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	<title>Simon Benoit-Guyod</title>
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		<title>The Von Bondies : la touche glam de Detroit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 13:18:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ça sortait d’où ? Detroit, Etats-Unis C’était quoi&#160;? L’effervescence dont s’empara la jeunesse branchée de Londres, New York et Paris doit beaucoup au Motor City. Comme au plus fort des sixties, Detroit a contribué une nouvelle fois à remettre le rock n’roll en haut de l&#8217;affiche. La cité industrielle du Michigan a toujours été une terre fertile pour les musiciens. Alice Cooper, Iggy Pop, le MC5, et&#8230; Jack White. C’est grâce à ce dernier que les Von Bondies sortirent de [&#8230;]</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Ç</strong>a sortait d’où ? </strong>Detroit, Etats-Unis</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’était quoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’effervescence dont s’empara la jeunesse branchée de Londres, New York et Paris doit beaucoup au Motor City. Comme au plus fort des sixties, Detroit a contribué une nouvelle fois à remettre le rock n’roll en haut de l&rsquo;affiche. La cité industrielle du Michigan a toujours été une terre fertile pour les musiciens. Alice Cooper, Iggy Pop, le MC5, et&#8230; Jack White. C’est grâce à ce dernier que les Von Bondies sortirent de l’anonymat en produisant le premier opus du groupe, « Lack of Communication », en 2002. Ce dernier, co-produit par Jim Diamond des excellents Dirtbombs attira l’attention de la presse musicale, en particulier au Royaume-Uni, comme en témoigne leur passage sur le plateau de l’émission Later présentée par l’animateur légendaire Jools Holland et diffusée sur la BBC. Après plusieurs tournées et un line-up re-magné, le combo du Michigan pu compter sur le glamour de la bassiste Smith Yasmin et de la guitariste Marcie Bolen pour défendre le somptueux « Pawn Shoppe Heart », sorti en 2004 chez Sire Records. Avec son garage rock puissant et carrément sexy, le quatuor américain s’imposa comme un des groupes phares de la scène de Detroit du début des 2000’s. Catchy, brutal, l’album rendait hommage aux groupes à guitare des années 1960 avec une touche de glam rock déjanté et quelques pépites sublimées par la voix rauque de leur frontman Jason Stollsteimer. Ce dernier défraya la chronique lorsque son ex-producteur et leader des White Stripes lui démolit la figure lors d’une rixe improvisée dans une salle de concert de leur ville natale. On joue pas à celui qui pisse le plus loin avec une légende locale, tout simplement. Une fois la hype du single « C’mon C’mon » passée et une prestation mémorable au festival de Glastonbury, les Von Bondies tombèrent dans l’anonymat le plus complet et ce, malgré la sortie de deux albums à la fin de la décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une galette&nbsp;: </strong>Pawn Shoppe Heart &#8211; <em>Sire Records </em>(2004)</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="300" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart.jpg" alt="" class="wp-image-7636" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart-120x120.jpg 120w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart-240x240.jpg 240w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/03/Pawnshoppeheart-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le ton est donné dès l’intro de « No Regrets ». Derrière la batterie martiale de Don Blum et un déluge de guitares vrombissantes, Jason Stollsteimer annonce la couleur. Un brin crâneur, le chanteur-guitariste croone avec un certain brio. Les chœurs assurés par les deux membres féminins relèvent la majorité de titres : « Tell Me What You See », « Crawl Through The Darkness » ou la très glam « Not That Social ». La touche féminine donne un côté pop bubblegum extrêmement rafraichissant qui vient enrober une déferlante de distortion et de tempos survitaminés. Le garage rock sexy aux accents punks des Von Bondies sait aussi ralentir la cadence par moment, comme le montre le slow blues « Mairhead», hommage complétement assumé aux Doors de Jim Morrison. La fin de l’album est brutale. Sur le titre éponyme du disque, Stollsteimer nous déchire les tympans avec un slow blues aussi tourmenté qu&rsquo;inoubliable qui vient clore le disque de la meilleure des manières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un hit en deux lignes :&nbsp;</strong>«&nbsp;C&rsquo;mon C&rsquo;mon&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Seven Nation Army n&rsquo;avait pas été reprise en chœur par des millions de spectateurs de football en transe, ce single à l&rsquo;efficacité toute redoutable avait tout pour être le meilleur titre rock n&rsquo;roll sorti de Detroit depuis Kick Out The Jams.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pépite à (re) découvrir&nbsp;: </strong>«&nbsp;Lack of Communication&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>The Coral: La bande la plus sympathique du Royaume</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 15:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IN CASE YOU'VE MISSED IT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça sortait d’où ? Liverpool, Royaume-Uni C’était quoi&#160;? Avec leurs homologues The Zutons, le quintet participa à remettre Liverpool au premier plan de l’avant-garde musicale anglaise. La cité portuaire fut souvent mise de côté. On lui préféra longtemps sa rivale Manchester, située à quelques dizaines de kilomètres au bout du canal qui la relie à la mer d’Irlande. Au début des 2000&#8217;s, The Coral marqua surtout les esprits grâce à son tube « Dreaming of You », hymne adolescent aux accents ska fortement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sortait d’où ?</strong> Liverpool, Royaume-Uni</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’était quoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec leurs homologues The Zutons, le quintet participa à remettre Liverpool au premier plan de l’avant-garde musicale anglaise. La cité portuaire fut souvent mise de côté. On lui préféra longtemps sa rivale Manchester, située à quelques dizaines de kilomètres au bout du canal qui la relie à la mer d’Irlande. Au début des 2000&rsquo;s, The Coral marqua surtout les esprits grâce à son tube « Dreaming of You », hymne adolescent aux accents ska fortement inspiré par The Specials, icônes du genre. Si c’est ce hit plein d&rsquo;entrain qui leur permis d’accompagner le Black Rebel Motorcycle Club en tournée en Angleterre quelques mois après la sortie de leur premier album, c’est en 2002 que les Scousers s’installèrent parmi les groupes les plus percutants du moment. « Magic and Medicine », second opus de The Coral, recèle en effet de pépites pop teintées de folk, de country et de rock psychédélique. La joyeuse troupe emmenée par le chanteur guitariste James Skelly rafraichit le paysage musical britannique l&rsquo;espace de deux étés. Les choses prirent une autre tournure au milieu de la décennie avec la sortie de l’EP « Nightfreak and the Sons of Becker », enclenchant le déclin progressif des Scousers. Loufoque, bancal, parfois génial, le groupe perdit le cap en multipliant les albums pas toujours aboutis. Souvent inspirés, rarement percutants, The Coral continua tout de même son bout de chemin en essayant de raviver la flamme des Zombies, Kinks et autres Byrds. Toujours actifs de nos jours, les Anglais ont enregistré douze albums assez inégaux dont la majorité est passée assez inaperçue. Capables de surprendre (comme par exemple sur le délicieux single « Wild Bird » de 2023 et son côté cowboy), The Coral reste une des formations les plus sympathiques et polyvalentes d’outre-Manche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une galette&nbsp;:</strong> Magic and Medicine &#8211; <em>Epic</em> (2002)</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="300" height="300" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine.jpg" alt="" class="wp-image-7620" style="object-fit:cover;width:300px;height:300px" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-120x120.jpg 120w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-240x240.jpg 240w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/TheCoralMagicandMedicine-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore des réminiscences de la Britpop quand The Coral sort son deuxième opus en 2002. Très inspiré par les sixties, comme leurs ainés d’Oasis et de Blur, le groupe de Liverpool collectionne d’innombrables clins d’œil aux géants de la British Invasion en y ajoutant une dimension presque country gothique (« Don’t Think You’re the First », « All of Our Love »). Souvent plus proche des Doors que des Fab Four, The Coral explore avec justesse tout au long de « Magic and Medicine ». En effet, la guitare chargée de reverb et d’écho donne un ton tout particulier aux compositions du groupe. Mais c&rsquo;est sur des ballades folk légères et mélancoliques que la magie opèrent réellement : « Bill McCai » et « Pass It On » sont les deux véritables clous de l’album. Plus consistant que sur n&rsquo;importe quel autre œuvre de leur répertoire, le quintet de Merseyside eurent indéniablement une influence sur des talents en devenir comme Miles Kane et Alex Turner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un hit en deux lignes :</strong>&nbsp;«&nbsp;Dreaming of You&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bon concentré de ce que l’Angleterre a de meilleur. Partie de basse ska, refrain qui tue, on est entre les Beatles du début, les Specials et le meilleur de la Britpop. Inoubliable.