d&rsquo;ici le 14 octobre, l&rsquo;entrée du musée ne coûte que 50 000 rials (environ 1€) et il est ouvert du dimanche au vendredi de 10h à 18h.</p>
<p style="text-align: left;">Site officiel : <a href="http://www.tmoca.com/" target="_blank" rel="noopener">http://www.tmoca.com/</a></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/gustave/">Gus</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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