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	<title>ON THE ROCKS &#8226; la Culture de l&#039;Ecran</title>
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		<title>On The Rocks #36</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 11:47:05 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3198" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MC5_-_Kick_Out_the_Jams-150x150.jpg" alt="MC5_-_Kick_Out_the_Jams" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MC5_-_Kick_Out_the_Jams-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MC5_-_Kick_Out_the_Jams.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MC5_-_Kick_Out_the_Jams-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Detroit. Michigan. Automne 1968. Un vent de révolution souffle sur la jeunesse américaine, fatiguée de voir ses frères se faire décimer au Vietnam. Les quartiers noirs sont en ébullition, des émeutes raciales frappent la plupart des grandes villes des États-Unis. Le « summer of love », qui prit fin douze mois plus tôt, paraît à des années lumières du climat de tension qui règne aux quatre coins du pays. C&rsquo;est sur la scène du Grande Ballroom, le soir d&rsquo;Halloween, que cinq jeunes chevelus vont graver la bande son de cette période apocalyptique. Dans un bazar sonore foudroyant, chargé d’électricité, le <strong>MC5</strong> va sonner le glas de l&rsquo;immobilisme et faire sa propre révolution. Le public est chaud comme une baraque à frites. Hippies, aficionados de soul, fans de hard rock ou de blues, tous sont réunis pour voir le groupe le plus politisé du moment improviser « une solution » à tous leurs problèmes à grands coups de distorsion et de riffs sauvages. Le speech de Rob Tyner galvanise la foule. Le chanteur lâche les chevaux sur « Ramblin Rose », un hymne soul à deux accords, burné à souhait. Le groupe repart encore plus énervé avec « Kick Out The Jams », hymne punk par excellence, dont la simplicité déconcertante continue d&rsquo;inspirer les rockers du monde entier. Sorte de transe hard rock de moins de trois minutes, introduite par un Rob Tyner des plus virulents, cette chanson symbolise à elle seule l&rsquo;essence du Motor City Five : un rock simple et révolté, plein d&rsquo;énergie, qui va droit dans le mille, trouvant ses racines aussi bien dans le garage prolétaire que dans la soul music locale. L&rsquo;influence des chanteurs afro-américains, James Brown en particulier, est évidente. On la retrouve aussi bien dans le vibrato de la voix de Tyner que dans son jeu de scène survolté. Il peut compter sur deux fantastiques guitaristes, Fred « Sonic » Smith et Wayne Kramer, qui ne mettront pas longtemps à devenir les héros de l&rsquo;avant-garde punk, par leur jeu complètement décomplexé et leur style clairement direct (« Rocket Reducer No. 62 ( (Rama Lama Fa Fa Fa) », « Starship »). Sur scène, c&rsquo;est la guerre permanente, les deux compères s&rsquo;échangent des solos tonitruants, maltraitant leur guitare pleine de fuzz comme personne n&rsquo;avait encore jamais osé le faire. Kramer beugle son blues (« Motor City Is Burning ») dans un vacarme parfois difficilement audible. La presse n&rsquo;accroche pas. La maison de disque Elektra reste sceptique, et fera son maximum pour policer le son du groupe au maximum sur son album suivant. Pourtant, « Kick Out The Jams » reste l&rsquo;un des albums live les plus marquants de l&rsquo;histoire du rock. Un monument d&rsquo;adrénaline dont on ne se lasse pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1969<br />
<strong>Origine :</strong> États-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/yvJGQ_piwI0" target="_blank" rel="noopener">Kick Out The Jams</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Steak de bison<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila Redbull</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3197" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Motörhead_-_Ace_of_Spades_2005-150x150.jpg" alt="Motörhead_-_Ace_of_Spades_(2005)" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Motörhead_-_Ace_of_Spades_2005-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Motörhead_-_Ace_of_Spades_2005-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Motörhead_-_Ace_of_Spades_2005.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Se dire fan de rockn&rsquo;roll sans pouvoir blairer <strong>Motörhead</strong>, c&rsquo;est un peu comme aimer les hamburgers tout en prétendant être allergique aux pickles. Ça n&rsquo;a pas de sens. Pourtant, nombreux sont ceux qui voient dans le groupe de Lemmy Kilmster une affreuse bande de rednecks anglais vêtus de cuir, aficionados d&rsquo;un hard rock primitif, vénérée par des hordes de bikers machos et d&rsquo;adolescents prépubères avides de jeux de rôles. Cette vision simpliste et socialement dégradante du plus grand groupe de hard rock de tous les temps ne m&rsquo;intéresse guère. Motörhead, qu&rsquo;on le veuille ou non, est bien plus grand que tous ces snobs complexés. Rien qu&rsquo;en jetant un coup d’œil à la pochette d&rsquo;« Ace of Spades », on se dit que ce groupe là n&rsquo;est pas tout à fait comme les autres. Trois brigands, fringués tout en noir, debout sur un tas de sable. On se croirait dans un Western de Sergio Leone. Pourtant, ces trois loubards sont bel et bien Britons, et la photo a été prise à Barnet, un coin paumé au nord de Londres. Enregistré en tout juste un mois, « Ace of Spades », ou l&rsquo;as de pique, en anglais, est l&rsquo;album le plus solide du power trio. Arrivé dans les bacs en novembre 1980, il annonce la vague heavy metal qui envahira les ondes radio et les cours de lycée tout au long de la décennie. Pourtant, Motörhead n&rsquo;est pas un groupe de metal à proprement parler. Lemmy, dont la descente de Jack Daniels et la consommation de clopes affolent la presse, est un bassiste qui a fréquenté le Swinging London des sixties dans son adolescence. Fan de blues anglais et de rock psychédélique, genre qu&rsquo;il a copieusement exploré avec son projet antérieur, le supergroupe Hawkwind, le musicien inventera à lui seul un nouveau genre : le speed rock. En utilisant sa basse comme une guitare, directement branchée dans un ampli Marshall plein d&rsquo;overdrive, Lemmy explore de nouveaux territoires, sombres et puissants. Sur ce quatrième album, le combo semble enfin avoir trouvé la formule gagnante. Comme sur « Overkill » et « Bomber », les morceaux défilent à toute vitesse, tel un roadster lancé à balle sur l&rsquo;asphalte. « Ace of Spades », « Fast And Loose », « Love Me Like A Reptile », les titres sont équivoques. Motörhead distille un rockn&rsquo;roll teinté de blues conçu tout spécialement pour les rebuts, les losers, les laissés pour compte. A la différence des punks, les musiciens du groupe n&rsquo;ont pas fréquenté d&rsquo;école d&rsquo;art. Moins porté sur le folkore champêtre que ses concitoyens métalleux, Motörhead reprend les codes nihilistes des légendes des sixties. Le trio ne fait pas dans le glamour et imposera tout de même son style avec une certaine classe. En effet, personne jusqu&rsquo;alors ne s&rsquo;était efforcé de rendre hommage aux roadies, groupies, et autres grands oubliés de ce grand cirque qu&rsquo;est le monde du spectacle. Hymne au tempo supersonique et au refrain fédérateur, « (We Are) The Road Crew » reste un des plus grands morceaux de ce groupe aux vingt-trois albums studios tous aussi rugueux les uns que les autres. Du lourd, très lourd.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1980<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/MQ9V5cRSOPg" target="_blank" rel="noopener">(We Are) The Road Crew</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sausage roll<br />
<strong>Drink :</strong> Jack Daniels sans glace</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3196" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/20170608064837Turbonegro-ApocalypseDudes-150x150.jpg" alt="Turbonegro-ApocalypseDudes" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/20170608064837Turbonegro-ApocalypseDudes-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/20170608064837Turbonegro-ApocalypseDudes-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/20170608064837Turbonegro-ApocalypseDudes.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/20170608064837Turbonegro-ApocalypseDudes-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />En Norvège, les années 1990 ont été marquées par trois faits majeurs : le non au référendum pour rejoindre l&rsquo;Union Européenne, les Jeux Olympiques d&rsquo;hiver de Lillehammer, et l&rsquo;éclosion de <strong>Turbonegro</strong>, groupe de punk atypique, à l&rsquo;origine d&rsquo;un culte poussant des milliers de têtes brûlées à porter une veste en jean au couleur de leur formation préférée sept jours sur sept peu importe la saison. Turbonegro, c&rsquo;est d&rsquo;abord un concept : le death punk, une musique sale chargée de clichés du rock des années 1970, jouée par une bande de scandinaves travestis en marins homosexuels. Grâce à cette marque de fabrique peu commune, les cinq vikings trouvent un certains succès dans le circuit punk underground européen. Ils ne leur manquent que la conquête de l&rsquo;Amérique pour dominer la scène rock underground internationale. C&rsquo;est chose faite en 1997, avec « Apocalypse Dudes ». Sous sa pochette sombre se cachent treize hymnes punk acides et plein de second degré. Les hostilités démarrent sur « Age of Pamparius », un hommage poignant à une pizzeria d&rsquo;Oslo, croisement impossible entre AC/DC et les Ramones. Euroboy, armé de sa Gibson Les Paul, se prend pour James Williamson des Stooges sur « Selfdestructo Bust ». Mais ce sont les paroles de Hank von Helvete, version overweight d&rsquo;Alice Cooper, qui font l&rsquo;originalité de Turbonegro. Porté sur la déconnade et le tragi comique, le frontman à la voix rauque et au chant pas toujours juste fait dans la poésie romantique : « Rock Against Ass », « Don&rsquo;t Say Motherfucker, Motherfucker », « Zillion Dollar Sadist ». Les chansons sont efficaces, reprenant tout ce qu&rsquo;il s&rsquo;est fait de mieux dans le rock américain (« Prince of the Rodeo », « Good Head »). On pense aux Dead Boys, à Kiss, à Circle Jerks, voire même à Black Flag. Avec leurs frères scandinaves de Gluecifer et The Hellacopters, Turbonegro va replacer la Scandinavie sur le planisphère rock. Grâce à « Apocalypse Dudes », les cinq marins maquillés comme des voitures volées vont taper dans l’œil des plus grands, de Jello Biaffra à Josh Homme. Queens of The Stone Age sortira d&rsquo;ailleurs une reprise de « Back To Dungaree High » en 2001. Turbonegro continue sa route aujourd&rsquo;hui, avec un nouveau chanteur. Et s&rsquo;il n&rsquo;a plus la fougue et le talent qu&rsquo;on lui connaissait il y a vingt ans, il reste un monument du punk européen. Allez faire un tour dans le quartier de Sankt Pauli, à Hambourg, lorsque tous les Turbojugends (les mythiques fans clubs du quintet) se donnent rendez-vous une fois par an. Vous comprendrez alors l&rsquo;importance culturelle cette belle bande d&rsquo;allumés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Norvège<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/QheUzGqZDtg" target="_blank" rel="noopener">Age of Pamparius</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Bagel saumon<br />
<strong>Drink :</strong> Vodka pomme</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #35</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2017 14:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[OASIS]]></category>
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3031" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-150x150.jpg" alt="BeHereNow" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/BeHereNowcover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Des montagnes de cocaïne. Une Rolls dans la piscine. En août 1997, <strong>Oasis</strong> est sur le toit du monde. Intouchables, les frères Gallagher se la jouent mégalo, squattant les gros titres de la presse à scandales à chacun de leurs faits et gestes. Pourtant, « Be Here Now » annonce le début de la longue décadence du quintet mancunien. Trop long, trop lourd, trop attendu, ce troisième album flirte avec le grotesque. Pendant que la jeunesse rosbif attend sa sortie à la promo extrêmement contrôlée avec impatience, Liam et Noël sont sur une autre planète. Soirées avec Kate Moss et Johnny Depp, réceptions chez Tony Blair au 10 Downing St, vacances sur l&rsquo;île privée de Mick Jagger, les deux enfants terribles du rock anglais ont la tête ailleurs. Dans les bacs, le disque fait un véritable carton. 420,000 exemplaires sont écoulés en l&rsquo;espace d&rsquo;une petite semaine. L&rsquo;Oasis mania atteint un pic historique, malgré une presse musicale plutôt sceptique sur ce nouvel opus bodybuildé. Alors que tout le monde s&rsquo;attend à un album mielleux, dans la veine du précédent et ses singles à succès (« Wonderwall » et « Don&rsquo;t Look Back In Anger »), Oasis se gave de stéroïdes. « D&rsquo;You Know What I Mean? » lance les hostilités. Sept minutes de rock crâneur, puissant, aux antipodes des ballades calibrées auxquelles le groupe avait habitué son public. Sur la très arrogante « My Big Mouth », Liam exulte. Lui, le môme de Burnage, banlieue ouvrière de Manchester, assumant complètement son statut de branleur insolent. C&rsquo;est dans ce rôle taillé sur mesure que le benjamin de la fratrie s&rsquo;avère redoutable. Sa voix n&rsquo;a jamais aussi bien sonné, mais Noël n&rsquo;est pas satisfait du travail de son frère et s&rsquo;impose au micro sur « Magic Pie », ravivant les tensions entre les deux têtes à claques préférées des tabloids. Le nez dans la poudreuse, Noël bâcle ses lyrics (« The Girl in the Dirty Shirt », « Be Here Now », « I Hope, I Think, I Know »). Le songwriter du groupe préfère superposer les pistes de guitares, conférant ainsi un son ultra massif à l&rsquo;album, assumant toute sa démesure. Les singles « Don&rsquo;t Go Away », « Stand By Me » et « All Around The World » voient leur structure rallongée, histoire de squatter un peu plus les ondes radios aux grandes heures d&rsquo;audience. Grandiloquence oblige, Oasis décide même de reprendre ce dernier titre en instrumental, histoire de clôturer le disque en toute mégalomanie, avec changement de tonalité et solo de trompette. Malgré ces légers excès, « Be Here Now » reste un monstre du rock anglais, et sûrement une des galettes les plus attendues de l&rsquo;histoire de la musique d&rsquo;outre-Manche. Un disque massif, à l&rsquo;image de l’ego de ses protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/KKisxbyZ9Dw" target="_blank" rel="noopener">My Big Mouth</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Yorkshire Pudding<br />