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pépite à (re) découvrir&nbsp;:</strong> « Pass It On&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>The Vines : les mauvaises graines de Sydney</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 18:47:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IN CASE YOU'VE MISSED IT]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça sortait d’où&#160;? Sydney, Australie C’était quoi&#160;? Possiblement une des meilleures choses que l’Australie ait exportée ces trente dernières années (avec la sitcom Hartley, Cœurs A Vif évidemment), The Vines secouèrent le petit monde du rock indé au début des années 2000. Fondé autour de chanteur-guitariste Craig Nicholls, le trio originaire de Sydney se fit remarqué grâce à l’attitude déjantées de son frontman. Avec leurs cheveux gras et leur look de branleurs, Nicholls et sa bande collectionnèrent les prestations live [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sortait d’où&nbsp;?</strong> Sydney, Australie</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’était quoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Possiblement une des meilleures choses que l’Australie ait exportée ces trente dernières années (avec la sitcom <em>Hartley, Cœurs A Vif</em> évidemment), The Vines secouèrent le petit monde du rock indé au début des années 2000. Fondé autour de chanteur-guitariste Craig Nicholls, le trio originaire de Sydney se fit remarqué grâce à l’attitude déjantées de son frontman. Avec leurs cheveux gras et leur look de branleurs, Nicholls et sa bande collectionnèrent les prestations live chaotiques à coup de beuglements incontrôlés et de larsens assourdissants. Mais en il aura fallu davantage pour décourager le trio australien de trouver sa place parmi la scène des groupes en « The ». En effet, c’est en studio avec le lancement de leur premier album que The Vines s&rsquo;imposèrent comme l&rsquo;une des formations les plus excitantes du début du siècle. Moins classiques que The Hives, plus excités que The Strokes, les Australiens sont aussi de ceux à qui ont doit le retour des Converse All Stars dans les cours de récréation et des amplis Orange dans les garages des adolescents. </p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Huit ans après la mort de Kurt Cobain, The Vines réussirent à unir les fans de grunge et de la British Invasion en distillant des titres pop-punk teintés d’une forte touche de psychédélisme. Si le succès se dissipa rapidement, et ce en partie à cause de l’instabilité chronique de Nicholls, atteint du syndrome d’Asperger, The Vines signèrent deux LP particulièrement délicieux qui marquèrent la première moitié de la décennie: «&nbsp;Highly Evolved&nbsp;» (2001) et «&nbsp;Riding Days&nbsp;» (2004). Il fut en effet une époque où les effervescentes scènes australiennes et néo-zélandaises semblaient être capable de rivaliser avec celles de Londres et New York. Mais malgré quelques tentatives de come back entachées par de nombreux concerts annulés et une poignée d&rsquo;albums médiocres, le groupe tomba dans les oubliettes, incapable de renouer avec la finesse de ses deux premiers opus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une galette&nbsp;:</strong> Highly Evolved &#8211; <em>Capitol Records </em>(2002) </p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="225" height="225" class="wp-image-7600" style="width: 300px" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement.jpg" alt="" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement.jpg 225w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-120x120.jpg 120w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2024/02/telechargement-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Derrière une des jaquettes les plus abouties de la décennie se cache une des plus belles surprises de l’année 2002. L’album ouvre en grande pompe sur la très crâneuse «&nbsp;Highly Evolved&nbsp;». Nicholls et sa bande recyclent à merveille la formule couplets cleans refrains distordus («&nbsp;Outtathaway&nbsp;», «&nbsp;Ain’t No Room&nbsp;», ou «&nbsp;In The Jungle&nbsp;»). Sur certains morceaux, les fantômes de Nirvana et de Soundgarden prennent carrément des accents psychés grâce à des chœurs planants particulièrement bien ficelés. En effet, le clou du disque réside dans la juxtaposition savante de chansons aux guitares poisseuses avec des ballades psychédéliques bien plus ambitieuses. </p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Aussi doué dans le rôle de l’adolescent excité le pied enclenché sur la fuzz («&nbsp;Get Free&nbsp;») qu’assis son derrière son piano, Nicholls montre une versalité remarquable tout au long du disque. Le clin d’oeil assumé au Fab Four est assumé sur «&nbsp;Factory&nbsp;» et son air enjoué à la «&nbsp;Obladi Oblada&nbsp;». Le voyage dans les sixties s’intensifie sur la somptueuse «&nbsp;Homesick&nbsp;», peut-être la véritable pépite de ce premier opus grâce à ses accents lennoniens et à ses textes mélancoliques. Les rêveuses «&nbsp;Mary Jane&nbsp;» et «&nbsp;Autumn Shade&nbsp;» vont dans le même sens. Pas étonnant donc d’entendre le chanteur chanter «&nbsp;It’s 1969 in my head&nbsp;» sur le morceau de clôture de l’album.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un hit en deux lignes :&nbsp;</strong>«&nbsp;Get Free&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Allemands appellent ça Zeitgeist, ou «l’art de capter l’esprit d’une époque&nbsp;». Il est difficile de mieux faire le pont entre les nineties et les 2000’s en deux minutes et sept secondes.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pépite à (re) découvrir&nbsp;: </strong>«&nbsp;Homesick&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Crows : le vacarme d&#8217;une Angleterre sous cloche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 15:25:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
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		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier coup d&#8217;essai concluant pour le quatuor Londonien. Le post-punk viscéral de « Beware Believers » place Crows parmi les poids lourds du genre. Voici un séjour hypnothique au coeur d&#8217;une Albion qui déchante. Du lourd. Il y a quelque chose de profondémment acerbe dans ce premier album de Crows. Enregistré début 2020 au Fish Factory Studios dans le nord de Londres, «&#160;Beware Believers&#160;» tire un portrait peu flatteur d’une Angleterre post-Brexit en pleine crise existentielle. Habitué du circuit des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier coup d&rsquo;essai concluant pour le quatuor Londonien. Le post-punk viscéral de « Beware Believers » place Crows parmi les poids lourds du genre. Voici un séjour hypnothique au coeur d&rsquo;une Albion qui déchante. Du lourd.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de profondémment acerbe dans ce premier album de Crows. Enregistré début 2020 au Fish Factory Studios dans le nord  de Londres, «&nbsp;Beware Believers&nbsp;» tire un portrait peu flatteur d’une Angleterre post-Brexit en pleine crise existentielle. Habitué du circuit des pubs outre-Manche, Crows sort enfin un album digne de se nom, véritable chronique d&rsquo;une nation dont les plaies n&rsquo;ont jamais été aussi visibles que pendant l&rsquo;épidémie de covid19. Voilà de quoi confirmer la bonne santé de la scène actuelle de post-punk anglaise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame de «&nbsp;Closer Still&nbsp;», la quatuor pose les bases d’un post-punk aggressif teintés d’accents psychédéliques. Noir, hanté par les fantômes de The Fall et Joy Division, James Cox déballe son mal-être sur des guitares déchirantes chargées d’écho. Pas le temps de tergiverser, l’auditeur est frappé en pleine figure dès les premiers roulements de batterie de «&nbsp;Garden of England&nbsp;», deuxième titre de ce disque à l’efficacité redoutable. Tel un coup de pied frontal entre les deux yeux, cette pépite de tout juste deux minutes s’impose comme le titre phare de ce premier semestre. Binaire, direct, sans fioriture, voici le genre de morceaux qui devrait ravir les fans d’IDLES ou des suédois de Viagra Boys, de quoi installer durablemennt Crows parmi les poids lourds du genre..</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve cette même énergie sur la très entêtante «&nbsp;Slowly Separate&nbsp;» et la violente «&nbsp;The Servant&nbsp;». Puis Crows nous plonge dans l&rsquo;atmosphère poisseuse des Stooges de Fun House sur «&nbsp;Moderation&nbsp;» en y ajoutant une touche purement British. Imaginez le Morrissey des 1980&rsquo;s qui se paye un featuring de luxe avec les frères Asheton en backing band. Exquis, mélancolique à souhait, «&nbsp;Moderation&nbsp;» explore des univers jusque là peu abordés par le groupe. Même moment de grâce sur «&nbsp;Meanwhile&nbsp;» et son riff d’introduction pataud. Le titre explose finalement que sur son refrain avant de finir à toute berzingue sur un tempo dopé aux amphétamines.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Sans tomber dans le pamphlet politique lourdingue, « Beware Believers&nbsp;» aborde la période contemporaine avec un certain cynisme et une dose d’insolence bien venue (« Slowly Separate », « Only Time »). Il n’est pas surprenant de lire que le chanteur ait récemment confié avoir beaucoup lu d’ouvrages dystopiques ces derniers temps, reconnaissant au passage même un certain faible pour les travaux de Kurt Vonnegut et James Graham Ballard. deux maîtres du genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes Crows ne réinvente pas grand-chose et distille un son qui semble être celui du moment Outre-Manche. Les Londoniens se distinguent néanmoins par leur capacité à pondre un album cohérent de A à Z. Il n’y pas grand chose de glamour ni de poseur dans les complaintes électriques de la bande à Cox. Là où certaines formation anglaises pêchent par leur manque de sobriété, Crows fait dans l’efficace et l’urgent. On ne va pas s’en plaindre.</p>
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		<title>TV Priest : l&#8217;uppercut londonien de ce début d&#8217;année</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 09:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[POST-PUNK]]></category>
		<category><![CDATA[TV PRIEST]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vague post-punk continue de déferler sur le Royaume-Uni. Cette fois-ci, la nouvelle pépite du genre se nomme TV Priest et nous vient directement des faubourgs poisseux de la capitale britannique. Emmené par un frontman charismatique et intrigant, le quintet londonien voit juste avec un premier album aussi rugueux qu’efficace sorti chez Sub Pop le 5 février dernier. Sous ses airs patauds et sa démarche maladroite de hipster moustachu, Charlie Drinkwater (on peut en douter, tout de même) nous livre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La vague post-punk continue de déferler sur le Royaume-Uni. Cette fois-ci, la nouvelle pépite du genre se nomme TV Priest et nous vient directement des faubourgs poisseux de la capitale britannique. Emmené par un frontman charismatique et intrigant, le quintet londonien voit juste avec un premier album aussi rugueux qu’efficace sorti chez Sub Pop le 5 février dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Sous ses airs patauds et sa démarche maladroite de hipster moustachu, Charlie Drinkwater (on peut en douter, tout de même) nous livre une vision acerbe de l’Angleterre contemporaine. Quoi de mieux que la voix monolithique d’un Briton désabusé pour secouer la période morose que nous traversons&nbsp;? Boosté par une section rythmique puissante et des guitares abrasives, le graphiste de profession solidement installé derrière son micro régale tout du long des douze titres de «&nbsp;Uppers&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de grisâtre, d’industriel, d’avant-gardiste et de terriblement insolent dans le son métallique et rébarbatif de ces adeptes de The Fall, Gang of Four et PiL. Sorte de réponse britonne à la verve américano-suédoise de Viagra Boys, TV Priest partage ce goût immodéré pour les parties de basse minimalistes, les gimmicks de guitares criards et un chant hypnotique aussi loufoque qu’entêtant.</p>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le truc sympa avec ce revival post-punk qui n’en finit plus, c’est qu’on ne sait jamais si on a affaire à des punks opportunistes s’improvisant artsy le temps d’un album ou à des hipsters en manque de sensations fortes surfant sur un énième retour du rock à guitares. A l’écoute de ce premier opus, la frontière reste floue. Il n’empêche que les morceaux sont bougrement bien ficelés. Pas tendre avec son gouvernement et les rebondissements pathétiques que traverse actuellement l’Angleterre post-Brexit, TV Priest arrose sur «&nbsp;This Island&nbsp;». Même regard cynique sur «&nbsp;Press Gang&nbsp;» et son attaque frontale sur les dérives du journalisme moderne.</p>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">On retiendra également la puissante « The Big Curve », ouverture assez magistrale de cet album vigoureux. Le single « Decoration » déboite, c’est indéniable. Et comme n’importe quelle sensation actuelle outre-Manche, TV Priest soigne son image. Looks de millenials branchouilles, artwork faussement minimaliste et video clips méga soignés, le gang de la East End n’a rien laissé au hasard. Bien vu.</p>
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		<title>2020 : Les albums incontournables de l’année</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 08:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[BAD NERVES]]></category>
		<category><![CDATA[FONTAINES D.C.]]></category>
		<category><![CDATA[FUZZ]]></category>
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		<category><![CDATA[PUNK]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré l’absence de tournées, de scènes et de festivals, le petit monde de la pédale fuzz ne s’est pas arrêter de tourner. Sans surprises, cette liste non-exhaustive des disques de rock les plus marquants de l’année nous emmène aux quatre coins du globe à la recherche de qui s’est fait de mieux ces derniers mois. Voici donc de quoi voyager auditivement en ces temps de «&#160;presque&#160;» confinement. Quoiqu’il arrive, une chose reste sûre: le rock n’roll est un art qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence de tournées, de scènes et de festivals, le petit monde de la pédale fuzz ne s’est pas arrêter de tourner. Sans surprises, cette liste non-exhaustive des disques de rock les plus marquants de l’année nous emmène aux quatre coins du globe à la recherche de qui s’est fait de mieux ces derniers mois. Voici donc de quoi voyager auditivement en ces temps de «&nbsp;presque&nbsp;» confinement. Quoiqu’il arrive, une chose reste sûre: le rock n’roll est un art qui se joue avec des guitares et à la fin ce sont les Anglais qui gagnent. A vos platines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">10 – «&nbsp;The New Abnormal&nbsp;» | The Strokes |&nbsp;RCA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari était audacieux. Revenir sur le devant de la scène avec un album solide vingt ans après avoir constitué ce qui reste aujourd’hui la plus grosse hype de ce début de XXIe siècle. Il faut dire que les dernières tentatives de New Yorkais aux jeans cigarettes n’étaient pas vraiment à la hauteur. Puis vint le gimmick mécanique et si reconnaissable de la génialissime «&nbsp;The Adults Are Talking&nbsp;». Ils l’ont fait. Les Strokes ont renoué avec ce qu’ils sont capables de faire de meilleur au moment où on les attendaient le moins. Tout au long de ce sixième opus, le quintet New York emmené par un sublime Julian Casablancas régale. Les guitares mélancoliques et saccadées des excellents Nick Valensi et Albert Hammond Jr tricotent des guirlandes de guitare toujours aussi somptueuses autour des parties de basse chaloupées de Nikolai Fraiture. Frontman charismatique au style inimitable, véritable idole d’une génération de baby rockers nourris au garage rock du début des années 2000, Casablancas a rarement aussi bien chanté («&nbsp;Eternal Summer&nbsp;», «&nbsp;Ode To The Mets&nbsp;»). Ultra plaisant.&nbsp;<br><br>Pour les fans du Velvet Underground, de Converse All Stars et des New York Mets<br><br>Ça sort d’où ? New York, NY, USA<br><br>Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">9 – «&nbsp;Ultra Mono&nbsp;» | IDLES |&nbsp;Partisan Records</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On avait quitté IDLES sur un très solide deuxième album et une tournée musclée qui les avait vu mettre le feu à l’Epicerie Moderne de Lyon à l’automne 2018. Le gang de Bristol a encore tapé très fort. Cette troisième galette réinvesti les thèmes de prédilection de la bande à Joe Talbot: à savoir l’Angleterre xénophobe post-Brexit, le consumérisme destructeur ambiant; le quotidien difficile des minorités méprisées, dressant ainsi un portait des plus sombres d’une société britannique profondément malade. Toujours aussi révolté, l’ancien travailleur social au phrasé agressif crache son venin avec extrême justesse («&nbsp;Mr Motivator&nbsp;», «&nbsp;Grounds&nbsp;») pendant que le reste de la troupe martèle un rock noisy, solide et viscéral («&nbsp;A Hymn&nbsp;», «&nbsp;Reigns&nbsp;»). Enregistré aux mythiques studios Abbey Road de Londres, «&nbsp;Ultra Mono&nbsp;» consacre encore un peu plus IDLES. Groupe phare de ces dernières années, le quintet a encore de beaux jours devant lui.<br><br>Pour les fans de rock bodybuildé, de pamphlets politiques et du Labour party<br><br>Ca sort d’où ? Bristol, UK<br><br>Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">8 – «&nbsp;925&nbsp;» | Sorry | Domino</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la moitié des sujets de la Couronne s’extasie sur la vague post-punk musclé qui déferle outre-Manche, le duo londonien Sorry surprend par sa pop pas banale et ce premier album inclassable. Parfois jazzy, souvent mélodieux et rarement policé, «&nbsp;925&nbsp;» fait figure de véritable ovni dans l’actuel paysage musical britannique. Asha Lorenz et Bryan O’Bryen partagent le micro avec une certaine élégance sur des comptines électriques qui ne semblent jamais réellement décoller («&nbsp;In Unison&nbsp;», «&nbsp;Heather&nbsp;»), un peu comme si The Kills avaient abandonné le blues poisseux le temps d’un album expérimental aux accents pops. Patchwork d’anciens singles détonants (la puissante «&nbsp;Right Round The Clock&nbsp;» et son riff de guitare entêtant) et de pépites psychédéliques carrément brumeuses («&nbsp;Snakes&nbsp;», «&nbsp;Rockn’Roll Star&nbsp;» et son saxophone vrombissant), «&nbsp;925&nbsp;»s’invitera sans problème sur vos platines un dimanche de gueule de bois douloureuse.&nbsp;<br><br>Pour les fans de pop loufoque, de mélodies biscornues et de Nick Cave and the Bad Seeds.<br><br>Ca sort d’où ? Londres, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">7 – «&nbsp;Sideways to New Italy&nbsp;» | Rolling Blackouts Coastal Fever | Sub Pop</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Australie continue de fournir parmi les groupes les plus cools du monde. Rolling Blackouts Coastal Fever ne fait pas exception. Cette seconde galette des Aussies constitue une véritable invitation au roadtrip avec ses comptines indie à guitares sans prétention. «&nbsp;Sideways to New Italy&nbsp;» reprend là où «&nbsp;Hope Downs&nbsp;» nous avait laissés deux ans auparavant. Les guirlandes de guitares chargées de reverb du quintet de Melbourne s’entremêlent avec toujours autant d’allure sur un chant planant. Les choeurs aériens («&nbsp;Cars in Space&nbsp;») donnent une ambiance estivale à cet album fort sympathique. Sorte de réincarnation moderne des Byrds, Rolling Blackouts Coastal Fever (qui joue d’ailleurs sur les mêmes Gretsch demi-caisses que leurs idoles des sixties!) nous a concocté les video clips les plus sympas de l’année («&nbsp;The Only One&nbsp;») ainsi que le morceau le plus entêtant de ces douze derniers mois: l’hymne pop ensoleillé «&nbsp;She’s There&nbsp;».