<strong>Drink :</strong> Gin fizz</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3032" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-150x150.jpg" alt="Lostinthedream" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/Lostinthedream-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La première fois que j&rsquo;ai écouté <strong>The War On Drugs</strong>, je me suis demandé ce que tout le monde leur trouvait. Des effets de guitare ringards, un côté rock radio FM des années 1980 qui rappelle les mauvais disques de Bruce Springsteen ou des immondices bien pires, telles que Dire Straits. J&rsquo;ai pas pigé tout de suite. L&rsquo;hiver austral brésilien arrivant (oui ça existe), j&rsquo;ai tout de même décidé de faire de « Lost In The Dream » mon disque de prédilection pour les trajets en bus, histoire de creuser le mystère. Il faut dire qu&rsquo;à Curitiba, j&rsquo;en ai tué du temps dans des bus plus ou moins modernes. Et j&rsquo;ai bien fait, car après avoir usé et usé encore cet album, j&rsquo;en suis devenu complètement dingue. Mieux, j&rsquo;ai même commencé à m&rsquo;attendrir pour ces ballades mielleuses agrémentées de parties de saxophone et de synthé douteux. Adam Granduciel est un génie, et ce disque fabuleux, troisième de son projet The War On Drugs, est le fruit d&rsquo;une longue bataille contre la dépression. Songwriter à la plume perspicace, Granduciel m&rsquo;a guidé pendant des longues semaines. Son chant délicat, ses parties de guitares à la finesse rare, son sens aiguisé de la mélodie ont hanté mes jours et mes nuits. Je me revois confortablement installé sur une banquette à dévaler l&rsquo;Avenida Republica Argentina avec « Red Eyes » dans les oreilles. Son refrain épique, ses nappes de clavier planantes qui annoncent un solo de guitare déchirant. Plus le morceau avance, plus le chant de Granduciel gagne en intensité. On retrouve cette montée crescendo sur la sublime « Ocean in Between the Waves ». Sept minutes de rock lancinant qui finissent par exploser de la plus belle des manières. J&rsquo;en ai la chair de poule. Armé de sa Fender Jaguar, Granduciel régale à la manière d&rsquo;un Neil Young chargé d&rsquo;écho. Sans trop en mettre, il fait monter la sauce jusqu&rsquo;au refrain, repris en chœur, à la fois distant et tellement puissant. On retrouve la même pertinence dans l&rsquo;écriture et la production sur « Burning ». Sur ce titre, le meilleur ami de Kurt Vile investit dans le kitsch assumé. Batterie surproduite, intro de synthé à la « Born in the USA ». Tout y est pour passer un sale moment. Pourtant, le titre gagne en élégance à l&rsquo;arrivée de la voix du chanteur guitariste. Enregistré dans plusieurs endroits à Philadelphie, capitale culturelle du Mid-Atlantic, « Lost In A Dream » est littéralement imprégné de tout l&rsquo;héritage musical de cette région sinistrée. Voici donc un disque somptueux, aux titres poignants, électriques et honnêtes, qui vient briser l&rsquo;idée que l&rsquo;on peut se faire de l&rsquo;Americana. Avec The War On Drugs, on est aux antipodes de ce que propose les néo-folkeux de la côte Ouest. Un petit bijou à écouter les soirs d&rsquo;automne au volant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2014<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/23GdGEzZPvE" target="_blank" rel="noopener">An Ocean In Between The Waves</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tarte aux pommes et à la cannelle<br />
<strong>Drink :</strong> Thé vert</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3030" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-150x150.jpg" alt="OdesseyOracle" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/61zxFo6FfL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Album culte, « Odessey and Oracle » reste le seul disque à succès de <strong>The Zombies</strong>. Enregistré entre les studios Abbey Road et Olympic à Londres durant le fameux Summer of Love de 1967, il reprend tous les codes de la pop psychédélique en plein boom à l&rsquo;époque. Envolées de chœurs polyphoniques, descentes d&rsquo;accords mélancoliques, arrangements baroques, on se croirait chez les Beatles de « Sgt Pepper&rsquo;s Lonely Heart Club Band ». D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;album a été enregistré avec le même matériel que le fameux disque des Fab Four. Sauf qu&rsquo;avec un budget bien plus limité que leurs confrères de Liverpool, The Zombies ont été contraints de travailler dans l&rsquo;urgence. La plupart des titres ont été gravés en quelques prises, conférant ainsi une fraîcheur assez palpable à cette oeuvre clé du Swinging London. Frustrés après les sessions, Rod Argent et Chris White, les deux leaders du groupe, ont même dû payer le mixage et le mastering de l&rsquo;album de leurs propres poches. Cela n&rsquo;a pas empêché de faire d&rsquo;« Odessey and Oracle » un des meilleurs albums de sa génération. En effet, Paul Weller, leader de The Jam, cite régulièrement le groupe parmi ses premières influences. Le Modfather n&rsquo;a pas hésité à reprendre « Time Of The Season » à plusieurs reprises en concert. Avec son côté blue-eyed soul et son remarquable solo d&rsquo;orgue Hammond, on se doute que la chanson ait marqué le jeune Weller, aussi fasciné par la musique noire américaine que par la pop orchestrale londonienne. Mais c&rsquo;est « Care of Cell 44 » qui assurera au groupe la réputation qu&rsquo;on lui connaît. Cet hymne enjoué écrit par Rod Argent raconte l&rsquo;histoire banale d&rsquo;une fille attendant la sortie de prison de son amoureux. Grand moment de pop baroque, le morceau d&rsquo;ouverture de l&rsquo;album rappelle étroitement le meilleur de The Kinks ou The Beach Boys. Ce titre a su traverser les ages sans prendre une ride. Pas étonnant qu&rsquo;Elliott Smith se le soit approprié plus de trente ans après sa sortie. Avec « Care of Cell 44 », on est finalement transporté dans l&rsquo;optimisme du Londres des années 1960. Sous sa pochette colorée imaginée par un ami proche des Zombies, « Odessey and Oracle » (qui aurait en réalité du s&rsquo;épeler « Odyssey and Oracle ») mérite définitivement une écoute attentive.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1968<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/qzpPy9hJYA8" target="_blank" rel="noopener">Time Of The Season</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Mushroom Pie<br />
<strong>Drink :</strong> London Pride</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #34</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2017 18:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BIG STAR]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2970" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-150x150.jpg" alt="The_Hives_Tyrannosaurus_Hives" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/The_Hives_Tyrannosaurus_Hives-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Cela fait vingt ans que <strong>The Hives</strong> est le meilleur groupe de scène du monde. En studio, on ne peut pas dire que les suédois aient déçu non plus. Six albums qui s&rsquo;écoutent comme des bolides &#8211; des riffs inoubliables, des singles accrocheurs à vous faire chopper des crampes en jouant de la guitare imaginaire. Il n&#8217;empêche que « Tyrannosaurus Hives » n&rsquo;a pas tout à fait la même saveur que les autres disques de cette joyeuse bande d&rsquo;excités scandinaves. Plus métallique, plus brutal aussi, ce troisième album marque l&rsquo;entrée du combo dans le monde des majors avec un contrat juteux chez Polydor, qui vient de piger que le rock est entrain de s&rsquo;offrir une nouvelle jeunesse avec l&rsquo;éclosion de la scène garage en « The ». Finis les labels indépendants et les tournées en mini-bus bon marché, voilà donc un monument de l&rsquo;underground propulsé dans une nouvelle dimension. Emmené par des frangins Almqvist plus excités que jamais, le groupe se résout à jouir de son nouveau statut. Pour la première fois de leur carrière, The Hives, les ruches en anglais, prennent le temps de produire leur nouvel album. Ils réfléchissent, tentent de nouvelles choses, et s&rsquo;inventent un son froid qui diffère des aspirations sixties façon Troggs qui avaient fait leur réputation depuis une décennie. Le groupe à le temps, et décide de retourner dans sa toundra natale, à Fagersta, un bled gelé perdu au milieu des sapins, pour élaborer un successeur à la compilation « Your New Favorite Band ». « Abra Cadaver » donne le ton. Les tempos sont rapides et les titres défilent, plein électricité. Avec « Walk Idiot Walk », ces amoureux du garage rock des pionniers réinventent le style, saccadé, cérébral et glacial. Tels des robots, The Hives pondent des riffs à la Devo, défiant ainsi toute concurrence (« B Is For Brutus », « See Through Head »). Ils s&rsquo;essayent même au blues rock sur la décapante « Diabolic Scheme », sorte de slow blues à la Frankenstein, loufoque et tellement bien amené. « Love in Plaster » et ses accents new wave montrent que le groupe suédois est bien plus qu&rsquo;une pale copie de The Sonics. Sans perdre une approche résolument pop du rock n&rsquo;roll, The Hives fait preuve d&rsquo;un éclectisme fort appréciable sur cet album à l&rsquo;esthétique inoubliable. Voilà donc un album totalement fun qui fait rentrer un peu plus le combo suédois dans la légende.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2004<br />
<strong>Origine :</strong> Suède<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/ysGtBZX32I0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Walk Idiot Walk</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Glace à la pistache<br />
<strong>Drink :</strong> Vodka à l&rsquo;herbe de bison</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2969" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-150x150.jpg" alt="Big Star" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/R-1455258-1221023049.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Big Star</strong> n&rsquo;est pas tout à fait un groupe comme les autres. Ses fans non plus. La formation au destin tragique, qui comptabilise deux des albums les plus fins des seventies, est l&rsquo;objet d&rsquo;un véritable culte chez tout mélomane averti. Comment ne pas fondre pour la délicatesse du folk rock envoûtant de Chris Bell et Alex Chilton, duo prolifique et sous estimé. L&rsquo;histoire commence à Memphis, cité au croisement musical du Delta blues, de la soul et du rock, logée sur les bords du Mississippi. Obsédé par The Beatles et toute la British Invasion, le combo sort un premier album en juin 1972. Signé chez Ardent Records, Big Star galère pour s&rsquo;imposer sur le circuit nord-américain. En effet, le label appartient à la maison de disque Stax, habituée à lancer des artistes soul. Ardent a bien du mal à faire presser le disque, qui ne s&rsquo;écoule qu&rsquo;à 10,000 exemplaires. Malgré ce bide monumental, le groupe continue de croire en son étoile. Pourtant, l&rsquo;ambiance est épouvantable. La dope ronge les musiciens qui ne peuvent plus s&rsquo;encadrer. Fin 1972, Bell jette l&rsquo;éponge et la formation fait une pause de quelques mois. Après mûre réflexion, Chilton relance le projet Big Star sans son compagnon de route. Big Star reprend de l&rsquo;activité sous la forme d&rsquo;un power trio et s&rsquo;enferme dans les Ardent Studios pour bosser sur un nouvel album. Malgré l&rsquo;absence de Bell pendant les sessions, son influence reste palpable. C&rsquo;est lui qui signe « O My Soul » et « Back of Car », laissant ainsi son empreinte sur l&rsquo;enregistrement de « Radio City ». Disque mélancolique, aux nappes de guitare planantes et aux arrangements ingénieux, ce deuxième album de Big Star nous plonge dans un univers électrique qui rappelle « Revolver » des Beatles et The Byrds. Plus efficace que jamais, le trio décide de tout enregistrer en live, ou presque, donnant ainsi une fraîcheur nouvelle aux compositions. Sur des titres comme « Way Out West » et la très dylanienne « Yoy Get What You Deserve », la demi-caisse de Chilton donne la chair de poule. Ses descentes d&rsquo;accords aussi. Songwriter visionnaire, à la sensibilité pop remarquable, il se distingue sur la magnifique « Life Is White », à vous faire verser une larme dans votre bourbon un soir de blues. La très sixties « September Girls » annonce le début de l&rsquo;heure de gloire de la power pop américaine, dont on retrouve l&rsquo;influence dans des formations comme Cheap Trick ou The Posies vingt ans plus tard. Malheureusement, la malédiction aura raison du groupe. En conflit avec Columbia Records, en charge du catalogue de chez Stax, Big Star ne vendra que 20,000 exemplaires de son deuxième effort qui ne bénéficiera d&rsquo;aucune promotion. Peu importe, « Radio City » est aujourd&rsquo;hui un objet culte du rock américain.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1974<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/zUma7C3bEy4?t=5m40s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Life is White</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Caesar Salad<br />