<br><br>Pour les fans de pop à guitares, d’amplis Fender et de roadtrip entre potes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ca sort d’où ? Melbourne, Australie</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">6 – «&nbsp;Mordechai&nbsp;» | Khruangbin | Dead Oceans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après une collaboration réussie avec Leon Bridges sur&nbsp; l’EP «&nbsp;Texas Sun&nbsp;», Khruangbin s’est cette fois paré du chant de sa sublissime bassiste Laura Lee sur cet LP tout frais. Toujours aussi perché, le trio Américain poursuit ses expérimentations sonores en mêlant rock psychédélique des années 1970’s, délires funk thaïlandais et envolées instrumentales progressives. Véritable invitation au voyage, «&nbsp;Mordechai&nbsp;» se moque bien des genres dans une ambiance quasi-cinématographique. En effet, ce cinquième LP des texans adopte des accents carrément dansants sur la funky «&nbsp;Time You and I&nbsp;», latinos avec l’ensorcelante «&nbsp;Pelota&nbsp;», voire soul music sur la très planante «&nbsp;One To Remember&nbsp;». Sous sa ravissante pochette imaginée par Lee herself et l’artiste Nate Utesch, «&nbsp;Mordechai&nbsp;» devrait ravir les aficionados de rock stratosphérique instrumental et les nostalgiques d’envolées de six cordes bourrées d’effets en tout genre.<br><br>Pour les fans du Pink Floyd d’Echoes, de cinéma asiatique et latino de série B et de Krautrock<br><br>Ca sort d’où ? Austin, Texas, USA<br><br>Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">5 – «&nbsp;S/T&nbsp;» | Working Men’s Club | Heavenly / Pias</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Logée entre Manchester, Leeds et Sheffield, Todmorden est une bourgade tranquille de 15,000 âmes du Nord de l’Angleterre. La géographie aide parfois à décortiquer les phénomènes musicaux. Il est donc pas surprenant que ce vivier historique de la musique britannique ait engendré ce projet electro-rock complétement réussi. En effet, il est souvent difficile d’échapper à son terroir et à son héritage. Transcendé par des synthés loufoques, des guitares noyées d’écho et des beats bien pensés («&nbsp;John Cooper Clarke&nbsp;»), le son de Working Men’s Club (le nom le plus cool du monde, avouons-le) replonge l’auditeur dans la vague Madchester. Ou comment se croire téléportés sur le dancefloor du mythique club mancunien l’Hacienda à la fin des eighties. A dix-neuf ans, Syd Minski-Sargeant se fait la voix d’une jeunesse british au quotidien rempli d’ennui et de frustration, et par la même occasion, transmet une irrésistible envie de faire la fête («&nbsp;Valleys&nbsp;»). Quand les machines se mettent au service du rock n’roll, on en redemande.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fans de Manchester United, d’electro rock et de rave party.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ca sort d’où ? Todmorden, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">4 – «&nbsp;Ultimate Success Today&nbsp;» | Protomartyr | Domino</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sûrement pas l’album le plus joyeux de l’année. Qu’on se le dise, Protomartyr ne fait pas vraiment dans la gaieté franche et communicative. Post-punk habité, basse lourde qui ronronne, guitares noisy fracassantes, le combo américain pose une atmosphère suffocante et apocalyptique renforcée par le chant monolythique du génial Joe Casey. Ecorché vif sans concessions, le natif de Detroit à la voix caverneuse régale comme jamais. Ce cinquième opus du gang du Motor City culmine sur la très sombre «&nbsp;The Aphorist&nbsp;» ou la stoogienne «&nbsp;Modern Business Hymn&nbsp;» et son garage rock décapant. Mention très spéciale pour «&nbsp;Tranquilizer&nbsp;» et ses envolées de saxophone des plus violentes, sorte de comptine vaudou mêlant gimmicks pesants répétés à l’infini et brutalité extrême. Ténébreux, dépressif et abrasif, «&nbsp;Ultimate Success Today&nbsp;» s’impose comme la bande son la plus fidèle d’une Amérique en pleine crise existentielle.&nbsp;A ne pas mettre entre toutes les mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fans de films noirs, de Bauhaus et de post-punk à la Wire.<br><br>Ca sort d’où ? Detroit, Michigan, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">3 – «&nbsp;A Hero’s Death&nbsp;» | Fontaines DC | Rough Trade, Partisan Records</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après un premier album complétement dantesque, Fontaines DC a remis ça de plus belle en 2020 avec une opus sombre et introspectif aux accents post-punk assumés. Avec sa gueule de poète irlandais débraillé, sorte de réincarnation juvénile de Ian Curtis et de Liam Gallagher, Grian Chatten beugle sa poésie avec cette touche nonchalante propre aux groupes d’outre-Manche. Entre chaque averses de guitares dopées de reverb, le chanteur au visage encore presque adolescent déverse son spleen avec brio («&nbsp;Televised Mind&nbsp;», «&nbsp;A Hero’s Death&nbsp;») dans un anglais qui sent bon les ruelles moroses de Dublin. Les morceaux s’enchainent avec urgence tout en gardant cette ambiance brumeuse («&nbsp;I Don’t Belong&nbsp;») et électrique («&nbsp;A Lucid Dream&nbsp;», l’excellente «&nbsp;Living in America&nbsp;») qui a le pouvoir de pousser l’auditeur à enchainer les pintes le regard vitreux un après-midi maussade assis au comptoir d’un pub désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fans de whisky tourbé, de The Fall et de James Joyce.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ca sort d’où ? Dublin, Irlande</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">2 – «&nbsp;Nobody Lives Here Anymore&nbsp;» | Cut Worms | Jagjaguwar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A l’écoute de ce deuxième album de Cut Worms, on se dit qu’il n’y a pas grand chose de la grisaille de Brooklyn dans ces ballades folk qui sentent bon l’Amérique hippie du début des 1970’s, Pas étonnant, Max Clarke est originaire de l’Ohio, un état plutôt champêtre entre les Appalaches et les Grands Lacs. Nourri à l’Americana, au country rock des pionniers et au folklore rural, le singer-songwriter se distingue par son écriture sophistiquée («&nbsp;Sold My Soul&nbsp;», «&nbsp;Castle In The Clouds&nbsp;») et ses mélodies d’excellente facture («&nbsp;I Don’t Want To Say Goodbye&nbsp;»). Au son des somptueuses «&nbsp;Last Words To A Refugee&nbsp;» et «&nbsp;Always On My Mind&nbsp;», on se dit que George Harrison doit probablement valider les choix artistiques de Cut Worms. Arrangements léchés, comptines pastorales, textes engagés, Father John Misty n’a plus qu’a bien se tenir, on vient de lui trouver un rival de taille (sans la frime, évidemment).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fans d’Americana, de Crosby Stills Nash &amp; Young et de «&nbsp;la Petite Maison dans la Prairie&nbsp;».&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ca sort d’où ? Brooklyn, New York, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :</p>



<h2 class="wp-block-heading">1 – «&nbsp;S/T&nbsp;» | Bad Nerves | Killing Moon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela faisait quelques temps que les londoniens de Bad Nerves arrosaient la toile de singles croustillants, façon punk anglais juvénile extrêmement accrocheur. Voici désormais l’album, avec une ouverture électrique des plus inoubliables («&nbsp;Can’t Be Mine&nbsp;») et une déferlante de missiles punk de très très haut vol («&nbsp;Mad Mind&nbsp;», «&nbsp;Palace&nbsp;»). La recette n’est pas nouvelle mais elle fonctionne à merveille: guitares acérées, refrains sucrés scandés à faire chavirer tout un pub un soir de beuverie, et une urgence adolescente qui rappelle parfois le brillantissime Jay Reatard des débuts. Sans fioritures, cette galette est une mine d’or de tubes ravageurs aux tempos ultra-rapides («&nbsp;New Shapes&nbsp;», «&nbsp;Dreaming&nbsp;») et à la fraicheur («&nbsp;Baby Drummer&nbsp;») plus qu’appréciable en ces temps difficiles. Une véritable bombe de power pop hargneuse made in UK qui fait le grand écart entre The Damned et Radioactivity. Ultra puissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les fans de punk mélo, des Clash et de garage rock. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ca sort d’où ? Londres, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pépite :&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immanquable :&nbsp;</p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>La mixtape 2019 du coach</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2020 14:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien de surprenant. Le rock déserte progressivement l&#8217;espace public. On s&#8217;en plaint pas vraiment. Libéré de sa vocation émancipatrice et des prérogatives que cela implique, il ne se porte pas aussi mal qu&#8217;on aimerait nous faire croire. Voici donc un concocté de ce qui a retenu mon attention tout au long de l&#8217;année 2019, sans Lewis Capaldi malheureusement. 1- LIFE &#8211; Bum Hour2 &#8211; Fat White Family &#8211; Tastes Good With The Money3 &#8211; Amyl and the Sniffers &#8211; Some [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Rien de surprenant. Le rock déserte progressivement l&rsquo;espace public. On s&rsquo;en plaint pas vraiment. Libéré de sa vocation émancipatrice et des prérogatives que cela implique, il ne se porte pas aussi mal qu&rsquo;on aimerait nous faire croire. Voici donc un concocté de ce qui a retenu mon attention tout au long de l&rsquo;année 2019, sans Lewis Capaldi malheureusement.</p>
<p>1- LIFE &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=y7VvFAd6Aj4">Bum Hour</a><br />2 &#8211; Fat White Family &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VLTWNfyMS5Y">Tastes Good With The Money</a><br />3 &#8211; Amyl and the Sniffers &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9QX4bQPw-_w">Some Mutts (Can&rsquo;t be muzzled)</a><br />4 &#8211; Fontaines DC &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=aiLk6G5N-3Y">Big</a><br />5 &#8211; The Desert Sessions &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=7iOS1mNyvoc">Crucifire</a><br />6 &#8211; Sorry &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FiBTA5BCl1Y">Right Round The Clock</a><br />7 &#8211; TV Party &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=RZE5DIC7WfQ">Strange Noises</a><br />8 &#8211; Mike Krol &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dV_oBlVl8iQ">Little Drama</a><br />9 &#8211; Frustration &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DygvNgJJMwg">Insane</a><br />10 &#8211; Sheer Mag &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=z2ZEutg3oZk">Hardly To Blame</a><br />11 &#8211; Control Top &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hnoSdi3Slsc">Office Rage</a><br />12- The Mystery Lights &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WeIKEy3oStU">Thick Skin</a><br />13 &#8211; The Hives &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZranBEbpjNA">Good Samaritan</a><br />14 &#8211; Purple Mountains &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XvUBbROsXBw">All Happiness is Gone</a><br />15 &#8211; Twin Peaks &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=U12MYd1DtOs">Dance Through It</a><br />16 &#8211; The S.L.P. &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=xSuDTcJy__c">((Trance))</a><br />17- Brower &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=bFkoZUdb6hI">My Father&rsquo;s Name Was A Cat</a><br />18 &#8211; Khruangbun and Leon Bridges &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zSWNWWREtsI">Texas Sun</a><br />19 &#8211; Durand Jones and The Indications &#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=JOkxt4Hf8bw&amp;t=86s">Morning In America</a></p>
<p>Auraient également pu apparaître dans cette mix-tape des titres de Sleaford Mods, The Scaners, Black Pumas, Nick Cave, The Raconteurs, Priests, Osees, Mikal Cronin, The Mystery Lights, Graham Coxon, Iguana Death Cult, Wand, Liam Gallagher, The Liminanas, Ride, The Villejuif Underground, Grade 2, Chocolat, MNNQNS, Aldours Harding, Ezra Furman, Kevin Morby, Priests, The Coathangers, Oso Oso, Temples, Night Beats, et bien d&rsquo;autres.<br /><br /></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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		<title>Liam Gallagher : Why not, after all ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 09:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[BRITISH]]></category>
		<category><![CDATA[LIAM GALLAGHER]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;enfant terrible du rock briton n&#8217;a toujours pas révolutionné le style. Il signe néanmoins un album aussi honnête qu&#8217;inégal. La bande son idéale pour combattre la grisalle autômnale. Depuis qu&#8217;il a décidé d&#8217;embrasser une carrière solo après 15 ans de chamailleries intempestives avec son grand frère Noël au sein d&#8217;Oasis puis une expérience mitigée avec Beady Eye, Liam Gallagher fait enfin parler de lui en bien. Qu&#8217;on se le dise franchement, ce nouvel album du kid de Manchester n&#8217;est pas [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;enfant terrible du rock briton n&rsquo;a toujours pas révolutionné le style. Il signe néanmoins un album aussi honnête qu&rsquo;inégal. La bande son idéale pour combattre la grisalle autômnale.</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis qu&rsquo;il a décidé d&#8217;embrasser une carrière solo après 15 ans de chamailleries intempestives avec son grand frère Noël au sein d&rsquo;Oasis puis une expérience mitigée avec Beady Eye, <strong>Liam Gallagher fait enfin parler de lui en bien.</strong> Qu&rsquo;on se le dise franchement, ce nouvel album du kid de Manchester n&rsquo;est pas la sortie la plus attendue de l&rsquo;année. Même si les singles «&nbsp;Shockwave&nbsp;», «&nbsp;The River&nbsp;» puis la succulente ballade «&nbsp;Once&nbsp;» laissaient présager un disque moins évident que son prédecesseur («&nbsp;As You Were&nbsp;», 2017), on avait de quoi se poser des questions sur les intentions du chanteur à la bleue parka marine.  </p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/wiJ9b5u6SPo?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pas vraiment songwriter à plein temps, Liam Gallagher s&rsquo;est néanmoins bonifié avec le temps. Décrié pour son swag légendaire et son arrogance inégalée, l&rsquo;artiste de 47 ans a appris à jouer de sa personnalité avec un certain sens de l&rsquo;humour et une vulnérabilité presque attachante. Co-auteur de la plupart des morceaux, <strong>Liam signe finalement un album honnête qui devrait ravir les nostalgiques de rock anglais</strong>. Gallagher recycle la vieille formule John Lennon-Paul Weller-Ian Brown sans aucun complexe. Et ça marche&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur «&nbsp;Once&nbsp;», on croirait presque entendre le fantôme du Beatles aux lunettes rondes tant le clin d&rsquo;oeil est poignant.  Rien de surprenant quand on connait l&rsquo;amour que porte l&rsquo;artiste au génie de Liverpool. Cette obsession pour la British Invasion revient sur la sympathique «&nbsp;Meadow&nbsp;». Titre acoustique à la voix noyée dans l&rsquo;écho, <strong>il semble sortir tout droit de «&nbsp;Revolver&nbsp;» ou de «&nbsp;Rubber Soul&nbsp;»</strong>. Cet hommage permanent à Lennon passe moins bien sur «&nbsp;Now That I&rsquo;ve Found You&nbsp;», sorte de version indigeste d&rsquo;&nbsp;«&nbsp;Instant Karma&nbsp;» au refrain un peu trop sucré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A force d&rsquo;anachronisme assumé et de sortie médiatiques hilarantes, le Mancunien s&rsquo;est forgé un capital sympathie sans égal outre-Manche. A tout lui pardonner, on en oublierait presque à quel point la production de cet album manque de finesse par moment. C&rsquo;est dommage car sur « One of Us », la très Madchester « Invisible Sun » et « The River », l&rsquo;énergie brute de l&rsquo;Oasis des débuts est bien là. Même constat sur « Halo », un boogie poisseux au beat abrutissant, <strong>le genre de morceau à faire chavirer un pub bondé un soir de match</strong>, Gallagher régale. Sa voix nasillarde et son phrasé insolent collent parfaitement ce genre de titre putassier façon Slade.     </p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/V3mhhT3c7oY?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, les choeurs soul de «&nbsp;Now I&rsquo;ve Found You&nbsp;», l&rsquo;harmonica façon publicité pour Buffalo Grill de «&nbsp;Shockwave&nbsp;» et les violons en plastique de «&nbsp;Why Me&nbsp;? Why Not&nbsp;? » gâchent un petit peu la fête. Pourquoi Liam ne fait-il pas appel à un producteur digne de ce nom&nbsp;? Ce n&rsquo;est pas ça qui doit manquer dans son carnet d&rsquo;adresse du loustique. Même chose pour la tracklist: <strong>«&nbsp;Why Me&nbsp;? Why Not&nbsp;» aurait largement pu contenir quelques titres en moins</strong>. «&nbsp;Be Still&nbsp;», «&nbsp;Misunderstood&nbsp;» et «&nbsp;Gone&nbsp;» pêchent par leur manque d&rsquo;inspiration et leurs paroles simplistes.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;image de son compatriote Miles Kane, Gallagher se perd parfois trop souvent à jouer les potiches Mods plutôt que de peaufiner ses chansons. Pas toujours convaincant, le chanteur se rattrape néanmoins par sa loyauté envers ce qu&rsquo;il considère comme étant le saint Graal du rock briton : des textes simples, une attitude de branleur insolent et des clins d&rsquo;oeil ô combien assumés aux dinosaures du genre (Rolling Stones, Beatles, Who, et autres Stone Roses en tête). On en pensera ce qu&rsquo;on veut, <strong>qui aurait misé un penny sur le frère cadet de la fraterie la plus incorrigible du royaume ?</strong> Plus mûr, plus marrant, et surtout plus accessible que son frère ainé, Liam s&rsquo;impose sans le moindre doute comme le plus cool des Gallaghers.  </p>


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		<title>Fontaines D.C. : Le coup de sang irlandais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 08:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[FONTAINES D.C.]]></category>
		<category><![CDATA[IRLANDE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&#8217;est du côté des îles britanniques qu&#8217;il faut désormais tendre l&#8217;oreille. Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&#8217;Outre-Manche. Fontaines D.C. s&#8217;est rapidement imposé comme l&#8217;une des formations les plus solides de ces derniers mois. Après une série [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading">Parler de renouveau du rock British serait faire offense à ces cinq dublinois. Pourtant, c&rsquo;est du côté des îles britanniques qu&rsquo;il faut désormais tendre l&rsquo;oreille. </h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il semblerait que la vague psychédélique boostée à la distortion et aux jams aventureux venue tout droit de Californie ait laissé place à un post-punk tendu qui sent bon la brique et les soirées pluvieuses d&rsquo;Outre-Manche. <strong>Fontaines D.C. s&rsquo;est rapidement imposé comme l&rsquo;une des formations les plus solides de ces derniers mois.</strong> Après une série d&rsquo;EP prometteurs aux singles fédérateurs,<strong> le quintet irlandais vient de passer le test du premier album avec brio.</strong> « Dogrel », ou une écriture « crue et venue de la classe ouvrière, souvent tenue en piètre estime par la critique littéraire » comme l&rsquo;explique le groupe sur les réseaux sociaux, rassemble des titres déjà parus sur les précédents efforts ainsi que des inédits de haute qualité. Pas flemmard, le combo gaélique emmené par le chanteur Grian Chatten, sorte de réincarnation de Ian Curtis et de Liam Gallagher façon 21ème siècle, s&rsquo;est même permis de réenregister ses singles, histoire de rafraichir un peu les oreilles de ceux qui les suivent depuis quelques temps déjà.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/aiLk6G5N-3Y?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Serré, tendu et particulièrement envoutant, le post-punk abrasif de Fontaines D.C. sait appuyer là où ça fait mal. « Big » démarre les hostilités en toute beauté. Hymne solide comme un roc au refrain à beugler en se tappant sur le torse, on se dit qu&rsquo;on aurait presque aimé avoir passé son enfance sous le smog dublinois à mettre des coups de pied dans des canettes vides tant le morceau est puissant. En effet, la musique de <strong>Fontaines D.C. a ce truc légèrement sophistiqué, sans être chiant pour autant, qui rappelle le début des Strokes</strong>, le <em>fighting spirit</em> irlandais en plus. Avec leur attitude de jeunes branleurs aux références littéraires aiguisées, <strong>ces fans de The Fall ne tournent pas autour du pot en pondant quelques pépites à l&rsquo;urgence assez rare</strong> : « Too Real », « Hurricane Laughter », « The Boys in the Better Land », « Liberty Belle ». Pas de fioriture malgré des guitares leads aux sonorités dissonantes et les nuages d&rsquo;effet bien venus qui ajoutent un peu de noirceur aux refrains scandés par le jeune Grian Chatten.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="youtube-player" width="1170" height="659" src="https://www.youtube.com/embed/CIbaqtcU0uI?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de mettre la voix devant les guitares peut paraître surprenant. Si les nouvelles versions des anciens singles semblent légèrement moins percutantes (guitare derrière et voix en avant) que sur les EP précédents, les nouveaux titres confirment quant à eux tout le bien que l&rsquo;on pensait de la formation dublinoise. Avec « The Lotts » et « Dublin Sky City », le tempo ralentit pour nous transporter dans des univers brumeux et mélancoliques. Intelligemment écrit, <strong>ce premier album place Fontaines D.C. parmi les formations les plus excitantes du moment</strong>. Le clip de « Roy&rsquo;s Tune » montre une jeunesse irlandaise capable de vaincre l&rsquo;ennui au milieu des moutons et des prairies de la verte Eirin. De quoi contraster avec le ton plutôt urbain de ce premier effort remarquable. Décomplexés, les cinq lads de Fontaines D.C. n&rsquo;ont pas fini de faire parler d&rsquo;eux. On s&rsquo;en réjouit.</p>