<strong>Drink :</strong> Blanton Single Barrel</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2975" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-150x150.jpg" alt="the saints" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-300x298.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/06/MI0001744586.jpg 500w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Pas besoin de rappeler que l&rsquo;Australie est une grande terre de rock. Rose Tattoo, Nick Cave, AC/DC, Radio Birdman, Courtney Barnett… nombreux sont les artistes à avoir porté leur pierre à l&rsquo;édifice. A la fin des seventies, le punk débarque comme un électrochoc au pays des kangourous. <strong>The Saints</strong> éclot à Brisbane, dans le sud du Queensland. Emmené par un chanteur charismatique, le groupe se fait vite un nom dans les pubs du coins. Un premier album arrive dans les bacs en 1976. « I&rsquo;m Stranded » passe complètement inaperçu. Pourtant, à Londres, le disque plait aux majors qui y voient de nombreuses similitudes avec la hargne des Sex Pistols et The Damned qui font un carton au même moment. L&rsquo;album est réédité EMI et propulse le groupe sur le devant de la scène. Deux ans plus tard, l&rsquo;effervescence punk retombée, le groupe, toujours basé au Royaume-Uni, retourne vers ses premières amours. Plus soul, plus stonien, « Eternally Yours » reste considéré comme l&rsquo;album de la maturité de la formation océanienne. Voici donc leur « Exile On Main Street », qui démarre sur un riff ravageur doublé par un gimmick de saxophone inspiré. En effet, sur « Know Your Product », on croirait retrouver les grands Rolling Stones à leur sommet. Chris Bailey se prend pour Jagger. Son chant totalement crâneur swingue sur la guitare rugueuse d&rsquo;Ed Kuepper. Pas étonnant que le génial King Khan et ses Shrines reprennent ce titre puissant en concert. « Lost and Found », « Private Affair » et « No Your Product » imposent The Saints comme le groupe de punk australien le plus frontal de sa génération. A la différence de Radio Birdman, les saints la jouent simple, sans fioriture, et récitent leur garage punk avec économie. Un retrouve un brin de mélancolie sur les excellentes « Memories are made of This » et « This Perfect Day », cette dernière apparaissant également sur une compilation des danois de Baby Woodrose sortie en 2004. A l&rsquo;époque de sa sortie, le magazine Roadrunner applaudissait le groupe. La publication australienne jugeait que le séjour intensif de The Saints à écumer les salles et squats londoniens avait fait du quatuor une machine huilée pour la scène. En effet, « Eternally Yours » est un solide disque de rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il a de plus pur. Pas étonnant que Kurt Cobain le cite dans la première moitié de ses cinquante albums préférés. Tout simplement exquis.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1978<br />
<strong>Origine :</strong> Australie<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/h9M3b9lh-7s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Know Your Product</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un steak d&rsquo;autruche<br />
<strong>Drink :</strong> Aussie cocktail (rhum, cointreau, jus de citron, fruit de la passion)</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #33</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2017 12:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[BLUR]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[PSYCHE]]></category>
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		<category><![CDATA[THE DANDY WARHOLS]]></category>
		<category><![CDATA[THE DISTILLERS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Album rugueux à scander en se pétant les cordes vocales, « Coral Fang » fait partie de ces œuvres clés de la première moitié des années 2000. A cette époque, Brody Dalle était le fantasme ultime de millions de boutonneux et l’héroïne de pas mal de lycéennes, qui voyaient en elle une icône sensuelle du rock poisseux et distordu. Ce style primitif que les adolescents affectionnent tant. Il faut dire qu&#8217;au début de ce siècle, après le virage pop de No Doubt et [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2947" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-150x150.jpg" alt="Coralfang" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Coralfangvinyl-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Album rugueux à scander en se pétant les cordes vocales, « Coral Fang » fait partie de ces œuvres clés de la première moitié des années 2000. A cette époque, Brody Dalle était le fantasme ultime de millions de boutonneux et l’héroïne de pas mal de lycéennes, qui voyaient en elle une icône sensuelle du rock poisseux et distordu. Ce style primitif que les adolescents affectionnent tant. Il faut dire qu&rsquo;au début de ce siècle, après le virage pop de No Doubt et la carrière en dent de scie de Hole, les punkettes n&rsquo;avaient pas grand chose à se mettre sous l&rsquo;oreille jusqu&rsquo;à la sortie de ce troisième opus de <strong>The Distillers</strong>. Voici donc un monstre redoutable d&rsquo;efficacité et d&rsquo;agressivité, toujours aussi hargneux près de quinze longues années après son arrivée dans les bacs. Conçu pendant le divorce de Dalle avec Tim Armstrong (membre fondateur et frontman de Rancid), « Coral Fang » joui d&rsquo;un songwriting particulièrement brillant, qui permet au groupe américano-australien de pondre des hymnes garage punk aux accents pop à vous coller aux tympans pendant plusieurs jours. En effet, la plume de la guitariste chanteuse s’avère redoutable, et son chant criard rappelle étroitement celui de Courtney Love (et de son défunt mari). Habitée, excédée, la musicienne originaire de Melbourne crache son venin à coups de riffs qui semblent tout droit sortis des nineties. Son punk basique aux refrains bodybuildés séduit, et la propulse sur la scène des plus gros festivals, à tout juste 24 ans. En signant chez Sire Records, le groupe bénéficie enfin du son et de la promo qu&rsquo;il mérite. Pour cet album, l&rsquo;australienne a repensé son line-up en faisant appel à Andy Granelli, que l&rsquo;on retrouvera derrière les futs quelques années plus tard chez Darker My Love, et au guitariste Tony Bevilacqua. La mayonnaise entre les quatre jeunes punks ne met pas longtemps à prendre. Voilà une version de The Distillers plus tranchante, mais aussi plus pop, qui arrive enfin à traduire sa fougue électrique en hymnes pop-punk décapants. Cela s&rsquo;entend dès l&rsquo;attaque de « Drain The Blood » et son riff étouffé à la Telecaster. Dans un déluge de cris et de distorsion, les pistes s’enchaînent, et Dalle ne semble rien perdre de son ton blasé et révolté. Pépite punk au refrain ultra-puissant, « Die On A Rope » permet au groupe de squatter les plateaux télé des shows musicaux les plus prestigieux de la planète, dont celui de Jools Holland sur la BBC, popularisant ainsi le groupe illico au Royaume-Uni. Autre décharge d&rsquo;énergie à ne pas oublier, la chanson éponyme de l&rsquo;album et ses choeurs puissants. Étonnamment, Dalle et ses nouveaux musiciens sont aussi convaincants lorsqu&rsquo;ils jouent dans l&rsquo;urgence (« Hall Of Mirrors », « Dismantle Me ») que sur les power ballades « The Hunger » et « The Gallow Is Gold ». Mention très spéciale pour « Love Is Paranoid », leçon d&rsquo;efficacité qui rappelle aussi bien PJ Harvey que Nirvana ou The Wipers. Le 21e siècle a trouve sa Siouxsie, en plus trash et plus encore plus sexy.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2003<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/WFCVEu04rsY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coral Fang</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sorbet à la fraise<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila frappée</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2945" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-150x150.jpg" alt="BlurParklife" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/BlurParklife-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Troisième album de <strong>Blur</strong>, « Parklife » reste le meilleur moyen de rentrer dans la discographie d&rsquo;un groupe trop souvent comparé à son plus grand rival. A tort. En effet, là où les mancuniens d&rsquo;Oasis la jouaient rock racé façon Who avec une attitude de bad boys tout droit sortis d&rsquo;une beuverie dans un vestiaire de foot, Damon Albarn et sa bande ont toujours incarné une certaine sophistication et ne s&rsquo;en sont jamais trop cachés. Oui, Blur est un produit artsy de New Cross. Oui, Blur est résolument middle class. Quatuor mené par deux têtes bien remplies, celle de son frontman Damon Albarn, chanteur inspiré et chroniqueur social d&rsquo;une Angleterre s&rsquo;apprêtant à rentrer les deux pieds en avant dans le Blairisme, et de Graham Coxon, guitariste punk au look ultra-nerdy, un énervé de la six cordes aux idées brillantes. Blur est un groupe à part. Pas étonnant que cet album, celui de la consécration après un second opus discret, soit resté plus de quatre-vingt dix semaines dans le top 40 des ventes en Angleterre. A l&rsquo;image de Ray Davis des Kinks ou Paul Weller de The Jam, Albarn a su s&rsquo;improviser observateur d&rsquo;une société britannique en pleine mutation, avec une certaine pointe de sarcasme non négligeable. A la fois tête à claque préférée des tabloïds et chouchou de l&rsquo;intelligentsia londonienne, le jeune compositeur incarne le succès du sud de l&rsquo;Angleterre, fin, raffiné, distingué, toujours prêt à innover pour être dans le coup. Son génie illumine de nombreux titres qui feront exploser les records de ventes aux quatre coins du royaume. A commencer par l&rsquo;hymne disco « Girls and Boys » et ses paroles légères. On retrouve son sens de la mélodie et des arrangements sur « End of Century ». So British, le single fait office de clin d&rsquo;oeil aux pionniers des sixties. La progression d&rsquo;accords, qui s&rsquo;ouvre sur un refrain ambitieux, rappelle les mélodies de The Kinks et The Beatles. « To The End » est une délicieuse oeuvre pop, délicate et soyeuse, qui pourrait facilement se retrouver dans la bande son d&rsquo;un James Bond. Pourtant, Blur reste un groupe de rock n&rsquo;roll. Ça s&rsquo;entend sur le single « Parklife », hymne de toute une génération de Britons, celle des romans d&rsquo;Irvine Welsh et des soirées ecsta. Sûr de ses forces, le groupe peut même s&rsquo;essayer au punk basique (« Jubilee » et « Popscene ») sans être ridicule. A l&rsquo;écoute de ce grand pavé de pop anglaise, on se dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas étonnant qu&rsquo;Albarn ait eu la carrière qu&rsquo;on lui connait. Dès les nineties, l&rsquo;homme derrière Gorillaz et tant d&rsquo;autres projets a toujours eu de nombreuses cordes à son arc, faisant preuve d&rsquo;un éclectisme rare et largement apprécié.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/YSuHrTfcikU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Parklife</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Anguille et purée de patates<br />