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		<title>Le top 18 des meilleurs albums de 2018</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Benoit-Guyod]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 13:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SIMON SAYS]]></category>
		<category><![CDATA[2018]]></category>
		<category><![CDATA[COURTNEY BARNETT]]></category>
		<category><![CDATA[PARQUET COURTS]]></category>
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		<category><![CDATA[ROCK]]></category>
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		<category><![CDATA[VIAGRA BOYS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On pourra se dire qu&#8217;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">On pourra se dire qu&rsquo;il y a eu des crus plus juteux que cette année de victoire des Bleus en Coupe du monde. La planète rock est restée plutôt timide. Il n&#8217;empêche que, tradition oblige, je vous ai concocté ma petite liste des dix-huit albums qui auront marqué ces douze derniers mois par leurs qualités et leurs contributions à consolider un genre pas vraiment décidé à trouver de nouvelles figures de proue. Est-ce grave docteur ? Pas vraiment. « No More Heroes » chantaient The Stranglers en 1977. Quarante et un an plus tard, on en est là. </h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rock n&rsquo;roll continue de faire rêver dans des proportions plus modestes et la discrétion dont il fait part ses derniers temps n&rsquo;a fondamentalement rien de désagréable. L&rsquo;Angleterre, terre de contrastes et de traditions, semble avoir repris le flambeau léguée à Portland puis à la Californie au milieu de la décennie. Shame, Slaves, IDLES et j&rsquo;en passe, ont replacé la perfide Albion au cœur de la géographie rock mondiale pour le plus grand bonheur des aficionados de cette nation où l&rsquo;expression de la jeunesse a toujours su trouvé un retentissement international. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme d&rsquo;habitude, l&rsquo;Australie et la Scandinavie ne sont pas restées immobiles. On se consolera en France avec les Liminanas qui tentent de perpétuer une certaine idée de ce que constitue la classe à la française. Entre Gainsbourg, le Velvet et les yé-yés des sixties, le gang catalan sauve les meubles. Même combat pour les parisiens de Rendez-Vous, auteurs d&rsquo;un album intéressant, clairement inspirés par ce qui se faisait outre-Manche au début des années 1980. Enfin un disque qui donne envie d&rsquo;aller chercher la bagarre. On évitera la déprime en se disant qu&rsquo;on a acquis une nouvelle étoile sur le maillot surplombant un coq qui parait plus doué avec ses pieds qu&rsquo;avec ses cordes vocales. En attendant, passons à ce qui a retenu notre attention ces douze derniers mois :</p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg" alt="The Liminanas - Shadow People" class="wp-image-5454" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Shadow-People-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>18 &#8211; The Liminanas | Shadow People |</strong> The Liminanas</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Perpignan, France</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enregistré chez leur pote Anton Newcombe à Berlin, le nouvel album du duo français The Liminanas s&rsquo;écoute comme un voyage à travers les sixties en compagnie de camarades de renoms, à savoir Peter Hook, Emmanuelle Seigner et Bertrand Belin. On croise des personnages attachants (« Trois Bancs »), on dévale la gueule de bois dans les rues endormies d&rsquo;Istanbul (« Istanbul is Sleepy »), on monterait presque à cheval dans les grands espaces américains sur « Ouverture »; écouter un disque des Liminanas, c&rsquo;est un peu comme ouvrir un album de Corto Maltese, on ne sait jamais dans quelle contrée on va finir mais on se laisse porter sans résistance au grès des tribulations du narrateur. Sexy, planant, le rock velvetien des catalans envoûte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans de Ray Bans wayfarer noires, de Serge Gainsbourg et de rock psyché.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wmczzIk9D00">Ouverture</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg" alt="Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs  - King of Cowards" class="wp-image-5452" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/King-of-Cowards-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>17 &#8211; Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs | King of Cowards |</strong> Rocket<strong> </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Newcastle, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette magnifique pochette se cache le disque le plus heavy de l&rsquo;année. Ce second opus des nouveaux rois du doom britannique surprend. Six titres, quarante minutes, « King of Cowards » est une décharge de riff tous plus colossaux les uns que les autres, faisant presque passer Kyuss pour un vulgaire groupe de musette. Clairement influencée par Sabbath, la formation du Tynewear manie le riff heavy blues (« Shockmaster ») comme personne. Même <em>The Guardian</em> adore. Puissant, racé, animal, cet album a tout pour réconcilier fans de metal, stoner rock, desert rock et hard rock néandertalien (« GNT », « A66 »). A écouter la nuit à fond la caisse en brûlant de l&rsquo;asphalte au milieu d&rsquo;une méchante tempête de blizzard. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans de stoner rock, de montagnes d&rsquo;amplis Marshall et de monstres marins</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HkcwgI-l2aw">GNT</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg" alt="Bodega - Endless Scroll" class="wp-image-5447" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Endless-Scroll-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>16 &#8211; Bodega | Endless Scroll |</strong> Rough Trade</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> New York City, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux Parquet Courts. Avec une esthétique art-rock assumée et un style déluré, Bodega reprend le flambeau du groupe le plus cool de la grosse pomme. Le combo nord-américain propose une new wave engagée dont le single « How did this happen » constitue la meilleure des introductions. Probablement un des titres les plus explosifs de l&rsquo;année. Froid, sexy, le rock métallique du quintet à majorité féminine rappelle les aspirations artsy de The Fall, Devo ou Wire remises au goût du jour. Un brin plus déluré (« I&rsquo;m Not A Cinephile », « Warhol ») que la formation d&rsquo;Andrew Savage, Bodega est définitivement un nom à retenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les fans d&rsquo;art rock, de Wire et d&rsquo;art contemporain</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TKAzK41-YHM">How did this happen</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg" alt="Rendez-Vous - Superior State" class="wp-image-5457" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Superior-State-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>15 &#8211; Rendez Vous | Superior State</strong> |Crybaby</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Paris, France</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malsain, dérangeant et complètement addictif, le EP de Rendez-Vous atterri l&rsquo;année dernière annonçait la couleur. Voilà désormais l&rsquo;album. Sorti chez Crybaby, ce premier disque « longue durée » reprend ce qui a fait le succès des Parisiens: un post-punk abrasif et carrément déroutant. Entre les délires aux claviers et parties de basse gonflées aux stéroïdes, le chant résonne et tabasse les tympans de l&rsquo;auditeur médusé (« Sentimental Animal »). Le son est massif, la boite à rythme assourdissante confère une pressante envie de se lever de se chaise pour rejoindre le dancefloor (« Double Zero »). Sombre, dépressif et violent, ce premier album est une belle réussite qui n&rsquo;a presque rien à envier aux formations britanniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de foot culture anglaise, de bastons générales et de The Cure</strong></em></p>