<strong>Drink :</strong> Un gin de qualité</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2943" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-150x150.jpg" alt="Thirteen Tales" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/61rFWDhalqL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Sans les <strong>Dandy Warhols</strong>, Portland ne serait jamais devenu le repère de hipsters le plus prisé d&rsquo;Amérique, et The Brian Jonestown Massacre n&rsquo;aurait jamais dépassé le statut d&rsquo;éternels losers. Monstres vénérés de la coolitude façon côte ouest, malgré une carrière en dents de scie et des prestations lives pas toujours à la hauteur de leur réputation, le groupe de l&rsquo;Oregon a marqué son époque. Tantôt folk, tantôt psyché, la formation emmenée par le très androgyne Courtney Taylor a signé une des oeuvres majeures de l&rsquo;Americana de ces vingt dernières années. « Thirteen Tales From Urban Bohemia » est la bande son d&rsquo;une époque où le rock indé américain est réduit à tourner dans des clubs miteux, n&rsquo;intéressant pas grand monde hormis quelques étudiants en fac&rsquo; d&rsquo;art ou des néo hippies élevés au Grateful Dead. Ce disque a permis à des milliers de folkeux, néo-psychés et amateurs de classic rock de pouvoir exister sur le devant de la scène. Sans cette pop planante, ultra-bien pensée, les musiciens de Bon Iver, Tame Impala ou The Allah-Las seraient, probablement, encore de vulgaires quidams. Après une entame folk rappelant le meilleur des Byrds (« Godless » et son gimmick de trompette lancinant), le groupe se noie dans l&rsquo;écho et le psychédélisme (« Mohammed »). Sur « Nietzsche », The Dandy Wahrols plongent dans la fuzz et le heavy rock, sans faire d&rsquo;excès de lourdeur. Car peu importe le terrain de jeu, le quatuor maîtrise les codes et ne tombe jamais dans le piège de la facilité. On retrouve ce sens accru de la production soigneusement élaborée sur les singles de l&rsquo;album. Tout d&rsquo;abord « Bohemian Like You », tube stratosphérique singeant les Rolling Stones du grand Keith avec brio. La chanson parfaite pour embarquer dans une vieille Ford des années 1960 et se perdre dans les forêts de conifères du Pacific Northwest. « Get Off », quant à elle, nous plonge dans un Western Spaghetti, avec ses guitares sèches et ses arrangements surf rock. Et quand le groupe se prend pour la réincarnation du Velvet Underground, le résultat est bluffant (« Sleep »). Nous voilà en plein New York, un livre de la Beat Generation sur la table de nuit, essayant patiemment de trouver le sommeil après une journée bien remplie. Comme son nom l&rsquo;indique, « Thirteen Tales » est un voyage dans l&rsquo;Amérique contemporaine, un disque qui s&rsquo;écoute sur la route au fur et à mesure que le paysage évolue sous nos yeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2000<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « Nietzsche »<br />
<strong>Eat :</strong> Donuts<br />
<strong>Drink :</strong> Rootbeer</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #32</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2017 12:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[FU MANCHU]]></category>
		<category><![CDATA[HYDROMATICS]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[SOUNDGARDEN]]></category>
		<category><![CDATA[STONER]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne s&#8217;y attendait pas. Chris Cornell, chanteur de Soundgarden, s&#8217;est donné la mort la semaine dernière dans sa chambre d’hôtel après un concert à Detroit, à tout juste 52 ans. Voilà donc une nouvelle icône des nineties à rejoindre le royaume des cieux. Le rock américain a perdu une de ses voix les plus marquantes, et une de ses plus belles gueules. Profitons donc de cette triste nouvelle pour revenir sur « Superunknown », quatrième opus du groupe de Seattle, forteresse imprenable [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2898" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-150x150.jpg" alt="Superunknown" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-409348-1150567266.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />On ne s&rsquo;y attendait pas. Chris Cornell, chanteur de <strong>Soundgarden</strong>, s&rsquo;est donné la mort la semaine dernière dans sa chambre d’hôtel après un concert à Detroit, à tout juste 52 ans. Voilà donc une nouvelle icône des nineties à rejoindre le royaume des cieux. Le rock américain a perdu une de ses voix les plus marquantes, et une de ses plus belles gueules. Profitons donc de cette triste nouvelle pour revenir sur « Superunknown », quatrième opus du groupe de Seattle, forteresse imprenable du courant grunge qui atteint son pic de popularité en 1994, année elle aussi marquée par le décès d&rsquo;une autre légende locale dont on parlera sur ce site très prochainement. Moins rugueux que ces prédécesseurs, « Superunknown » est sans aucun doute l&rsquo;album le plus accessible du groupe. A peine sorti, les radios s&rsquo;affolent et passent en boucle les singles « Spoonman », « Fell On Black Days », et « Black Hole Sun ». Dans une interview à la télévision américaine, Dave Grohl décrit le son de ses compatriotes de Soundgarden comme « le croisement impossible entre The Beatles et Black Sabbath ». Bien vu l&rsquo;ami, il faut dire que sur ce coup là, le batteur de Nirvana voit juste. On retrouve une noirceur propre au quatuor sur de nombreux morceaux de l&rsquo;album, qui rappellent en effet les territoires défrichés par les pionniers du métal au début des années 1970. Sauf que Cornell et Kim Thayill ont un sens bien particulier de la mélodie. Cet amour des arrangements soignés et des refrains entêtants scandés par le frontman se marient parfaitement avec les riffs ténébreux brodés par Thayill. Il faut dire que la production de Michael Beinhorn (Hole, Violent Femmes, Red Hot Chili Peppers), puissante à souhait, rend plus que service aux compositions du groupe (« Limo Wreck », « The Day I Tried To Live »). On est au milieu des années 1990 et on n&rsquo;a pas peur d&rsquo;en mettre des tonnes. Avec une bonne dose de groove, Soundgarden gravent certains des riffs les plus mémorables d&rsquo;une décennie placée sous le signe de montagnes d&rsquo;amplis Marshall et de Gibson Les Paul baveuses. A l&rsquo;écoute de cet album au son de mammouth (lancez « Mailman » et montez le volume, vous ne serez pas déçu), il est saisissant de voir à quel point cette scène grunge a pu être marquée par la grandiloquence des pionniers du hard rock vingt ans plus tôt. Il faudrait au moins quatre mains pour compter sur ses doigts les clins d’œil à Zeppelin, Sabbath ou Purple tout au long de ce disque culte. Étonnement, les Inrockuptibles ont snobé le beau brun et sa bande dans de leur récent hors-série sur les meilleurs albums de l&rsquo;histoire du rock transatlantique, leur préférant des formations bien plus fragiles, tels que les néo-folkeux Bon Iver ou Sufjan Stevens. Sacrée injustice, quand on sait à quel point Soundgarden a participé à la renommée internationale de la ville de Seattle.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/ySzrJ4GRF7s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fell On Black Days</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tartelette citron meringuée<br />
<strong>Drink :</strong> Whisky Sour (bourbon, citron, sirop de canne)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2896" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-150x150.jpg" alt="Hydromatics" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/5163Dxxn01L-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Nick Royale a réussi son pari. Donner une seconde jeunesse aux morceaux poussiéreux de son groupe favori, The Sonic&rsquo;s Rendezvous Band. Projet aux noms prestigieux, avec Scott Asheton (ex-Stooges) ou bien même Fred « Sonic » Smith (Monsieur Patti Smith et membre fondateur du Motor City 5), le groupe de Detroit n&rsquo;a pas réussi à s&rsquo;imposer sur le circuit proto-punk à la fin des années 1970, rapidement dépassé par la scène plus artsy du CBGB new yorkais. Vingt ans plus tard, Royale, frontman des Hellacopters et légende de l&rsquo;underground européen convainc Scott Morgan, chanteur de la formation oubliée, de reprendre du service. Pour ce faire, il fait appel à Tony Slug, guitariste de The Nitwitz, un américain basé à Amsterdam qui connait bien l&rsquo;ancienne gloire du Michigan. Rendez-vous pris en Hollande, les trois musiciens commencent à répéter et bookent trois dates histoire de voir ce que peut advenir de cette idée audacieuse. Six jours plus tard, le groupe a composé de quoi combler un set fait, en majorité, de vieilles chansons du Sonic&rsquo;s Rendezvous Band, que personne n&rsquo;a entendu en live depuis bien longtemps. Il faut dire que la formation de Scott Morgan était un véritable groupe de scène et hormis le mythique single « City Slang », le quatuor n&rsquo;a pas immortalisé son rock électrique en studio. Voilà désormais chose faite avec « Parts Unknown », qui voit Scott Morgan finalement enregistrer certaines de ses compositions plus de vingt ans après leur écriture. On retrouve par exemple les excellentes « Earthy », qui sent bon le garage punk des pionniers, et la très soul « Getting There (is Half The Fun) » et son changement de tempo ravageur. Malgré un certain goût pour les spiritueux et des années d&rsquo;absence devant un micro, Scott Morgan n&rsquo;a rien perdu de sa voix chaude. Ce grand fan de musique noire, qui s&rsquo;est fait un nom avec The Rationals pendant les sixties, a ce timbre de voix soul qui colle à merveille au jeu de guitare punk blues de Royale (« Runaway Slaves »). Il faut dire que le suédois se réjouit de prêter main forte à son idole, rendant ainsi un hommage plus que mérité au son de Detroit. Hargneux, rapide, enjoué, « Parts Unknown » plonge l&rsquo;auditeur dans un univers musical fascinant logé au croisement du punk rock et de la soul music. Imaginez les Stooges en train de reprendre les plus grands tubes du catalogue de Tamla Motown (« Nailed », « Get It Together »). La décharge sonore est de taille, le défi aussi. Pourtant, « Parts Unknown » n&rsquo;en est pas loin. Un disque d&rsquo;antiquaire du rock, qui mérite néanmoins de figurer parmi les œuvres les plus saisissantes de la riche carrière du gourou suédois et de ses acolytes du Midwest.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1999<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis/Suède<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/TbRlAWP6oAo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Getting There (Is Half The Fun)</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Gaufre au caramel<br />
<strong>Drink :</strong> Blue Lagoon (vodka, curaçao, citron vert)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2897" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-150x150.jpg" alt="California Crossing" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/California_Crossing.jpg 400w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Un groupe fun. Voilà comment on pourrait présenter <strong>Fu Manchu</strong>, formation estampillée rock burné depuis près de trente ans. Oui, cela fait trois décennies que le groupe originaire d&rsquo;Orange County, comté ensoleillé situé au sud de Los Angeles, pond des albums racés à faire rentrer le headbanging aux prochaines olympiades. Sorti en 2001, « California Crossing » reste le disque le plus solide de la discographie du combo emmené par Scott Hill. Aficionado des riffs crétins et des refrains monolithiques, Hill est l&rsquo;architecte du son de Fu Manchu. Fan invétéré des dinosaures du hard rock à papa, on parle ici d&rsquo;AC/DC, Motörhead, et KISS, Hill façonne des titres colossaux, d&rsquo;une simplicité déconcertante et d&rsquo;une efficacité rare. Signé chez Mammoth Records (rien n&rsquo;a été laissé au hasard), Fu Manchu dégraisse le heavy rock comme Margaret Thatcher a démantelé le service public britannique. Pas besoin de s&#8217;embêter avec des fioritures, le groupe fait dans le rock d&rsquo;hommes de croc-magnon et ça fonctionne à merveille. Sous sa magnifique pochette, « California Crossing » abonde de riffs à vous donner envie de revendre votre Clio 2 pour investir dans un mur d&rsquo;amplis à lampes et des pédales fuzz. Les hostilités démarrent avec « Separate Kingdom » et son refrain colossal. Sur la face A du disque, on retrouve « Mongoose », déjà présente sur l&rsquo;album « Eatin&rsquo;Dust » sorti deux ans auparavant. Cette nouvelle version, encore plus abrasive que l&rsquo;originale, est un concentré de ce que Fu Manchu a fait de meilleur. Un riff crétin, une cloche qui annonce l&rsquo;entrée d&rsquo;une ligne de guitare aussi lourde que chaude, avant que le tout se transforme en un hymne de heavy rock à écouter à balle le pied au plancher dans une vieille caisse américaine en faisant transpirer l&rsquo;asphalte poussiéreux d&rsquo;une autoroute déserte. On retrouve cette salve d&rsquo;énergie sur « California Crossing » et son riff plein de testostérone. Oui, à l&rsquo;instar de ses contemporains tout droit sortis du désert californien, Fu Manchu ne fait pas dans la dentelle. Cette chanson, plus gros son du groupe de la côte ouest, a d&rsquo;ailleurs tapé dans l’œil des ingénieurs d&rsquo;Activision qui décident de l&rsquo;inclure dans la bande son du jeu vidéo Tony Hawk Underground. Pas mal pour une bande de renégats ne jurant que par les grosse bagnoles et le son rétro des vieilles pédales de distorsion. Mention très spéciale pour « Squash That Fly », qui aurait très bien pu rejoindre la chanson éponyme de l&rsquo;album au rang des titres les plus ravageurs jamais sortis de Californie du Sud. Une leçon de rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il y a de plus primaire. Voilà donc un disque baraqué, robuste, qui ravira n&rsquo;importe quel fan de guitare électrique porté sur la puissance et l&rsquo;intensité de son instrument. Du lourd.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2001<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/H3bdZWrIMdM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mongoose</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Enchiladas<br />
<strong>Drink :</strong> Tequila blanche citron vert</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #31</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2017 12:18:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[LEAF HOUND]]></category>
		<category><![CDATA[NEW BOMB TURKS]]></category>
		<category><![CDATA[PSYCHE]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au milieu des années 1980, une bande de jeunes allumés a permis au rock anglais de ne pas tomber dans les oubliettes. Groupe phare d&#8217;une génération marquée par l&#8217;arrivée massive des amphétamines sur le marché de la nuit et un semblant de renouveau hippie qui atteindra son apogée lors du concert géant de Spike Island le 27 mai 1990 devant 30,000 rosebeefs défoncés à souhait, The Stone Roses reste un véritable mythe outre-Manche. Ce succès pharamineux a débuté dans les clubs [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2856" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-150x150.jpg" alt="Stoneroses" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Stoneroses.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Au milieu des années 1980, une bande de jeunes allumés a permis au rock anglais de ne pas tomber dans les oubliettes. Groupe phare d&rsquo;une génération marquée par l&rsquo;arrivée massive des amphétamines sur le marché de la nuit et un semblant de renouveau hippie qui atteindra son apogée lors du concert géant de Spike Island le 27 mai 1990 devant 30,000 rosebeefs défoncés à souhait, <strong>The Stone Roses</strong> reste un véritable mythe outre-Manche. Ce succès pharamineux a débuté dans les clubs de Manchester, dans la fameuse Hacienda, où le groupe s&rsquo;est fait la main en mélangeant influences classic rock, funk façon Funkadelic et délires psychédéliques tout droit sortis des sixties. A la différence de The Smiths, autres gloires locales plus portées sur le romantisme, The Stone Roses s&#8217;emploient à façonner la « lad culture », définissant tout un style vestimentaire, voire un mode de vie, basé sur des valeurs propres à cette région sinistrée par la désindustrialisation et les ravages du gouvernement Thatcher : une consommation excessive de bière, le port obligatoire du bob et du survêtement Adidas sur un baggy porté largement en dessous de la ceinture, et une arrogance à faire passer Alain Delon pour un modeste instituteur de campagne. Emmené par Ian Brown, bête de scène aux pupilles dilatées et à la démarche de primate, le groupe peut reposer sur une section rythmique solide, qui sait groover quand il le faut, permettant ainsi à John Squire de broder des guirlandes de guitare noyées dans la reverb et l&rsquo;écho. Ses arpèges servent de terrain de jeu aux incantations naïves et spatiales de Brown (« I Wanna Be Adored », « Wonderfall », « Made of Stone »), tantôt gros dur, tantôt adolescent plein de candeur. The Stone Roses, plus inspirés que jamais, lance une OPA sur le rock anglais. Le ton des chansons est porteur d&rsquo;espoir, et fait écho à une Angleterre qui semble se relever de ses pires années d&rsquo;austérité. Cet optimisme se retrouve dans les refrains enivrants de « She Bangs The Drums » ou la ballade acoustique « Elizabeth My Dear ». Plus pop que les écossais de Primal Scream et sûrement moins déjantés que leurs confrères des Happy Mondays, The Stone Roses deviennent, grâce à ce disque au combien sucré et riche en tubes, les nouveaux chouchous du NME et de toute la presse musicale britannique. La pression sera telle que le groupe mettra près de cinq ans à pondre un successeur à ce premier effort phénoménal, qui n&rsquo;atteindra malheureusement pas le succès escompté de cet album homérique. Il n&#8217;empêche que The Stone Roses, fraîchement reformés pour des histoire de gros sous, restent une des références les plus marquantes dans le développement musical de bon nombre de noms connus et moins connus, de Liam Gallagher à Kasabian, en passant par les Australiens de Jagwar Ma, les pionniers de l&rsquo;électro The Chemical Brothers ou bien même les néo-hippies de MGMT.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1989<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/70AUM5GL3Do" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Made Of Stone</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Des champignons<br />
<strong>Drink :</strong> Gin Tonic Concombre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2855" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-150x150.jpg" alt="Leaf Hound" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-2625594-1406947753-2018.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Parfois, la pochette d&rsquo;un album peut assez bien résumer son contenu. C&rsquo;est le cas de cet album colossal paru chez Decca, mythique label des Rolling Stones, en 1971. Enregistré un an auparavant aux Spot Studios de Mayfair, non loin d&rsquo;Hyde Park, dans l&rsquo;ouest de Londres, ce premier album de <strong>Leaf Hound</strong> est une oeuvre rare, que les collectionneurs s&rsquo;arrachent. Il faut débourser plus de quatre mille dollars pour s&rsquo;offrir une galette issue du pressage original de « Growers of Mushroom », ou « cultivateurs de champignons » en français dans le texte. Pas besoin de vous faire un dessin, on cerne assez rapidement de quels types de champignons il s&rsquo;agit ici. En effet, sous cette pochette psychédélique qui, avouons-le, n&rsquo;a pas si bien vieilli que ça, logent des riffs colossaux et des envolées lyriques de haut vol. Moins connu que Deep Purple, Black Sabbath ou Cream, Leaf Hound, le lévrier dans la langue de Shakespeare, propose un rock lourd et sale, réchauffé par les lampes chauffées à vif des vieux ampli Orange et la voix rugueuse de Peter French. Dès l&rsquo;entame de « Freelance Fiend », on sait à quoi à s&rsquo;en tenir. La guitare crasseuse de Mick Halls signe un des riffs les plus puissants des seventies, soutenu par la cloche de Keith Young, à ne pas confondre avec un autre Keith, derrière les fûts. A la manière de Robert Plant, French crooner plein de testostérone, hurlant ses refrains comme si sa vie en dépendait, on retrouve ces prouesses vocales sur l&rsquo;excellent « Sad Road To The Sea » et ses changements de tempo. « Drowned My Life In Fear » est un heavy blues à la lenteur presque déconcertante, avec son riff descendant, rappelant l&rsquo;excellente « Dazed And Confused » de la bande à Page et Plant. Malsaine, loufoque, et totalement misogyne, cette piste regroupe tous les éléments nécessaires au tube de heavy blues anglais, genre inventé quelques années plus tôt par les Yardbirds et les Pretty Things, qui semblent avoir très largement inspirés nos jeunes londoniens. On retrouve cette énergie débordante, noyée dans des solos de guitares chargés d&rsquo;électricité sur « Work My Body », odyssée rock de huit minutes laissant entrevoir les débuts du rock progressif, qui commencent à envahir les record stores des quatre coins de l&rsquo;Angleterre. Clou de l&rsquo;album, ce titre fini en beauté, sur des accords d&rsquo;orgue grandiloquents. Quant à la chanson éponyme de cette oeuvre colossale et son couplet à hautes influences orientales, elle rappelle le Summer of 1967 et les Beatles de « Tomorrow Never Knows ». Disque peu connu, pourtant considéré comme premier album de <em>stoner rock</em> de l&rsquo;histoire, « Growers of Mushroom » donne au hard rock anglais ses lettres de noblesse. De quoi vous donner envie de vous laisser pousser les cheveux, monter le son de votre vieil ampli vintage et vous préparer une omelette pas tout à fait comme les autres.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/B5PJfh8TeZg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Freelance Fiend</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Omelette aux cèpes<br />
<strong>Drink :</strong> Hydromel</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2854" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-150x150.jpg" alt="New Bomb Turks" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/R-1695121-1256417631.jpeg-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La quintessence du punk rock américain. Prenez les Ramones, les débuts de Black Flag et les Stooges de James Williamson et vous avez le groupe de punk rock ultime. Les<strong> New Bomb Turks</strong>, légendes de la scène garage punk ricaine des années 1990, qui seront d&rsquo;ailleurs en <a href="https://www.facebook.com/events/116158035623854/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">concert</a> à Lyon avec <a href="https://thescaners.bandcamp.com/releases" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Scaners</a> cet été, font parler d&rsquo;eux depuis plus de vingt-cinq ans. Originaire de l&rsquo;Ohio, état industriel reliant la région des Grands Lacs au Midwest, le groupe s&rsquo;est forgé une solide réputation dans le monde du punk underground. Avec les Gaza Strippers, The Bellrays, The Oblivians ou The Dirtbombs, les Turks ont sauvé le garage rock américain en tournant dans les clubs pourris du monde entier, donnant l&rsquo;idée aux Hives en Suède, à Teengenerate au Japon et The Elektrocution de suivre leurs pas. En pratiquant un punk rock teinté de blues et de soul, le tout joué à 200 mph, les Turks ont sorti une ribambelle d&rsquo;albums assez homogènes. Plus accrocheur que les autres, « Nightmare Scenario », lancé par le mythique label Epitaph, ouvre en grandes trombes sur « Point A To Point Blank ». A la manière d&rsquo;un Mick Jagger sous speed, Eric Davidson crache ses lyrics en singeant les chanteurs soul du sud du delta du Mississippi. On est quand même bien loin de Muddy Waters, mais les racines sont là, indéniables. La guitare, agressive, voire abrasive, distille une série de riffs ravageurs qui s’enchaînent à la vitesse de la lumière. Sur « Automatic Teller », on croirait entendre un de ces morceaux au tempo rapide d&rsquo;Exile On Main Street joué à fond la caisse. Même topo sur « End of the Credibility Race », alors que « Too Much » a plus avoir avec les Dead Boys ou le Motor City 5. Boogie au groove complètement stonien, « Killer&rsquo;s Kiss » rappelle les Stones de Mick Taylor, il ne manque que les choristes blacks pour confirmer l&rsquo;illusion. Mid-tempo à la guitare slide destructrice, « Wine and Depression » confirme l&rsquo;obsession que porte le quatuor d&rsquo;Akron à Keith Richards et à sa bande. Sauf que les Turks ne font pas dans la dentelle, et semblent préférer la fuzz aux envolées de saxophone. On se dit pourtant que des morceaux comme « Your Beaten Heart » ou « The Roof » et son clavier honky tonk auraient pu permettre au groupe de sortir de la confidentialité et s&rsquo;offrir une carrière un peu plus glamour. Malgré un passage remarqué au Bizarre Festival en 2000, les New Bomb Turks n&rsquo;ont jamais eu le succès qu&rsquo;ils méritaient. Il faudra se contenter du statut de légendes vivantes de l&rsquo;underground américain et celui de groupe live le plus déjanté de sa génération. C&rsquo;est déjà pas mal pour une formation dont le gratteux n&rsquo;est qu&rsquo;un simple professeur d&rsquo;anglais de lycée dans le civil. Comme quoi&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2000<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/wKJQI9LkKf4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Too Much</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Hot dog sauce piment<br />
<strong>Drink :</strong> Ohio cocktail (Martini rouge, bourbon, Angostura et Crémant)</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #30</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 12:32:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[KING TUFF]]></category>
		<category><![CDATA[KINGS OF LEON]]></category>
		<category><![CDATA[KYUSS]]></category>
		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
		<category><![CDATA[STONER]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vague « stoner » rock qui a refait surface ces vingt dernières années n&#8217;a pas grand chose en commun avec ses origines. Car si le mouvement a fait beaucoup d&#8217;émules récemment, en particulier en Scandinavie et en France, il est né dans la plus pure confidentialité à la fin des années 1980 dans le désert californien. Imaginez des bleds pourris à deux heures des portes de Los Angeles, où le soleil brûle l&#8217;asphalte neuf mois sur douze. C&#8217;est dans cet environnement [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2814" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-150x150.jpg" alt="Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/Kyuss_Welcome_to_Sky_Valley-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />La vague « stoner » rock qui a refait surface ces vingt dernières années n&rsquo;a pas grand chose en commun avec ses origines. Car si le mouvement a fait beaucoup d&rsquo;émules récemment, en particulier en Scandinavie et en France, il est né dans la plus pure confidentialité à la fin des années 1980 dans le désert californien. Imaginez des bleds pourris à deux heures des portes de Los Angeles, où le soleil brûle l&rsquo;asphalte neuf mois sur douze. C&rsquo;est dans cet environnement poussiéreux, entre les cactus et les maisons de retraite, qu&rsquo;une frange alternative de la jeunesse se regroupait pour des jams psychédéliques autour de générateurs lors de fêtes pouvant durer plusieurs jours. Nourri à Black Sabbath et au punk hardcore de la cité des anges, <strong>Kyuss</strong> reste considéré comme le groupe le plus influent de cette scène qui ne fera parler d&rsquo;elle que bien des années plus tard. Formé par une bande d&rsquo;adolescents passionnée de science-fiction et de produits illicites à la fin des années 1980, le groupe se démarque en restant à la marge du mouvement grunge. Chez Kyuss, on ne retrouve pas d&rsquo;envolée pop ni de postures mielleuses qui pourraient amadouer les foules. Bien au contraire, le quatuor préfère miser sur de rugueuses improvisations interstellaires de plusieurs minutes. Cette attitude rebelle séduit tout de même Elektra qui sort « Welcome to the Sky Valley » au mois de juin de 1994. Dans un vacarme assourdissant, John Garcia se démarque comme un des chanteurs les plus puissants de sa génération. Sa prose frappe comme un marteau, pendant que le petit Josh Homme (le rouquin n&rsquo;avait alors que 21 ans) pose des accords lourds et distille quelques riffs lancinants qui deviendront par la suite sa marque de fabrique. On pose la galette sur le tourne-disque et la symphonie commence. « Gardenia » résonne et on se demande si nos enceintes vont tenir le coup. Dans un déluge de fuzz, le groupe navigue sur une ligne de basse poisseuse, guidé par un Garcia particulièrement agressif. Kyuss fait presque dans le mystique sur « Asteroid » et son riff de guitare malsain. En alternant passages bourrins et délires psychédéliques, la formation perd l&rsquo;auditeur, qui se prend une claque à chaque fois que Homme piétine sa Big Muff (« Demon Cleaner », « N.O. »). Et quand il calme ses ardeurs, c&rsquo;est pour broder une des rares accalmies au milieu d&rsquo;un océan de distorsion. Avec « Space Cadet », Kyuss signe en effet son « Planet Caravan ». Ce blues semi-acoustique monte en puissance sans jamais exploser. Du grand art, qui fait mieux digérer la deuxième face du disque, brutale à souhait. En flirtant avec le hard rock, le métal, le rock psychédélique et le krautrock, Kyuss brouille les pistes. Il faudra pourtant attendre la dissolution du groupe et la création de Queens of the Stone Age pour que le groupe soit enfin considéré à sa juste valeur. Pionnier d&rsquo;un mouvement qui s&rsquo;est désormais largement perdu dans le hard rock de bas étage, Kyuss a transformé le rock lourd de Black Sabbath en quelque chose de bouillant et de totalement halluciné. Une prouesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1994<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/-NHWF1cCRw0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Odyssey</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un steak de bison<br />