<p><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v2OR3PdDRcc">Paralyzed</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg" alt="Car Seat Headrest - Twin Fantasy" class="wp-image-5461" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Twin-Fantasy-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>14 &#8211; Car Seat Headrest | Twin Fantasy |</strong> Matador</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Seattle, Washington, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Drôle de phénomène que ce Will Toledo, frontman de Car Seat Headrest au look d&rsquo;adolescent chétif. Petit génie de l&rsquo;americana low-fi, la tête pensante du groupe américain montre qu&rsquo;il n&rsquo;a rien perdu de son talent de songwriter depuis l&rsquo;excellent « Teens of Denial ». Entre Neil Young, The Strokes ou Pavement, cet album magnifique jongle entre folk énervée, noyée dans l&rsquo;écho et la reverb, et rock alternatif aux guitares aiguisées s&rsquo;envolant dans des jams stratosphériques. Au niveau des textes, Toledo se livre sur les femmes, l&rsquo;amitié, les sorties en bagnole et les effets de la consommation de produits illicites. La plupart des titres ont en réalité été écrits en 2011 et enregistrés sept ans plus tard. Poignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de Pavement, de guitares lo-fi et de songwriters&nbsp;américains</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite : </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lwj24E44Dak">Famous&nbsp;Prophet&nbsp;(Stars)</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg" alt="Father John Misty - God's Favorite Customer" class="wp-image-5449" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Gods-Favorite-Customer-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>13 &#8211; Father John Misty | God&rsquo;s Favorite Customer |</strong> Sub Pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Los Angeles , Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième opus solo de Josh Tillman, ce « God&rsquo;s favourite consumer » rappelle l&rsquo;excellent « Pure Comedy » par la qualité de son écriture et ses envolées lyriques piano-guitares aux accents folks et soft rock d&rsquo;une élégance indéniable. L&rsquo;album est tant soigné qu&rsquo;on pardonnerait presque la mégalomanie de son auteur. Sorte de Devendra Banhart bourgeois et urbain, Tillman tire un portait morose et critique de notre société contemporaine avec une certaine justesse. Ses chansons les plus rock méritent que l&rsquo;on s&rsquo;arrête plus particulièrement (« Date Night », « Mr Tillman ») sur cet album assez délicieux à découvrir une tasse de thé à la main un dimanche matin pluvieux. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les amateurs de Nick Cave au piano, de soft rock américain et de néo-hippies friqués</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Kf2nd_EaHQ">Hangout at the Gallows</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg" alt="The Lemon Twigs - Go to School" class="wp-image-5448" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Go-to-School-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>12 &#8211; The Lemon Twigs | Go To School |</strong> 4AD</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿</strong> Long Island, New York, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un concept album autour d&rsquo;un singe qui découvre l&rsquo;école. Toujours aussi créatif, le duo formé par les frères D&rsquo;Addario a frappé fort avec un disque ambitieux qui rappelle les productions les plus extravagantes des dinosaures du rock du début des seventies. Pensez Queen, The Who, ou Mott The Hoople réincarnés dans une paire de singer-songwriter-performers d&rsquo;à peine vingt ans qui maîtrise déjà tous les codes du hard rock et de la pop baroque. Leurs passages sur scène sont également à ne pas manquer tant The Lemon Twigs domine son sujet avec une fougue et une aisance déconcertante. Solide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Queen, pop baroque et de glam rock des années 1970</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4pzEEbOrJRg">The fire</a><br></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg" alt="Gøggs - Pre Strike Sweep" class="wp-image-5453" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Pre-Strike-Sweep-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>11</strong>&#8211; <strong>Gøggs | Pre Strike Sweep |</strong>In the Red</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Los Angeles, Californie</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non content de sortir seulement cinq projets en 2018, Ty Segall a rappelé ses camarades Chris Shaw de Ex-Cult et Charles Mootheart pour relancer la machine Goggs, projet hybride entre punk hardcore, fuzz rock et noise rock insolent. Les titres vont vite et fracassent tout sur leur passage. Plus sombre que son prédécesseur, « Pre Strike Sweep » ne fait pas dans la dentelle. Mur du son, cri beuglé, rythmique tout en puissance, voici un disque teigneux assez lointain de ce que le gourou du rock californien nous a proposé avec White Fence en début d&rsquo;année. Une petite furie qui devrait ravir les fans de punk énervé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de pédales de distorsion artisanales, de Black Flag et de Ex-Cult</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SapR3nFz8l0">Killing Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg" alt="Arctic Monkeys - Tranquility Base Hotel &amp; Casino" class="wp-image-5460" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tranquility-Base-Hotel-Casino-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>10 &#8211; Arctic Monkeys | Tranquility Base Hotel &amp; Casino&nbsp;|&nbsp;</strong>Domino</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Sheffield, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un album colossal sorti en 2013, le gang de Sheffield a choisi de ne pas jouer la carte de la facilité en concoctant un concept album ambitieux. Fini les cuirs et les hymnes de stade aguicheurs, Alex Turner confirme sa fixette sur David Bowie. Caméléon de plus en plus insaisissable, le double de Miles Kane dans The Last Shadow Puppets adopte un look de crooner légèrement ringard et pond un disque esquissé au piano qui met en scène une colonie morose de terriens isolés dans un hôtel lunaire dans lequel cohabitent luxe et total ennui. Si la première écoute déroute, «&nbsp;Tranquility Base Hotel and Casino&nbsp;» mérite que l&rsquo;on s&rsquo;y attarde. Audacieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Roxy Music, de films de science-fiction et de The Last Shadow Puppets </em></strong><em> </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=xvOrayAVhBo">American Sports</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg" alt="The Morlocks - Bring on the Mesmeric Condition" class="wp-image-5446" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Bring-on-the-Mesmeric-Condition-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>9 &#8211; The Morlocks | Bring On The Mesmeric Condition&nbsp;|&nbsp;</strong>Hound&nbsp;Gawd!</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne compte plus les albums de ces vieux de la vieilles du garage punk américain. Idoles du revival scandinave des nineties, les Morlocks continuent leur route avec l&rsquo;aide de renforts allemands et toujours la même recette: un garage punk classique et racé, entre MC5, Troggs, Cramps et Flaming Groovies. Les amateurs de boogie rock plein de fuzz sont ravies, les nostalgiques des soirées rock n&rsquo;roll et bière chaude au pub du coin aussi. Le rock n&rsquo;roll dans ce qu&rsquo;il a de plus honnête. Ca swingue, ça groove, ça fait des clins d&rsquo;oeil à Sylvain Sylvain et à la scène du CBGB du début des 1970s sans révolutionner quoi que ce soit, mais ça fait un bien immense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Johnny Thunders, de futals en cuir et de boogie rock</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=r5QJauQBEuw">Bothering Me</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg" alt="King Tuff - The Other" class="wp-image-5459" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/The-Other-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>8</strong> <strong>&#8211; King Tuff | The Other | </strong>Sub Pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Vermont, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième disque solo de King Tuff, «&nbsp;The Other&nbsp;» arrive après un excellent «&nbsp;Black Moon Spell&nbsp;» paru il y a déjà trois ans. Moins glam, moins heavy, ce nouvel opus du meilleur pote de Ty Segall fait office de bande son parfaite pour un été ensoleillé. Plus sucré, plus poli, «&nbsp;The Other&nbsp;» groove autant qu&rsquo;il affranchi («&nbsp;Psycho Star&nbsp;», «&nbsp;Raindrop Blue&nbsp;»). Si l&rsquo;approche est moins frontal que sur les précédentes productions, le barbu à la casquette trucker vissée sur la tête n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff et de la mélodie bubblegum à relents psychédéliques («&nbsp;Thru The Cracks&nbsp;»).  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de T-Rex, de rock américain des années 1970s et de ballades en vielles voitures&nbsp;de&nbsp;sport</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=BXUS6hhm9Us">Circuits in the Sand</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg" alt="IDLES - Joy as an Act of Resistance" class="wp-image-5451" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance..jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Joy-as-an-Act-of-Resistance.