<strong>Drink :</strong> Un litre de mezcal</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2815" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-150x150.jpg" alt="young cover" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover.jpg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/young-cover-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Si j&rsquo;avais dû parier sur le futur de <strong>Kings of Leon</strong>, j&rsquo;aurais perdu beaucoup d&rsquo;argent. Rien ne laissait présager que les trois frangins et leur cousin du Tennessee se transformeraient en une machine fade et policée à produire des tubes aussi infectes que le dernier single de U2. Avec leurs barbes anachroniques (en 2003, seul le gendarme à moustache du coin de la rue fréquentait un barbier) et leurs dégaines de ploucs tout droit sortis d&rsquo;un mauvais film américain, les Kings of Leon avaient réussi une belle OPA sur un rock plutôt porté sur le glamour. Oui, on est bien loin du gentleman chic et décalé façon Strokes et du dandy de Brick Lane façon Libertines. Pourtant, avec leur côté Creedence Clearwater Revival et les accents qui sentent bon la paille fraîchement séchée, les Kings of Leon s&rsquo;étaient imposés comme une des sensations musicales les plus excitantes de ce nouveau siècle. Ce premier album, aussi rural que naïf, avait jeté une vague de fraîcheur plutôt agréable sur une scène garage qui commençait à atteindre ses limites. Cradingue, parfois limite hésitant, le chant de Caleb Followill sur « Youth and Young Manhood » n&rsquo;a pas grand chose à voir avec ce qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. Tel un pasteur atteint d&rsquo;une méchante gueule de bois, le plus timide des frangins Followill ressuscite un style popularisé par John Fogerty. On pense au Creedence de « Green River » ou « Suzie Q ». A la frontière avec la country et le rock sudiste, les titres ont pourtant une sensibilité pop qui les rend particulièrement irrésistibles (« Red Morning Light », « California Waiting »). Les musiciens, qui n&rsquo;avaient à l&rsquo;époque pas l&rsquo;age légal de commander une binouze au comptoir de leur diner préféré, surprennent par leur décontraction. Ce côté foufou donne un côté attachant à la formation qui signera des hymnes adolescents totalement inoubliables, telle la mémorable « Molly&rsquo;s Chambers » ou l&rsquo;entêtante « Holly Roller Novocaine ». Jovial, les Kings of Leon reproduiront un effort similaire sur le « Aha Shake Heartbreak » sorti un an plus tard avant de sombrer dans la facilité et de commettre l&rsquo;erreur impardonnable de raser leur barbe. On n&rsquo;a toujours pas digéré.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2003<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/3ZVSEWMurgU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">California Waiting</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Un double baconator<br />
<strong>Drink :</strong> Four Roses</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2813" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-150x150.jpg" alt="king tuff" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/fc741210.jpg 658w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Troisième album du génial Kyle Thomas, connu sous le pseudonyme de <strong>King Tuff</strong>, « Black Moon Spell » a mis un peu de power pop sucrée dans l&rsquo;année musicale 2014. Membre actif de la scène garage actuelle, homme à la six corde et à la combinaison orange chez The Muggers (qui ont accompagné Ty Segall sur son avant dernier opus), cerveau derrière le projet sabbathien Witch en compagnie de J. Mascis de Dinosaur Jr, King Tuff n&rsquo;a plus besoin de présentation. Excellent du début à la fin, ce disque montre que la scène garage pop américaine a de beaux jours devant elle. Fans de Kiss, de Cheap Trick ou de punk new yorkais, voici votre nouvel album favori. Avec une production ultra-léchée, des accents pops complètement assumés, King Tuff remet un peu de soleil dans le rock américain. Voici un disque qui met le smile, sans prétention, qui prend presque des tournures glam rock sur certains titres sans jamais faire dans la vulgarité (« Rainbow&rsquo;s Run », « Beautiful Thing » qui ressusciterait presque Marc Bolan, ou la succulente « Madness »). Autre grand moment de rock bien calibré sur le morceau éponyme de l&rsquo;album, qui s&rsquo;ouvre sur un riff colossal réchauffé par un son de fuzz qui semble tout droit sorti du début des seventies, avant d&rsquo;évoluer vers un refrain bubblegum qui risque de vous hanter plusieurs jours. Même combat sur les hymnes garage pop « Headbanger » et « Sick Mind », sur lequel l&rsquo;ami King Tuff fait couiner sa Gibson SG avec un certain talent. Sur « I Love You Ugly », le natif du Vermont se la joue Black Lips avec une ballade lo-fi sans prétention aux paroles légères. On retrouve cette même légèreté sur « Eyes Of The Muse » et son gimmick de guitare stonien. L&rsquo;album termine en beauté sur une power ballade glam qui se clôt dans une marre d&rsquo;écho et de feedback. Sans trop se prendre au sérieux, King Tuff est en passe de s&rsquo;imposer comme l&rsquo;un des personnages les plus intrigants du rock nord-américain actuel. Fidèle à Burger Records et Sub Pop Records, l&rsquo;homme aux Rayban aviators et à la casquette trucker vissée sur la tête n&rsquo;a pas fini de faire parler de lui, pour le plus grand bonheur des amateurs de rock n&rsquo;roll. Faites moi confiance, ce disque est une petite perle qui mérite largement sa place parmi les disques les plus agréables de ces dernières années. Délicieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2014<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/yy6IPmzGLDY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Black Moon Spell</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Queue de castor<br />
<strong>Drink :</strong> Un sirop de grenadine</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #29</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2017 07:54:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITPOP]]></category>
		<category><![CDATA[BRONCHO]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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		<category><![CDATA[THE GUTTER TWINS]]></category>
		<category><![CDATA[THE VERVE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on pense Britpop, on reste malheureusement trop souvent bloqués sur le tube interstellaire « Wonderwall » et la guerre médiatique de bas étage entre Blur et Oasis. Mouvement culturel à l&#8217;ampleur internationale, la Britpop a remis l&#8217;Angleterre au centre de la géopolitique rock mondiale en balayant d&#8217;une seule traite le grunge poisseux et le heavy metal poilu du début des nineties. On se replonge donc dans une époque où le gouvernement travailliste de Tony Blair fait souffler un vent d&#8217;espoir sur [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2766" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-150x150.png" alt="The_Verve,_Urban_Hymns" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-150x150.png 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns.png 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/The_Verve_Urban_Hymns-125x125.png 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Quand on pense Britpop, on reste malheureusement trop souvent bloqués sur le tube interstellaire « Wonderwall » et la guerre médiatique de bas étage entre Blur et Oasis. Mouvement culturel à l&rsquo;ampleur internationale, la Britpop a remis l&rsquo;Angleterre au centre de la géopolitique rock mondiale en balayant d&rsquo;une seule traite le grunge poisseux et le heavy metal poilu du début des nineties. On se replonge donc dans une époque où le gouvernement travailliste de Tony Blair fait souffler un vent d&rsquo;espoir sur le Royaume, Eric Cantona régale le public anglais sur la pelouse d&rsquo;Old Trafford et les Spice Girls squattent la première place des charts à chaque sortie de single. Cette tendre et joyeuse aire n&rsquo;aurait sûrement pas été la même sans <strong>The Verve</strong> et la trace indélébile que laissa le groupe de Wigan sur le rock britannique. Car si pour de nombreux de nos compatriotes, la bande à Richard Ashcroft reste célèbre pour avoir signé la vulgaire bande son d&rsquo;une publicité pour la dernière Opel Astra, elle a profondément marqué son temps, et ce grâce à un album colossal : « Urban Hymns ». Recueil de tubes qui fait le bonheur des amateurs de pop racée, l&rsquo;album démarre en grandes trombes sur d&rsquo;épiques violons soigneusement dérobés aux Rolling Stones, qui toucheront un joli chèque au passage pour ce sample légendaire. Vient ensuite la romantique « Sonnet » et son refrain à faire chavirer un stade. Ceux qui voient dans The Verve un sous-Oasis mielleux feraient bien de jeter une oreille à la piste suivante. Sept minutes de guitares lourdes noyées d&rsquo;échos et de delays. Avec « The Rolling People », The Verve se la joue viril, façon Stone Roses période « Second Coming ». Nick McCabe se prend pour John Squire, maltraitant sa pédale wah-wah. Ashcroft s&rsquo;inspire de Ian Brown, autre légende du bassin houiller de Manchester, crachant son refrain plein de détermination sur un groove du tonnerre. Cette transe heavy justifie à elle seule l&rsquo;achat du troisième opus des petits protégés d&rsquo;Alan McGee, fondateur du label Creation et véritable gourou de la scène Britpop. Sur « The Drugs Don&rsquo;t Work », le groupe la joue intimiste en pondant la ballade la plus touchante de sa carrière. On retrouve ce songwriting pertinent sur la légère « Lucky Man » et son pont à faire chialer le plus houleux des hooligans de United. Voici donc un album optimiste, bande-son d&rsquo;une époque prometteuse sur bien des aspects. Il peut facilement faire office de porte d&rsquo;entrée dans une scène aussi riche que variée et bien trop souvent réduite à une mode éphémère qui popularisa la chemise trop grande, le jean baggy et la coupe au bol façon Beatles. Pour ceux qui voient dans Richard Ashcroft le seul frontman anglais capable de rivaliser en prestance avec son homologue Liam Gallagher, je recommande la carrière solo du bonhomme, en dégustant une pinte d&rsquo;ale au bord d&rsquo;une cheminée dans un pub cosy un dimanche après-midi pluvieux.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1997<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/8p7jMXnLewY" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Rolling People</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Une tourte à la viande anglaise<br />
<strong>Drink :</strong> Un pack de Boddington Gold</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2764" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-150x150.jpg" alt="Broncho" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/0000007583_10.jpg 1000w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Hormis The Flaming Lips, peu de groupes originaires de l&rsquo;Oklahoma se sont offert un semblant de célébrité. <strong>Broncho</strong> fait pourtant partie des rares formations issues de cet état rural logé au nord du Texas à mériter notre attention. Premier album de ces drôles de loubards emmenés par le très arsty Ryan Lindsey, sorte de croisement entre Evan Dando des Lemonheads et Courtney Taylor des Dandy Wahrols. Sauf qu&rsquo;au lieu de faire dans le psyché, Broncho préfère les rythmiques saccadées et les guirlandes de guitares tendues à souhait. Nous voilà donc face à une oeuvre qui a tout pour satisfaire l&rsquo;oreille du grand public. Indie, post-punk, garage, avec des accents power pop assez évidents, « Can&rsquo;t Get Past the Lips » passe tout seul, comme une lettre à la poste. Sorti une première fois en 2011, il sera réédité deux ans plus tard par Fairfax Recordings. Les hostilités démarrent bien. Première piste : comptine punk énergique de tout juste deux minutes, histoire de faire les présentations. S&rsquo;en suit la très urgente « Insert Coin » qui rappelle les Buzzcocks avec sa ligne de basse toute droite et son gimmick de guitare lancinant. Sur « Try Me Out Sometime », Broncho fait dans la ballade post-punk planante, avec ses guitares incisives et son refrain aussi sec que la Fender jaguar qui l&rsquo;accompagne. Plein de fraîcheur, le single « I Don&rsquo;t Really Want To Be Social » est un hymne post punk, une petite claque comme il fait plutôt bon d&rsquo;en prendre. Nous voilà donc à l&rsquo;écoute d&rsquo;une chanson faisant l&rsquo;apologie de la mauvaise humeur. Il faut dire qu&rsquo;avec Broncho, les choses sont plutôt claires. Le groupe ne fait pas dans la demi-mesure. Pas besoin de tourner autour du pot pendant des heures. Même plume acerbe sur « Record Store », boogie adolescent aux paroles assez marrantes. Lindsey invite son ex à ne pas venir mettre les pieds chez son disquaire favori. La voilà tricarde de son endroit préféré. Bien vu. On retrouve ce sens assez direct de la prose sur « Get Off My Reservations », psychobilly simpliste d&rsquo;une minute et quatorze secondes. « Losers » montre que Broncho et ses trois guitares sait aussi faire dans le garage surf alors que « Psychatrist » et « Blown Fuse » prennent des tournures bien plus sauvages. On pense ici à des groupes comme Fidlar première mouture. Sans la hype. Of course. Et en bien plus honnête. Reste que « Can&rsquo;t Get Past The Lips » est un disque à découvrir et user sans modération. Ces jeunes loups le mérite amplement.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2011<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/Mvm7iuLG6w4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">I Don&rsquo;t Really Want To Be Social</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Vegan Burger<br />
<strong>Drink :</strong> Inka Cola</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2763" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-150x150.jpg" alt="Saturnalia_The_Gutter_Twins" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/05/220px-Saturnalia_The_Gutter_Twins.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Faut pas être dépressif pour se plonger dans le premier album de <strong>The Gutter Twins</strong>. Le projet, né d&rsquo;un malentendu entre Mark Lanegan et un journaliste trop curieux, rassemble le chanteur de Screaming Trees et le frontman de The Afghan Whigs, Greg Dulli. Signé chez SubPop, fourvoyeur de tout ce qu&rsquo;il se fait de mieux sur la côte Pacifique nord-ouest depuis plusieurs décennies, le duo frappe fort avec ce disque sombre, rugueux, qui marquera les esprits après une performance mémorable sur le plateau du Late Show de David Letterman. La presse est conquise, et compare The Gutter Twins à U2, en plus noir, bien plus noir. C&rsquo;est vrai que le disque ne sent pas la bonne humeur et la joie. Les arpèges dissonants de « The Stations » donnent le ton de cet album pas comme les autres. La voix ténébreuse de Mark Lanegan se fond à merveille dans les échos et la reverb de son compère. « God&rsquo;s Children » reprend la même formule, avec un refrain plus musclé. Les deux musiciens plantent un décor d&rsquo;apocalypse, à la limite d&rsquo;une pop futuriste, large, voire parfois grandiloquente. Mais très vite, on revient à des choses bien plus brutales, comme la poignante « All Misert/Flowers », interprétée par un Lanegan à glacer le sang. Il faut dire que le timbre de voix du rouquin de Washington a un grain franchement rocailleux. On parle ici d&rsquo;un très grand chanteur, sorte de Tom Waits du rock burné qui règne en saint patron depuis près de trois décennies sur le genre. La production de « Saturnalia » est ultra-lêchée, tantôt métallique, tantôt intimiste, histoire de tirer le meilleur de ses protagonistes. Il faut dire que le duo s&rsquo;est entouré de beau monde. Troy Van Leeuwen (Queens of the Stone Age), Dave Catching (Eagles of Death Metal), Martina Topley-Bird ou bien même Jeff Klein sont venus prêter main forte à leurs camarades. Le single « Idle Hands », lancé au printemps 2008, est au croisement des genres, entre un monstre des années 1980 et le rock mécanique de Nine Inch Nails. Il permettra aux Gutter Twins d&rsquo;assurer une tournée au Royaume-Uni. « Who Will Lead Us » et ses guitares country mettent un peu d&rsquo;air dans ce disque à l&rsquo;atmosphère étouffante (« I Was In Love With You »). Mention plus que spéciale pour « Circle The Fringes » et ses breaks à vous faire exploser le cerveau. L&rsquo;arrivée de Lanegan à mi-morceau est à tomber par terre. Époustouflant.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2008<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/SWy_vFJwURw" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Circle The Fringes</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tagliatelles à l&rsquo;encre de sêche<br />
<strong>Drink :</strong> Irish coffee</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #28</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2017 12:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[JOHN LENNON]]></category>
		<category><![CDATA[JOHNNY THUNDERS]]></category>
		<category><![CDATA[POP]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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		<category><![CDATA[THE LIBERTINES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bon. Il ne semble pas nécessaire de trop s&#8217;étendre sur la chanson éponyme de cet album. Sorti en 1971, soit un an après le lancement de « Plastic Ono Band », « Imagine » reste incontestablement le meilleur album solo post-Beatles des Fab Four. Il faut dire que John Lennon était particulièrement inspiré sur ce coup là. Le plus teigneux de la joyeuse bande de Liverpool passe quelques coups de fil à droite à gauche, histoire de s&#8217;entourer convenablement avant de lancer les sessions [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2661" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51D3ghIUYkL-150x150.jpg" alt="Lennon" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51D3ghIUYkL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51D3ghIUYkL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51D3ghIUYkL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51D3ghIUYkL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Bon. Il ne semble pas nécessaire de trop s&rsquo;étendre sur la chanson éponyme de cet album. Sorti en 1971, soit un an après le lancement de « Plastic Ono Band », « Imagine » reste incontestablement le meilleur album solo post-Beatles des Fab Four. Il faut dire que <strong>John Lennon</strong> était particulièrement inspiré sur ce coup là. Le plus teigneux de la joyeuse bande de Liverpool passe quelques coups de fil à droite à gauche, histoire de s&rsquo;entourer convenablement avant de lancer les sessions d&rsquo;enregistrement de son deuxième album. George Harrison répond présent. Reste plus qu&rsquo;à trouver un bassiste solide. C&rsquo;est chose faite en la personne de Klaus Voorman, producteur et artiste de renom (il dessinera les pochettes de nombreuses pointures, des BeeGees à … Turbonegro). Disque à la saveur unique, « Imagine » nous plonge dans la country sur « Crippled Inside » et ses parties de guitare slide inoubliables. « Jealous Guy » et son intro au piano continue de faire larmoyer les plus solides d&rsquo;entre nous. Ballade aux lyrics tellement universelles, elle reste une des pépites les plus magistrales de la carrière de Lennon. Intimiste, planante et mélancolique, elle symbolise à elle-même le génie du notre Beatles préféré. On lui pardonne même sa tentative soul avec « I Don&rsquo;t Wanna Be A Soldier ». En pleine guerre du Vietnam, le musicien aux lunettes rondes et aux idéaux pacifistes recycle un vieux beat black et scande un refrain aussi naïf que pertinent. Puis vient la face B. « How Do You Sleep? » ne laisse personne indifférent. Comme un missile lancé en pleine figure à son ex-compère des Beatles, Lennon crache sa rancœur sans vergogne à grands coups de punchlines. Paul McCartney en prend pour son grade sur ce blues rock poisseux aux paroles tellement acides qu&rsquo;elles feraient presque oublier le solo magistral de slide du benjamin de la bande, qui nous régale sur ce morceau au combien belliqueux. Aigri par des attaques dont il semble avoir été l&rsquo;objet sur l&rsquo;album « Ram » de son ancien camarade, Lennon ne mâche décidément pas ses mots. « Ces fous n&rsquo;avaient sûrement pas tort quand ils t&rsquo;ont déclaré mort » chante le compagnon de Yoko Ono en référence à ces fans des Beatles persuadés que la pochette d&rsquo;Abbey Road annonçait secrètement la mort du bassiste du groupe. Sur « Imagine », Lennon se joue des contradictions qui font de lui un des personnages les plus insaisissables du paysage musical moderne. A la fois piquant et mielleux, « Imagine » régale.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1971<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/LNjTPZW7GCU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">How Do You Sleep?</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Tarte à la cerise<br />
<strong>Drink :</strong> Famous Grouse Scotch</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2663" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/MI0002164934-150x150.jpg" alt="Thunders" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/MI0002164934-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/MI0002164934-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/MI0002164934-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/MI0002164934.jpg 500w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Loser déchu, <strong>Johnny Thunders</strong> aura marqué l&rsquo;histoire du rock de bien des manières. Destiné à embrasser une carrière prometteuse de joueur de baseball, ce gamin du Queens a rapidement délaissé la batte pour la six cordes. Un choix qui s&rsquo;est avéré gagnant puisqu&rsquo;il est toujours considéré comme l&rsquo;un des guitaristes les plus influents de sa génération. Avec ses cheveux en pétard et sa Les Paul DC Junior TV Yellow, ce petit-fils d&rsquo;immigrés italiens s&rsquo;est d&rsquo;abord fait un nom avec les New York Dolls. Double maléfique du chanteur David Johansen, Thunders s&rsquo;est employé à copier le duo Jagger-Richards en plus trash, plus putassier et plus destroy. Leur premier opus, <a href="https://laculturedelecran.com/on-the-rocks-23/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">chroniqué sur ce site il y a quelques semaines</a>, a fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe, du CBGB à Camden en passant par Pigalle et les clubs de rock de Tokyo. Après un second disque moyen, Thunders décide de tenter sa chance en solo en recrutant Richard Hell de Television et Walter Lure des Demons. Cette formation chaotique avec Jerry Nolan des Dolls sortira un album culte sous le nom de Johnny Thunders and the Heartbreakers. Trop de dope. Et d’innombrables galères qui pousseront Thunders à changer une nouvelle fois de line-up pour enfin décrocher le gros lot. « So Alone », sorti quelques mois après son coup d’essai avec les Heartbreakers, rompt avec le garage punk primaire de ses débuts. Thunders s&rsquo;entoure bien et semble enfin prêt à montrer un visage plus vulnérable, plus humain. Avec « You Can&rsquo;t Put Your Arms Around a Memory », le guitariste new-yorkais pond une des chansons les plus poignantes de la fin des années 1970. Cette ballade désuète résume bien le mal de vivre de son interprète, déchiré par l’héroïne et des montagnes de remords. Même combat sur la ballade « So Alone ». Triste prémonition, on retrouvera le corps de Thunders sans vie, seul avec une guitare dans les mains, dans une miteuse chambre d’hôtel de la Nouvelle Orléans une décennie plus tard. Malgré un ton noir et des ballades cafardeuses, l&rsquo;album montre un Thunders appliqué et convaincant. Le guitariste rend hommage à la soul, au classic rock et au rock n&rsquo;roll de son enfance. Il reprend même ses titres « Chatterbox » (renommé « Leave Me Alone ») et « Subway Train » avec une verve inattendue. Héros de la scène proto-punk des deux côtés de l&rsquo;Atlantique, il invite Chrissie Hynde des Pretenders, Steve Jones des Sex Pistols, Phil Lynott de Thin Lizzy et Steve Marriott des Small Faces puis Humble Pie à se joindre à lui pour immortaliser ce qui reste l&rsquo;album le plus poignant du Keith Richards du punk rock. Dévastant.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 1978<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/TknY89kECq0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">You Can&rsquo;t Put Your Arms Around a Memory</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Sandwich au rosebeef<br />