-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>7 &#8211; IDLES | Joy as an act of resistance&nbsp;|&nbsp;</strong>Partisan</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où&nbsp;? </strong>Bristol, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut quand même avoir un certain talent pour écrire des textes politiquement pas trop bêtes en 2018 sans donner envie à ses auditeurs d&rsquo;aller se pendre avec la cravate de son conseiller financier. Sauf que le talent d&rsquo;IDLES ne s&rsquo;arrête pas leurs textes. Toujours aussi puissant, le post punk abrasif du groupe de Bristol décape toujours autant («&nbsp;Television&nbsp;», «&nbsp;Danny Nedelko&nbsp;»). Voici un cap du deuxième album passé tranquillement avec une tournée mondiale pas dégueu et une solide réputation de bêtes de scène en prime. Un poil moins accrocheur que son prédécesseur, «&nbsp;Joy as an act of resistance&nbsp;» est un manifeste humaniste dissonant aussi sombre que rassurant. Malgré le tableau plutôt acide dépeint par la formation anglaise, IDLES chante l&rsquo;espoir et l&rsquo;amour de son prochain avec une verve rarement égalée. Un bon bol d&rsquo;air frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour les amateurs de fuzz sur la basse, de noise rock et de soirées «&nbsp;Refugees welcome&nbsp;»</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QkF_G-RF66M">Danny&nbsp;Nedelko</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg" alt="Iceage - Beyondless" class="wp-image-5445" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Beyondless-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>6 &#8211; Iceage | Beyondless&nbsp;|&nbsp;</strong>Escho</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Copenhague, Danemark</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oubliez The Icarus Line, le punk poisseux à mi-chemin entre Bowie et les Stooges a de beaux jours devant lui. Ce quatrième opus des Danois d&rsquo;Iceage appuie là où ça fait mal. Finement produit, «&nbsp;Beyondless&nbsp;» mélange les genres dans une atmosphère sombre et électrique. Il y a du Jesus and Mary Chain, du Birthday Party et du Joy Division dans les complaintes survoltées des Scandinaves. Urgents, tendus, les titres s’enchaînent sans se ressembler en posant une ambiance glam décadente. La puissante «&nbsp;The day the music dies&nbsp;» est le single dont avait besoin le groupe pour jouer des coudes avec les plus grands. Saxophones hallucinés, claviers lancinants, riffs dévastateurs, la recette n&rsquo;est pas nouvelle mais Iceage la distille avec une fraîcheur plus qu&rsquo;appréciable.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de The Icarus Line, de films noirs et des Rolling Stones période Mick Taylor</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=14eJfs8O--Y">The Day the Music Dies</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg" alt="Hot Snakes - Jericho Sirens" class="wp-image-5450" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Jericho-Sirens-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>5</strong> &#8211; <strong>Hot Snakes | Jericho Siren&nbsp;|</strong>Sub&nbsp;pop</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>San Diego, Californie, USA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand retour de Hot Snakes nous aura bien diverti. Au delà d&rsquo;un album plus que réussi, on aura eu le droit à des dizaines de mecs qui se sont convertis au groupe du jour au lendemain et qui se sont fait passés pour des fans de la première heure à te faire passer pour un gros débile de ne jamais avoir jeter une oreille à ces légendes du punk indé américain. Peu importe la crédibilité de leur discours, les fans authentiques ou opportunistes de Hot Snakes ont raison sur tout&nbsp;: le groupe de Rick Forberg et John Reis continue de faire exploser des tympans. Quatorze ans après l&rsquo;excellent Audit in Progress et son merveilleux titre éponyme, le groupe de San Diego n&rsquo;a rien perdu de son sens du riff dissonant. Solide.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de punk dépressif, de The Wipers et de ceux qui portent encore des Vans à 40 ans</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yrR50b7-OSQ">Six Wave Hold Down</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg" alt="Parquet Courts - Wide Awake!" class="wp-image-5462" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Wide-Awake-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>4 &#8211; Parquet Courts | Wide Awake&nbsp;!</strong> Rough Trade</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Brooklyn, New York, USA  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est assez plaisant de voir que Parquet Courts ne fait que de se bonifier avec le temps. Au fil des albums, le combo texan relocalisé à New York confirme son rang de groupe le plus excitant des ces dernières années. Son post-punk artsy ne tombe jamais dans l&rsquo;exercice de style et les chansons se révèlent aussi fédératrices qu&rsquo;efficaces («&nbsp;Freebird II&nbsp;», «&nbsp;Total Football&nbsp;»). Andrew Savage et son gang ne soigne pas que ses singles. Une fois de plus, l&rsquo;artwork justifierait presque à lui tout seul l&rsquo;achat de ce sixième album. Mentions spéciales pour le single loufoque éponyme et la fantastique «&nbsp;Mardi Gras Beam&nbsp;» et son video clip carrément envoûtant. Du grand art.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de Gang of Four, de soirées berlinoises et d&rsquo;indie rock américain</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHfOqqQ1DLQ">Freebird II</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg" alt="Shame - Songs of Praise" class="wp-image-5455" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Songs-of-Praise-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>3 &#8211; Shame | Songs for Praise&nbsp;|&nbsp;</strong>Dead&nbsp;Oceans</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Londres, UK</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;on le veille ou non, les Anglais ont repris le leadership sur la scène rock mondiale. C&rsquo;est  indéniablement de l&rsquo;autre côté de la Manche que tout se passe musicalement ces derniers temps. Nouveau chouchou de la presse British, le combo anglais Shame voit très juste avec un premier album qui condense tout ce qu&rsquo;il s&rsquo;est fait de mieux en Angleterre depuis l&rsquo;invention du Vox AC30. Qu&rsquo;on soit branché Smiths ou Sex Pistols, on trouve son compte dans ce recueil de comptines à l&rsquo;arrière goût amer sur le quotidien des jeunes britons à l&rsquo;aube du Brexit. Enragé, le chanteur Eddie Green beugle son mal-être avec brio pendant que ses camarades tricotent des guirlandes de guitares tendues à souhait. Punk dans l&rsquo;attitude autant que dans le son, Shame est bien parti pour rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de punk anglais, d&rsquo;après-midi pluvieuses et de Johnny Marr</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Tpi4V1bUEzM">Tasteless</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg" alt="Viagra Boys - Street Worms" class="wp-image-5456" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Street-Worms-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>2 &#8211; Viagra Boys | Street Worms&nbsp;|&nbsp;</strong>Year&nbsp;0001</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?﻿ </strong>Stockholm, Suède</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois des disques que l&rsquo;on attend pas. La claque de 2018 est venue du grand nord. Viagra Boys, une bande de hooligans mal dégrossis élevés au houblon et au punk hardcore, un chanteur americano-suédois complètement déluré, et un album colossal. L&rsquo;hymne « Research Chemicals » annonçait déjà la couleur, mais ce premier album concis met la barre encore plus haute. Un post-punk épileptique, soutenu par des lignes de basse abrutissantes et un frontman aux intonations prophétiques. Imaginez un Nick Cave façon punk hardcore qui décide de se goinfrer d&rsquo;amphétamines avec ses copains fans de foot pour une dernière danse macabre. Surpuissant.     </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de drogues dures, Grinderman et de stades de foot.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;: </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=YS9VzIA7zWI">Shrimp Shack</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg" alt="Courtney Barnett - Tell Me How You Really Feel" class="wp-image-5458" srcset="https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-150x150.jpg 150w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel.jpg 300w, https://laculturedelecran.com/wp-content/uploads/2018/07/Tell-Me-How-You-Really-Feel-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>1 &#8211; Courtney Barnett | Tell me how you really feel&nbsp;|&nbsp;</strong>Milk&nbsp;Records</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ça sort d&rsquo;où ?</strong> Melbourne, Australie</p>



<p class="wp-block-paragraph">On avait laissé Courtney Barnett en 2017 en compagnie du loner américain Kurt Vile. Après une collaboration un peu molle du genoux, l&rsquo;australienne la plus cool du circuit rock actuelle est revenue aux fondamentaux. Ce troisième album reprend la recette des précédents. Après une entrée en matière toute en douceur «&nbsp;Hopfulnesness&nbsp;», Barnett confirme son statut de l&rsquo;indé à grands coups de Fender Telecaster. C&rsquo;est frais («&nbsp;City Looks Pretty&nbsp;»), intimiste («&nbsp;Need a Little Time&nbsp;»), rugueux («&nbsp;Nameless, Faceless&nbsp;»), et toujours dans l&rsquo;air du temps («I&rsquo;m not your mother, I&rsquo;m not your Bitch&nbsp;») sans jamais être chiant. Difficile de faire plus cool que Courtney Barnett cette année.    </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour les amateurs de rock indé, de t-shirts marinières et du Velvet Underground</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pépite&nbsp;:</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TISIPNpRuoY">Need a Little Time</a></p>



<div style="height:70px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Auraient également pu figurer dans ce top :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Touts</strong> &#8211; « Can&rsquo;t Blame Me EP »<br><strong>Bass Drum of Death</strong> &#8211; « Just Business »<br><strong>Interpol</strong> &#8211; « Marauder »<br><strong>Delaney Davidson</strong> &#8211; « Shining Day »<br><strong>The Scaners</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>Mudhoney</strong> &#8211; « Digital Garbage »<br><strong>Reverend BeatMan and the New Wave</strong> &#8211; « Blues Trash »<br><strong>The Parkinsons</strong> &#8211; « The Shape of Nothing To Come »<br><strong>A Place to Bury Strangers</strong> &#8211; « Pinned »<br><strong>Les Lullies</strong> &#8211; « S/T »<br><strong>The Interrupters</strong> &#8211; « Fight the good fight »<br><strong>Ty Segall and White Fence</strong> &#8211; « Joy »<br><strong>Rolling Blackouts Coastal Fever</strong> &#8211; « Hope Downs »<br><strong>Kurt Vile</strong> &#8211; « Bottle It In »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Lisez plus d'articles de <a href="https://laculturedelecran.com/author/simon/">Simon Benoit-Guyod</a> sur <a href="https://laculturedelecran.com">la Culture de l&#039;Ecran</a></p>
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