<strong>Drink :</strong> Un brouilly</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2662" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/0609008271261_600-150x150.jpg" alt="Libertines" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/0609008271261_600-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/0609008271261_600-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/0609008271261_600.jpg 600w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/0609008271261_600-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Au début des années 2000, l&rsquo;Angleterre a tremblé. En l&rsquo;espace de quelques mois, la perfide Albion se redécouvre une scène indé et fait des <strong>Libertines</strong> les nouveaux bad boys du Londres branché. Emmené par le duo Pete Doherty-Carl Barât, le groupe a tout pour séduire une jeunesse qui n&rsquo;a que Coldplay et autres monstres soporifiques à se mettre sous l&rsquo;oreille. Romantiques, insolents et épatants, le quatuor fait vite la couverture du NME qui voit en eux les Clash du 21e siècle. Pas étonnant donc que le label Rough Trade embauche Mick Jones, guitariste pionnier du punk anglais, pour produire le premier opus du groupe. Le producteur comprend rapidement qu&rsquo;il faudra tout miser sur l&rsquo;urgence et la relation houleuse entre les deux frontmen pour capter le meilleur des Libertines. Peu importe si les jeunes musiciens jouent de manière bancale, multipliant les imprécisions, l&rsquo;âme du groupe est ailleurs. En mêlant des paroles d&rsquo;une poésie rarement entendue depuis Morrissey avec une énergie punk débordante, les Libertines replacent Londres au centre de la géographie rock mondiale et s&rsquo;imposent comme la formation la plus excitante de ce début de siècle. Nostalgiques, cyniques et à la fois tellement rêveurs, les quatre Britons séduisent avec des hymnes adolescents qui en disent long sur leur époque (« Death On The Stairs », « The Good Old Days », « Radio America »). A la différence de beaucoup de groupes en « The », les Libertines se démarquent en n&rsquo;investissant pas dans le passéisme. Les Britanniques se font les porte-paroles d&rsquo;une jeunesse romantique et alcoolisée, qui a grandi en écoutant les Smiths, les Buzzocks et Oasis, et qui verra dans le groupe la réponse directe de ce qui se passe à New York avec l&rsquo;éclosion de groupes comme les Strokes ou les Yeah Yeah Yeahs. Bien plus bordélique que leurs cousins américains, les Libertines se montrent aussi plus littéraires. Le Royaume-Uni a trouvé son Arthur Rimbaud en la personne de Pete Doherty. Le jeune fan de QPR alimentera malheureusement davantage les couvertures des tabloïds par ses frasques que les bibliothèques de sa prose. Pourtant, il interprète parmi les titres les plus marquants de cet album fabuleux (« Tell The King » et le single « Up The Bracket »). Jamais il ne retrouvera la fougue entendue sur ce disque fédérateur.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Année :</strong> 2002<br />
<strong>Origine :</strong> Royaume-Uni<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/m8lTyYlQ-Wg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Up The Bracket</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Chicken Tika Massala<br />
<strong>Drink :</strong> Pinte de Brewdog</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>On The Rocks #27</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Apr 2017 13:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[ON THE ROCKS]]></category>
		<category><![CDATA[DANKO JONES]]></category>
		<category><![CDATA[DEAD BOYS]]></category>
		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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		<category><![CDATA[THE ICARUS LINE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2622" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51s4DBvdykL-150x150.jpg" alt="deadboys" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51s4DBvdykL-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51s4DBvdykL-300x300.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51s4DBvdykL.jpg 500w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/51s4DBvdykL-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Quand les <strong>Dead Boys</strong> mettent le cap sur New York en 1976, ils ne se doutent pas qu’ils vont devenir la nouvelle attraction phare du CBGB. Formé sur les cendres de Rocket From The Tombs, le groupe originaire de l’Ohio répond à l’invitation de Joey Ramone et fait du célèbre club de rock son nouveau QG. Hilly Kristal, le patron des lieux, est impressionné par cette bande de sauvages tout droit débarquée du Midwest qui enchaine les concerts avec un jeu de scène vulgaire et une attitude pas très politiquement correct. A coté, les Ramones font office d’enfants de cœur. La formation emmenée par Stiv Bators et le guitariste Cheetah Chrome (ça ne s’invente pas) mime actes sexuels et pendaisons sur scène, à la manière d’un Alice Cooper sous speed. Kristal s’improvise manager et convoque la productrice Genya Ravan au Electric Ladyland Studio en plein Greenwich Village pour enregistrer une démo de ses nouveaux poulains. En trois jours, les Dead Boys accoucheront de « Young, Loud and Snotty » que Sire Records s’empressera de presser et de lancer dans les bacs à l’automne 1977. Dès les premières notes de « Sonic Reducer », une tension électrique à faire exploser les tympans parmi les plus solides se ressent. La descente d’accords distordus introduit un riff ravageur, saccadé, dans la plus pure tradition punk. Influencée par les Stooges d’Iggy Pop et The Damned, groupe pionnier du mouvement de l’autre côté de l’Atlantique, les Dead Boys jouent vite et fort en crachant leur cynisme à grands coups de refrain houleux et de distorsion abrasive. On retrouve cette même verve sur le mid-tempo bluesy « All This And More », qui sent bon les Rolling Stones et les New York Dolls. Les gamins du Midwest enchainent les boogies poisseux jusqu’à « Not Anymore », ballade dépressive qui ne fait que monter puissance avant d’exploser sur des refrains à scander les soirs de pleine lune. Ravageur, Cheetah Chrome fait pleurer sa six cordes à la manière de James Williamson sur « I Need Somebody » d’Iggy Pop et ses larbins. En adoptant un ton plus grave et sale que leurs camarades de The Dictators, la célèbre formation emmenée par le fantasque Dick Manitoba, les Dead Boys s’imposent comme les fers de lance du punk rock new yorkais. Cette énergie débordante se retrouve sur des titres comme « High Tension Wire » et « Down In Flames » aux tempos qui cavalent. Après un second album tout aussi bon, le groupe se séparera pour explorer de nouveaux territoires, dont le goth rock avec The Lords of the New Church au début des eighties. Leur empreinte sur les décennies qui suivent est indéniable, de Guns n’Roses à Turbonegro. Un must buy.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 1977<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/Tx0QQu1nTPw" target="_blank">Sonic Reducer</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Pepperoni Pizza<br />
<strong>Drink :</strong> Shots de tequila</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2623" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/220px-Penance_soiree-150x150.jpg" alt="Penance_soiree" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/220px-Penance_soiree-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/220px-Penance_soiree-125x125.jpg 125w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/220px-Penance_soiree.jpg 220w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Drôle d’oiseau que <strong>The Icarus Line</strong>. Formé sous le soleil d’Hollywood en Californie du Sud à la fin des nineties, le groupe se fait un nom en 2001 avec la sortie de son premier opus « Mono ». Après plusieurs tournées exhaustives au Japon et en Europe, dont une apparition remarquée à l’émission de radio britannique présentée par le défunt John Peel, le groupe regagne la côte ouest pour graver son deuxième album. On est au début des années 2000 et la vague du revival garage est en marche. Cela n’a pas l’air d’affecter beaucoup la formation de Joe Cardamone, qui préfère miser sur un rock sale, carrément métallique et dissonant, au son puissant. Signé chez V2 Records, The Icarus Line va enregistrer son « Fun House ». Le groupe aime Iggy Pop période Berlin, les Stones américain, la pop lourde de Jesus and Mary Chain et le punk rock sauvage de Black Flag. Enregistré à Los Angeles puis mixé à Londres, « Penance Soiree » fait tâche au milieu des disques des Strokes, Libertines ou autres Franz Ferdinand. Plus sale, plus ambitieux, et bien moins calibré, l’album ratisse large. En effet, le grunge et le rock alternatif burné de la décennie précédente ne sont pas très loin. Les hostilités démarrent dès l’entame d’« Up Against The Wall (Motherfucker) » et sa partie de basse malsaine. On pense à Nine Inch Nails voire à Marylin Manson, avec un côté presque glam rock pas toujours assumé. Aaron North maltraite sa Les Paul pendant que Cardamone, halluciné, beugle son dégout à la manière d’un Glenn Danzig sous psychotropes. The Icarus Line fait dans le garage noise sur « Spit On It » et la très stoogienne « On The Lash ». La guitare résonne, pleine de fuzz et d’échos, et on se dit que l’influence de Ron Asheton ou de John Squire des Stone Roses période Second Coming n’est jamais très loin. Puis vient « Spike Island », mid-tempo énervé aux accents légèrement pop. Ce morceau, qui ne fait que monter en puissance avant d’exploser sur un riff distordu à souhait, fait entrer le groupe dans une nouvelle dimension. Malheureusement, les relations entre les Californiens et leur maison de disque s’effritent. V2 reproche au quintet d’être trop rigide sur leurs choix artistiques, et va faire lui faire payer un prix très élevé. Le label refuse de financer les clips de The Icarus Line et décide de ne pas promouvoir l’album. Ce lâche sabotage contraint le groupe à la confidentialité. Depuis 2004, The Icarus Line a tenté bien des fois de renaitre de ses cendres, avec plus ou moins de succès, mais jamais le groupe n’a réussi à égaler la fougue électrique de son deuxième album. Treize ans après sa sortie, « Penance Soiree » reste une des perles les moins connues du rock du 21<sup>e</sup> siècle. Allez écouter « Big Sleep » et « White Devil » pour vous en convaincre. Du lourd. Très lourd.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2004<br />
<strong>Origine :</strong> Etats-Unis<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/MeBm5ImMAZw" target="_blank">Up Against The Wall</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Makis<br />
<strong>Drink :</strong> Vodka Grey Goose</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2624" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/1012-large_default-150x150.jpg" alt="dankojones" width="150" height="150" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/1012-large_default-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/1012-large_default.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2017/04/1012-large_default-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Power trio au style puissant, <strong>Danko Jones</strong> est un véritable rayon de soleil dans le paysage musical de ces vingt dernières années. Il faut dire que les Canadiens ont écumé les salles du monde entier et sorti une ribambelle d’albums solides faisant hommage à une certaine idée de ce qu’est la quintessence du rock n’roll. Danko Jones ne fait ni dans la dentelle, ni dans la poésie, mais ne sacrifierait jamais pour autant un certain sens de l’humour et de l’autodérision propres aux plus grands esprits de ce monde. Ici, pas de politique ni de sujets sensibles. Danko préfère réserver sa plume sarcastique pour rendre hommage à la gente féminine, aux bagnoles et aux soirées trop arrosées. « Sleep Is The Enemy » est un monstre d’efficacité. Il résume à lui tout seul ce que tout jeune groupe se doit de maitriser : du riff, du riff et encore du riff. Ce troisième album commence très fort avec « Sticky Situation », un rock crétin qui tape juste et annonce la couleur. Le single « Baby Hates Me » enfonce le clou. On dirait que la formation de l’Ontario s’emploie à mélanger le rock panzer d’AC/DC au méchant côté catchy de KISS avec un certain talent. Break-up song qui reste coincée dans la tête pendant plusieurs jours, « Baby Hates Me » est un des moments forts de cet album lourd et racé. Sur « Don’t Fall In Love », Danko Jones donne des conseils matrimoniaux à suivre si l’on ne veut pas laisser une partie de sa dignité sur le carreau après une relation qui tournerait mal. Comme toujours, les paroles sont légères et pleines de second degré, de quoi faire sourire l’auditeur. Oui, Danko est un éternel adolescent et ça s’entend encore davantage sur l’hymne garage « First Date » et son refrain qui sent bon la cour du lycée. Et quand le chauve tout de noir vêtu choisi de muscler son jeu, il sait s’entourer des meilleurs, à savoir John Garcia des desert rockeurs de Kyuss, pour un moment de hard rock inoubliable : « Invisible ». Voici donc un album à écouter fort dans sa voiture, en soirée ou dans le métro, capable de faire décrocher un sourire à n’importe quel fan de rock anglophile et de mettre le feu aux enceintes d’une soirée en manque de sensations fortes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Année :</strong> 2006<br />
<strong>Origine :</strong> Canada<br />
<strong>Pépite :</strong> « <a href="https://youtu.be/tGaZSo1WMsE" target="_blank">Baby Hates Me</a> »<br />
<strong>Eat :</strong> Double cheese burger<br />
<strong>Drink :</strong> Jacks Daniels Coca</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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